Rejoignez-nous

Économie

USA: rebond du PIB au 3e trimestre, à +2,6%

Publié

,

le

Le rebond de l'économie US au troisième trimestre offre un répit temporaire au président Joe Biden, juste avant les élections de mi-mandat qui pourraient le priver de sa majorité démocrate au Congrès. (archives) (© KEYSTONE/AP/Susan Walsh)

Joe Biden a salué la "force motrice" de l'économie américaine, qui a renoué avec la croissance au troisième trimestre pour la première fois cette année, apportant au président une éclaircie à dix jours des élections de mi-mandat, alors que la récession guette.

Sur les trois mois de juillet à septembre, le produit intérieur brut des Etats-Unis a progressé de 2,6% en rythme annualisé, selon la première estimation du département du Commerce publiée jeudi.

La première économie du monde est ainsi en croissance pour la première fois depuis le début de l'année 2022, et le rebond est plus fort que prévu, puisque les analystes attendaient un PIB en progression de 2,3%.

Ce rebond offre un répit temporaire au président américain, juste avant les élections de mi-mandat qui pourraient le priver de sa majorité démocrate au Congrès. L'inflation et les craintes de récession dans les mois à venir ont mis à mal l'embellie dont bénéficiait jusqu'à il y a peu son camp dans les sondages.

"Pendant des mois, les prophètes de malheur ont avancé que l'économie américaine était en récession et les élus républicains au Congrès espéraient un déclin. Mais aujourd'hui nous avons une nouvelle preuve que la reprise économique continue d'être une force motrice", a déclaré Joe Biden dans un communiqué de la Maison Blanche.

"Dynamique toujours positive"

Le PIB s'était contracté aux deux premiers trimestres de l'année, reculant de 1,6% puis de 0,6%.

Sans tomber cependant dans la récession à ce stade, selon l'administration Biden, mais aussi de très nombreux économistes. Ils estiment que, bien que ces deux trimestres consécutifs de baisse du PIB correspondent à la définition communément admise de la récession, la solidité, notamment, du marché de l'emploi ne permet pas de faire entrer la première économie du monde dans cette case.

Les chiffres du troisième trimestre montrent "une dynamique toujours positive des dépenses des ménages, un rebond de l'investissement des entreprises mais une faiblesse persistante de l'investissement résidentiel", a commenté Rubeela Farooqi, économiste pour HFE, dans une note.

Mais les risques de récession demeurent pour les mois à venir. Joe Biden lui-même avait évoqué au début du mois la possibilité d'une "très légère récession".

En cause? L'inflation, qui reste proche de son plus haut niveau en 40 ans, à 8,2% sur un an en septembre aux Etats-Unis. Et réduit le pouvoir d'achat des ménages.

D'autant plus que le remède à cette hausse des prix est de faire ralentir l'économie, en relevant les taux d'intérêt.

Prêts immobiliers ou à la consommation coûtent désormais beaucoup plus cher qu'il y a un. Moins de consommation, moins d'investissement, doivent permettre de faire refroidir une économie en surchauffe.

Force du dollar

Ainsi, avertit Rubeela Farooqi, "pour l'avenir, les risques sont orientés à la baisse, en particulier pour la consommation, car les ménages continuent de faire face à des difficultés liées aux prix élevés et au ralentissement probable de la croissance de l'emploi".

D'autant plus que "la force du dollar et la faiblesse de la croissance mondiale limiteront les exportations", anticipe également Ian Shepherdson, économiste pour Pantheon Macroeconomics.

C'est la banque centrale américaine (Fed) qui a les cartes en main pour lutter contre l'inflation. Elle relève progressivement ses taux, pour encourager les banques commerciales à faire de même lorsqu'elles accordent des prêts.

Après déjà quatre hausses, elle devrait continuer sur cette lancée lors de sa prochaine réunion, mardi et mercredi.

Et le ralentissement pourrait être mondial, alors que l'inflation est forte dans de très nombreuses régions. Plusieurs pays développés pourraient ainsi connaître une récession en 2023, comme l'Allemagne et l'Italie, a récemment prévenu le Fonds monétaire international (FMI).

Le calcul du PIB en rythme annualisé, mesure privilégiée par les États-Unis, compare au trimestre précédent puis projette l'évolution sur l'année entière.

La croissance est de 0,6% si l'on compare simplement au trimestre précédent, comme le font d'autres économies avancées, les pays de la zone euro par exemple, à l'instar de la France dont le PIB, publié vendredi, est attendu en très légère croissance, à +0,2%.

Et en comparant le PIB du 3e trimestre 2022 à celui du 3e trimestre 2021, comme le fait la Chine, la croissance américaine est de 1,8%, contre 3,9% pour son concurrent asiatique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie

La compagnie Swiss évite l'espace aérien iranien

Publié

le

Swiss contournera l'espace aérien iranien au moins jusqu'au 18 avril (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La compagnie aérienne Swiss évite l'espace aérien iranien en raison des tensions croissantes au Proche-Orient. Elle a décidé vendredi soir de dévier les vols concernés, a-t-elle indiqué samedi à Keystone-ATS.

Cette décision prolonge de 90 minutes les vols vers et en provenance de Hong Kong, Bangkok, Singapour, New Delhi et Mumbai, a précisé la filiale de Lufthansa. Cette mesure restera en vigueur jusqu'au jeudi 18 avril. Durant cette période, Swiss évite également les espaces aériens israélien et libanais.

Avant la compagnie helvétique, Lufthansa, sa filiale autrichienne Austrian Airlines ainsi que la compagnie australienne Qantas avaient déjà décidé de ne pas voler au-dessus de l'Iran.

Regain de tension

La situation au Proche-Orient s'est encore tendue ces derniers jours. L'Iran a menacé Israël, qu'il accuse d'une frappe qui a détruit le 1er avril son consulat à Damas. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), l'attaque a fait 16 morts, dont deux généraux des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique d'Iran.

Dans ce contexte, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) déconseille de se rendre en Iran pour des voyages qui ne sont pas urgents. "La situation liée au conflit au Proche-Orient est volatile. L’évolution de la situation est incertaine et une détérioration significative de la situation sécuritaire dans tout le pays est possible à tout moment", écrit-il sur son site internet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Signa: le célèbre grand magasin KaDeWe acheté par Central Group

Publié

le

Le modèle d'affaires du KaDeWe est à la peine, face à la vente en ligne et à la hausse des loyers dans des endroits prestigieux du centre-ville (archives). (© KEYSTONE/EPA/CLEMENS BILAN)

Le thaïlandais Central Group est devenu vendredi le seul propriétaire de l'emblématique grand magasin berlinois KaDeWe, après son rachat auprès du géant immobilier autrichien Signa, qui a déposé son bilan de manière retentissante l'an dernier.

En Suisse, le groupe asiatique détient, déjà avec Signa, les grands magasins Globus, rachetés à Migros.

Central Group - qui possède des enseignes prestigieuses en Europe telles que Selfrigdes au Royaume-Uni, de Bijenkorf aux Pays-Bas ou Rinascente en Italie - a annoncé vendredi avoir "conclu un accord pour acquérir 100%" de ce grand magasin emblématique, situé au coeur commerçant de la capitale allemande et considéré comme l'un des plus grand et luxueux d'Europe.

Selon la presse allemande, le coût de cette transaction pourrait atteindre 1 milliard d'euros. Contacté par l'AFP, l'entreprise n'a pas souhaité faire de commentaire.

Cette annonce intervient plusieurs mois après que la société d'exploitation du magasin, KaDeWe Group, a entamé une procédure d'insolvabilité, évoquant des loyers trop élevés par rapport à ses bénéfices.

Le modèle du KaDeWe a du plomb dans l'aile depuis plusieurs années, sur fond de concurrence de la vente en ligne et de la désertion des centres-villes au profit des centres commerciaux situés en périphérie.

La société, qui gérait aussi l'exploitation de plusieurs centres commerciaux luxueux à Hambourg (nord) ou à Munich (sud), a aussi été touchée par la faillite du groupe autrichien Signa en septembre dernier.

Détenue par l'homme d'affaire autrichien René Benko, plombé par les dettes, Signa détenait en effet 49,9% de KaDeWe Group et était propriétaire des bâtiments. Le reste du capital de KaDeWe Group - 50,1% - était déjà propriété de Central Group.

"L'acquisition du bâtiment KaDeWe est la première étape importante dans notre tentative de restructurer la société d'exploitation de KaDeWe Group pour en faire une entreprise durable et financièrement viable", a déclaré Vittorio Radice, membre du conseil d'administration de Central Group Europe, cité dans un communiqué.

Ouvert au début du XXe siècle, le KaDeWe - pour "Kaufhaus des Westens", grand magasin de l'Ouest - est aussi un lieu emblématique de la guerre froide. Pendant la division de Berlin entre Est et Ouest, ses rayons richement achalandés symbolisaient le capitalisme de Berlin-Ouest face à la RDA communiste.

L'icône pop David Bowie en était un habitué, allant même jusqu'à citer en 2013 le KaDeWe dans sa chanson "Where Are We Now?" évoquant sa jeunesse dans le Berlin des années 1970.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Économie

Année 2023 prospère pour les banques cantonales

Publié

le

Les banques cantonales tirent deux tiers de leurs revenus des opérations d'intérêts, tirant profit de la hausse des taux l'an dernier (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Les 24 banques cantonales ont totalisé un bénéfice cumulé de 4,3 milliards de francs l'an dernier, en hausse de 19%, grâce aux opérations d'intérêt dans un contexte de remontée des taux.

Les distributions aux cantons et aux communes s'élèvent à quelque 2,1 milliards de francs, selon le rapport de l'Union des banques cantonales suisses publié vendredi. Cela représente environ 240 francs par habitant.

Les 24 établissements "ont fait face avec brio aux événements liés au Credit Suisse, à la volatilité des marchés boursiers et aux défis géopolitiques, et signent ainsi un très bon exercice financier", d'après le communiqué.

Les opérations d'intérêts représentent toujours la source de revenus la plus solide des banques cantonales, avec une part de deux tiers. Au 31 décembre 2023, les opérations d'intérêts ont affiché un résultat net cumulé de 7,6 milliards de francs, soit une progression d'un quart sur un an. Au premier semestre, "la politique monétaire et la hausse rapide de la courbe des rendements ont largement soutenu ce segment". Pour la première fois depuis huit ans, le taux directeur était à nouveau en territoire positif pendant la totalité de l'exercice.

Les autres sources de revenus ont également connu une évolution positive. Le résultat des opérations de commissions et des prestations de service a progressé de 1,4 à 2,7 milliards. Celui des opérations de négoce a gagné 4,8% à environ 1,1 milliard. Au total, les produits s'élèvent à 11,7 milliards de francs (+16,2%).

Hausse des effectifs

La bonne marche des affaires s'est reflétée dans les effectifs avec la création de 873 nouveaux emplois. Fin 2023, les banques cantonales employaient au total 20'306 personnes équivalents temps plein. Les charges d'exploitation ont affiché une hausse limitée à 7% (357 millions).

Le "très bon résultat opérationnel" de 5,6 milliards de francs, qui a bondi de 30,2%, a permis de renforcer encore la couverture des risques et de constituer des réserves supplémentaires de 960,1 millions de francs pour les risques bancaires généraux.

Le montant total de l'actif a stagné par rapport à l'exercice précédent (-0,3%). Au vu de la bonne performance d'acquisition dans le segment des prêts à la clientèle (+4,3 %), cela tient en premier lieu à la réduction des liquidités. Fin 2023, le total des prêts s'élevait à 536,7 milliards de francs, dont 479 milliards de francs de créances couvertes par des hypothèques (+4,4 %).

Du côté du passif, les engagements à l'égard de la clientèle ont légèrement diminué, sous l'influence des arbitrages dans les solutions de placement et des transferts dans les activités hors bilan. Ils ont reculé à 457,7 milliards de francs (-0,9%). Les fonds de la clientèle couvrent environ 85,3% des prêts.

Au 31 décembre 2023, les banques ont renforcé leur capitalisation, avec des fonds propres (fonds propres de base, net tier 1) à 59,9 milliards de francs (+6,1%). "Toutes les banques cantonales dépassent nettement le seuil réglementaire" avec des ratios de fonds propres pondérés situés entre 16,5% et 25,7%. La moyenne des ratios de fonds propres non pondérés s'élève à 7,8 %.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

JPMorgan: résultats meilleurs qu'attendu au 1er trimestre

Publié

le

JPMorgan Chase a enregistré des résultats trimestriels meilleurs qu'attendu par le marché. L'établissement américain a tiré profit des commissions perçues dans la gestion d'actifs et la banque d'investissement, mais s'inquiète d'une inflation persistante. (archives) (© KEYSTONE/AP/Seth Wenig)

La banque américaine JPMorgan Chase a annoncé des résultats trimestriels meilleurs qu'attendu par le marché. L'établissement a tiré profit des commissions perçues dans la gestion d'actifs et la banque d'investissement, mais s'inquiète d'une inflation persistante.

Cette publication montre cependant une situation contrastée entre la gestion d'actifs et la banque d'investissements dont les commissions ont augmenté, et les revenus nets d'intérêts (NII) qui ont reculé de 4%. Les NII sont la différence entre les intérêts perçus sur les prêts consentis aux clients et les intérêts versés aux épargnants et aux créanciers.

Jamie Dimon, patron de la banque cité vendredi dans le communiqué, explique cette contreperformance des NII par une "compression des marges sur les dépôts et (par) un solde des dépôts inférieur, en particulier dans la banque de détail". Dans les échanges électroniques avant l'ouverture de la Bourse de New York, l'action JPMorgan reculait de 1,60%.

Attentes surpassées

Sur les trois premiers mois de l'année, l'établissement a engrangé un chiffre d'affaires en hausse de 9% à 41,93 milliards de dollars (38,2 milliards de francs) et enregistré un bond de 6% de son bénéfice net à 13,42 milliards, d'après un communiqué. C'est mieux que le consensus des analystes qui tablaient, respectivement, sur 41,69 et 12,18 milliards de dollars.

Rapporté par action et hors éléments exceptionnels --référence pour les marchés--, le bénéfice net ressort à 4,44 dollars. Le consensus anticipait 4,25 dollars. M. Dimon, considéré comme l'un des plus puissants dirigeants au monde, a par ailleurs relevé que "de nombreux indicateurs continu(aient) d'être favorables".

"Cependant, en regardant vers l'avenir, nous restons en alerte face à un nombre important de forces incertaines", a-t-il ajouté, citant notamment "un grand nombre de pressions inflationnistes persistantes, qui pourraient se poursuivre". Il a également mentionné "un paysage mondial inquiétant - des guerres terribles et de la violence qui continuent à causer de la souffrance, et des tensions géopolitiques qui grossissent".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Sagittaire

Si vous êtes seul, il y a de fortes probabilités que vous fassiez une rencontre décisive. Les relations amoureuses établies connaissent un nouvel souffle.

Les Sujets à la Une

X