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Suisse

Amélioration de l'accès à la psychothérapie

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Le conseiller fédéral Alain Berset (à droite), accompagné du directeur de l'Office fédéral de la santé publique Pascal Strupler, a présenté mercredi son projet pour accélérer la prise en charge des malades atteints de troubles psychiques. (©KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Les psychologues-psychothérapeutes pourront à l'avenir exercer à titre indépendant, sans la surveillance d'un médecin. Le Conseil fédéral a mis en consultation mercredi ce projet qui permet d'accélérer la prise en charge des personnes atteintes de troubles psychiques.

Les prestations fournies par des psychologues, formés en psychothérapie, seront remboursées par l’assurance maladie de base. Mais elles devront avoir été prescrites par un médecin. Les thérapeutes devront aussi posséder une qualification appropriée ainsi qu’une autorisation de pratiquer délivrée par le canton. Ce modèle est déjà appliqué pour la physiothérapie, l'ergothérapie ou la neuropsychologie.

Les psychologues attendaient ce changement depuis longtemps. Actuellement, ils peuvent fournir leurs prestations sous la surveillance d’un médecin et dans le cabinet de celui-ci pour pouvoir être remboursés par l'assurance de base.

Situation pas satisfaisante

Le modèle repose sur un arrêt du Tribunal fédéral, conçu comme une réglementation transitoire avant l’entrée en vigueur en 2013 de la loi sur les professions de la psychologie. Depuis, les formations de base et postgrade ont été harmonisées.

La situation actuelle n'est pas satisfaisante, a expliqué le ministre de la santé Alain Berset devant la presse. Il peut se passer plusieurs mois avant qu'un jeune en dépression, par exemple, puisse suivre une thérapie. Le nouveau modèle améliore la prise en charge des enfants et des adolescents, mais aussi des adultes en situation de crise et d’urgence.

La prescription d’un médecin de premier recours facilite l’accès à la psychothérapie qui pourra débuter à temps, sans attendre l'aval d'un médecin psychiatre. Elle réduit la durée des thérapies et la chronicisation des maladies.

Troubles fréquents

Les troubles psychiques sont de plus en plus fréquents, justifie le gouvernement. Au cours d’une année, jusqu’à un tiers de la population est touchée par une maladie psychique nécessitant un traitement, comme une dépression, un trouble de l’anxiété et une addiction.

Le gouvernement a prévu des mesures pour éviter une hausse injustifiée des prestations et encourager la coordination entre les médecins et les psychothérapeutes. Une prescription médicale donne droit à quinze séances de psychothérapie au maximum. Elle peut être reconduite pour 15 séances de plus.

Au-delà de ces trente séances, un rapport doit être adressé au médecin-conseil de l’assureur. Jusqu'ici, le nombre était fixé à 40.

100 millions de francs

Selon les estimations du Conseil fédéral, un montant de 100 millions de francs sera remboursé par l'assurance de base. Aujourd'hui, les frais sont à la charge des patients eux-mêmes et des assurances complémentaires. À long terme, ce chiffre pourrait encore un peu augmenter. Mais le surcoût sera compensé par l'amélioration de la prise en charge, a relevé Alain Berset.

Les répercussions de la nouvelle réglementation sur les soins et les coûts feront l'objet d'une évaluation ces prochaines années. Elle pourra, le cas échéant, être adaptée.

La Fédération suisse des psychologues, l'Association suisse des psychothérapeutes et l'Association de psychologie appliquée saluent le projet. Le système actuel n'était pas approprié. Lorsque les problèmes psychiques ne sont pas traités à temps, il en résulte des souffrances chroniques et des séjours hospitaliers très coûteux, ont-elles fait valoir dans un communiqué.

Les nouvelles dispositions entraîneront des adaptations dans l’ordonnance sur l’assurance-maladie et dans l’ordonnance sur les prestations de l'assurance des soins. La consultation court jusqu'au 17 octobre.

(KEYSTONE-ATS)

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1 commentaire

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  1. Nadia

    27 juin 2019 à 09:11

    Psychologue en formation en psychothérapie, je me réjouis de cette nouvelle. J'ai par contre été surprise d'entendre au journal de 7h30 que l'information que cela augmenterait les coûts de l'assurance maladie a été soulevé au lieu de tempérer cela. Il est clair que l'assurance maladie de base couvrira les coûts actuellement pris en charge par les complémentaires ou les particuliers et il risque d'avoir un effet sur le court terme. Dans ce cas le conseil fédéral compte instaurer plusieurs mesures pour limiter les coûts tel qu'énoncé dans leur communiqué: "Le Conseil fédéral propose différentes mesures pour prévenir une augmentation injustifiée des prestations et encourager la coordination entre les médecins et les psychothérapeutes."
    De plus il a été mentionné dans la conférence de presse qu'à long terme, ce nouveau système apportera des bénéfices au vu de la facilité d'accès au traitement, d'une meilleure prise en charge des troubles psychiques et la qualité des prestations réalisées par des professionnels qualifiés. Je trouverais important que la rédaction mentionne cet élément et non de mettre particulièrement l'accent sur les coûts de la santé - à court terme!
    Merci d'avance, une auditrice régulière

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Climat

Le record de température pour le mois de juin en Suisse a été battu

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La canicule éprouve les organismes, particulièrement pour les personnes devant travailler en extérieur (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Un record de chaleur vieux de près de 80 ans est battu. Jeudi, peu avant 15h00, les températures ont dépassé les 37 degrés dans pas moins de quatre stations de mesure. Il s'agit de la température la plus élevée jamais enregistrée en Suisse au mois de juin.

C'est à la station de mesure de Buchs-Aarau que les températures ont atteint leur maximum vers 14h40, avec 37,2 degrés. A Beznau (AG), elles s'élevaient à 37,1 degrés, et à Würenlingen (AG) ainsi qu'à Bâle-Binningen, à 37 degrés.

Selon l'Office fédéral de météorologie et de climatologie (MétéoSuisse), le record précédent pour le mois de juin datait de 1947. A l'époque, 36,9 degrés avaient été enregistrés à Bâle-Binningen.

Les journées de canicule se succèdent sans interruption depuis la mi-juin. MétéoSuisse prévoit que la vague de chaleur durera jusqu'à lundi prochain. Le niveau d'alerte canicule le plus élevé est en vigueur dans une grande partie de la Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Un nouveau collectif pour documenter et agir contre le sans-abrisme

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Un nouveau collectif veut faire bouger les lignes à Genève pour lutter contre la grande précarité et le sans-abrisme (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Genève compte un nouveau collectif qui vise à documenter la grande précarité et le sans-abrisme dans le canton afin de faire évoluer les politiques publiques. L'objectif est de susciter une réflexion collective pour faire bouger les lignes.

RÉAGIS, pour Réseau d'action contre la grande précarité et les inégalités sociales, a été lancé officiellement jeudi. Il compte quinze organisations, dont le Caré, le CSP et l'Armée du Salut ainsi cinq membres individuels. "Nous ne créons pas RÉAGIS parce que les problèmes sont nouveaux. Nous le créons parce qu'ils sont connus depuis bien trp longtemps et qu'ils demeurent insuffisamment pris en compte", a relevé le collectif dans un communiqué.

Pour Mélanie Piñon, chercheuse spécialisée dans la santé des personnes en grande précarité et membre individuelle du collectif, il n'y a jamais eu autant de moyens mis à disposition, mais sur le terrain il est de plus en plus difficile de trouver une place d'hébergement, un repas ou d'accéder à une douche. RÉAGIS est né de ce paradoxe.

Pour rappel, la loi sur l’aide aux personnes sans abri (Lapsa), qui est entrée en vigueur en 2021, crée un droit à un accueil inconditionnel avec la couverture des besoins vitaux pour toute personne sans abri. Environ 500 places d'hébergement sont ainsi disponibles à l'année. Mais pour le collectif, c'est loin d'être suffisant et l'accès à ces places est parfois limité à trente jours par personne et par an.

Plus de transparence

Face à l'augmentation des situations de détresse, il n'est plus acceptable de se contenter de "politiques fragmentées et essentiellement centrées sur l'urgence", souligne le collectif. Il s'agit dans un premier temps de documenter le sans-abrisme. En effet, la dernière étude sur le sujet remonte à 2021 et évoquait le nombre de 730 personnes dans la rue. Un nombre largement sous-estimé, selon Etienne Quillet, coordinateur du collectif.

RÉAGIS va lancer plusieurs chantiers. En croisant les regards et les expertises des gens sur le terrain, il veut garantir de manière effective les besoins fondamentaux des personnes concernées. Il s'agit notamment de dépasser la logique de l'urgence et de renforcer la transparence et la cohérence des politiques publiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La sécurité de la Suisse s'est encore dégradée, selon le SRC

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Pour le directeur du SRC, Serge Bavaud, l'environnement protecteur de la Suisse s'érode de tous les côtés (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Espionnage, cyberattaques, terrorisme: la Suisse fait face à des menaces multiples et croissantes. La Russie est considérée comme le danger le plus direct, estime jeudi le Service de renseignement de la Confédération (SRC).

L'ordre international est en plein bouleversement, avec des crises et des conflits qui se multiplient autour de l'Europe, a indiqué le SRC dans son rapport. L'instabilité est globale. "L'environnement protecteur de la Suisse s'érode – depuis l'est, l'ouest et le sud", a résumé le directeur du SRC, Serge Bavaud.

La menace russe est au premier plan. Moscou cherche à affaiblir les démocraties occidentales par un conflit hybride, maintenant des dizaines d'officiers de renseignement présumés en Suisse, souvent sous couverture diplomatique.

La menace terroriste reste par ailleurs élevée, marquée par des individus radicalisés en ligne. La guerre en Iran accroît aussi la probabilité d'actes de violence contre des cibles juives ou américaines en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La Poste se retire du dossier électronique du patient

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La Poste abandonne le dossier électronique du patient actuel pour se concentrer sur le futur dossier électronique de santé. (Archives) (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Poste abandonne le dossier électronique du patient (DEP) actuel pour se concentrer sur le futur dossier électronique de santé (DES). Sa plateforme sera exploitée jusqu'à fin 2026. Cette décision concerne principalement les cantons alémaniques.

Le changement de cap annoncé par le Conseil fédéral dans la numérisation des données de santé a profondément modifié le marché, indique jeudi la Poste. Depuis l'annonce du futur dossier électronique de santé (DES), appelé à remplacer le dossier électronique du patient (DEP), hôpitaux, cabinets médicaux et particuliers hésitent de plus en plus à adopter la solution actuelle.

Les actionnaires de Post Sanela Health AG ont donc décidé de dissoudre la communauté de référence Sanela fin 2026. La Poste entend désormais mettre son expérience au service du futur DES, dont le projet de loi est en discussion au Parlement.

Cette réorientation entraînerait la suppression d'environ 37 équivalents plein temps à la Poste et chez Sanela. Les utilisateurs pourront migrer leurs données d'ici à fin 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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