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Économie

Zone euro: l'inflation pulvérise un nouveau record en juin à 8,6%

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Considérée l'an dernier comme un phénomène temporaire, la hausse des prix à la consommation dans la zone euro a atteint chaque mois des niveaux record depuis novembre. (archives) (© KEYSTONE/AP/MANU FERNANDEZ)

Le taux d'inflation dans la zone euro a battu un nouveau record en juin. Le renchérissement s'est ainsi hissé à 8,6% sur un an, a annoncé Eurostat vendredi, alors que la guerre en Ukraine attise une flambée des prix de l'énergie et de l'alimentation.

L'inflation avait atteint 7,4% en avril et 8,1% en mai pour les 19 pays ayant adopté la monnaie unique. Ces chiffres sont les plus élevés enregistrés par l'office européen des statistiques depuis le début de la publication de l'indicateur en janvier 1997.

La hausse des prix à la consommation a atteint chaque mois des niveaux record depuis novembre, alors même qu'elle était considérée l'an dernier comme un phénomène temporaire lié à la force de la reprise économique après le choc de la pandémie et aux perturbation des chaînes logistiques.

L'invasion de l'Ukraine par l'armée russe fin février ainsi que les sanctions économiques occidentales contre Moscou renforcent la flambée des prix et font craindre une chute brutale de la croissance du produit intérieur brut (PIB). L'inflation de la zone euro est très au-dessus de l'objectif d'un niveau proche de 2% fixé par la Banque centrale européenne (BCE).

L'institution de Francfort se prépare donc en juillet à remonter ses taux d'intérêt pour la première fois depuis onze ans. Cette perspective a fait resurgir le risque d'une crise de la dette en zone euro, avec des écarts croissants entre les taux d'intérêts demandés aux États du Nord et à ceux du Sud de l'Europe pour emprunter et financer leurs déficits.

La BCE ira "aussi loin que nécessaire" pour lutter contre l'inflation "excessivement élevée" et qui devrait le rester "pendant un certain temps encore" en zone euro, a prévenu mardi la présidente de l'institution, Christine Lagarde. Le renforcement de l'inflation touche en premier lieu le secteur de l'énergie (électricité, pétrole, gaz...). Cette composante de l'indice des prix bondit de 41,9% sur un an en juin, après 39,1% en mai.

Mais la progression des tarifs de l'alimentation (y compris alcool et tabac) s'accélère aussi à 8,9%, contre 7,5% en mai. La hausse des tarifs des biens industriels (+4,3%, après +4,2%), comme celle des services (+3,4%, comparé à +3,5% le mois précédent) s'est globalement maintenue.

La France est relativement moins touchée que ses voisins européens, avec 6,5% d'inflation en juin, soit le deuxième taux le plus faible de la zone euro derrière Malte (6,1%), selon l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) calculé par Eurostat.

L'inflation a atteint 8,2% en Allemagne. Les taux les plus élevés sont enregistrés dans les pays baltes : 22% en Estonie, 20,5% en Lituanie et 19% en Lettonie, des pays frontaliers de la Russie et particulièrement exposés à la rupture des liens commerciaux avec ce pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

France: un mardi de mobilisation contre la réforme des retraites

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Pour Elisabeth Borne, "ça n'est plus négociable, la retraite à 64 ans et l'accélération de la réforme" votée en 2014, sous la présidence du socialiste François Hollande, pour allonger la durée de cotisation. (© KEYSTONE/EPA/BERTRAND GUAY / POOL)

Galvanisés par le succès d'une première mobilisation contre la réforme des retraites, les syndicats français appellent à des manifestations massives mardi. Mais la 1ère ministre s'est montrée ferme dimanche sur le report de l'âge de départ qui n'est "plus négociable".

La très impopulaire réforme, contre laquelle un à deux millions de personnes ont défilé le 19 janvier, prévoit le report de 62 à 64 ans de l'âge légal de départ à la retraite. Une mesure unanimement rejetée par les syndicats mais aussi par les partis d'opposition de gauche et d'extrême droite.

Pour Elisabeth Borne, cependant, "ça n'est plus négociable, la retraite à 64 ans et l'accélération de la réforme" votée en 2014, sous la présidence du socialiste François Hollande, pour allonger la durée de cotisation.

Garantir l'équilibre financier

Le gouvernement affirme que report d'âge et allongement des cotisations visent à garantir l'équilibre financier du système de retraites par répartition français, ce que les opposants à la réforme contestent.

Dimanche, la cheffe des députés Rassemblement national (extrême droite) Marine Le Pen a estimé que la Première ministre "ne devrait pas trop s'avancer, parce que, parti comme c'est parti, il n'est pas du tout impossible que sa réforme des retraites ne soit pas votée".

"Si vous ne voulez pas que le pays soit bloqué, il faut que la petite minorité gouvernementale renonce à cette réforme", a de son côté fait valoir le coordinateur de la France Insoumise (LFI, gauche radicale) Manuel Bompard.

"Réforme injuste"

Mardi, les huit principaux syndicats français espèrent un effet de masse pour venir à bout d'une "réforme injuste", confortés par des sondages attestant d'un rejet croissant dans l'opinion.

"La population est très défavorable au projet et cet avis tend à prendre de l'ampleur", constate Laurent Berger, le numéro un de la principale centrale syndicale du pays, la CFDT.

Liaisons avec la Suisse affectées

Mardi, des perturbations sont attendues en particulier dans les trains, avec très peu de trains régionaux et une circulation des trains à grande vitesse "très perturbée", ainsi que dans les transports publics parisiens.

Sur les TGV, la SNCF s'attend à voir circuler un train sur trois en moyenne: deux TGV sur cinq sur l'axe Nord, un sur deux dans l'Est comme dans le Sud-Est, un sur quatre sur l'arc Atlantique et deux sur cinq pour ses Ouigo. Sur les lignes province à province, seul un train sur trois circulera.

Le trafic des trains régionaux sera encore plus affecté avec deux TER sur 10 en moyenne. Un plan de transport sera communiqué ultérieurement par la SNCF dans chacune des régions.

Le trafic des Intercités sera également "très fortement perturbé". Les trains de nuit seront eux totalement interrompus les nuits de lundi à mardi et de mardi à mercredi.

Côté international, les trains connaîtront des sorts divers: la circulation des Eurostar et Thalys fonctionnera quasi normalement mais le trafic des TGV sera "fortement perturbé" entre la France et la Suisse (Lyria).

Invitation à télétravailler

Evoquant une "journée difficile voire très difficile", le ministre des Transports Clément Beaune a invité dimanche celles et ceux qui le peuvent au télétravail.

Préventivement, les autorités de l'aviation civile ont aussi demandé aux compagnies aériennes de réduire leurs vols de 20% mardi à l'aéroport de Paris-Orly. Des fermetures de classes, voire d'écoles, sont aussi à prévoir.

Suite incertaine

La suite du mouvement reste incertaine. Du côté du puissant syndicat CGT, certaines fédérations poussent pour un durcissement. De nouvelles grèves sont déjà annoncées dans les ports, raffineries et centrales électriques à partir du 6 février. Chez les cheminots, ce sera le 7 et le 8, prélude à un préavis reconductible "dès la mi-février", ont prévenu la CGT et SUD.

Pour la CFDT, qui préfère "garder l'opinion" de son côté, M. Berger estime qu'"une ou deux démonstrations de force" supplémentaires suffiront à faire entendre raison à l'exécutif.

Plus de 7000 amendements

Le projet de loi, lui, arrive dès lundi à l'Assemblée nationale, pour un examen en commission. Plus de 7000 amendements ont été déposés, essentiellement par la gauche qui entend faire durer les débats.

Samedi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé "le profond mépris de la valeur travail" d'une partie de la gauche, qu'il a accusée de chercher "à bordéliser le pays".

De son côté, la droite, au sein de laquelle tous ne sont pas convaincus par la réforme, cherche à faire monter les enchères, consciente que ses voix seront cruciales pour son adoption, alors que le parti du président Macron et ses alliés ne disposent que d'une majorité relative dans l'hémicycle.

En outre, le gouvernement doit composer avec sa propre majorité, où beaucoup réclament des améliorations, certains renâclant même à voter le texte.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Tunisie: l'opposition appelle à l'union contre Saied après un nouveau revers électoral

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Selon des experts, une partie de la population, partageant l'aversion de M. Saied pour les partis politiques, approuve sa limitation des pouvoirs du futur Parlement. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMED MESSARA)

La principale coalition d'opposants en Tunisie a appelé dimanche à former un front uni politique et syndical pour faire partir le président Kais Saied. Cela après un taux d'abstention record lors d'un scrutin pour élire le nouveau Parlement.

Le Front de salut national (FSN) a appelé les autres partis d'opposition, la société civile et la puissante centrale syndicale UGTT à "travailler main dans la main pour créer le changement par le départ de Kais Saied et aller à une élection présidentielle anticipée".

Selon Ahmed Nejib Chebbi, président du FSN qui inclut le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, le maigre taux de participation de 11,3% - chiffres préliminaires -, annoncé pour le deuxième tour des législatives dimanche, "prouve encore une fois l'échec total" de Kais Saied.

Cela veut dire que "près de 89% ont tourné le dos à cette pièce de théâtre et refusé de participer au processus" politique de M. Saied, a-t-il dit.

Le premier tour avait déjà été marqué par une abstention de quasi 90%, un record depuis l'avènement de la démocratie dans le pays berceau du Printemps arabe où certains scrutins rassemblaient jusqu'à 70% des électeurs dans la dernière décennie.

"Saied n'a rien fait"

"Je n'ai pas confiance dans la classe politique. Saied pouvait faire un changement radical. Il (...) n'a rien fait", déplore Omrane Dhouib, un boulanger abstentionniste de 37 ans interrogé à Tunis.

L'élection de 131 députés (sur 161 sièges dont 30 déjà pourvus au premier tour) représente l'ultime étape de réformes imposées depuis 18 mois par le président pour revenir à un système hyper-présidentialiste, similaire à celui d'avant la révolution de 2011 et la chute du dictateur Ben Ali.

Estimant le pays ingouvernable, Kais Saied s'est emparé de tous les pouvoirs le 25 juillet 2021, puis a révisé la Constitution l'été dernier pour abolir le système parlementaire hybride en vigueur.

Boycott des principaux partis

Les experts ont expliqué la faible affluence par divers facteurs dont un mot d'ordre de boycott du scrutin par les principaux partis politiques.

Malgré de profondes divisions qui l'empêchent de mobiliser dans la rue, l'opposition a dénoncé de façon unanime un processus qualifié de "coup d'Etat" et une "dérive dictatoriale" de M. Saied. Autre motif: la majorité des candidats étaient inconnus et sans affiliation politique.

Les rares électeurs ont donc fait des choix personnels, les plus âgés disant surtout "accomplir leur devoir électoral". Belhassen Ben Safta, chauffeur de taxi de 60 ans, entend ne "jamais laisser à l'ancien système (Ennahdha) la possibilité de revenir. Ils sont responsables de notre misère".

A Gafsa (sud), Mohamed Tlijani et Ali Krimi, deux quinquagénaires, sont venus voter pour un cousin, estimant "avoir le droit d'être représentés au Parlement".

"Peu de légitimité"

Selon des experts, une partie de la population, partageant l'aversion de Kais Saied pour les partis politiques, approuve sa limitation des pouvoirs du futur Parlement qui pourra difficilement renverser le gouvernement et jamais ne pourra destituer le président.

"Vu le désintérêt" pour la politique, "ce Parlement aura peu de légitimité, le président, tout-puissant grâce à la Constitution de 2022, pourra le dominer à sa guise", dit à l'AFP Youssef Cherif, expert du Columbia Global Centers.

Pouvoir d'achat en chute

L'attention des 12 millions de Tunisiens est ailleurs. "Je ne vote jamais. Tous les secteurs économiques souffrent et Saied ne s'y intéresse pas", dénonce Mohamed Abidi, un serveur de 51 ans à Tunis.

Les Tunisiens ont vu leur pouvoir d'achat dégringoler avec une inflation supérieure à 10% et endurent des pénuries de denrées subventionnées (lait, sucre ou huile). La croissance est poussive, le chômage élevé (plus de 15%) et plus de 32'000 Tunisiens ont émigré clandestinement l'an passé.

Note de la dette dégradée

Motif d'inquiétude supplémentaire: des négociations avec le FMI pour un prêt de 1,9 milliard de dollars, clef d'autres aides étrangères, piétinent depuis des mois. Ce qui a amené l'agence américaine Moody's à dégrader samedi d'un nouveau cran la note de la dette à long terme tunisienne, jugeant "plus élevé" le risque d'un défaut de paiement.

Le blocage des pourparlers viendrait de désaccords entre le président Saied et son gouvernement sur le programme soumis au FMI en échange de son aide.

Kais Saied hésite, selon les experts, à adopter des mesures impopulaires comme la levée des subventions sur les produits de base et une restructuration des entreprises publiques surendettées et aux effectifs pléthoriques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Sunak limoge un de ses ministres en raison de ses démêlés fiscaux

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Au pouvoir depuis bientôt 100 jours dans un Royaume-Uni en proie à une succession de grèves et une inflation qui dépasse les 10%, Rishi Sunak affiche une posture d'autorité en limogeant Nadhim Zahawi plutôt qu'en lui demandant de démissionner. (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a limogé dimanche l'un de ses ministres, épinglé pour avoir omis de déclarer ses démêlés avec le fisc. Cela dans un geste de fermeté face à une affaire encombrante.

Ministre sans portefeuille et président du parti conservateur, Nadhim Zahawi, 55 ans, s'est rendu coupable d'une "violation grave du code ministériel", a estimé Rishi Sunak au regard des conclusions de l'enquête indépendante qu'il avait diligentée lundi.

"En conséquence, je vous informe de ma décision de vous démettre de vos fonctions au sein du gouvernement", a écrit le dirigeant conservateur.

Au pouvoir depuis bientôt 100 jours dans un Royaume-Uni en proie à une succession de grèves et une inflation qui dépasse les 10%, Rishi Sunak affiche une posture d'autorité en limogeant Nadhim Zahawi plutôt qu'en lui demandant de démissionner.

Surtout, il cherche à traduire en actes sa promesse, formulée lors de son arrivée à Downing Street fin octobre, de faire preuve d'"intégrité, professionnalisme et responsabilité", après la succession de scandales sous Boris Johnson et le chaos sur les marchés financiers sous Liz Truss.

Sunak exhorté à s'expriquer

Accusant sans relâche le chef du gouvernement d'être "faible", l'opposition travailliste ne relâche pas la pression et exhorte à présent Rishi Sunak à s'expliquer sur ce qu'il savait des ennuis fiscaux de Nadhim Zahawi.

Celui-ci avait trouvé un accord de principe avec le fisc en août 2022, alors qu'il était ministre des Finances de Boris Johnson, avant de l'entériner le mois suivant.

"Déclarations inexactes"

Selon la presse, Nadhim Zahawi a réglé ce qu'il devait au fisc, assorti de pénalités, pour près de cinq millions de livres sterling (5,7 millions d'euros).

Mais il a attendu le 21 janvier pour l'admettre publiquement. "Un délai pour corriger des déclarations publiques inexactes incompatibles avec l'exigence de transparence", selon l'enquête du conseiller éthique Laurie Magnus.

Celui-ci a conclu que Nadhim Zahawi aurait dû déclarer l'enquête fiscale dont il faisait l'objet et aurait également dû mettre à jour sa déclaration d'intérêts une fois soldé son litige avec le fisc.

Il a ainsi étrillé les "omissions" de Nadhim Zahawi, qui n'a pas "suffisamment tenu compte" des principe de la vie publique consistant à être "ouvert, honnête et un dirigeant exemplaire par son propre comportement".

Institut de sondage

Le différend portait sur la vente par Nadhim Zahawi de parts dans l'institut de sondage YouGov, qu'il avait fondé en 2000, estimées à 27 millions de livres sterling (30 millions d'euros au taux actuel), détenues via une société d'investissement, Balshore Investments, enregistrée à Gibraltar et liée à la famille Zahawi.

Il avait invoqué une "négligence" et non un acte délibéré. Après avoir brandi la menace de poursuites en diffamation, il a dans sa réponse à Rishi Sunak dimanche fait part de son inquiétude face au comportement de certains médias.

Conflits d'intérêts

Nadhim Zahawi, né de parents kurdes à Bagdad, est arrivé enfant au Royaume-Uni où il a fait fortune, avant de se lancer en politique. Au gouvernement, il a notamment supervisé la campagne de vaccination contre le Covid-19.

Après 13 ans au pouvoir, les conservateurs ont vu ces dernières années leur réputation entachée par des affaires de conflits d'intérêts, alimentant des accusations de corruption de la part de l'opposition travailliste, largement en tête des sondages à moins de deux ans des prochaines élections générales.

Alors ministre des Finances, Rishi Sunak s'était lui-même retrouvé au coeur d'une polémique l'année dernière, après la révélation par la presse que sa richissime épouse Akshata Murty, de nationalité indienne, bénéficiait d'un statut fiscal avantageux.

Rishi Sunak avait été exonéré de toute violation du code ministériel, mais son épouse avait annoncé peu après qu'elle renonçait à ce statut, qui lui permettait d'éviter de payer au fisc britannique des impôts sur ses revenus perçus à l'étranger.

Amendé pour le Partygate

Il y a près de 10 jours, Rishi Sunak s'est vu infliger une amende pour n'avoir pas porté sa ceinture de sécurité alors qu'il tournait une vidéo à l'arrière d'une voiture.

Quand il était ministre des Finances de Boris Johnson, il avait reçu une amende dans le scandale du "Partygate", pour avoir été présent lors d'un rassemblement pour l'anniversaire du Premier ministre, en violation des règles anti-Covid.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les PME suisses se préparent à une escalade avec la Chine

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Les entreprises suisses se préparent à des tensions croissantes avec la Chine (archives). (© KEYSTONE/AP/Michael Probst)

Les PME suisses orientées vers le marché asiatique délocalisent leur production au Vietnam, en Thaïlande ou en Inde, constate samedi Simone Wyss Fedele, chargée de la promotion des exportations suisses. Elles se préparent à une escalade en Chine.

"Nous voyons une tendance: 'Chine+1'", déclare la directrice de la promotion des exportations Switzerland Global Enterprise (S-GE) dans un entretien diffusé par la Schweiz am Wochenende.

La régionalisation dans le commerce international est actuellement au centre des préoccupations, ajoute-t-elle. "Les entreprises implantent le développement et la production en Asie pour l'Asie, en Europe pour l'Europe et en Amérique pour l'Amérique. La mondialisation devient régionale".

"Sans l'Europe, rien n'est possible"

Mais, malgré les risques, la Chine reste très importante, poursuit Mme Wyss Fedele. "C'est notre troisième partenaire commercial. Dans le futur, elle sera probablement le deuxième pays le plus important après les États-Unis" d'Amérique. En cas d'urgence, chaque entreprise doit savoir pour quel pays elle opte, poursuit-elle.

"Nous pensons qu'une formation rigide de blocs est possible, mais peu probable. Mais si cela devait arriver, les entreprises suisses choisiraient le bloc européen - c'est le retour que nous recevons - et indirectement les Etats-Unis. Sans l'Europe, rien n'est possible", précise la responsable. "L'Europe dans son ensemble est notre principal partenaire commercial et le restera au cours des 20 prochaines années".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La Finma créancière de FTX

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L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) se trouve sur la liste des créanciers de FTX publiée cette semaine aux Etats-Unis. Une situation que le gendarme financier ne s'explique pas (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Finma se retrouve sur la liste des créanciers de la plateforme de cryptomonnaies en faillite FTX, aux côtés d'entreprises actives dans le secteur des monnaies numériques.

L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) se trouve sur la liste des créanciers de FTX publiée cette semaine aux Etats-Unis. Une situation que le gendarme financier ne s'explique pas. Il n'a pas été impliqué dans la constitution de cette liste, a affirmé un porte-parole vendredi auprès de Finews et de la Neue Zürcher Zeitung. "Nous pouvons exclure que la Finma a été elle-même cliente de la société ou qu'elle a opéré sur les plateformes".

Le représentant a ajouté que la Finma n'avait pas de factures au nom de FTX, qui a mis la clé sous la porte en novembre, entraînant des milliards de pertes pour ses clients. De plus, la plateforme domiciliée aux Bahamas n'a jamais reçu d'autorisation de la part de l'organisme fédéral.

Sur cette liste figurent aussi les zougois Bitcoin Suisse et Seba Bank, ainsi que la zurichoise Bank Maerki Baumann. Zurich Insurance et deux filiales d'UBS auraient aussi des prétentions envers la société insolvable, de même que les cabinets Lenz&Stähelin et Bär&Karrer.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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