Jeux olympiques
Robin Godel: "Avec Grandeur, c'est comme si rien ne peut nous arriver"
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2024/07/401901993_highres-1000x600.jpg&description=Robin Godel: "Avec Grandeur, c'est comme si rien ne peut nous arriver"', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Robin Godel est un réel exemple. Après avoir vécu un cauchemar à Tokyo, le cavalier fribourgeois, mais basé à Avenches, revient à Paris pour ses deuxièmes Jeux Olympiques. Rencontre.
Les chevaux ont toujours fait partie de la vie de Robin Godel. Ce genre de phrase est parfois une hyperbole. Dans le cas du cavalier, c’est presque un euphémisme.
La première fois qu’il est monté à cheval, c’était dans le ventre de sa maman, elle aussi cavalière. Elle l’a ensuite emmené avec elle avant même qu’il ne sache marcher. “Les chevaux ont toujours été dans ma vie, raconte le cavalier de 25 ans. C’est venu très naturellement, depuis que je suis tout petit, je me suis jamais posé la question si je voulais faire d’autres sports, ça a toujours été très clair que c’était ça.” Il s’est tout de même essayé à d’autres sports, mais les chevaux n’étaient jamais bien loin et “c’est au final là-dedans que je me sens le mieux.”
En toute logique, il a fait son brevet très tôt, s’est d’abord mis au saut d’obstacles avant de se tourner vers le concours complet. “C’est vraiment la discipline du cross qui me fait aimer ça, l’adrénaline, explique-t-il avec des étoiles dans les yeux. C’est une discipline différente, où on est très proche de nos chevaux.” C’est donc un lien tout particulier qu’entretient Robin Godel avec ses chevaux, et avec sa maman.
Les grandes compétitions à son actif ne se comptent plus. De multiples titres de Champion Suisse, des épreuves aux Championnats d’Europe et du Monde. Mais la plus belle victoire, c’est chez lui, à Avenches, dans les Championnats suisses qu’il l’a décrochée. “C’est toujours des supers moments. On est régulièrement en concours dans toute l’Europe, donc assez loin. À Avenches, ça permet à plus de mes proches de venir me soutenir et c’est toujours spécial de partager la victoire avec eux.
Une revanche à prendre
Parmi cet impressionnant palmarès, il y a aussi une première participation aux JO en 2021, à Tokyo. Une compétition à laquelle Robin Godel a toujours rêvé. “Depuis tout petit, je regarde les autres sports, c’est quelque chose qui fait rêver tout enfant qui aime le sport”, se souvient-il. Et du moment que le Fribourgeois d’origine a fait des sports équestres son métier, les Jeux Olympiques, c’est devenu plus qu’un rêve.
Les sports équestres, ce sont des disciplines d’expérience. C’est-à-dire qu’ils peuvent être pratiqués à haut niveau pendant longtemps. Alors il arrive que les athlètes que l’on voyait à la télé deviennent des coéquipiers ou des concurrents. “Le moment où j’ai commencé à être à ce niveau là, c’était à mes premiers Championnats du Monde dans l’élite, aux États-Unis, se remémore Robin Godel. Donc je m’étais retrouvé avec Steve Guerdat ou Martin Fuchs. Je les admire depuis tout petit, donc ça fait vraiment bizarre de pouvoir concourir au même niveau qu’eux, dans la même compétition.”
Les Jeux Olympiques de Tokyo ont malheureusement viré au drame pour le cavalier. Son cheval, Jet Set, avait mal réceptionné un saut et s’était déchiré un ligament. Il avait dû être euthanasié peu de temps après. Garder un bon souvenir de cette première sélection olympique n’est donc pas aisé. Mais ça n’a pas freiné le cavalier.
L’effort du cavalier pour séparer l’accident de l’événement a sans aucun doute été immense. On le sent dans sa voix lorsqu’il en parle. Mais c’est certainement cette force mentale qui lui a permis de se relever et de se qualifier à nouveau pour les JO.
Le processus de qualification est long, mais le cavalier l’a bien vécu. “Je ne suis pas quelqu’un qui me met beaucoup de pression, donc c’est plutôt de la pression positive. On a eu une très bonne préparation cet hiver et on a gagné tous les concours qu’on a fait cette année, donc ça nous mettait en bonne position pour l’équipe et j’étais assez confiant pour ma sélection.”
Il ne faut cependant pas oublier que ces athlètes travaillent avec des chevaux. “Ce sont des animaux qui sont très sensibles, ajoute Robin Godel, donc on est jamais sûrs de ce qui peut arriver jusqu’au dernier moment. Mais c’est toujours une grande satisfaction de voir que le staff nous fait confiance.” Est-ce que le fait que la sélection ne dépende pas que de soi ajoute un petit stress supplémentaire?
Confiance aveugle
Les épreuves parisiennes débutent dans quelques jours. Le but d’ici là: ne pas se mettre trop de pression. “Mon objectif, c’est de ne rien changer à l’entraînement, de laisser mon cheval dans la routine.” C’est Grandeur de Lully qui accompagnera Robin Godel sur le concours complet.
Voir cette publication sur Instagram
Une relation qui a donc pu atteindre ce stade grâce au fameux déclic. Si c’est surtout une question de ressenti, le cavalier tente d’expliquer ce moment qui change tout.
Quant à décrire la sensation lorsque l’on monte, c’est quasi impossible de mettre des mots dessus. “Souvent, le sentiment que j’ai en m'élançant sur un parcours avec Grandeur, c’est qu’il pourrait y aller les yeux fermés, me faire confiance et ça irait la même chose. C’est le sentiment que rien ne peut nous arriver, même si c’est un parcours difficile, tout se passe bien.”
À Paris, la paire s’élancera sur un parcours hors du commun. C’est en effet dans les jardins de Versailles qu’auront lieu les épreuves de sports équestres. De quoi réjouir les cavaliers.
Le tracé sera en effet gardé secret jusqu’au dernier moment. De quoi rendre l’épreuve encore plus excitante. “C’est une petite touche de surprise”, sourit Robin Godel. Dans quelques jours, le cavalier visera un podium en équipe et un top 8 en individuel. Réponse dès le 27 juillet.
Jeux olympiques
Le CIO rétablit les tests génétiques de féminité pour les JO 2028
Le CIO a conditionné jeudi la participation aux épreuves féminines des JO 2028 de Los Angeles à des tests chromosomiques. Ils étaient déjà en vigueur de 1968 à 1996 dans le monde olympique.
L'admissibilité aux compétitions olympiques féminines "est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin", non-porteuses du gène SRY, a expliqué le CIO dans un communiqué, après une réunion de sa commission exécutive.
En tournant le dos aux règles édictées en 2021, qui laissaient chaque fédération internationale fixer sa politique, le CIO bannit à la fois les sportives transgenres et une grande partie des athlètes intersexes, naturellement porteuses de variations génétiques tout en étant considérées comme des filles depuis leur naissance.
Cette nouvelle politique, la première mesure majeure de la Zimbabwéenne Kirsty Coventry depuis son élection il y a un an à la tête de l'instance olympique, s'appliquera à partir des JO 2028 et "n'est pas rétroactive".
Elle ne remet donc pas en cause la médaille d'or obtenue aux JO de Paris par la boxeuse algérienne Imane Khélif, qui a elle-même indiqué être porteuse du gène SRY bien que née fille et constamment présentée comme telle par le CIO quand elle était attaquée sur son genre.
Dans le détail, il reviendra aux fédérations internationales et aux instances sportives nationales d'organiser ces tests chromosomiques, qui devront être passés "une seule fois dans la vie de l'athlète", a indiqué le CIO.
Ces politiques sont déjà en vigueur depuis l'an dernier dans trois disciplines, l'athlétisme, la boxe et le ski, bien que leur application soulève des difficultés pratiques et légales: en France par exemple, les lois de bioéthique ne permettent pas de test génétique sans nécessité médicale.
Le CIO avait déjà eu recours à des tests chromosomiques de féminité entre 1968 et les JO 1996 d'Atlanta, avant d'y renoncer en 1999 sous la pression de la communauté scientifique qui contestait leur pertinence, et de sa propre commission des athlètes.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Wasserman soutenu par son comité exécutif
Le comité exécutif des Jeux olympiques et paralympiques de Los Angeles 2028 a soutenu mercredi le président du comité d'organisation Casey Wasserman.
Wasserman est dans la tourmente depuis fin janvier et l'apparition de son nom dans les fichiers de l'affaire Epstein.
M. Wasserman (51 ans), patron des prochains JO d'été et personnalité influente d'Hollywood avec son agence de gestion de stars, avait échangé des courriels salaces en 2003 avec Ghislaine Maxwell, l'ex-compagne de Jeffrey Epstein, emprisonnée pour avoir aidé le financier décédé à recruter des prostituées mineures, ce qu'il dit "regretter profondément".
Mis sous pression par des élus de Los Angeles et des personnalités du monde du spectacle qui demandent sa démission, Casey Wasserman a vu mercredi le comité exécutif des JO 2028 assurer dans un communiqué qu'il continuerait dans ses fonctions. "Vu les faits avancés et le leadership démontré ces dix dernières années, M. Wasserman doit continuer à diriger LA28 afin d'organiser des Jeux réussis", écrit le comité.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Jeux olympiques
🔴 En direct - Suivez les Jeux Olympiques de Milan-Cortina sur LFM
Avec Milan-Cortina, l’Italie accueille pour la troisième fois de son histoire les Jeux olympiques d’hiver. La délégation suisse est composée de 84 femmes et 91 hommes. Plus de la moitié d’entre eux vivront leurs premiers Jeux, parmi lesquels la Vaudoise Caroline Ulrich pour une première historique. LFM vous propose de suivre l’intégralité des Jeux olympiques en direct jusqu’au 22 février.
Avec Keystone-ATS
Jeux olympiques
🟢 Nos Vaudois aux JO | Caroline Ulrich à la conquête de l'histoire
L'excitation monte pour Caroline Ulrich. À 23 ans, la jeune athlète de La Tour-de-Peilz s'apprête à vivre un moment historique: la toute première apparition du ski-alpinisme au programme olympique, à Milan-Cortina.
Pour Caroline Ulrich, ces Jeux ne sont pas seulement une compétition de plus, c'est l'aboutissement d'un rêve qui semblait encore lointain il y a peu. Membre d'une délégation suisse record composée de 175 athlètes, elle portera haut les couleurs vaudoises dans une discipline qui lui a déjà souri par le passé. Double médaillée d'or aux Jeux Olympiques de la Jeunesse à Lausanne en 2020, la skieuse de La Tour-de-Peilz aborde cette échéance avec un mélange de fierté et de réalisme.
Une grande première pour le ski-alpinisme
L’entrée du ski-alpinisme aux JO change la donne pour les athlètes de la discipline. «C’est vrai que j’avais déjà eu l’occasion de participer aux Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2020 à Lausanne, c’était aussi une première pour le ski-alpinisme», se souvient-elle. Pour elle, voir son sport rejoindre «les grands» est un privilège.
«C’est vraiment un privilège et une grande chance. C’est aussi une belle opportunité et on espère que ça permettra de plus faire connaître notre sport»
Sur les pistes de Bormio, où se dérouleront les épreuves, le format olympique se concentrera sur le sprint et le relais mixte. Le sprint, une spécialité qui combine montée rapide à ski, portage et descente technique, débutera le 19 février.
Gérer la pression du «Graal» olympique
Si pour beaucoup la médaille olympique représente le sommet d'une carrière, Caroline Ulrich tente de garder les pieds sur terre malgré l'enjeu.
«C’est plutôt une chance de faire ça dans ma carrière. Cce n’est pas forcément le point d’orgue même si je sais que ça sera un des grands événements»
Fidèle à ses racines, la Boélande n'oublie pas d'où elle vient. Née à Vevey et habitante de La Tour-de-Peilz, elle incarne cette relève sportive vaudoise qui brille par sa simplicité et sa détermination. Devenir olympienne est pour elle une distinction rare qu'elle compte «garder avec [elle] jusqu’à la fin de [sa] vie».
La gestion du stress est au cœur de sa préparation. L'athlète confie chercher encore son chemin pour aborder l'événement avec sérénité.
«J'essaie de me préparer à voir les choses d'une manière où je pourrais mettre de la pression de côté et vraiment être capable de donner mon 100%»
Malgré les attentes, elle espère que la pression ne viendra pas prendre le pas sur le reste.
Avec IA
-
FootballIl y a 3 jours
Alexander Manninger décède dans un accident de la route
-
SuisseIl y a 3 jours
Transparence totale de l'OFSP sur les vaccins contre le Covid-19
-
CultureIl y a 2 jours
Céline Dion et la résilience dans une chanson inédite de Goldman
-
Suisse RomandeIl y a 2 jours
Saxon (VS): une femme décède dans un accident de la circulation
-
VaudIl y a 2 jours
La "vache marine" zurichoise entame une seconde vie à Morges
-
Suisse RomandeIl y a 2 jours
Valais: le nouveau commandant de la police sort de son silence
-
CultureIl y a 1 jour
L'actrice Nathalie Baye est morte
-
Suisse RomandeIl y a 3 jours
Drame du "Constellation": pas de procureur extraordinaire nommé


