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Football: un derby sans vainqueur entre le LS et Servette

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Duel entre le Servettein Kastriot Imeri (à gauche) et Cameron Puertas. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Servette et Lausanne se sont séparés sur un match nul 1-1 en Super League dimanche. Sion, de son côté, s'est incliné 2-1 à Young Boys.

Jérémy Frick a sauvé un point à Servette dans ce derby lémanique. Le portier genevois a en effet repoussé un penalty de Stjepan Kukuruzovic à la 95e minute. Heureusement pour des Genevois qui restaient sur une demi-heure en supériorité numérique dans un match qu'ils n'ont pas réussi à retourner totalement. Un point qui doit contenter tout le monde après une semaine compliquée à gérer de part et d'autre.

On peut en effet se poser la question: quelle préparation de match se révèle la plus efficace ? Celle qui consiste à être en quarantaine trois jours et en sortir l'avant-veille du match ou l'option d'une séquence de dix jours sans pouvoir s'entraîner puis quatre jours et demi pour préparer le match ? Ce n'est en tout cas pas forcément sur le physique que ce derby s'est joué. La lucidité, peut-être, puisque les Vaudois, qui ont connu le premier scénario mentionné, ont trop tôt accepté de défendre un maigre avantage.

Les cadeaux servettiens, puis lausannois

Cela ne veut pas dire que le LS était absolument meilleur que son rival lémanique. Parce que c'est aussi en bénéficiant de l'aide de ce dernier que les hommes de Giorgio Contini se sont retrouvés devant au score. Les Grenat auraient en effet dû mener 1-0 dès la 1re minute de jeu, mais la tête de Miroslav Stevanovic, idéalement servi par Gaël Clichy, s'est vu repoussée par Mory Diaw. Surtout, Servette a offert l'ouverture du score, lorsque Kastriot Imeri s'est laissé être dépossédé du ballon par Cameron Puertas à l'orée de sa propre surface. Evann Guessand l'a récupéré et a pu ajuster Jérémy Frick (21e).

C'est peu dire que Lausanne s'en est contenté de cette avance, de manière presque inconsidérée. Car à reculer, à installer un bloc relativement, les hommes de Giorgio Contini ont certes annihilé les vains mouvements genevois, mais ils se sont aussi mis en difficulté en acceptant de subir. Au point de devoir souvent recourir à l'irrégularité pour préserver leur bien, à l'image de Moritz Jenz, Cameron Puertas mais surtout Elton Monteiro. Auteur de deux fautes grossières en douze minutes, le défenseur lausannois a laissé ses coéquipiers à dix pour la dernière demi-heure.

Manque d'inspiration grenat

De quoi changer la dynamique du match. Servette a renforcé son emprise et a trouvé des espaces qui existaient moins avant. A la 75e minute, un centre d'Arial Mendy a débouché sur un poteau de Stevanovic. Alex Schalk, entré une minute plus tôt, en a profité pour égaliser. Et les Servettiens auraient très bien pu l'emporter, mais Mory Diaw a été impérial devant Timothé Cognat (84e).

Et même si le penalty arrêté par Frick est un soulagement, les hommes d'Alain Geiger peuvent avoir une certaine amertume, car la fin de match leur donnait une opportunité en or d'en tirer les trois points. Mais cela reviendrait à fermer les yeux sur la première heure de jeu, totalement insipide pour le coup. Les Grenat, incapables de trouver des solutions pour déborder une équipe lausannoise qui n'avait qu'à gérer, ont manqué d'inspiration. La présence en pointe de l'attaque de Boubacar Fofana n'a pas aidé. Privé de Grejohn Kyei (suspendu), Geiger avait choisi le vivace Français dans ce rôle impliquant de garder des ballons dos au but. Sans réussite et une leçon pour la préparation des prochains matchs.

Sion défait à YB

Sion a de son côté enchaîné une deuxième défaite consécutive, après celle contre Bâle (3-2) jeudi. Au Wankdorf, les Valaisans ont perdu 2-1 contre Young Boys. Après l'ouverture du score de Nicolas Moumi Ngamaleu dès la 4e minute, les hommes de Fabio Grosso avaient pourtant égalisé vingt minutes plus tard. Sur coup de pied arrêté, encore une fois, Ayoub Abdellaoui reprenant un coup franc d'Anto Grgic. Mais Sion a craqué sur une frappe de Sandro Lauper déviée par Jean Ruiz et laissant Timothy Fayulu pantois (34e).

Bâle et Lugano se sont eux séparés sur le score de 2-2, après dix dernières minutes de folie (trois buts!). Les Rhénans conservent ainsi leur deuxième place du classement, à neuf points d'YB.

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Jeux olympiques - Tokyo 2020

L'or du 100 m pour Marcell Jacobs

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Marcell Jacobs, la sensation de la ligne droite. (© KEYSTONE/EPA/DIEGO AZUBEL)

Le nouveau roi du 100 m est l'Italien Marcell Jacobs. Ce natif du Texas a dominé contre toute attente la finale olympique en réussissant la course de sa vie, en 9''80, record d'Europe.

Jacobs a devancé à Tokyo l'Américain Fred Kerley, ancien coureur de 400 m et médaillé d'argent en 9''84, et le Canadien Andre de Grasse, bronzé en 9''89.

L'Italien, tout en puissance, le buste bien relevé, succède au triple champion olympique Usain Bolt. Une nouvelle ère est ouverte sur le sprint masculin, en quête de leader après la suspension du champion du monde Christian Coleman (USA) et l'absence totale des Jamaïcains dans cette finale olympique.

La très maigre assistance - ça sonnait creux dans le stade aux 68'000 places - a vu l'un des triplés les plus improbables de l'histoire du sprint olympique. Marcell Jacobs (26 ans) n'était jamais passé sous les dix secondes avant cette saison.

Il s'est révélé l'hiver passé en salle, avec un titre européen sur 60 m, et ensuite au petit meeting de Savone (ITA) en battant le record d'Italie en 9''95. A Tokyo, coup sur coup, celui qui est rentré jeune en Italie, le pays de sa mère, après avoir été abandonné par son père a porté le record d'Europe de 9''84 à 9''82 en demi-finale, puis à 9''80.

Il a approché de 0''03 la meilleure marque mondiale 2021 de l'Américain Trayvon Bromell, éliminé en demi-finale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Jeux olympiques - Tokyo 2020

Yulimar Rojas pulvérise le record du monde du triple saut

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Yulimar Rojas plus que jamais impressionnante. (© KEYSTONE/AP/David J. Phillip)

La Vénézuélienne Yulimar Rojas a battu le "vieux" record du monde du triple saut grâce à un bond phénoménal en finale à Tokyo. Elle a réalisé son exploit à son ultime essai, avec 15m67.

L'ancien record était détenu depuis 1995 avec 15m50 par l'Ukrainienne Inessa Kravets et avait été établi aux Mondiaux de Göteborg. Déjà détentrice de la meilleure marque en salle, Rojas flirtait avec ce record absolu depuis plusieurs saisons.

L'athlète âgée de 25 ans, double championne du monde et vice-championne olympique à Rio 2016, a lâché les chevaux dès son premier essai (15m41), à 2 cm de son record personnel, avant de s'envoler à sa dernière tentative.

Elle apporte à son pays meurtri par une crise économique et humanitaire sans précédent un premier sacre olympique en athlétisme.

Rojas a depuis quelques années quitté son pays pour s'entraîner à Guadalajara, en Espagne, au sein d'un groupe cosmopolite de sauteurs et sauteuses de très haut niveau, sous la houlette du Cubain Ivan Pedrodo, champion olympique de la longueur en 2000 à Sydney.

Avant ces JO, Rojas avait déjà franchi à 17 reprises la marque des 15 m en carrière, dont six fois cette saison.

Il s'agit du sixième record du monde établi cette année (plus un septième en marche athlétique), marquée par une floraison de performances incroyables, comme souvent en saison olympique. A son troisième essai, mordu, elle s'était même approchée des 16 m.

La médaille d'argent est revenue à la Poirtugaise Patricia Mamona (15m01) et le bronze à l'Espagnole Ana Peleteiro (14m87).

Rojas concourra à Athletissima à Lausanne le 26 août.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Jeux olympiques - Tokyo 2020

Records d'Europe pour Jacobs et d'Asie pour Su

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Su Bingtian, la sensation des demi-finales du 100m (© KEYSTONE/AP/Charlie Riedel)

Grand chambardement sur 100 m à Tokyo. Le Chinois Su Bingtian a dominé les demi-finales en 9''83, record d'Asie pulvérisé, tandis que l'Italien Marcell Jacobs battait le record d'Europe en 9''84.

Aucun Jamaïcain ne s'est qualifié pour la finale olympique, à 14h50 ce dimanche. Autre coup de tonnerre, le no 1 de l'année, l'Américain Trayvon Bromell, peu à l'aise dès les séries, a été éliminé (10''00).

Mais les Américains placent quand même deux hommes en finale, Ronnie Baker (9''83, record personnel) et l'ex-coureur de 400 m Fred Kerley (9''96).

La sensation est venue du Chinois Su, 31 ans, qui a amélioré de 8 centièmes le record d'Asie qu'il co-détenait, en 9''83, pour remporter la 3e demi-finale, de loin la plus relevée. Dans son sillage, Marcell Jacobs a raboté deux centièmes au record d'Europe, en 9''84, un record co-détenu jusqu'alors par le Français Jimmy Vicaut (éliminé dimanche) et le Portugias Francis Obikwelu.

Jacobs, Transalpin d'origine texane, a ainsi réalisé le même temps... que le Bâlois Alex Wilson il y a quinze jours en Gérogie (USA), 9''84, un chrono qui n'avait bien sûr pas été homologué en raison de plusieurs défaillances, notamment dans le chronométrage.

Su, Jacobs, Baker et le Sud-Africain Akani Simbine s'annoncent comme les favoris de la finale. Jamais un Chinois n'a remporté de médaille en sprint aux JO.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Jeux olympiques - Tokyo 2020

Heidrich/Vergé-Dépré gagnent le derby suisse

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La joie de Heidrich/Vergé-Dépré, tombeuses de Hüberli/Betschart (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Joana Heidrich et Anouk Vergé-Dépré ont remporté le derby suisse programmé en 8e de finale du tournoi olympique de Tokyo.

La Zurichoise et la Bernoise se sont imposées 21-12 19-21 23-21 face à Tanja Hüberli et Nina Betschart au terme d'une partie au scénario complètement fou.

Heidrich/Vergé-Dépré ont conclu cette rencontre à leur cinquième opportunité, sur une attaque de la Zurichoise, après avoir elles-mêmes dû effacer cinq balles de match. Les championnes d'Europe 2020 ont joué à se faire peur, elles qui avaient mené 14-12 dans le tie-break avant de concéder trois points consécutifs.

Nettement dominées dans le set initial, Hüberli/Betschart ont su élever leur niveau de jeu pour recoller à une manche partout. La Schwytzoise et la Zougoise ont même certainement pensé avoir fait le plus dur en revenant de 14-12 à 14-14 au tie-break. Mais elles n'ont pu convertir aucune de leurs cinq balles de match.

Joana Heidrich et Anouk Vergé-Dépré affronteront mardi en quart de finale Ana Patricia Silva Ramos/Rebecca Silva, 9es des Mondiaux 2019 et finalistes à Gstaad il y a quelques semaines. Elles feront figures d'outsiders après avoir perdu les deux précédents duels livrés face aux Brésiliennes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Jeux olympiques - Tokyo 2020

Alexander Zverev: le premier grand titre

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Alexander Zverev intouchable dimanche en finale. (© KEYSTONE/AP/Patrick Semansky)

Alexander Zverev est le nouveau Champion olympique du simple. "Tombeur" de Novak Djokovic vendredi, l'Allemand s'est imposé 6-3 6-1 en finale devant Karen Khachanov.

A 24 ans, le joueur de Hambourg succède à Rafael Nadal (2008) et à Andy Murray (2012 et 2016) pour cueillir le plus grand titre de sa carrière. Victorieux du Masters 2018 et finaliste l'an dernier à l'US Open, il a peut-être franchi à Tokyo un palier décisif.

En finale, l'Allemand a livré un véritable cavalier seul face à Karen Khachanov. Dépassé par la puissance de son adversaire au service et en coup droit, le Russe ne marchera pas sur les traces de Yevgeny Kafelnikov, titré en 2000 à Sydney après sa victoire sur Tommy Haas.

Il est vrai qu'Alexander Zverev abordait cette finale dans la peau du grandissime favori. Vendredi, il avait signé un authentique exploit face à Novak Djokovic. Il a accusé, en effet, un set et un break de retard face au no 1 mondial avant de gagner dix des onze derniers jeux de la demi-finale. Cette remontada s'explique en premier lieu par la métamorphose dans le jeu d'Alexander Zverev. Il a su forcer son tempérament pour jouer franchement un tennis d'attaque. Il a naturellement évolué dans le même registre dimanche.

Le grand tournant ?

Cette demi-finale des Jeux olympiques constituera-t-il le grand tournant de l'année ? En quête d'un Grand Chelem que seule Steffi Graf a réussi à ce jour, Novak Djokovic a perdu gros à Toyko. Samedi, il fut presque méconnaissable face à Pablo Carreno Busta lors de la petite finale. Battu 6-4 6-7 6-3 par l'Espagnol, le Serbe a frôlé la disqualification par ses gestes d'humeur. Il est apparu entamé sur le plan physique comme rarement au point de déclarer forfait pour le match de la troisième place du double mixte.

La question désormais est de savoir si Novak Djokovic aura retrouvé tous ses moyens dans un mois à New York. Le prochain US Open comporte deux enjeux historiques pour lui: devenir le seul recordman de victoires dans les tournois majeurs et réussir le premier Grand Chelem depuis Rod Laver en 1969.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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