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Jeux olympiques

Raphaël Ahumada: "C'était un rêve utopique, pas un objectif"

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La plus belle victoire de Raphaël Ahumada (à gauche)? Les deux titres de Champions d'Europe qu'il a obtenu avec Jan Schäuble (à droite) en 2023 et, ici, en 2024. ©Tamas Kovacs/MTI via AP

Raphaël Ahumada vivra, dans quelques jours, ses premiers Jeux Olympiques. Il représentera la Suisse en aviron. Un sport qui est arrivé dans sa vie un peu par hasard. Rencontre.

C’est depuis Sarnen que Raphaël Ahumada se prête au jeu de l’interview. Dans le chef-lieu du canton d’Obwald se trouve le Centre de l’Aviron Suisse. “C’est l’endroit où l’équipe suisse s’entraîne, explique Raphaël. Ça permet de mettre tous les meilleurs rameurs du pays ensemble.” À quelques semaines des Jeux Olympiques, les entraînements deviennent intenses, “mais maintenant, c’est plus une question d’affûter tout ça, d’ajouter de l’explosivité et faire des ajustements. C'est en hiver qu’on construit la base et qu’on s’entraîne beaucoup.”

Mais comment le rameur de Denges est-il arrivé jusque-là? Retour en arrière.

 

De l'hiver à l'été

C’est bien loin des bateaux, des lacs et des rames que la carrière sportive de Raphaël Ahumada a commencé. Avant l’aviron, et depuis son plus jeune âge, il chaussait… des patins à glace pour jouer au hockey.

Si le Vaudois a commencé à ramer, c’est à moitié par hasard, et à moitié une affaire de famille. Un flyer avait été déposé dans la boîte aux lettres familiale. C’était le club d’aviron de Morges qui faisait de la pub pour une semaine d’initiation pendant les vacances scolaires. À ce moment, il a 12 ans. “Moi je connaissais pas l’aviron, ma maman n’en faisait pas, mon papa non plus. Par contre ma tante, en faisait en amateur. Elle m’avait déjà conseillé d’essayer parce que j’ai beaucoup d’énergie. En plus, j’avais tendance à me tenir pas très droit et l’aviron ça force à se tenir droit.”

Avec ces conseils dans un coin de sa tête, il s’inscrit au cours avec son meilleur ami. “Ça m'a direct plu et l’ambiance était super sympa et je me suis inscrit au club après cette semaine d’initiation.” Et alors, ces premières sensations sur le bateau? “Elles étaient assez bonnes. Je me souviens avoir assez bien réussi à me débrouiller dès le début et à épater ceux qui m’entraînaient. J’étais assez content, assez fier. Quand les grands disent que c’est bien, ça fait plaisir quand t’es petit”, s’amuse le rameur.

Ce coup de foudre avec l’aviron a-t-il balayé le hockey sur glace?

Raphaël AhumadaRameur

Et ses performances en aviron lui ont effectivement donné encore plus raison. Il ne lui aura fallu que deux ans pour décrocher un premier titre de champion Suisse. Le palmarès a ensuite suivi en toute logique. Entre autres, il gagne le classement général de la Coupe du Monde en 2022 et 2023 et devient Champion d’Europe en 2023 et 2024.

 

Le duo à battre

Raphaël Ahumada a quitté un sport d’équipe pour en rejoindre un autre. Le Vaudois concourt en deux de couple. Mais les duos ne sont pas tout à fait fixes. Chaque année, les rameurs les plus rapides de Suisse sont en quelque sorte sélectionnés pour les trials. Ils réalisent des tests en individuel. Puis, ils réalisent des courses en faisant toutes les combinaisons possibles de rameurs. Ceci afin de trouver le double le plus rapide.

Ces dernières années, c’est Raphaël Ahumada et Jan Schäuble qui sont les plus rapides. Et la clé pour atteindre un tel niveau, c’est la communication entre coéquipiers.

Raphaël AhumadaRameur

Dans le bateau, chacun a sa position. Le Vaudois est placé à l’arrière du bateau (dans le sens de marche). C’est lui le chef de nage, il donne le rythme. Son coéquipier, dans son dos, s’occupe de la direction et de donner les ordres pour qu’ils soient coordonnés. Mais ce qui fait la force de la paire Ahumada/Schäuble, c’est que leurs qualités personnelles se complètent.

Raphaël AhumadaRameur

 

Tout reste encore à faire

C’est ainsi que le duo a d’abord qualifié le bateau suisse pour les Jeux Olympiques de Paris. Et qu’il a ensuite prouvé qu’il était le duo de rameurs le plus rapide. Le processus est long et peut s’avérer stressant. En effet, entre la qualification du pays et des athlètes, il y a ces fameux trials à Sarnen. Il se peut donc que les rameurs qui qualifient le bateau ne soient pas ceux qui vont aux JO. Mais pas de quoi perturber Raphaël Ahumada.

Raphaël AhumadaRameur

Et au moment d’apprendre sa sélection officielle, Raphaël Ahumada a préféré garder les pieds sur terre.

Raphaël AhumadaRameur

Que ce soit à l’époque où il jouait au hockey, ou depuis qu’il pratique l’aviron, le Dangereux a-t-il toujours rêvé de participer aux Jeux Olympiques?

Raphaël AhumadaRameur

Le Vaudois qui regardait, émerveillé, les Jeux Olympiques à la télé, avec son grand-père passionné de sport peut maintenant s’autoriser à rêver.

Les épreuves d’aviron débuteront le 27 juillet.

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Jeux olympiques

Le CIO rétablit les tests génétiques de féminité pour les JO 2028

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Porteuse du gène SRY, Caster Semenya, ici en 2022, ne pourrait plus concourir aux JO (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le CIO a conditionné jeudi la participation aux épreuves féminines des JO 2028 de Los Angeles à des tests chromosomiques. Ils étaient déjà en vigueur de 1968 à 1996 dans le monde olympique.

L'admissibilité aux compétitions olympiques féminines "est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin", non-porteuses du gène SRY, a expliqué le CIO dans un communiqué, après une réunion de sa commission exécutive.

En tournant le dos aux règles édictées en 2021, qui laissaient chaque fédération internationale fixer sa politique, le CIO bannit à la fois les sportives transgenres et une grande partie des athlètes intersexes, naturellement porteuses de variations génétiques tout en étant considérées comme des filles depuis leur naissance.

Cette nouvelle politique, la première mesure majeure de la Zimbabwéenne Kirsty Coventry depuis son élection il y a un an à la tête de l'instance olympique, s'appliquera à partir des JO 2028 et "n'est pas rétroactive".

Elle ne remet donc pas en cause la médaille d'or obtenue aux JO de Paris par la boxeuse algérienne Imane Khélif, qui a elle-même indiqué être porteuse du gène SRY bien que née fille et constamment présentée comme telle par le CIO quand elle était attaquée sur son genre.

Dans le détail, il reviendra aux fédérations internationales et aux instances sportives nationales d'organiser ces tests chromosomiques, qui devront être passés "une seule fois dans la vie de l'athlète", a indiqué le CIO.

Ces politiques sont déjà en vigueur depuis l'an dernier dans trois disciplines, l'athlétisme, la boxe et le ski, bien que leur application soulève des difficultés pratiques et légales: en France par exemple, les lois de bioéthique ne permettent pas de test génétique sans nécessité médicale.

Le CIO avait déjà eu recours à des tests chromosomiques de féminité entre 1968 et les JO 1996 d'Atlanta, avant d'y renoncer en 1999 sous la pression de la communauté scientifique qui contestait leur pertinence, et de sa propre commission des athlètes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Wasserman soutenu par son comité exécutif

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Dans la tourmente, Casey Wasserman reste le patron des JO 2028 (© KEYSTONE/AP/DAMIAN DOVARGANES)

Le comité exécutif des Jeux olympiques et paralympiques de Los Angeles 2028 a soutenu mercredi le président du comité d'organisation Casey Wasserman.

Wasserman est dans la tourmente depuis fin janvier et l'apparition de son nom dans les fichiers de l'affaire Epstein.

M. Wasserman (51 ans), patron des prochains JO d'été et personnalité influente d'Hollywood avec son agence de gestion de stars, avait échangé des courriels salaces en 2003 avec Ghislaine Maxwell, l'ex-compagne de Jeffrey Epstein, emprisonnée pour avoir aidé le financier décédé à recruter des prostituées mineures, ce qu'il dit "regretter profondément".

Mis sous pression par des élus de Los Angeles et des personnalités du monde du spectacle qui demandent sa démission, Casey Wasserman a vu mercredi le comité exécutif des JO 2028 assurer dans un communiqué qu'il continuerait dans ses fonctions. "Vu les faits avancés et le leadership démontré ces dix dernières années, M. Wasserman doit continuer à diriger LA28 afin d'organiser des Jeux réussis", écrit le comité.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Jeux olympiques

🔴 En direct - Suivez les Jeux Olympiques de Milan-Cortina sur LFM

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Les anneaux Olympiques sur le Stelvio Ski Center à Bormio (AP Photo/Luca Bruno)

Avec Milan-Cortina, l’Italie accueille pour la troisième fois de son histoire les Jeux olympiques d’hiver. La délégation suisse est composée de 84 femmes et 91 hommes. Plus de la moitié d’entre eux vivront leurs premiers Jeux, parmi lesquels la Vaudoise Caroline Ulrich pour une première historique. LFM vous propose de suivre l’intégralité des Jeux olympiques en direct jusqu’au 22 février.

 

Avec Keystone-ATS

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Jeux olympiques

🟢 Nos Vaudois aux JO | Caroline Ulrich à la conquête de l'histoire

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Caroline Ulrich en action à Courchevel en France, le 16 janvier 2026 (KEYSTONE/Maxime Schmid)

L'excitation monte pour Caroline Ulrich. À 23 ans, la jeune athlète de La Tour-de-Peilz s'apprête à vivre un moment historique: la toute première apparition du ski-alpinisme au programme olympique, à Milan-Cortina.

Pour Caroline Ulrich, ces Jeux ne sont pas seulement une compétition de plus, c'est l'aboutissement d'un rêve qui semblait encore lointain il y a peu. Membre d'une délégation suisse record composée de 175 athlètes, elle portera haut les couleurs vaudoises dans une discipline qui lui a déjà souri par le passé. Double médaillée d'or aux Jeux Olympiques de la Jeunesse à Lausanne en 2020, la skieuse de La Tour-de-Peilz aborde cette échéance avec un mélange de fierté et de réalisme.

Une grande première pour le ski-alpinisme

L’entrée du ski-alpinisme aux JO change la donne pour les athlètes de la discipline. «C’est vrai que j’avais déjà eu l’occasion de participer aux Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2020 à Lausanne, c’était aussi une première pour le ski-alpinisme», se souvient-elle. Pour elle, voir son sport rejoindre «les grands» est un privilège.

«C’est vraiment un privilège et une grande chance. C’est aussi une belle opportunité et on espère que ça permettra de plus faire connaître notre sport»

Sur les pistes de Bormio, où se dérouleront les épreuves, le format olympique se concentrera sur le sprint et le relais mixte. Le sprint, une spécialité qui combine montée rapide à ski, portage et descente technique, débutera le 19 février.

Gérer la pression du «Graal» olympique

Si pour beaucoup la médaille olympique représente le sommet d'une carrière, Caroline Ulrich tente de garder les pieds sur terre malgré l'enjeu.

«C’est plutôt une chance de faire ça dans ma carrière. Cce n’est pas forcément le point d’orgue même si je sais que ça sera un des grands événements»

Fidèle à ses racines, la Boélande n'oublie pas d'où elle vient. Née à Vevey et habitante de La Tour-de-Peilz, elle incarne cette relève sportive vaudoise qui brille par sa simplicité et sa détermination. Devenir olympienne est pour elle une distinction rare qu'elle compte «garder avec [elle] jusqu’à la fin de [sa] vie».

La gestion du stress est au cœur de sa préparation. L'athlète confie chercher encore son chemin pour aborder l'événement avec sérénité.

«J'essaie de me préparer à voir les choses d'une manière où je pourrais mettre de la pression de côté et vraiment être capable de donner mon 100%»

Malgré les attentes, elle espère que la pression ne viendra pas prendre le pas sur le reste.

Avec IA

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