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Roland-Garros: Nadal décroche son 20e titre majeur

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Nadal a égalé Federer en glanant son 20e titre du Grand Chelem. (©KEYSTONE/AP/Christophe Ena)

Rafael Nadal peut regarder Roger Federer droit dans les yeux. Le no 2 mondial a égalé le record du Bâlois en s'adjugeant avec la manière son 20e titre du Grand Chelem dimanche à Roland-Garros, où il a triomphé pour la 13e fois.

Le gaucher majorquin s'est imposé 6-0 6-2 7-5 en 2h41' en finale devant le no 1 mondial Novak Djokovic, qui en reste donc à 17 trophées majeurs. Il a en outre atteint dimanche la barre des 100 matches gagnés sur la terre battue parisienne, où il a triomphé de 2005 à 2008, de 2010 à 2014 puis de 2017 à 2020.

Impérial durant une quinzaine où l'on pensait que son lift ferait moins de dégâts en raison du froid et de l'humidité, Rafael Nadal triomphe pour la quatrième fois sans perdre le moindre set à Roland-Garros. Avec 100 victoires, il y a obtenu plus de 10% de ses... 999 succès décrochés sur le circuit!

Le Majorquin a d'ailleurs refusé d'évoquer le fait qu'il avait égalé Roger Federer au nombre de titres majeurs. "Gagner ici veut tout dire à mes yeux. J'ai vécu les moments les plus importants de ma carrière ici. Aujourd'hui, je ne veux penser qu'à Roland-Garros, et pas à ces 20 titres du Grand Chelem", a-t-il lâché sur le court.

A 10 longueurs début 2010

Battu deux fois Porte d'Auteuil (8e de finale 2009 face à Robin Söderling, quart de finale 2015 face à Novak Djokovic) où il a en outre déclaré forfait avant son 3e tour en 2016, Rafael Nadal a néanmoins bien fini par rattraper Roger Federer. Il a conquis quatre titres majeurs depuis le 20e fêté par le Bâlois en 2018 à Melbourne.

Le gaucher majorquin, qui avait débloqué son compteur à Paris en 2005 soit près de deux ans après son éternel rival (Wimbledon 2003), s'est irrémédiablement rapproché depuis maintenant dix ans. Roger Federer comptait en effet 10 longueurs d'avance (16-6) lorsqu'il s'était imposé à l'Open d'Australie en 2010.

Mais Rafael Nadal n'avait alors que 23 ans. Il n'avait pas encore donné sa pleine mesure à New York - ses quatre titres y ont été conquis entre 2010 et 2019 - et n'avait gagné "que" quatre fois à Paris où Roger Federer était tenant du trophée. Novak Djokovic n'avait lui que 22 ans, et ne tourmentait pas encore le Bâlois...

Rafael Nadal est désormais l'égal du plus grand joueur de tous les temps. Capable de gagner à Roland-Garros tant qu'il y prendra part, il pourrait bien y poursuivre sa moisson au printemps prochain. Roger Federer aura tout intérêt à être au sommet de sa forme en janvier à Mebourne, sa fenêtre de tir étant de plus en plus étroite.

Le Bâlois (38 ans) avait égalé l'ancien record de Pete Sampras (14) en décrochant son unique succès à Roland-Garros. Il en était devenu le seul détenteur moins d'un mois plus tard, le 5 juillet 2009, en battant Andy Roddick 16-14 au cinquième set en finale à Wimbledon. Il doit désormais apprendre à partager. Mais pour combien de temps?

Djokovic comme Federer en 2008

Double tenant du titre à l'Open d'Australie, Novak Djokovic (33 ans) rêve lui aussi plus que jamais de ce record. Revanchard après sa disqualification en 8e de finale d'un US Open qui lui était promis, le Serbe a pris un coup sur la tête dimanche. Comme Roger Federer en 2008, il a encaissé un 6-0 en finale à Paris face à Rafael Nadal.

Mais si le Bâlois avait subi cet affront dans le troisième set d'une finale à sens unique (6-1 6-3 6-0 en 1h48'), le Serbe a pris cette "gifle" d'entrée. En trois quarts d'heure de jeu certes, mais sans avoir grand-chose à se reprocher: Rafael Nadal n'a commis que 2 fautes directes dans le premier set, pour 10 coups gagnants!

Et l'Espagnol a longtemps maintenu ce même rythme insolent, livrant pendant les deux premiers sets un véritable récital sans laisser le moindre répit à son adversaire. Novak Djokovic a refait quelque peu surface dans la troisième manche, signant son seul break de l'après-midi pour recoller à 3-3 en se montrant plus conquérant.

Mais Rafael Nadal ne lui a pas laissé le temps de croire en un improbable retour. Il a su resserrer sa garde, profitant d'une double faute du Serbe pour signer son septième break du match à 5-5. Et l'Ibère a conclu sur un jeu blanc, armant un ace sur sa première balle de match pour rejoindre Roger Federer au Panthéon.

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Football

Takahiro Yamamoto, un pionnier japonais aux couleurs de la Suisse

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Granit Xhaka (à gauche) connaît Takahiro Yamamoto de son passage à Arsenal. Le physio y travaille toujours, en plus de son engagement avec la Nati. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Un physio japonais fait partie intégrante du staff de la Nati depuis 2022. Son nom: Takahiro Yamamoto, un pionnier du football nippon en Europe, recommandé par Granit Xhaka en personne.

Né en 1968 à Tokyo, "Taka" Yamamoto n'était pourtant pas vraiment destiné à vivre une Coupe du monde. Son rêve de gosse: devenir joueur professionnel de baseball, dans ce pays fou de "yakyu". "Malheureusement, ça n'a pas fonctionné", se marre le quinquagénaire, que Keystone-ATS a pu rencontrer dans les jardins du Fairmont Grand del Mar, le luxueux camp de base de l'équipe de Suisse à San Diego.

Il a tout de même fait du sport dans sa carrière, après ses études de préparateur physique et d'acupuncture à Tokyo. A la fin des années 1990, il travaille pour le Shonan Bellmare, une formation de J.League, la première division japonaise. Dans ce club basé à Hiratsuka, entre le mont Fuji et la capitale, il rencontre quelqu'un qui va bouleverser sa vie: Hidetoshi Nakata.

Dans le sillage d'une superstar

Le monde du football avait fait la connaissance du milieu de terrain aux Jeux olympiques de 1996, où le Japon avait réussi l'exploit de battre le Brésil. Deux ans plus tard, Nakata signe un contrat avec Pérouse, en Serie A, et devient le deuxième Japonais à s'imposer dans un grand championnat européen après Kazuyoshi Miura.

"C'est à ce moment-là que Nakata m'a appelé, mais je ne pouvais pas le rejoindre tout de suite", se remémore Takahiro Yamamoto. Le jeune trentenaire débarque finalement en Italie en février 2000, alors que Nakata vient de signer à l'AS Rome. Il devient l'entraîneur personnel du numéro 10, qui fut nommé trois fois parmi les 50 candidats au Ballon d'or à cette époque (1998, 1999 et 2001).

Les clubs du calcio se succèdent: après Rome, c'est Parme, puis Bologne et la Fiorentina, avant un ultime prêt en Angleterre, à Bolton. Et Yamamoto suit son employeur sans discuter. "Ce n'était pas moi qui décidais, j'allais où il allait", s'amuse-t-il deux décennies plus tard, un franc sourire dominant son bouc grisonnant.

Mais en 2006, Hidetoshi Nakata, alors superstar du football nippon, range ses crampons à seulement 29 ans. Son dernier match: une défaite face au Brésil synonyme d'élimination au Mondial 2006. Il ne supporte plus la pression liée à son statut et préfère prendre sa retraite avant son déclin.

Un coup de fil décisif

Takahiro Yamamoto se retrouve seul, mais il a entre-temps acquis un nouveau statut. "A Parme, un physio avait eu un accident de voiture et le club m'avait demandé de le remplacer", raconte-t-il. En plus de Nakata, il s'occupe donc aussi de ses coéquipiers, et fait le choix de rester à Bolton après le retrait de son compatriote.

La vie est toutefois rude dans le nord de l'Angleterre pour cet amoureux du soleil. "Passer de Florence à Manchester, ça fait un choc", glisse-t-il. Il retourne donc en Toscane, où il fait face à des galères administratives. "Après un an et demi, je suis finalement parti."

"Taka" pense alors rentrer pour de bon au Pays du Soleil-Levant, retrouver sa famille et ses amis à Tokyo. Mais alors qu'il fait ses valises, il reçoit un appel du staff italien de West Ham, qui le convainc de retourner en Angleterre, à Londres. Il y rencontre son épouse, une Japonaise, avec laquelle il a deux fils aujourd'hui ados, plutôt branchés foot que baseball.

La recommandation de Xhaka

L'expatrié travaille six ans chez les Hammers avant d'être embauché par Arsenal en 2015. C'est chez les Gunners qu'il fait la connaissance de Granit Xhaka. Une relation de confiance se noue entre les deux hommes. "Granit est très fort, surtout au niveau du tronc. C'est une machine. Il enchaînait les matches de 90 minutes sans se blesser. Mais quand il ressentait une petite douleur, c'est moi qu'il venait voir", confie le Japonais.

Alors, quand l'équipe de Suisse renouvelle une partie de son staff en 2022, Xhaka n'hésite pas à recommander Yamamoto. L'intéressé à l'habitude de cumuler les jobs: il a déjà travaillé pour le Pays de Galles, l'Italie (avec laquelle il participe au Mondial 2014) et l'Angleterre.

"J'ai toujours beaucoup de plaisir avec l'équipe de Suisse. C'est l'occasion de voir d'autres visages, de quitter le quotidien du club. C'est vraiment rafraîchissant", énumère le natif du Kanto. Avec la sélection, son travail est davantage axé sur la récupération que sur la rééducation. Sa journée se compose de cinq à six "shifts" que les joueurs peuvent réserver pour profiter de ses soins, en plus de sa présence lors de l'entraînement collectif quotidien.

"Toujours au même endroit"

Ses talents d'acupuncteur sont particulièrement appréciés. Les Suisses sont plutôt ouverts aux aiguilles. "En Angleterre beaucoup moins et les Italiens pas du tout", rigole "Taka"

Et les "Samurai Blue" dans tout ça? Le Londonien d'adoption suit évidemment les résultats de la sélection japonaise, mais ne poursuit pas le rêve d'en faire partie. "Ils ont déjà un excellent staff. Et il y a eu un changement de génération ces dernières années. Je connais moins les jeunes joueurs", explique-t-il.

Et lorsqu'on lui demande ce que ça lui fait de porter les couleurs d'un pays qui n'est pas le sien, "Taka" Yamamoto n'hésite pas un instant et pose l'index sur sa poitrine. "Pour moi, ce n'est pas un problème. Mon coeur est toujours au même endroit."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Mondial 2026: une 100e sélection bien fêtée pour Mbappé

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Mbappé a fêté sa 100e sélection en bleu en ouvrant le score (© Keystone/AP/Petr David Josek)

Comme attendu, la France a déjà décroché son billet pour les 16es de finale de la Coupe du monde. A Philadelphie, les Bleus ont battu l'Irak 3-0 dans leur deuxième match du groupe I.

Kylian Mbappé, qui célébrait sa 100e sélection en équipe de France, a été le grand artisan d'une victoire aisée qui n'a jamais été remise en question. Il a ouvert le score d'une belle frappe du gauche dès la 14e, avant de récidiver à la 54e après une incroyable erreur défensive adverse à la relance.

Ce doublé lui permet de désormais comptabiliser 60 buts internationaux, et surtout 16 en Coupe du monde. Plus que jamais, le joueur du Real Madrid court à la poursuite de Lionel Messi, qui avait porté le record à 18 réussites quelques heures plus tôt. Il aurait même pu se rapprocher davantage de l'Argentin sans un gros raté en fin de rencontre.

Potentiel offensif impressionnant

Ousmane Dembélé, peu en réussite jusque-là, a salé l'addition à la 66e. Ce but va sans doute lui faire du bien au moral. Le potentiel offensif des Bleus a vraiment de quoi inquiéter leurs futurs adversaires. Michael Olise s'est aussi souvent montré dangereux et inspiré, avec notamment deux assists (sur le 1-0 et le 3-0) et un lob sur la barre (58e).

Après, il faudra quand même revoir les Bleus contre une opposition un peu plus sérieuse que celle proposée par des Irakiens bien limités. C'est en voyant ce genre de rencontre qu'il semble légitime de remettre en question le principe d'une Coupe du monde élargie à 48 équipes...

Une pause de plus de deux heures

La partie a été longuement interrompue dès la mi-temps en raison d'une alerte aux orages. La première période s'est conclue sous une pluie battante vers 23h50, et les joueurs n'ont repris le match qu'un peu plus de deux heures plus tard, à 02h01, sur une pelouse gorgée d'eau par endroits.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Le CIO approuve la nouvelle carte des sites

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Le CIO a approuvé la nouvelle carte des sites des JO 2030 (© KEYSTONE/EPA/CYRIL ZINGARO)

Le CIO a validé lundi la nouvelle carte des sites des JO-2030 dans les Alpes françaises. En particulier le transfert du pôle glace à Lyon et l'intégration de Val d'Isère pour le ski alpin.

Finalisée vendredi dernier par les organisateurs, cette "série de mises à jour du plan directeur des sites", qui a rayé de la carte olympique Nice et Méribel, "a été approuvée" par la commission exécutive de l'instance réunie à Lausanne, indique le CIO dans un communiqué.

"Les modifications proposées visent à préserver ou à améliorer l'expérience des athlètes", garantissent des sites "de grande qualité", renforcent "la faisabilité opérationnelle et financière" et améliorent la compacité de l'événement, "toujours organisé autour de quatre noyaux", argumente le CIO.

Il ne s'agit pas encore de la répartition détaillée des sports et des disciplines, qui "sera présentée ultérieurement, une fois que le programme olympique aura été finalisé et que les travaux techniques complémentaires auront été menés à bien", précise l'organisation.

Mais pour l'essentiel, la répartition attendue depuis des mois est arrêtée, alors même qu'elle s'éloigne fortement du projet initial au moment de l'attribution en juillet 2024, qui prévoyait tous les sports de glace et la cérémonie de clôture à Nice, et regroupait le ski alpin dans les stations voisines de Courchevel et Méribel.

Le CIO n'a, en particulier, opposé aucune difficulté au rapatriement du pôle glace à Lyon, décidé après le refus du nouveau maire de Nice, Eric Ciotti, d'installer une patinoire provisoire dans le stade de football de la ville comme projeté par les organisateurs.

Enfin, l'exécutif du CIO a sans surprise approuvé "le choix de Thialf, aux Pays-Bas, comme site proposé par le patinage de vitesse". D'emblée, les organisateurs avaient averti qu'ils délocaliseraient l'épreuve, faute de vouloir construire un anneau de 400 m sur le territoire français.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Le festival Messi continue, l'Argentine en 16es de finale

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Lionel Messi en est déjà à 5 buts dans ce Mondial 2026 (© KEYSTONE/EPA/JEFFREY MCWHORTER)

Le "show" Lionel Messi continue.

L'Argentine a profité de deux nouvelles réussites de son no 10, ses 17e et 18e en Coupe du monde, pour battre l'Autriche 2-0 lundi à Dallas et s'assurer une place en 16es de finale.

C'est à la 38e minute que Lionel Messi est devenu l'unique meilleur buteur de l'histoire des phases finales, devant Miroslav Klose, au terme d'une action qu'il avait initiée. Il a alors repris du plat du pied gauche un centre parfait de Medina, après qu'Almada a laissé sagement passer le ballon entre ses jambes.

Auteur d'un triplé face à l'Algérie pour l'entrée de l'Albiceleste dans ce tournoi, Lionel Messi aurait même dû se retrouver bien plus vite seul au monde. Mais l'octuple Ballon d'Or a raté le penalty dont il a bénéficié à la 9e, avant de manquer son face-à-face avec le portier autrichien Alexander Schlager à la 19e.

L'Argentine s'est ensuite contentée de gérer, face à une équipe d'Autriche entreprenante mais guère dangereuse si l'on excepte ce coup franc de Marcel Sabitzer bien repoussé par Emiliano Martinez (55e). Elle aurait pu se mettre plus vite à l'abri, mais Nicola Gonzalez a trop croisé sa reprise de la tête à la 73e.

Ce n'est qu'à la 95e minute, au terme d'une contre-attaque que Julian Alvarez aurait pu conclure après une superbe transversale de son no 10, que la superstar a doublé la mise en s'y reprenant à deux fois. Lionel Messi aurait même pu voire triple s'il avait transformé son coup franc de la 98e minute...

Un 3e match face à la Jordanie

Avec 6 points, l'Argentine devrait terminer en tête de ce groupe J et s'éviter ainsi un 16e de finale face à l'Espagne. L'Albiceleste se frottera à la Jordanie lors de la troisième et dernière journée de cette poule, dans la nuit de samedi à dimanche (à 5h du matin heure suisse).

L'Autriche, victorieuse (3-1) de la Jordanie en ouverture, se frottera dans le même temps à l'Algérie. Des Algériens qui rêvent de "venger" leur sélection du Mondial 1982, laquelle avait été éliminée dès le 1er tour après que l'Allemagne et l'Autriche avaient "arrangé" un match nul qui qualifiait les deux pays germanophones.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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