Culture
Baisse importante de fréquentation lors de la Journée du cinéma
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Le public s'est moins déplacé dans les salles obscures suisses dimanche dernier lors de la neuvième édition de la Journée du cinéma. Au total, quelque 155'000 personnes ont assisté à l'une des 2400 séances programmées, contre plus de 192'000 l'an dernier.
Malgré tout, les organisateurs jugent ce résultat "très bon", a déclaré mercredi à Keystone-ATS Ivette Djonova, directrice de ProCinema, l’association faîtière des exploitants de salles de cinéma et des distributeurs suisses de films. Elle note qu'en Suisse romande, les films "F1 The Movie", "Les Bad Guys 2" ou "Weapons (Evanouis)", ont été plébiscités par le public.
Pour expliquer la baisse d'affluence d'un peu moins de 40'000 personnes en un an, la directrice de ProCinema avance deux hypothèses: la météo et l'offre cinématographique réduite. "La journée de 7 septembre était ensoleillée, ce qui a poussé le public à se tourner vers des activités en plein air", a souligné Ivette Djonova. Les jours de pluie qui ont précédé et suivi l'événement ont renforcé ce phénomène, selon elle.
Moins de blockbusters
En 2024, 140 films ont été projetés lors de la Journée du cinéma, contre 150 dimanche dernier. "Si en Suisse alémanique il y avait quelques nouveautés, en Suisse romande les cinémas ont plutôt dû projeter des films déjà à l’affiche depuis un certain temps", a expliqué la directrice de Procinéma. Le public avait donc déjà eu le temps de voir ces productions, selon elle.
"En 2024, plusieurs blockbusters étaient encore à l'affiche en Suisse romande lors de la Journée du cinéma, ce qui n'était pas le cas cette année", a précisé Mme Djonova. Elle a tenu à rappeler que le secteur cinématographique enregistre actuellement une baisse de 8,2% du nombre d’entrées par rapport à la même période de l’année précédente.
Hausse sans impact
Pour la première fois depuis la création de la manifestation en 2016, le prix des billets a augmenté, passant de cinq à sept francs. "Les coûts ont augmenté partout et nous avons préféré fixer un prix plus haut mais toujours avantageux, plutôt que de renoncer à organiser l'événement", a expliqué Ivette Djonova.
Pour elle, cette hausse n'a pas eu d'impact sur la fréquentation de l'édition 2025. "Des sondages menés par le passé ont montré qu'un prix de sept francs reste très attractif. Notamment en comparaison avec les prix de ce genre d'événements à l'étranger".
Elle a également indiqué que la fréquentation de certains films populaires projetés le vendredi et le samedi précédant la Journée du cinéma avaient bien fonctionné alors que les billets étaient au tarif normal. Selon l'Office fédéral de la statistique (OFS), le prix moyen d'un billet de cinéma en 2024 était de 16,10 francs.
Appel au boycott "dangereux"
Un appel au boycott, relayé dans la presse, de cette Journée du cinéma avait été lancé par le mouvement Boycott, désinvestissement et sanction (BDS). En cause, les investissements d'Allianz, principal sponsor de la manifestation, dans des entreprises israéliennes liées à l'armée.
"L'appel au boycott, dont nous avons pris connaissance, visait arbitrairement une entreprise, mais s’est finalement retourné contre des lieux culturels comme les cinémas. Nous considérons cela comme dangereux", a souligné Ivette Djonova. Pour elle, la culture reste un médium essentiel pour favoriser les échanges et découvrir ainsi qu'on peut réfléchir au monde sur grand écran.
Elle estime toutefois que cet appel régional en Suisse romande n'a pas eu d'impact sur la fréquentation ce jour-là. La prochaine Journée du cinéma aura lieu le dimanche, 6 septembre 2026.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
A Lausanne, un chef s'inspire de tableaux pour ses créations
Le chef étoilé Christophe Schmitt a relevé jeudi un défi original: s'inspirer de trois tableaux du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) pour imaginer des créations culinaires. L'événement s'inscrit dans le cadre des 30 ans du Passeport Musées suisses.
Le chef et enseignant du Berceau des Sens, à l'Ecole Hôtelière de Lausanne (EHL), a revisité trois oeuvres majeures du patrimoine suisse signées Eugène Burnand, François Bocion et Albert Anker.
"Devant certaines ½uvres, j'ai immédiatement imaginé des goûts, des textures ou des souvenirs. L'idée n'était pas de reproduire les tableaux, mais de prolonger l'expérience artistique à travers le goût", explique Christophe Schmitt, cité dans un communiqué.
Taureau, poisson et fraises
Premier plat de ce périple gourmand: le majestueux et monumental "Taureau dans les Alpes" (1884), d'Eugène Burnand. Pour l'évoquer, le chef a puisé dans les arômes des alpages, des herbes de montagne et du terroir suisse.
Pour "Filets et pêcheurs" (vers 1877) de François Bocion, il a exploré l'univers du Léman, ses poissons, ses embruns et la douceur d'un après-midi d'été au bord de l'eau. Enfin, "La Mariette aux fraises" (1884) d'Albert Anker a inspiré une composition autour de la fraise et de la fraîcheur du jardin.
Interprétations originales
Pour le musée, ces créations rappellent que les oeuvres vivent à travers les interprétations qu'elles suscitent. "L'art peut inspirer bien au-delà de son cadre habituel et ouvrir de nouvelles portes d'accès à la culture", souligne Juri Steiner, directeur du MCBA.
L'expérience s'inscrit dans les activités qui accompagnent partout en Suisse le 30e anniversaire du Passeport Musées suisses. Ce dernier donne l'accès libre à plus de 500 musées, châteaux et lieux d'exposition.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Plus que jamais, Montreux se veut une ville de musique
Montreux veut renforcer son positionnement comme ville de musique. Le Conseil communal a adopté un crédit-cadre de 880'000 francs, qui doit permettre le lancement de plusieurs actions comme la création d'une exposition permanente dédiée à Freddie Mercury ou un "Walk of Music" au centre-ville.
Hôte notamment du Montreux Jazz Festival (MJF), la ville de la Riviera dispose déjà "d'une culture musicale forte, reconnue à l'échelle nationale et internationale". Cette identité a notamment été reconnue par l'entrée, en 2023, au sein du Réseau des villes créatives de l'UNESCO, dans la catégorie "musique", rappelle jeudi le Municipalité dans un communiqué.
Le programme "Montreux Music Experience" regroupe désormais un ensemble de mesures complémentaires, dont la réalisation est prévue sur une période de trois à cinq ans. Parmi la dizaine d'actions prévues, une exposition permanente d'objets personnels de Freddie Mercury devrait voir le jour au Casino Barrière. Le chanteur de Queen, qui a longtemps fréquenté la région, attire déjà les touristes avec sa célèbre statue sur les quais.
Parcours à ciel ouvert
Au centre-ville, un "Walk of Music" - littéralement un parcours d'expérience musicale à ciel ouvert - doit voir le jour. Des fresques artistiques seront créées sur différentes façades, auxquelles s'ajouteront une nouvelle signalétique piétonne et un réaménagement thématisé des liaisons piétonnes entre l'avenue des Alpes et la Grand-Rue.
Au centre des congrès du 2M2C, une expérience immersive intitulée "Standing Wave" devrait être réalisée en deux phases, dont la première en 2027. Entre 2028 et 2029, il est aussi prévu que le Musée de Montreux soit transformé avec une scénographie "repensée autour de l'histoire de la musique et de son impact sur le développement touristique", poursuit le communiqué.
La Ville souhaite aussi lancer une identité visuelle dédiée, avec notamment la création d'un logo "Ville de musique", et une plateforme digitale recensant tous les projets musicaux développés sur le territoire communal. Enfin, le Pavillon qui abritait l'Office du tourisme sur les quais sera rénové et transformé en "point d'inspiration", promet encore la Municipalité.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Fondation Opale: exposition consacrée à Emily Kam Kngwarray
La nouvelle exposition de la Fondation Opale basée à Lens (VS) est consacrée à l'artiste Anmatyerre Emily Kam Kngwarray, à l'occasion des 30 ans de sa disparition. L'artiste australienne a été l'une des figures les plus marquantes de l'art contemporain du XXe siècle.
Organisée en étroite collaboration avec la Tate Modern et la National Gallery of Australia, cette exposition monographique, visible du 14 juin au 8 novembre, réunit plus de 80 ½uvres et constitue la plus importante rétrospective consacrée à cette artiste en Europe, précise la Fondation Opale dans un communiqué.
Originaire de la région de Sandover, situé dans le Territoire du Nord, Emily Kam Kngwarray (1914-1996) découvre d’abord la technique du batik à la fin des années 1970, au sein de la communauté d’Utopia, avant de se tourner vers la peinture acrylique sur toile.
Un lien profond et intime
Ses premières ½uvres se caractérisent par des vibrations chromatiques dans une gamme de couleurs réduite. Durant les dernières années de sa vie, elle opère un tournant stylistique radical vers de puissantes compositions de lignes et une palette élargie.
Au c½ur de son travail se trouve Alhalker, son pays ancestral: une entité vivante, indissociable de ceux qui l’habitent, à laquelle elle est liée de manière profonde et intime.
Trois mille oeuvres en huit ans
L'artiste dépeint également les éléments constitutifs de son territoire et de sa culture, notamment les chants et cérémonies des femmes (awely), l’igname ou l’igname-crayon (anwerlarr, arlatyey) et ses graines (kam), ainsi que l’émeu (ankerr). Entre 1988 et 1996, au cours d’une période de création aussi brève (huit ans) qu’exceptionnellement prolifique, Emily Kam Kngwarray réalise plus de 3000 ½uvres. En quelques années, elle développe un langage pictural particulièrement riche et s’impose comme l’une des figures artistiques du XXe siècle. "Bien au-delà du seul champ de l’art aborigène, son ½uvre s’inscrit pleinement dans l’histoire de l’art moderne et contemporain", estime la Fondation.
En parallèle à l'exposition proprement dite, la Fondation Opale consacre un accrochage à la création artistique de la communauté d’Utopia et de ses territoires associés. Les ½uvres présentées célèbrent cette région à travers des vues topographiques, des scènes cérémonielles et des récits liés au rêve portés par les artistes Anmatyerres et Alyawarr.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Musique par IA:Deezer lance un détecteur pour scanner des playlists
Deezer lance jeudi un détecteur gratuit permettant aux utilisateurs de différentes plateformes de streaming de scanner leurs playlists. L'objectif est de savoir si elles contiennent des titres entièrement générés par intelligence artificielle, a annoncé l'entreprise.
L'outil de détection est accessible en ligne aux utilisateurs de Deezer ainsi qu'à une vingtaine d'autres services de streaming dont Spotify, Apple Music, YouTube Music, Tidal ou encore Qobuz.
"La majorité des gens veulent savoir si de la musique générée par l'IA leur est recommandée", a assuré Alexis Lanternier, le patron de Deezer, estimant que ce détecteur serait "une révélation pour les auditeurs du monde entier".
En pratique, l'utilisateur se connecte au compte de sa plateforme audio depuis le site de détection, puis le scanner passe au crible une partie de sa bibliothèque, soit uniquement les playlists qu'il a lui-même créées.
Le résultat est exprimé en pourcentage du volume total, sans préciser les titres concernés.
Difficilement repérable à l'oreille
Avec le progrès des logiciels de création musicale par IA, les morceaux de ce type se perfectionnent, devenant presque impossible à repérer à l'oreille. Certains connaissent même un réel succès, comme "Magique" de Willy l'Ancien, alias d'un producteur mystère qui cumule plusieurs millions d'écoutes.
Leur nombre ne cesse de croître: près de la moitié des titres mis en ligne chaque jour sont désormais générés en entier par l'IA, soit près de 75'000 morceaux sur Deezer, première à les signaler via une mention spécifique.
La plateforme a aussi choisi de les démonétiser, en les retirant des recommandations algorithmiques et de ses playlists éditoriales. La consommation de cette musique reste toutefois infime, entre 1 et 3% du nombre total de streams, note Deezer.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp
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