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Lausanne

Combattre les stéréotypes de genre par l’école et l’éducation

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Le projet "L'école de l'égalité" a réuni de nombreux acteurs de l'enseignement, de la pédagogie et de l'égalité. A droite, Seema Ney, cheffe de ce projet et membre du Bureau vaudois de l'égalité. (Photo : DR)
Un nouvel outil pédagogique pour la prise en compte de l’égalité homme/femme dans la formation. La Conférence romande des bureaux de l’égalité a présenté aujourd’hui « L’école de l’égalité », une brochure qui permet d’intégrer l’égalité dans le programme scolaire standard.
Une brochure pour une pédagogie égalitaire entre filles et garçons ainsi que pour combattre les stéréotypes de genre. Son nom, « L’école de l’égalité ». Développé par la Conférence romande des Bureaux de l’égalité, ce projet offre au corps enseignant un matériel clé en main permettant l’intégration de la dimension de l’égalité. Selon Geneviève Beaud Spang, présidente de la Conférence romande des bureaux de l’égalité, il appartient à l’école de participer à la lutte contre les discriminations :
Geneviève Beaud Spang
Présidente de la Conférence romande des Bureaux de l’égalité
Geneviève Beaud Spang Présidente de la Conférence romande des Bureaux de l’égalité

Les activités proposées peuvent s’intégrer directement dans le programme du Plan d’Etudes Romand et évoluer au fil de la scolarité. Selon Seema Ney, cheffe de projet « L’école de l’égalité » pour le Bureau vaudois de l’égalité, il est essentiel d’agir auprès des élèves dès leur plus jeune âge :

Seema Ney
Cheffe de projet « L’école de l’égalité » pour le Bureau vaudois de l’égalité
Seema Ney Cheffe de projet « L’école de l’égalité » pour le Bureau vaudois de l’égalité

Chaque brochure propose des séquences pédagogiques qui s’intègrent aux matières déjà enseignées. Il ne s’agit donc pas d’ajouter une charge supplémentaire sur les épaules des enseignants. Geneviève Beaud Spang :

Geneviève Beaud Spang
Présidente de la Conférence romande des Bureaux de l’égalité
Geneviève Beaud Spang Présidente de la Conférence romande des Bureaux de l’égalité

« L’école de l’égalité » a réuni de nombreux acteurs de l’enseignement, de la pédagogie et de l’égalité. Tous ont mis leur savoir-faire au service de ce projet. Seema Ney :
Seema Ney
Cheffe de projet « L’école de l’égalité » pour le Bureau vaudois de l’égalité
Seema Ney Cheffe de projet « L’école de l’égalité » pour le Bureau vaudois de l’égalité

Les activités abordent différentes thématiques telles que la famille, les métiers, l’apparence ou encore la citoyenneté. Elles sont accompagnées d’une partie théorique. Caroline Dayer, experte des questions de genre et d’égalité, de violence et de discrimination, a participé à sa rédaction :

Caroline Dayer
Experte des questions de genre et d’égalité, de violence et de discrimination
Caroline Dayer Experte des questions de genre et d’égalité, de violence et de discrimination

Plus particulièrement, Caroline Dayer est l’auteur de la partie théorique. Une théorie qui, selon elle, permet d’ouvrir les yeux :

Caroline Dayer
Experte des questions de genre et d’égalité, de violence et de discrimination
Caroline Dayer Experte des questions de genre et d’égalité, de violence et de discrimination

Toujours selon Caroline Dayer, il ne faut pas sous-estimer la capacité du corps enseignant de faire la différence au travers de leur pratique quotidienne :
Caroline Dayer
Experte des questions de genre et d’égalité, de violence et de discrimination
Caroline Dayer Experte des questions de genre et d’égalité, de violence et de discrimination

Element également souligné lors de la présentation du projet, le lien entre la déconstruction des stéréotypes de genre et la prévention de la violence sexiste. Caroline Dayer :
Caroline Dayer
Experte des questions de genre et d'égalité, de violence et de discrimination
Caroline Dayer Experte des questions de genre et d'égalité, de violence et de discrimination

A noter que le premier volume, qui s’adresse aux enseignants et enfants de la 1re année à la 4e année Harmos, est déjà disponible. Trois autres brochures, couvrant l’ensemble de la scolarité obligatoire, seront publiées prochainement.
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Lausanne

RestoBox veut remplacer les contenants à usage unique

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Susan Sax, présidente de GastroLausanne, et la municipale Natacha Litzistorf présentent les récipients consignés de la ville. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
La Ville de Lausanne s’associe avec GastroLausanne pour encourager l’utilisation de récipients réutilisables pour la restauration à l’emporter. Les deux partenaires lancent une campagne qui vise à éliminer les contenants à usage unique. Sous le slogan: « RestoBox Lausanne, Emporter futé ».

Lausanne veut s’affranchir des contenants à usage unique de la restauration à l’emporter. Avec GastroLausanne, la Ville lance une campagne qui vise à promouvoir les contenants réutilisables. Restobox, c’est le nom de cette initiative durable et volontaire. Parmi un réseau de restaurateurs partenaires, des contenants réutilisables consignés sont désormais mis à disposition des clients. Ces plats, propres ou sales, peuvent être ensuite rapportés chez n’importe quel membre participant. Pour l’heure, 138 restaurateurs font partie de ce réseau lausannois sur les 383 membres que compte GastroLausanne. Susan Sax, présidente de la faîtière :

Susan Sax
Présidente de GastroLausanne
Susan Sax Présidente de GastroLausanne

Patronne du Vidy Lunch Café, Susan Sax a lancé ce système dans son établissement il y a 5 ans. Elle reconnaît que les débuts n’ont pas été simples, mais ce nouveau travail en réseau peut être une force:

Susan Sax
Présidente de GastroLausanne
Susan Sax Présidente de GastroLausanne

Prendre part à cette initiative demande quelques efforts de la part des restaurants, take away ou boulangeries. Susan Sax:

Susan Sax
Présidente de GastroLausanne
Susan Sax Présidente de GastroLausanne

Reconnaissables à leur couleur aubergine, les contenants sont fabriqués en Suisse et sont résistants aux machines industrielles de lavage. Natacha Litzistorf, municipale lausannoise en charge du développement durable:

Natacha Litzistorf
Municipale lausannoise en charge du développement durable
Natacha Litzistorf Municipale lausannoise en charge du développement durable

RestoBox permet de responsabiliser tant les consommateurs que les restaurateurs pour Natacha Litzistorf :

Natacha Litzistorf
Municipale lausannoise en charge du développement durable
Natacha Litzistorf Municipale lausannoise en charge du développement durable

Grands absents pour l’heure de la liste des participants, les géants de la restauration rapide. Natacha Litzistorf:

Natacha Litzistorf
Municipale lausannoise en charge du développement durable
Natacha Litzistorf Municipale lausannoise en charge du développement durable

« RestoBoxLausanne, Emporter futé », c’est le slogan de cette initiative. Relevons enfin que les restaurants participants se sont également engagé à servir les clients dans leur contenant personnel s’ils le souhaitent. La liste peut être consultée sur lausanne-restobox.ch.

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Lausanne

Après la décision du TAF, le projet de tram va de l’avant

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Projet de terminal du tram Lausanne-Renens à la place de l'Europe (images de synthèse).

Attendue depuis des mois, la décision du Tribunal administratif fédéral (TAF) sur l’avenir de la forêt du Flon est tombée. Cette décision permet au futur tramway Lausanne-Renens d’aller de l’avant. Un point de presse est prévu en début d’après-midi.

La Haute Cour a formellement rejeté le recours contre la liaison routière Vigie-Gonin, donnant son feu vert à un défrichement de la forêt du Flon. Mais cette décision intervient alors que la donne politique a changé.

L’automne dernier, le quotidien 24 heures avait annoncé l’abandon de la rampe Vigie-Gonin, qui devait sonner le glas de la forêt. Les autorités avaient refusé de confirmer cette information tant que la décision du TAF n’était pas tombée. Un point de presse est désormais annoncé à 14h00 en présence de la conseillère d’Etat Nuria Gorrite et de représentants de la ville de Lausanne.

La décision de la Haute Cour permet au projet de tramway entre Lausanne et Renens d’aller de l’avant. Et ceci, selon toute vraisemblance, sans raser la forêt du Flon.

Conditions remplies

Dans son arrêt publié mercredi, le TAF souligne pourtant que les conditions légales pour autoriser le défrichement de la forêt sont remplies. Cette coupe « n’occasionnera pas d’atteinte sérieuse à l’environnement et respecte le principe de la proportionnalité ». En outre, elle sera compensée sur le territoire même de la commune de Lausanne. Pour les juges de Saint-Gall, la réalisation de la liaison routière Vigie-Gonin impose un passage par la forêt du Flon.

Cette rampe routière s’inscrivait dans le Projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM) qui prévoit notamment la circulation en site propre du nouveau tram t1 entre Renens-Gare et Lausanne. Afin de libérer la rue de Genève, il était prévu en effet de détourner le trafic routier par la rampe Vigie-Gonin.

Saga judiciaire

En février 2018, le TAF avait estimé que la liaison n’avait pas été régulièrement approuvée par l’Office fédéral des transports (OFT) car cet aménagement routier ne relevait pas de sa compétence. L’autorisation de défrichement était donc également contraire au droit.

En mai 2019, le Tribunal fédéral avait admis le recours des Transports publics lausannois (TL). Il concluait au contraire que Vigie-Gonin s’inscrivait dans le cadre d’un projet de transports publics plus vaste et relevait donc bel et bien de la compétence de l’OFT.

La décision du TAF n’est pas définitive et peut être encore attaquée devant le Tribunal fédéral.

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Lausanne

Une micro-ferme sur les terres agricoles du campus lausannois

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Avoir plusieurs hectares de terres arables sur un campus universitaire n'est pas courant. C'est le cas à l'UNIL et l'EPFL. CREDIT: UNIL/EPFL

Une micro-ferme voit le jour sur les terres agricoles du campus universitaire de Lausanne. La Ferme de Bassenges a été confiée à un collectif de jeunes agriculteurs. Leur démarche associera maraîchage, arboriculture et élevage en cycle fermé.

Peu de gens le savent, mais le campus de l’EPFL et de l’UNIL dispose d’une ferme, tout à l’ouest au lieu-dit Bassenges, comprenant plusieurs bâtiments et des terres agricoles (environ 75’000 m2). A la suite du décès de l’exploitant en 2017, l’EPFL et l’UNIL ont lancé en 2019 un appel d’offre pour « un projet durable, apte à sensibiliser la communauté universitaire aux grands enjeux écologiques et alimentaires », indiquent-ils mardi dans un communiqué.

Le jury, composé de représentants de l’EPFL de l’UNIL, des communes de Lausanne et Ecublens et d’agriculteurs, a porté son choix sur le projet d’un collectif. Ses membres sont agriculteurs, ingénieurs agronomes ou en environnement et gestionnaires. Ils ont présenté un dossier qui dessine les contours d’une « micro-ferme agroforestière de polyculture-élevage », selon le communiqué.

Les principes agronomiques que les fermiers appliqueront au domaine s’appuient sur l’agriculture biologique et la biodynamie. Grandes cultures, arboriculture, maraîchage et élevage composeront le quotidien du groupe, dont les membres habiteront sur place, dans l’ancienne maison d’habitation, rénovée, précisent l’EPFL et l’UNIL. Quelque 500 arbres, dont 250 fruitiers (pommes, poires, cerises, pêches, abricots, etc), et des haies vives (aubépines, sureau, églantiers) ont été plantés.

Animaux et basse-cour

Premiers animaux à avoir rejoint le site, des brebis paissent déjà sur le domaine. Deux chevaux et un âne aideront les fermiers au travail du sol, tandis qu’un couple de cochons valorisera les sous-produits du maraîchage et de la production de fromage de brebis. Une basse-cour viendra compléter le cheptel.

« Notre intention est véritablement de fonctionner en cycle fermé », explique Baptiste Calliari, maraîcher et membre du collectif. « Nous produirons sur le domaine le fourrage et la litière pour les animaux. En retour, ceux-ci nous fourniront la fumure dont nous aurons besoin pour les champs ».

Les produits de la ferme – légumes et fromages de brebis la première année, fruits, céréales et autres à plus long terme – seront vendus directement à la ferme, voire sous forme de paniers ou auprès des restaurateurs du campus.

« Dès l’appel à projet, notre intention était que les terres du campus servent aussi de laboratoire vivant et de vitrine aux réflexions que la société se doit aujourd’hui de mener quant à son mode d’agriculture et d’alimentation », relève Benoît Frund, vice-recteur de l’UNIL en charge de la durabilité sur le campus. Le collectif travaillera en toute indépendance, sous la forme d’une société à responsabilité limitée.

 

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Un quotidien extraordinaire au mudac à Lausanne

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Le mudac invite à une déambulation onirique dans les différentes pièces d'une maison regorgeant d'objets hors du commun. CREDIT: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Le mudac à Lausanne invite à une déambulation onirique dans les différentes pièces d’une maison qui regorge d’objets hors du commun. Une manière de rendre hommage à la maison Gaudard, le bâtiment historique qui abrite l’institution depuis 20 ans. L’exposition « Extraordinaire! » est à voir jusqu’au 1er juin.

Pour sa dernière exposition avant le déménagement à Plateforme 10, le quartier des arts proche de la gare, le mudac expose une sélection d’objets fonctionnels et extraordinaires. On y rencontre des bulles de savon figées en lustre, une robe en fil de laiton crochetée à la main ou un lapin taxidermisé à rebrousse-poil.

Le visiteur plonge dans un univers où la fonction est remise en question. Une râpe géante sert de paravent dans la cuisine. Le salon abrite une chaise en branches de saule qui a lentement poussé – entre 2012 et 2016 – dans un champ du centre de l’Angleterre.

Les oeuvres sont démesurées ou minuscules, ludiques, bestiales, végétales, dérangeantes ou merveilleuses. Elles sont présentées dans un décor en carton recyclé. Le scénographe, Sébastien Guenot, a imaginé que le lieu était habité par des esprits, les gardiens des huit salles d’exposition. Pour les écouter, des boîtes sont dispersées dans tout le musée.

Près de la gare

Le mudac, actuellement installé près de la cathédrale, emménagera en 2022 sur le site de Plateforme 10. Le Musée cantonal des Beaux-Arts y a ouvert ses portes en octobre dernier. La construction du bâtiment qui abritera le mudac (design) et le musée de l’Elysée (photographie) sera terminée en 2021. La remise des clés est prévue pour octobre 2021.

Un an plus tôt, en octobre 2020, le mudac organisera une fête pour célébrer ses 20 ans. Il s’agira du premier des 20 événements qui marqueront le compte à rebours jusqu’à l’ouverture du nouveau musée, en 2022. Une manière aussi de rester présent sur la scène culturelle.

 

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Lausanne

Frédéric Recrosio nommé codirecteur du théâtre Boulimie

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Le théâtre Boulimie à Lausanne a nommé un nouveau tandem à sa direction. L’institution dédiée à l’humour sera gérée par Frédéric Recrosio, l’une des figures les plus connues de l’humour en Suisse romande, et Marion Houriet, une spécialiste en gestion culturelle.

Le binôme, qui travaille ensemble depuis plusieurs années, remplace Kaya Güner et Frédéric Gérard. Tous deux avaient annoncé leur départ en septembre dernier après avoir officié pendant près de sept ans comme codirecteurs.

La nouvelle direction entrera en fonction le 1er juillet prochain, mais participera dès avril à la préparation de la saison 2020/2021, précise mercredi le théâtre dans un communiqué.

Pour le Conseil de fondation, présidé par l’ancien conseiller aux Etats Luc Recordon, Boulimie sera désormais axé sur « la création et l’accueil d’acteurs ou de troupes divers du domaine de l’humour, pour des périodes allant de quelques jours à trois semaines. »

A l’origine, Boulimie était le titre d’un spectacle de cabaret présenté à l’Université de Lausanne, puis le nom d’une troupe qui a joué pour l’Expo 64 et créé des spectacles qui ont essaimé dans toute la Suisse romande. Boulimie s’est ensuite installé en 1970 au centre de Lausanne, où sa vocation consiste « à la défense et l’illustration de l’humour sous toutes ses formes. »

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