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International

Kiev met en garde contre les risques de radiations à Zaporijjia

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Des habitants reçoivent des comprimés contenant de l'iode dans un centre de distribution à Zaporijjia, où une mission de l'AIEA est attendue la semaine prochaine (archives). (© KEYSTONE/AP/Andriy Andriyenko)

L'opérateur des centrales nucléaires ukrainiennes Energoatom a annoncé que la centrale de Zaporijjia fonctionnait depuis samedi midi avec des risques de fuites et d'incendie, à la suite de bombardements dont Ukrainiens et Russes s'accusent mutuellement.

Les troupes russes ont bombardé le site "à plusieurs reprises au cours de la dernière journée", a affirmé samedi sur Telegram la compagnie nationale ukrainienne.

"Conséquence des bombardements périodiques, l'infrastructure de la centrale a été endommagée et il existe des risques de fuite d'hydrogène et de pulvérisation de substances radioactives", a-t-elle dit, en faisant état d'"un risque d'incendie élevé".

Selon l'opérateur, depuis samedi midi, la centrale "fonctionne avec le risque de violer les normes de sécurité en matière de radiations et d'incendie".

Obus ukrainiens

La Russie a de son côté accusé l'Ukraine d'avoir tiré 17 obus sur l'enceinte de la centrale, la plus grande d'Europe, au cours des dernières 24 heures. "Quatre sont tombés sur le toit du bâtiment (...) où se trouvent 168 assemblages de combustible nucléaire américain de la firme WestingHouse", a précisé le ministère russe de la Défense dans un communiqué, ajoutant que des obus s'étaient aussi écrasés à 30 mètres d'un dépôt de combustible usagé et près d'un autre contenant du "combustible frais".

Selon l'armée russe, l'armée ukrainienne procède à ces tirs depuis les alentours de la ville de Marhanet, qui fait face à la centrale, sur la rive opposée du fleuve Dniepr toujours contrôlée par Kiev.

L'AFP n'a pas pu vérifier ces déclarations de source indépendante.

La centrale de Zaporijjia, où sont situés six des 15 réacteurs ukrainiens, a été prise par les troupes russes début mars, peu après le lancement de l'invasion le 24 février, et se trouve près de la ligne de front dans le Sud.

Kiev et Moscou s'accusent mutuellement de procéder à des bombardements à proximité du complexe, près de la ville d'Energodar, sur le fleuve Dniepr, et de mettre ainsi la centrale en péril.

Situation énergétique "critique"

Ces dernières semaines, Zaporijjia cristallise les inquiétudes des occidentaux. L'ONU a appelé à cesser toute activité militaire aux alentours tandis que face à un "risque très réel de catastrophe nucléaire", l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) réclame d'y avoir accès.

Jugeant la situation "dangereuse", le président ukrainien Volodymyr Zelensky a pressé l'AIEA vendredi d'envoyer au plus vite une mission sur place, déplorant que les troupes russes "poussent en permanence vers un scénario du pire".

Entre jeudi et vendredi, la centrale et ses six réacteurs de 1000 mégawatts chacun ont été "totalement déconnectés" du réseau national à cause de dommages sur les lignes électriques, selon Kiev.

Puis, Energoatom a annoncé qu'"un des réacteurs arrêtés la veille" avait été "reconnecté au réseau électrique" vendredi à 14H04 locales. Il "produit de l'électricité pour les besoins de l'Ukraine" et "l'augmentation de (sa) puissance est en cours", a précisé la compagnie.

Les autorités d'occupation d'Energodar ont quant à elles de nouveau incriminé les troupes ukrainiennes vendredi.

Des experts de l'AIEA y sont attendus "la semaine prochaine", selon la conseillère du ministre ukrainien de l'Énergie Lana Zerkal, qui a reproché aux Russes d'"artificiellement créer des obstacles" à cette mission, ce que Moscou nie.

Réunion des ministres de l'énergie

Conséquence de cette guerre livrée par la Russie à l'Ukraine, qui est entrée dans son septième mois mercredi, des sanctions imposées notamment sur le pétrole russe mais aussi de la fermeture partielle à ce stade par Moscou du robinet du gaz, les prix de l'énergie ont explosé en Europe et le continent se prépare à un hiver difficile.

Conjuguée notamment à des difficultés rencontrées par le parc nucléaire français, cette crise a porté vendredi les prix de gros de l'électricité pour 2023 en Allemagne et en France à respectivement 995 et 1100 euros le MWh, contre 85 euros il y a un an.

Le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal a averti samedi dans un message sur Telegram que "cette saison de chauffage sera(it) certainement la plus difficile de l'histoire de l'Ukraine indépendante". "Le principal risque consiste en des actes terroristes de la Russie contre les infrastructures critiques", a-t-il dit.

Le Premier ministre tchèque Petr Fiala, dont le pays assure la présidence de l'Union européenne, a annoncé vendredi qu'il convoquerait "une réunion d'urgence des ministres de l'Énergie", avec l'assentiment de la Commission européenne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Températures records en Antarctique à l'orée de l'hiver austral

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L'Antarctique a connu des températures records début juin, jusqu'à 20 degrés au-dessus des normales saisonnières (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/EPA EFE/ALBERTO VALDES)

La péninsule Antarctique a connu début juin des températures records, jusqu'à 20 degrés au-dessus des normales de saison à l'orée de l'hiver austral, avec des fontes de glace et des pluies atypiques, selon météorologues et climatologues.

Selon divers scientifiques interrogés par l'AFP, le changement climatique influe, mais les spécificités du climat antarctique et de ses fortes variations de températures requièrent davantage de données pour une image exacte.

Un record local pour juin, 15,4°C, a été relevé entre le 5 et le 6 juin à Esperanza, base scientifique argentine sur la péninsule de la Trinité, à l'extrémité nord de la péninsule antarctique, face à la pointe sud du continent américain, a indiqué à l'AFP Jose Luis Stella, météorologue spécialiste du climat au Service météo national argentin.

Le précédent record pour un mois de juin à Esperanza était de 13,3°C en 1998, souligne-t-il. Et la moyenne des maximales en juin s'y établit à -6,2°C.

Même si l'ensemble de l'Argentine "a connu un début de mois de juin anormalement chaud", la péninsule antarctique a enregistré des valeurs "jusqu'à 20°C au-dessus de la normale", résume-t-il. "Des records ont été battus, des températures très inhabituelles pour la saison".

Aux mêmes dates, la base Marambio, autre station argentine en Antarctique, a enregistré 11,8°C, et la base San Martin 9,4°C, alors que, pour la saison, les moyennes y sont respectivement de -10,7 °C et -5,6 °C.

Sans neige

A Esperanza, "les maximales quotidiennes sont restées au-dessus de 0°C de façon ininterrompue durant les 21 derniers jours", a précisé Raul Cordero, climatologue de l'université de Groningue. En conséquence, "de vastes zones à l'extrême nord du continent blanc sont dépourvues de neige".

Selon lui, "l'événement n'est pas isolé, mais confirme une tendance", et à moins de "stopper le réchauffement climatique, ce type d'événements continuera de se produire avec une fréquence de plus en plus élevée".

Le climatologue polaire Thomas Caton Harrison, du British Antarctic Survey, considère qu'"il existe des indices fiables que le changement climatique exerce une influence, mais l'effet est complexe dans cette région".

Aussi, "étant donné que l'Antarctique connaît de fortes fluctuations de température, il faut recueillir une grande quantité de données sur de nombreuses années pour avoir une compréhension globale", a-t-il tempéré auprès de l'AFP.

Jose Luis Stella nuance lui aussi: si "la tendance est à la hausse des températures" en Antarctique argentine, le récent phénomène "ne répond pas forcément" au changement climatique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

José Mourinho nommé entraîneur du Real Madrid jusqu'en juin 2029

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Jose Mourinho va revenir sur le banc du Real (© KEYSTONE/EPA LUSA/ANTONIO PEDRO SANTOS)

José Mourinho a été nommé jeudi entraîneur du Real Madrid pour les trois prochaines saisons, a annoncé le club madrilène. Agé de 63 ans, le Portugais a déjà entraîné le Real, entre 2010 et 2013.

Considéré comme l'un des plus grands entraîneurs de l'histoire du football, il va reprendre en main un club qui reste sur deux saisons sans trophée majeur.

Il succède à Alvaro Arbeloa, qui avait lui-même pris les rênes du Real en janvier après l'éviction de Xabi Alonso, huit mois après son arrivée. Mourinho rejoindra le Real le 13 juillet, précise le Real dans un communiqué.

Passé notamment par Porto, Chelsea et l'Inter Milan, le "Special One" entraînait le club portugais de Benfica depuis septembre 2025.

Le club lisboète avait annoncé en début de semaine que le Real avait "officialisé son intention d'engager José Mourinho pour un montant de 15 millions d'euros" et précisé que l'entraîneur portugais avait donné son accord.

Mourinho compte notamment à son palmarès deux Ligues des champions (en 2004 avec le FC Porto, en 2010 avec l'Inter Milan) et plusieurs titres nationaux (champion du Portugal à deux reprises avec le FC Porto, d'Angleterre à trois reprises avec Chelsea et d'Italie avec l'Inter en 2009 et 2010).

Lors de son premier passage au Real, il a décroché une Coupe du Roi en 2011 et un titre de champion d'Espagne en 2012.

Florentino Pérez, réélu le week-end dernier à la présidence du Real, avait fait de l'entraîneur portugais son choix prioritaire pour revenir sur le banc.

Le patron de la Maison Blanche est convaincu que c'est lui qui a posé lors de son premier passage sur le banc les bases des succès de la décennie suivante, soit "six Ligues des champions en dix ans".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

"Il n'y a aucune agitation" autour de la Suisse, affirme Zakaria

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Denis Zakaria tout sourire (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Serpents, feux de brousse, débuts de polémiques: rien ne semble perturber l'équipe de Suisse à San Diego. "Il n'y a aucune agitation", a assuré Denis Zakaria à J-2 de l'entrée au lice au Mondial.

Le milieu de terrain genevois, qui prétend à une place de titulaire samedi, a balayé l'idée d'une sélection troublée par une série de secousses. Il y a d'abord eu les soucis de visa de Breel Embolo, le coup de gueule de Granit Xhaka, un camp de base supposément entouré de serpents à sonnette, et même un feu de brousse.

"Il n'y a aucune agitation. L'équipe est concentrée sur la Coupe du monde. Elle est prête. Vraiment, il n'y a rien de négatif", a déclaré "Zak" jeudi matin (heure locale) avant un entraînement à huis clos dédié à la mise en place tactique.

Pour illustrer le bon état d'esprit dans lequel semble vivre le groupe, le capitaine de l'AS Monaco a raconté la soirée d'équipe vécue mercredi soir devant le match 4 de la finale NBA: "C'était incroyable. L'ambiance était super car certains joueurs sont pour les Spurs, d'autres pour New York, comme moi."

Le Genevois a vécu un dénouement heureux puisque ses Knicks ont comblé un retard de 29 points pour finalement s'imposer d'un point, et se retrouver à un succès du titre. "On a bien fêté avec Manu (Akanji)", a-t-il savouré

Vendredi, l'équipe de Suisse s'entraînera le matin dans son camp de base à San Diego avant de s'envoler vers 15h en direction de la baie de San Francisco. Elle jouera son premier match du Mondial samedi à Santa Clara (21h en Suisse) face au Qatar.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Johan Manzambi de retour aux USA, là où tout a commencé

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Johan Manzambi sera-t-il le facteur X de l'équipe de Suisse au Mondial? (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Appelé à jouer un grand rôle lors du Mondial, Johan Manzambi ne débarque pas en terre inconnue aux Etats-Unis. C'est bien aux USA que son aventure avec l'équipe de Suisse a commencé il y a un an.

Le 3 juin 2025, à seulement 19 ans, le Genevois tapait ses premiers ballons dans la peau d'un international, sur le campus de l'Université de l'Utah. Il était l'invité surprise de la tournée américaine de la Suisse, de Salt Lake City à Nashville.

Le milieu du SC Fribourg avait alors pour mission de rencontrer ses nouveaux coéquipiers, de faire bonne impression auprès du staff. Bref, de prendre le pouls de la sélection. Mais à la fin du séjour, le bilan avait dépassé toutes ses espérances: première entrée en jeu face au Mexique, première titularisation et premier but contre les Etats-Unis.

Finaliste de l'Europa League

Depuis, Johan Manzambi a poursuivi sa trajectoire vertigineuse en Allemagne, où il espérait "jouer le plus de matches possible". Mission accomplie, avec 47 parties disputées toutes compétitions confondues et 7 buts et 9 passes décisives au compteur. Pas mal pour un milieu défensif.

"C'était une saison incroyable, ma première saison complète. Franchement, je suis plutôt fier de moi", disait-il à Saint-Gall, quelques jours après avoir dû s'avouer vaincu en finale de l'Europa League (défaite 3-0 contre Aston Villa) - il a d'ailleurs été élu révélation de la C3 - et avant de s'envoler pour la Coupe du monde.

L'enfant de Servette, le quartier autant que le club, est aujourd'hui l'un des joyaux du football européen. Sa valeur marchande a pris l'ascenseur. Il vaut 50 millions d'euros selon le site spécialisé Transfermarkt, et son nom devrait largement animer le mercato estival.

Mais le SC Fribourg attendra certainement de voir son jeune Suisse à l'oeuvre pendant la Coupe du monde avant d'accepter une quelconque offre. Car un seul but devant les caméras du monde entier peut valoir des millions.

Dans toutes les "previews" des médias internationaux consacrées à la Suisse, il est en tout cas "le joueur suivre". L'Equipe le voit comme "l'un des cinq jeunes" susceptibles de devenir la révélation du Mondial, après l'Argentin Enzo Fernandez en 2022 et le Français Kylian Mbappé en 2018.

Tout cela pourrait monter à la tête d'un jeune homme qui faisait encore partie de l'équipe réserve du SC Fribourg il y a un an et demi. Il n'en est rien. "Ça me rend heureux, parce que ça veut dire que je m'en sors bien. Mais au final, je m'en fiche un peu. Je veux juste donner le meilleur de moi-même et tout gagner", lance-t-il, aussi désinvolte qu'ambitieux.

Foi en lui et en Dieu

Pendant son temps libre, Johan Manzambi est "au téléphone avec ses meilleurs potes", joue à FIFA, et va à la messe. "C'est un plus difficile en allemand", s'amuse-t-il. "Mais je prie beaucoup: avant de dormir, le matin et même quand j'entre sur le terrain. Pour moi, c'est important."

Les jours de match, le no 9 de l'équipe de Suisse écoute du gospel. Son premier souvenir de Coupe du monde est d'ailleurs musical: l'hymne de l'édition 2010 en Afrique du Sud. Seize ans plus tard, il s'apprête désormais à vivre en personne le plus grand des tournois.

Mais dans quel rôle? "Je fais confiance à l'entraîneur, il s'en est bien sorti jusqu'à présent", lâche-t-il habilement. "J'ai montré que je pouvais faire la différence comme remplaçant, en marquant deux fois contre la Suède (réd: en octobre et en novembre). Et si je dois débuter, je serai prêt."

Aligné d'entrée face à la Jordanie (4-1) et à l'Australie (1-1), dans un rôle plus central mais pas moins offensif que lors de ses précédentes apparitions avec la Suisse, Johan Manzambi s'avance comme l'un des gagnants de la préparation. Il semble avoir pris une longueur d'avance sur Fabian Rieder pour être celui qui fera le lien entre le trio d'attaque (Ndoye-Embolo-Vargas) et l'inamovible double pivot (Xhaka-Freuler).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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