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Virus COVID-19

Une inflammation vasculaire systémique plus qu'une pneumonie

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Le nouveau coronavirus provoque une inflammation systémique des vaisseaux sanguins pouvant toucher le coeur, le cerveau, les poumons, les reins ou encore le tube digestif, selon cette étude. (Image d'archives - ©KEYSTONE/AP/Daniel Cole)
Bien plus qu'une pneumonie, la maladie COVID-19 est une inflammation vasculaire systémique, selon une étude de chercheurs zurichois. Cela explique pourquoi elle provoque autant de problèmes cardio-vasculaires et de défaillances d'organes vitaux.

Les premiers patients présentaient surtout des pneumonies difficiles à traiter, a indiqué l'Hôpital universitaire de Zurich (USZ) dans un communiqué. Puis, par la suite, les médecins ont constaté de plus en plus de cas de troubles cardio-vasculaires et de défaillances multiples d'organes sans lien apparent avec la pneumonie.

L'équipe de Zsuzsanna Varga à l'USZ a donc examiné au miscroscope des échantillons de tissus de patients décédés et constaté que l'inflammation touchait l'endothélium - la paroi interne des vaisseaux sanguins - de différents organes.

Le virus SARS-CoV-2 a pu être détecté dans l'endothélium lui-même, où il provoque la mort des cellules, puis des tissus et organes touchés. Les chercheurs en déduisent que le virus attaque le système immunitaire non pas par les poumons, mais directement par les récepteurs ACE2 présents dans l'endothélium, qui perd ainsi sa fonction protectrice.

Tous les organes touchés

"La maladie COVID-19 peut toucher les vaisseaux sanguins de tous les organes", résume Frank Ruschitzka, directeur de la clinique de cardiologie de l'USZ, qui suggère désormais de baptiser ce tableau clinique "COVID-endothélite".

Il s'agit d'une inflammation systémique des vaisseaux sanguins pouvant toucher le coeur, le cerveau, les poumons, les reins ou encore le tube digestif. Elle entraîne de graves micro-perturbations de la circulation sanguine qui peuvent endommager le coeur ou provoquer des embolies pulmonaires, voire obstruer des vaisseaux sanguins dans le cerveau ou le système gastro-intestinal, souligne l'USZ.

Si l'endothélium des jeunes patients se défend bien, ce n'est pas le cas de celui des groupes à risque souffrant d'hypertension, de diabète ou de maladies cardio-vasculaires, dont la caractéristique commune est une fonction endothéliale réduite.

Au niveau thérapeutique, cela signifie qu'il faut combattre la multiplication du virus et en même temps protéger et stabiliser le système vasculaire des patients, conclut le Pr Ruschitzka, cité dans le communiqué. Ces travaux sont publiés dans la revue médicale britannique The Lancet.

Un virus à nul autre pareil

D'autres recherches publiées dans la revue Science vont dans le même sens, évoquant une maladie systémique et un virus qui agit d'une manière différente de tous les autres pathogènes vus jusqu'ici.

Des dommages aux reins, au cerveau et au système nerveux central ont été signalés, de même que encéphalites, crises épileptiques et AVC chez des patients ayant récupéré. Les intestins, riches en récepteurs ACE2, sont un autre front d'attaque: la moitié des patients souffre de diarrhée. Les yeux et le foie également.

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Le certificat Covid sera réalisé par l'administration fédérale

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Le certificat Covid sera réalisé par l'administration fédérale (Archives © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L’OFSP a retenu la solution de l’Office fédéral de l’informatique et de la télécommunication (OFIT) pour le certificat Covid. Le sésame sera disponible d'ici à fin juin. Il est garanti infalsifiable et compatible avec celui de l'Union européenne.

Le document sera disponible pour toutes les personnes vaccinées, guéries ou ayant reçu récemment un résultat de test négatif. La solution de l’OFIT est sécurisée, limitée au minimum technique et son code source est rendu public, a indiqué vendredi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Ce critère était déterminant pour la sélection, précise-t-il.

La solution de l'OFIT a été préférée à une autre offre des entreprises lausannoises SICPA et ELCA. En revanche, la Fédération des médecins suisses (FMH) et PharmaSuisse, qui ont annoncé récemment une solution pour la mise à disposition rapide d'un certificat Covid-19, sont associées au projet de l'administration, précise l'OFSP.

Adapté aux prestataires de soins

Les cabinets médicaux et les pharmacies qui travaillent avec des solutions de gestion des données sûres pourront ainsi continuer à le faire sur une interface sans changer de système, indique l'OFSP.

Les deux faîtières se sont réjouies de la solution trouvée par la Confédération: l'émission des certificats Covid sera étroitement intégrée aux processus des prestataires de soins, ont-elles indiqué à Keystone-ATS. "La population disposera ainsi d'une solution sûre."

Mais avant qu'un accord puisse être trouvé sur la collaboration, de nombreuses questions doivent encore être éclaircies, selon la FMH et Pharmasuisse. Et de citer notamment la facilité d'accès et la sécurité des données.

Début mai, les deux organisations avaient souligné l'importance d'avoir un certificat intégré aux solutions logicielles existantes que les centres de vaccination, les hôpitaux, les cabinets médicaux et les pharmacies utilisent déjà. Elles promettaient une mise en oeuvre dans un délai d'un mois.

L'OFSP indique pour sa part que d’autres parties prenantes sont associées au projet, dont notamment des professionnels de la protection des données et de la sécurité qui testent la solution.

Sur smartphone et sur papier

Le certificat sera disponible sur smartphone ou sur papier. Son contrôle devra être rapide et la sécurité garantie. Les données personnelles ne seront pas enregistrées de manière centralisée, promet l'OFSP. Il sera compatible avec le "certificat vert numérique" de l’UE.

L'OFIT a indiqué sur Twitter être en train de travailler sur le certificat Covid. D'ici à ce que le document soit disponible, les certificats de vaccination émis par les centres et les attestations d'une guérison ou d'un test restent valables.

Avec cette décision, le Département fédéral des finances reprend la responsabilité du projet du Département fédéral de l’intérieur pour la réalisation technique du certificat. L’OFSP reste compétent pour les dispositions relatives au contenu, alors que l’OFIT assume la mise en œuvre technique. Au total, 52 projets ont été présentés.

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Swissmedic autorise un nouvel autotest rapide antigénique

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Le test de Bectron Dickinson and Company fournit des résultats en 15 minutes. (© Becton Dickinson and Company)

Swissmedic a accordé une dérogation pour un kit de détection rapide du coronavirus produit par la société américaine Becton Dickinson and Company (BD), a annoncé vendredi l'entreprise. Ce kit peut être utilisé comme autotest dès la semaine prochaine.

BD prévoit de distribuer ce kit au grand public par le réseau des pharmacies suisses. Le test est emballé en kits de cinq tests "pour répondre aux exigences du programme de dépistage de masse" de la Confédération, ajoute la société. Cette taille de paquet réduit l'effort logistique dans les pharmacies en particulier.

Le test fournit des résultats en 15 minutes. Il est "essentiel pour améliorer l'accès au diagnostic du Covid-19 car il permet d'obtenir des résultats en temps réel pour les personnes symptomatiques et asymptomatiques", souligne BD. Il contribue ainsi à briser les chaînes de transmission du virus.

Les autotests sont disponibles depuis le 7 avril. Cinq tests gratuits par personne peuvent être obtenus chaque mois dans une pharmacie sur présentation d'une carte d'assurance maladie. Ils ont pour but de contribuer à briser les chaînes de contamination. Roche avait annoncé à la mi-avril pouvoir fournir plus de cinq millions de tests par semaine.

BD se présente comme une entreprise mondiale de premier plan dans le domaine de la technologie médicale. Elle emploie environ 70'000 personnes à travers le monde. Son siège se trouve à Franklin Lakes, dans le New Jersey. La société dispose d'un centre régional d'innovation à Eysins (VD).

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Coronavirus: Pression sur Berne à l'OMC sur les vaccins

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Plusieurs ONG et acteurs en appellent à la Suisse de l'ambassadeur à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Didier Chambovey après la décision américaine de soutenir des exceptions aux brevets pour les vaccins contre la pandémie. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI - Image d'archives).

La Suisse est désormais sous pression à l'OMC après le soutien des Etats-Unis à des suspensions provisoires de la propriété intellectuelle pour les vaccins et technologies contre le coronavirus. Mais elle reste convaincue que ce scénario n'est pas le bon.

Dès l'annonce de la représentante américaine au commerce Katherine Tai, de nombreuses réactions, notamment la directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala, ont salué une étape importante pour la discussion sur des exceptions aux brevets. "Historique" même selon le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus qui milite depuis plusieurs mois pour ce dispositif.

Au centre des efforts, la volonté d'étendre rapidement la distribution de vaccins dans les pays en développement. Le dispositif Covax, soutenu par la Suisse, n'a acheminé que quelques dizaines de millions des deux milliards de doses souhaitées cette année. Autre donnée, environ quatre vaccins sur cinq ont été administrés dans les pays riches ou à revenus intermédiaires supérieurs, contre seulement 0,3% dans les pays pauvres.

Mais les discussions à l'OMC promettent d'être encore intenses. Plusieurs réunions du comité de l'accord sur la propriété intellectuelle (ADPIC) sont attendues fin mai puis les 8 et 9 juin.

L'Inde et l'Afrique du Sud, qui ont porté la proposition de suspension des brevets, se heurtent toujours au refus d'acteurs importants comme l'UE, le Brésil ou le Japon, mais aussi de la Suisse, alignés sur la position des entreprises pharmaceutiques. Berne est restée jusqu'ici inflexible, à l'OMS comme à l'OMC, sur toutes les discussions de partage de savoir-faire ou de propriété intellectuelle.

Suisse "prête" à discuter avec Washington

Jeudi encore, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) a affirmé en soirée à Keystone-ATS que la Suisse maintenait son approche. Malgré une "annonce significative des Etats-Unis", elle estime que ces exceptions ne permettraient pas un accès équitable aux vaccins, tant les composantes à considérer sont multiples.

Pour autant, elle est "prête" à discuter de toute nouvelle proposition américaine, une position relayée plus tôt également par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. L'ambassadeur suisse à l'OMC Didier Chambovey a expliqué à plusieurs reprises que Berne préférait des licences volontaires attribuées par les entreprises elles-mêmes. Il ne faut pas dissuader l'innovation, selon lui.

Mais l'annonce américaine a augmenté la pression de plusieurs ONG et d'autres acteurs sur la Suisse. Avec l'UE, le Brésil, le Japon, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie ou la Norvège, elle "doit oeuvrer maintenant", a notamment affirmé la directrice de Médecins Sans Frontières (MSF) aux Etats-Unis. Elle "doit décider de mettre la santé des populations avant les bénéfices pharmaceutiques". En Suisse, plus de 8000 personnes ont signé en quelques jours une pétition en ligne pour une demande similaire.

Pour contrer l'offensive sur les exceptions aux brevets, le groupe d'Ottawa, qui regroupe la plupart des opposants dont la Suisse, et plusieurs autres acteurs souhaitent faire adopter une déclaration politique. Ils veulent que les 164 pays de l'organisation s'engagent à ne pas rendre le commerce mondial plus difficile pendant toute la période de la pandémie, notamment par des restrictions aux exportations. Mais cette déclaration, discutée depuis des mois et à nouveau jeudi, n'obtient elle toujours pas de consensus.

Capacités pas utilisées

Autre indication sur le débat sur les brevets, le ton au Conseil général avait été mercredi "très constructif", a précisé à la presse le porte-parole de l'OMC Keith Rockwell. Moins tendu que lors des précédentes réunions.

"Toutes les parties veulent augmenter la production et améliorer la distribution équitable de vaccins", dit M. Rockwell. Mais elles divergent encore sur les moyens d'atteindre cette situation. L'Inde et l'Afrique du Sud ont annoncé de leur côté qu'elles réviseraient dans les prochains jours leur proposition pour tenter d'avancer vers un consensus.

Plusieurs pays en développement ont relevé que leurs capacités de production n'étaient pas entièrement exploitées. Une situation qui permettrait de renforcer les licences volontaires pour fabriquer les vaccins dans ces Etats.

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Vaud

Réutiliser son masque de protection, mode d'emploi

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Parmi les différents masques analysés, le chirurgical à usage unique est de loin le plus préjudiciable pour l'environnement. (ARCHIVES - ©KEYSTONE/LEANDRE DUGGAN)

Réutiliser son masque, c’est possible! Une même personne pourrait utiliser son masque jusqu'à dix fois, selon une étude d'Unisanté à Lausanne et de la société de conseil Environmental Action. Mais il faut suivre une procédure bien précise. Mode d'emploi.

Une réutilisation est donc possible, oui, mais seulement si le masque chirurgical est mis à “sécher” durant quelques jours. Ce qui permet de diminuer considérablement la viabilité du virus.

L'avantage de cette pratique est d’abord économique. Cette approche est aussi efficace du point de vue sanitaire et, surtout, elle permet de limiter l'impact sur l'environnement. Un gros problème.

Le Professeur David Vernez, Chef du Département santé au travail et environnement à Unisanté Lausanne. Il a participé à cette étude sur la réutilisation des masques :

Prof David Vernez
Chef du Département santé au travail et environnement à Unisanté Lausanne
Prof David VernezChef du Département santé au travail et environnement à Unisanté Lausanne

Alors qu’au printemps dernier les consignes de l’OFSP appelaient à n’utiliser son masque que durant 4 heures, puis de le jeter, cette étude apporte un autre éclairage.

Mais pour réutiliser son masque de protection, notamment le chirurgical, il faut le laisser “respirer” durant 7 jours.

Explications du Professeur David Vernez :

Prof David Vernez
Chef du Département santé au travail et environnement à Unisanté Lausanne
Prof David VernezChef du Département santé au travail et environnement à Unisanté Lausanne

Notez par ailleurs que les masques en coton faits maison ont un impact environnemental moindre selon cette étude d’Unisanté, avec un bilan carbone divisé par 35. Les masques en coton du commerce ne présentent en revanche pas de réel avantage environnemental, car ils nécessitent la production et le transport de coton vierge.

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Covid: recherche sous haute sécurité à Berne

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Les chercheurs Chiara Stüdle et Melle Holwerda, de l'Université de Berne, tentent d'en savoir plus sur les conséquences à long terme du Covid-19. Dans des conditions de sécurité très strictes. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Dans le respect de strictes règles de sécurité, des chercheurs d'un laboratoire bernois infectent des cellules humaines avec le Covid-19. But: décrypter les conséquences des réactions inflammatoires provoquées par le Sars-CoV-2 dans le système cardiovasculaire.

Vêtus de combinaisons de protection intégrale, de cagoules filtrant l'air et de visières, les scientifiques pénètrent par un sas à deux portes dans le laboratoire de biosécurité de niveau 3, situé au Centre de médecine translationnelle et d'entrepreneuriat de Berne (sitem-insel).

Des recherches y sont menées selon des règles de sécurité strictes sur des micro-organismes pathogènes hautement contagieux pour l'être humain - par exemple, le Sars-CoV-2.

Étude des réactions spécifiques

Dans le cadre du Programme national de recherche "Covid-19" (PNR78), les chercheurs de l'Université et de l'Hôpital de Berne, sous la direction d'Yvonne Döring, spécialiste des sciences biomédicales et responsable de l'étude, tentent de déchiffrer les réponses cellulaires spécifiques à une infection par le coronavirus.

"Les formes sévères de Covid-19 peuvent causer des dommages aux poumons", a expliqué Mme Döring à l'agence Keystone-ATS lors d'une visite du laboratoire. "Mais nous savons que la maladie affecte également d'autres organes."

On ne sait toutefois pas encore suffisamment quelles cellules peuvent être infectées par le Sars-CoV-2 et comment cela affecte les conséquences à long terme d'une contamination, a-t-elle ajouté. Raison pour laquelle les chercheurs s'intéressent de plus près aux cellules de la paroi des vaisseaux sanguins, de la barrière hémato-encéphalique et des muscles cardiaques.

Aucune chance de s'échapper

L'équipement de protection empêche les chercheurs travaillant dans le laboratoire de contracter la maladie. Mais comment s'assurer que le virus ne s'échappe pas du laboratoire? "Le laboratoire de biosécurité est comme un oignon enveloppé de plusieurs pelures", explique Kathrin Summermatter, responsable du Centre de biosécurité de l'Institut des maladies infectieuses de l'Université de Berne.

La scientifique connaît bien les laboratoires de sécurité. Mandatée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), elle a déjà inspecté de telles installations aux États-Unis et en Russie, où l'on travaille avec des virus de la variole hautement contagieux.

Le laboratoire de Berne est équipé de caméras et d'un système d'alarme. L'air évacué du laboratoire, où règne une pression négative, est filtré. Lorsque les chercheurs quittent le lieu, ils désinfectent leurs combinaisons de protection avant d'enfiler leurs vêtements habituels.

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