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Économie

USA: le déficit commercial continue de se creuser en octobre

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Les importations de biens aux Etats-Unis ont crû de 2,6 milliards de dollars en octobre, tirées par les matières premières et les pièces automobiles. (archives) (© KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT)

Le déficit commercial des Etats-Unis s'est encore creusé au mois d'octobre, sous l'effet conjugué d'une baisse des exportations et d'une hausse des importations, principalement des matières premières, selon les données publiées mardi par le département du Commerce.

Le déficit des biens et services avec le reste du monde s'est élevé à 78,2 milliards de dollars (73,4 milliards de francs), en hausse de 5,4%, par rapport au mois d'août, avec un recul des exportations de 0,7% et une hausse des importations de 0,6%.

Le ministère américain en profite pour réviser ses données concernant septembre, avec un déficit désormais estimé à 74,1 milliards de dollars, contre 73,3 milliards annoncés initialement.

Pour le mois d'octobre, le déficit commercial est légèrement plus important qu'anticipé par les analystes, qui tablaient sur 77,2 milliards de dollars selon le consensus publié par briefing.com.

Il s'agit du deuxième mois consécutif de creusement du déficit, alors que les premiers mois de l'année avaient été au contraire marqués par une réduction continue de celui-ci.

Sur les trois derniers mois, la moyenne du déficit commercial s'établit désormais à 72,7 milliards de dollars, en hausse de 2,5 milliards de dollars, confirmant l'inversion de tendance par rapport au reste de l'année.

En glissement annuel, le déficit commercial des douze derniers mois a progressé de 19,9%, soit 136,9 milliards de dollars, par rapport à la même donnée un an plus tôt.

Dans le détail, les exportations de biens ont reculé de 3,6 milliards de dollars, principalement du fait d'une baisse des cours du gaz naturel et du pétrole, partiellement compensée par une hausse des exportations de services, en premier lieu le tourisme.

Du côté des importations, la hausse de l'importation des biens est de 2,6 milliards de dollars, tiré tant par les importations de matières premières que de pièces automobiles, alors que les importations de services sont en baisse, la encore sous l'effet du dollar.

Si la Chine reste toujours le premier partenaire commercial des Etats-Unis, le déficit commercial des biens avec son rival est encore en recul, passant de 32,1 milliards de dollars en septembre à 26,1 milliards de dollars un mois plus tard.

Le déficit avec l'Union européenne est lui en forte hausse de 7,1 milliards de dollars sur un mois, pour atteindre 23,1 milliards de dollars en octobre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Malgré leurs divergences, Trump et Lula affichent leur satisfaction

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Comme en Malaysie en octobre dernier (photo), Donald Trump et Lula se sont rencontrés jeudi à la Maison Blanche. Les échanges y ont été constructifs d'après les deux présidents. (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Donald Trump et Lula ont affiché jeudi leur satisfaction après une réunion à la Maison Blanche, le premier louant "le très dynamique président du Brésil", qui en retour a évoqué une "relation sincère", malgré leurs divergences, notamment sur la guerre en Iran.

Les relations diplomatiques entre Brasilia et Washington ont été l'an dernier particulièrement houleuses, même si les deux hommes aux antipodes sur le plan idéologique admettent une certaine "alchimie" sur le plan personnel.

La première rencontre officielle entre le milliardaire américain et l'ancien ouvrier brésilien, en octobre dernier en Malaisie, avait été cordiale.

Jeudi, le président américain de 79 ans a estimé que la réunion de plus de deux heures et demie s'était "très bien passée", dans un message sur son réseau Truth Social.

"Nous avons abordé de nombreux sujets, dont le commerce et plus particulièrement les droits de douane", a-t-il précisé.

Luiz Inacio Lula da Silva, 80 ans, s'est dit devant la presse "très, très satisfait". "Vous avez remarqué le président Trump en train de rire, c'est mieux que quand il fait la tête", a glissé le président de gauche.

Ingérence

Après leur rendez-vous en Malaisie, Washington avait levé en grande partie la surtaxe punitive infligée au Brésil en représailles aux déboires judiciaires de l'ex-président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro. Cet allié de Donald Trump purge actuellement une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'Etat.

Mais beaucoup de choses ont changé depuis: les Etats-Unis ont renversé le dirigeant socialiste Nicolas Maduro au Venezuela et sont partis en guerre contre l'Iran au côté d'Israël.

Lula a fermement condamné ces deux interventions, et a redit jeudi son opposition au conflit au Moyen-Orient. "Je ne vais pas me disputer avec lui à cause de la vision qu'il a de la guerre", a-t-il toutefois tempéré.

Affaibli politiquement chez lui à moins de six mois de la présidentielle d'octobre, Lula est au coude-à-coude dans les sondages avec Flavio Bolsonaro, le fils aîné de son prédécesseur.

L'administration Trump estime que l'Amérique du Sud fait partie de la sphère d'influence naturelle des Etats-Unis, et pèse ouvertement sur les élections qui s'y déroulent, en poussant ses alliés idéologiques.

Mais le chef d'Etat brésilien a estimé après la rencontre que le locataire de la Maison Blanche n'aurait pas "la moindre influence" sur le scrutin et laisserait "le peuple brésilien décider de son destin".

Crime organisé

Le combat contre le crime organisé est une composante importante de la relation entre Washington et Brasilia.

Lula a dit à son interlocuteur que le Brésil était "disposé" à "créer un groupe de travail fort contre le crime organisé" avec les autres pays d'Amérique latine, voire au-delà, sans plus de précision.

La première puissance mondiale et le plus grand pays d'Amérique latine ont signé en avril un accord pour combattre le trafic d'armes et de stupéfiants.

Donald Trump a fait du combat contre ce qu'il qualifie de "narcoterrorisme" une priorité de son second mandat, qualifiant des groupes criminels d'organisations terroristes étrangères et s'appuyant sur cela pour capturer le dirigeant du Venezuela.

Depuis quelques mois plane la possibilité que son administration classe comme "terroristes" les deux principaux gangs brésiliens, le Comando Vermelho (CV) et le Primeiro Comando da Capital (PCC). Une perspective repoussée du côté du gouvernement brésilien, qui redoute une atteinte à sa souveraineté.

Lula a assuré que le sujet n'avait pas été abordé jeudi.

Etats-Unis et Brésil ont aussi des intérêts communs dans le domaine économique.

Washington manifeste son attrait pour les vastes gisements brésiliens de terres rares, des minéraux essentiels à la fabrication de nombreux produits technologiques.

Le Brésil possède les deuxièmes réserves de terres rares les plus importantes au monde, derrière la Chine. Mais il ne veut pas se contenter d'exporter ces matières premières et tient à créer sur place de la valeur ajoutée.

Le Brésil veut nouer des "partenariats" tous azimuts, que ce soit avec des entreprises américaines, chinoises ou encore françaises prêtes à l'aider à "produire de la richesse", a résumé Lula.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

"Le WEF ne doit pas devenir le porte-parole d'une seule idéologie"

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Klaus Schwab, fondateur du WEF, invité du Swiss Media Forum à Lucerne. (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Plus que jamais, le Forum économique mondial (WEF) doit rester un lieu d'échange global et indépendant, a déclaré Klaus Schwab jeudi. Le fondateur de la réunion de Davos était interrogé sur le rôle prépondérant désormais joué par des personnalités américaines.

"Le WEF ne doit pas devenir le porte-parole d'une seule idéologie", a déclaré l'économiste allemand lors du Swiss Media Forum à Lucerne. "Le Forum (de Davos) a bien été fondé comme une plateforme mondiale. Et naturellement, les Etats-Unis y jouent un rôle. Mais cela m’a toujours tenu à c½ur de veiller à ce que la Chine ait une voix importante, à ce que l'Inde ait une voix importante. L'Afrique du Sud, et ainsi de suite".

"Et je suis convaincu que la Suisse, en tant que pays neutre, a un rôle tout particulier à jouer, et qu'elle l'exerce d'ailleurs déjà en partie", a-t-il ajouté, alors qu'un départ du WEF de Suisse est régulièrement évoqué.

"Allégations infondées"

Klaus Schwab, 88 ans, avait démissionné au printemps 2025 sous la pression du conseil d'administration après des soupçons d'irrégularités financières et d'abus de pouvoir. Un cabinet d'avocats a ensuite jugé, après avoir mené une enquête, que ces allégations étaient infondées. Le porte-parole de Klaus Schwab a déclaré qu'un accord avait été conclu avec le WEF pour permettre une "coopération fructueuse" à l'avenir.

Klaus Schwab a fondé le WEF en 1971. Ce rendez-vous annuel est considéré comme l'une des plateformes les plus importantes permettant aux responsables politiques, aux dirigeants d'entreprises, aux scientifiques et aux représentants de la société civile du monde entier de discuter des enjeux futurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Tempête à La Chaux-de-Fonds: bâtiments modernes plus vulnérables

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La tempête a emporté d'innombrables toits (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Une nouvelle analyse de la tempête qui a frappé La Chaux-deFonds (NE) le 24 juillet 2023 pointe les faiblesses des bâtiments modernes. Les immeubles d'habitation et les bâtiments administratifs récents ont subi davantage de dégâts que des constructions plus anciennes.

Certains éléments indiquent que les toitures et les façades contemporaines pourraient être plus vulnérables aux vents violents que les constructions plus anciennes, selon l'analyse de l'Association des établissements cantonaux d'assurance (AECA), publiée jeudi.

En l'espace de quelques minutes, le 24 juillet 2023, peu avant midi, une supercellule orageuse s'est abattue sur la ville horlogère avec des rafales de vent atteignant 217 km/h. Une personne se trouvant dans une voiture a été tuée par une grue de chantier qui s'est renversée, et une cinquantaine de personnes ont été blessées.

Au total, selon le rapport, 2769 bâtiments ont été endommagés, soit près de 39 % de l’ensemble du parc immobilier assuré. Le montant des dommages s’est élevé à plus de 130 millions de francs. Il s’agit de la catastrophe naturelle la plus grave survenue dans le canton de Neuchâtel depuis le début des statistiques en 1930.

L'analyse souligne le rôle des "impacts de débris emportés". De nombreuses tuiles, tôles et éléments de façade ont été arrachés par les rafales extrêmes et projetés comme des projectiles dangereux à travers des quartiers densément construits. Cela a provoqué des réactions en chaîne: des éléments de bâtiments projetés dans les airs ont endommagé d'autres toits, fenêtres et façades, parfois de manière très importante.

Les tuiles comme projectiles

Les auteurs mettent expressément en garde contre le danger que représentent les tuiles mal fixées. Sur les bâtiments récents notamment, des éléments de toiture et de façade se sont détachés sur de grandes surfaces.

L'AECA recommande donc de mieux sécuriser à l'avenir les tuiles et autres éléments de construction contre les effets de succion du vent, par exemple en installant des fixations mécaniques supplémentaires sur les parties exposées des bâtiments et sur les bords des toits. De telles mesures pourraient empêcher que des éléments isolés des bâtiments ne se transforment en projectiles dangereux en cas de tempête.

L'étude montre en outre des différences marquées entre les types de bâtiments. Les bâtiments agricoles, les garages et les bâtiments consacrés au sport se sont révélés relativement robustes.

En revanche, les assureurs ont enregistré des dommages supérieurs à la moyenne pour les bâtiments d'habitation et de services modernes. Le rapport cite comme raisons possibles des surfaces de façade plus importantes, des constructions plus légères ainsi que des enveloppes de bâtiments plus fragiles.

Outre les mesures de protection techniques, les auteurs recommandent également des adaptations des réglementations en matière de construction et de l'aménagement du territoire. À l'avenir, il faudrait davantage tenir compte des événements éoliens extrêmes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Blanchiment: UBS écope d'une amende de 6 millions à Monaco

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UBS a été épinglée à Monaco pour "de nombreux manquements graves" en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le gendarme monégasque des marchés financiers a infligé une amende de six millions d'euros à UBS pour "de nombreux manquements graves" en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

"Le nombre et la répétition de ces manquements démontrent une défaillance globale du dispositif de conformité et de contrôle interne de l'établissement", peut-on lire dans la décision publiée sur le site de l'Autorité monégasque de sécurité financière (AMSF) et relayée par les médias Gotham City et Inside Paradeplatz.

Passant au crible une période allant de 2018 à 2023, l'AMSF fait état notamment de délais tardifs dans la transmission des déclarations de soupçons et pour l'élaboration de son évaluation globale des risques.

UBS n'était par ailleurs pas en mesure de respecter son obligation de connaissance, soit le devoir légal pour une banque de vérifier l'identité, les revenus et les bénéficiaires de ses clients, "en dépit du risque intrinsèque présenté par sa clientèle, dont plus de la moitié est classée à risque moyen à très élevé".

La filiale monégasque de la banque aux trois clés n'a pas identifié et vérifié l'identité des chaînes de propriété et de contrôle de ses clients avec des structures complexes (plus de trois niveaux de détention entre le titulaire du compte et le bénéficiaire effectif).

Elle n'a pas non plus corroboré l'arrière-plan socio-économique de sa clientèle à risque tels que les personnes politiquement exposées (PEP), ni vérifié la cohérence de certaines opérations, pointe l'AMSF.

Virements sans justification

Dans le verdict de 77 pages, plusieurs "alertes transactionnelles" sont citées à titre d'illustration, notamment deux sorties de fonds de 400'000 dollars (311'844 francs) chacune vers des comptes personnels d'un client au Liban et en Arabie Saoudite, pour lesquelles l'analyse se serait limitée au caractère prétendument récurrent des opérations, sans documentation précise de leur finalité.

Ou encore un virement sortant de 500'000 euros au bénéfice d'une société de joaillerie détenue par une cliente, dont la justification aurait reposé sur une facture d'un montant de 73'000 euros seulement.

Contacté par AWP, le numéro un bancaire helvétique "prend note de la sanction administrative" et examine actuellement cette décision, rappelant s'être "engagé à respecter les standards réglementaires les plus élevés et demeure concentré sur le service de ses clients".

Outre la sanction financière "proportionnée au produit net bancaire moyen des trois dernières années d'exercices" de la filiale s'établissant à quelque 132,2 millions d'euros, l'AMSF a décidé de publier la décision sur son site sous forme nominative pendant une durée de cinq ans.

Cette décision notifiée fin avril peut faire l'objet d'une recours dans les deux mois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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