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Hockey sur glace : la Suisse battue par la Russie

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Le gardien suisse Gilles Senn à la parade. (©KEYSTONE/AP Keystone/GEORGIOS KEFALAS)

La belle série des Suisses s'est interrompue lors de la dernière journée de la Deutschland-Cup à Krefeld. La sélection helvétique s'est inclinée 4-2 face à la Russie B et termine deuxième du tournoi.

C'est une Suisse réduite à sa plus simple expression qui s'est présentée contre les Russes. Patrick Fischer ne disposait plus que de six défenseurs et onze attaquants en raison de joueurs touchés et autres arrangements avec les clubs de National League (Zoug) en raison de la Ligue des champions. Mais pendant deux tiers-temps, la sélection helvétique a tenu tête aux jeunes Russes de la KHL.

Fidèle à leur - mauvaise - habitude à Krefeld, les Suisses ont concédé rapidement l'ouverture du score. Cette fois, Pascal Bertschy s'est montré moins inspiré en rejoignant le banc des pénalités après 34'' de jeu. Les Russes n'ont pas laissé passer l'aubaine par Iliyn (3e). Mais les joueurs de Patrick Fischer ont répondu également en supériorité numérique avec le premier but à ce niveau du défenseur des Zurich Lions, Roger Karrer (12e). Dominant depuis le début du tournoi, Bertschy a enfin trouvé le chemin des filets d'un magnifique tir du poignet (18e).

Tout avait bien marché jusque-là pour les Suisses qui avaient encore su résister à une période de 36'' à 3 contre 5. Mais peu après la mi-match, ils perdaient l'un de leurs défenseurs. Le Davosien Fabian Heldner était exclu pour le match pour un choc au milieu de la glace sans genou ou coude sortis. Le Russe Padakin, qui lui a sauté dessus pour faire justice, a lui aussi rejoint les vestiaires. Sur l'engagement qui a suivi l'incident, les Russes ont égalisé par Zemchyonok (32e) sur la seule erreur de Gilles Senn, qui a encaissé un but d'un tir du revers entre les jambières.

Les punitions s'accumulaient contre les Suisses qui peinaient physiquement face à leurs adversaires. D'autant qu'ils ne tournaient plus qu'à cinq défenseurs depuis la sortie de Heldner et à quatre quand Kreis s'est retrouvé sur le banc pour 2'. La fatigue aidant, les sorties de zone se sont faites de plus en plus difficiles. Senn multipliait alors les arrêts spectaculaires comme son duel gagné face à Prokhorkin ou une belle envolée qui lui a valu les applaudissements du KönigPalast.

Toujours plus sous pression, les Suisses ont craqué lors de la dernière période. Une nouvelle fois en infériorité numérique sur un tir d'Abrosimov (44e). Puis à 4 contre 4 sur une reprise de Yudin (52e).

Ce fut clairement le moins bon match des Suisses. Privés de deux défenseurs de poids - Fora et Marti - l'arrière-garde a souffert même si Frick, par exemple, a livré son match. Devant, certains joueurs comme Pestoni, Riat, Miranda ou Bachofner sont passés à côté de leur partie.

 

(ATS)

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Euro 2020

Une victoire capitale pour la Russie

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La joie d'Aleksei Miranchuk après son but. CREDIT: KEYSTONE/EPA/Kirill Kudryavtsev / POOL

Quatre jours après sa défaite 3-0 sans appel devant la Belgique, la Russie a redressé la tête. Elle a battu la Finlande 1-0 à Saint-Pétersbourg pour se relancer pleinement dans le groupe B.

La Sbornaya doit sa victoire à une réussite d'Alekseï Miranchuk dans le temps additionnel de la première période. Le joueur de l'Atalanta a trompé le gardien Lukas Hradecky d'une subtile frappe du gauche au terme d'une action de toute beauté conduite avec Artem Dzyuba.

Cette réussite démontre que les Russes peuvent parfois témoigner d'une très grande inspiration. Qu'Alekseï Miranchuk peut aussi réussir des choses sublimes au même titre que le Monégasque Aleksandr Golovin qui n'a pas, toutefois pour l'instant, réédité dans cet Euro ses magnifiques performances sous le maillot de l'AS Monaco.

La Finlande peut nourrir toutefois des regrets. Après seulement cinq minutes, une réussite de Joel Pohjanpalo, auteur d'un doublé contre la Suisse à Saint-Gall le 31 mars dernier, était annulée par la VAR pour un hors-jeu de quelques centimètres. En seconde période, elle a, à quelques reprises, semé le trouble dans la défense russe sans toutefois marquer ce but qui lui aurait ouvert les portes des huitièmes de finale après son succès 1-0 contre le Danemark.

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Sport

Tennis: Roger Federer éliminé, une défaite qui fait tache

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Roger Federer: il ne gagnera pas dimanche un 11e titre à Halle. (© KEYSTONE/EPA/SASCHA STEINBACH)

Roger Federer ne gardera pas un souvenir lumineux de son premier affrontement contre un joueur né en 2000. Le Bâlois a bu la tasse à Halle devant Félix Auger-Aliassime (ATP 21).

Né un 8 août comme Roger Federer, le Canadien s'est imposé 4-6 6-3 6-2 en huitième de finale du tournoi ATP 500 de Halle. Agressif en retour et capable aussi de tenir parfaitement l'échange avec son slice de revers, Felix Auger-Aliassime n'a strictement rien volé. Finaliste malheureux dimanche dernier à Stuttgart face à Marin Cilic, le nouvel élève de... Toni Nadal fut bien le meilleur joueur sur le court.

Un début du troisième set catastrophique

Roger Federer a, ainsi, réussi un petit hold-up au premier set, enlevé 6-4 grâce à une fulgurance au septième jeu avec notamment ce passing de revers le long de la ligne qui lui a permis de ravir le service du Canadien. Ce jeu fut le seul au cours duquel Félix Auger-Aliassime devait laisser une ouverture. Pour le reste, le Canadien a rendu une brillante copie. Il a eu le mérite de ne pas se décourager après avoir galvaudé huit balles de break sur huit. La neuvième lui offrait le break pour mener 4-2 au deuxième set. Il pouvait ensuite ravir le service de Roger Federer aux premier et troisième jeux de la dernière manche pour cueillir sans doute la plus belle victoire de sa carrière.

Roger Federer ne disputera donc pas un 18e quart de finale à Halle où il a cueilli le titre à dix reprises déjà. A moins de deux semaines du rendez-vous suprême de Wimbledon, cette élimination fait tache alors qu'il était venu en Allemagne pour faire le plein de confiance. Son apathie au début de la troisième suscite certaines inquiétudes. Comme si les dix-neuf ans d'écart entre les deux adversaires pesaient vraiment.

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Euro 2020

Italie - Suisse: une si longue attente

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L'ambiance est au beau fixe au sein de l'équipe de Suisse où Embolo a le sourire communicatif pour Seferovic et Gavranovic. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'attente a été longue: 59 ans et 9 jours pour vivre à nouveau un Italie - Suisse en phase finale d'une grande compétition.

Le 7 juin 1962 à Santiago, les Azzurri avaient battu la Suisse 3-0 lors du premier tour de la Coupe du monde organisée au Chili.

La Suisse aurait dû bénéficier d'une première chance pour prendre sa revanche avant cette rencontre de mercredi (21.00) à Rome. L'histoire nous rappelle que l'Italie l'attendait à Hambourg pour un quart de finale de la Coupe du monde 2006. Mais coupable d'une tragique erreur de coaching lors de son huitième de finale face à l'Ukraine, la Suisse avait courbé ce rendez-vous. Quinze ans après, les regrets sont toujours immenses. On a de la peine à mesurer quel aurait été l'engouement d'un Italie - Suisse en quart de finale de la Coupe du monde.

Joué d'avance ?

Celui de mercredi ne suscite pas la même ferveur. Les contraintes de la pandémie freinent l'afflux des supporters suisses qui auraient, dans un monde normal, accourus vers le Ville éternelle. Le déséquilibre des forces en présence avec une Italie qui reste sur une série de 28 rencontres sans défaite et un "onze" suisse qui s'est littéralement pris les pieds dans le tapis samedi à Bakou incite, par ailleurs, à croire que ce match est joué d'avance. Avec un Xhedan Shaqiri trop juste sur le plan physique et un Haris Seferovic désespérément à la recherche d'un déclic dans une phase finale, la Suisse possède-t-elle vraiment des arguments pour inquiéter une "Nazionale" maitresse de son sujet lors du match d'ouverture contre la Turquie (3-0) ? La question peut se poser.

Il convient toutefois de ne pas peindre le diable sur la muraille. La Suisse sait gagner à Rome comme elle l'avait démontré le 27 octobre 1982 grâce à une réussite de Rudi Elsener. Elle a, surtout, développé un fond de jeu qui lui permet de rivaliser vraiment avec les meilleurs. A l'unique condition, toutefois, que Granit Xhaka et Remo Freuler livrent une tout autre performance qu'à Bakou. Le seul prestige de l'adversaire laisse penser que cela sera le cas.

Un sacré dilemme

Le choix des hommes ne sera pas l'unique dilemme auquel sera confronté Vladimir Petkovic en ce 16 juin. Il sait que son équipe prendra une option sans doute décisive sur la première place du groupe en cas de succès mercredi. Mais avec un nul ou une défaite, elle jouera son destin dimanche à Bakou face à la Turquie. Les limites physiques de plusieurs cadres - Xherdan Shaqiri, Ricardo Rodriguez et Fabian Schär - doivent également entrer dans sa réflexion. Faut-il tenter le tout pour le tout à Rome au risque de se brûler les ailes pour le match de dimanche ou faut-il "sacrifier" ce match contre l'Italie pour jeter toutes les forces contre les Turcs ?

L'éventuelle titularisation de Xherdan Shaqiri dévoilera les intentions du "Mister". S'il aligne le Bâlois au coup d'envoi, Vladimir Petkovic enverra un message clair: la Suisse jouera le coup à fond sans arrière pensée. En revanche s'il lui réserve un rôle de joker, on comprendra que la Suisse misera essentiellement sur une victoire contre la Turquie pour se hisser en huitième de finale. Il est, en effet, bien illusoire de croire que le no 23 possède les jambes pour enchaîner trois matches en huit jours sans, à un moment donné, crier pouce.

Dans le camp italien, l'unique interrogation tourne autour de la présence de Marco Verratti. Remis de sa blessure au genou droit, le demi du PSG a repris l'entraînement collectif dimanche. Il est apte à jouer, mais Roberto Mancini pourrait lui laisser plus de temps et reconduire Manuel Locatelli en ligne médiane aux côtés de Jorginho et du merveilleux Nicolo Barella. Si le sélectionneur italien joue la prudence, les adeptes du beau jeu ne pourront cacher une certaine frustration. Ils auraient, en effet, sans doute payé très cher sans doute pour vivre un duel entre Marco Verratti et Granit Xhaka.

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Euro 2020

Les Bleus affichent leurs ambitions

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Le malheureux autogoal d'Hummels. (©Keystone/EPA/Alexander Hassenstein / POOL)

La France a affiché ses ambitions pour son entrée dans l'Euro 2021 à Munich. Les champions du monde en titre, très solides, ont dominé une Allemagne trop inoffensive 1-0 dans le groupe F.

Les Bleus ont fait la décision grâce à un autogoal d'Hummels à la 20e. Ils ont le plus souvent laissé le ballon à leurs adversaires, mais ont parfois été dangereux sur les contres. Ils ont cru doubler la mise en fin de match par Benzema, mais le but a été annulé pour un hors jeu de Mbappé.

Kanté et Pogba ont été impériaux à mi-terrain, Mbappé a posé bien des problèmes à la défense allemande et la charnière centrale Varane - Kimpembe s'est montrée imperturbable. Et Lloris? Il n'a pas eu le moindre arrêt difficile à faire...

Hummels en difficulté

Le rappel en sélection allemande de Mats Hummels, réclamé par les fans et les observateurs, n'a pas franchement été un succès. Le défenseur central s'est fait l'auteur d'un malheureux autogoal et il a énormément souffert face à la vitesse de Mbappé.

Si l'Allemagne a eu davantage le ballon que les Bleus, elle n'a pas su en faire quelque chose de dangereux. Le travail inlassable de Kanté devant sa défense a tué dans l'oeuf de nombreuses actions de la Mannschaft. Et Pogba, au four et au moulin, a inspiré la majorité des actions offensives.

Une tête de Pogba non cadrée (16e) puis un tir de Mbappé stoppé par Neuer (17e) posaient les premiers jalons avant l'ouverture du score. Une passe de l'extérieur de Pogba trouvait Hernandez sur le flanc gauche et son centre à destination de Mbappé était dévié dans son propre but par Hummels pour un classique autogoal (20e).

Poteau de Rabiot

Pour l'Allemagne, seul un essai de Gündogan non cadré faisait passer quelques frissons aux fans des Bleus (38e) en première mi-temps. A la reprise, la France frôlait le numéro deux. Mbappé décalait Rabiot sur la gauche et ce dernier ajustait le poteau (52e).

Les Allemands ont mis ensuite enfin plus d'intensité dans leurs actions, et Gnabry, en bonne position, manquait de peu la cible (54e). L'absence d'un véritable avant-centre dans leurs rangs a été cruellement ressentie. Ils n'ont aussi pas su exploiter plusieurs coups francs bien placés.

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Euro 2020

Le Portugal a dû patienter

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Ronaldo scelle le score final. (©KEYSTONE/EPA/Laszlo Balogh / POOL)

Le Portugal a entamé victorieusement l'Euro 2021 à Budapest en battant la Hongrie 3-0. Mais les tenants du titre ont dû faire preuve de patience: les buts sont tombés dans les dix dernières minutes.

La domination, souvent écrasante, des Portugais a tardé à être concrétisée au score. Il a fallu un tir de Guerrero dévié par Orban pour briser la résistance hongroise à la 84e. Trois minutes plus tard, Ronaldo doublait la mise sur penalty pour inscrire le 10e but de sa carrière dans un Euro. CR7 ajoutait même le numéro trois dans les arrêts de jeu.

Score trop sévère

Le résultat, quand même bien trop sévère, répond à la logique. Les champions d'Europe ont étouffé leurs adversaires presque en permanence, mais ils ont longtemps séché à la conclusion. Diogo Jota (5e/40e) a été deux fois dangereux, mais il s'est heurté à un excellent Gulasci. Ronaldo avait aussi gâché une énorme occasion à la 43e, ne cadrant pas en excellente position à cinq mètres du but.

Dans ce groupe F dit "de la mort", la Hongrie fait figure de petit poucet. Mais elle a joué sa chance à fond, défendant avec énergie et talent et tentant quelques incursions sporadiques dans le camp adverse. Les supporters qui avaient rempli le stade de Budapest lui ont donné un grand soutien, mais cela n'a finalement pas suffi.

Plus compliqué que prévu

Il n'empêche que la France et l'Allemagne sont prévenues. Jouer contre les Magyars chez eux sera peut-être un peu plus compliqué qu'initialement prévu. Pour le Portugal, qui a enfin gagné le premier match dans un grand tournoi après cinq échecs (trois nuls, deux défaites), les signaux sont au vert. Car la différence de but pourrait avoir son importance dans ce groupe.

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