Suisse
Christiane Brunner veut lancer une initiative pour l'égalité
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2021/06/brf007-1-1000x600.jpg&description=Christiane Brunner veut lancer une initiative pour l'égalité', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Christiane Brunner propose de lancer une initiative populaire pour obtenir enfin l'égalité salariale. Féministe, syndicaliste et politicienne socialiste, la Genevoise, une des instigatrices de la première grève des femmes en 1991, revient sur ce combat.
A cinq jours d'une nouvelle mobilisation féministe, le Conseil national a voté mercredi le relèvement à 65 ans de l'âge de la retraite des femmes. "C'est scandaleux. Nous n'avons pas vu de progrès en matière d'égalité et n'avons pas un réel programme pour l'obtenir. Pourquoi l'égalité se fait-elle au détriment des femmes? Je ne suis pas sûre que le peuple l'accepte", s'indigne cette pionnière de la lutte pour les droits des femmes.
Trente ans après la grève de 1991, des combats restent à mener. L'égalité salariale, exigée depuis quarante ans n'est toujours pas atteinte en 2021, souligne Mme Brunner: "Les femmes ont encore des raisons de faire grève. De nombreuses discriminations découlent de l'inégalité des salaires", reproche-t-elle.
Pour cette militante de toujours et ancienne syndicaliste, il n'y a plus qu'un seul moyen pour obtenir l'égalité des salaires: lancer une initiative populaire qui décrirait concrètement les obligations des entreprises et mettrait en place un moyen de contrôle. "Je me trompe peut-être, mais je crois que la population est mûre pour une telle initiative", soutient-elle.
Retirée de la vie politique depuis quatorze ans, cette figure de proue du féminisme a observé la société évoluer. Et les dernières élections fédérales, avec son importante arrivée d'élues, a réjoui cette ex-parlementaire. "En tant que femmes, nous étions peu nombreuses et isolées au Parlement... Voir les résultats des dernières élections m’a fait un bien fou! C’était incroyable de voir toutes ces femmes être élues, et pas seulement à gauche", se réjouit la Genevoise.
Elle a aussi suivi, avec un brin de fierté, la grève féministe de 2019 et les actions en 2020. "C'est beau de voir ces mouvements qui durent. A mon avis, on pourrait utiliser cet instrument de manière plus ciblée, pour ne pas perdre en efficacité", estime-t-elle.
Elle voit dans "la convergence des luttes", le groupement de plusieurs causes comme l'écologie et le féminisme, une manière de renforcer les mouvements, au risque parfois de les éparpiller. Mais elle réserve ses conseils: "Ce n'est pas mon rôle, je ne suis plus sur le terrain. Mais je suis avec enthousiasme les mouvements jeunes qui se lancent".
Retour en 1991
Elle partage plus volontiers ses souvenirs. Le 14 juin 1991, une marée fuchsia envahit la Place fédérale à Berne. La première grève des femmes implique plus de 500'000 manifestantes à travers la Suisse. "Dix ans après l'inscription de l'égalité entre hommes et femmes dans la constitution, notre situation n'avait pas changé. Nous voulions du concret", rappelle l'organisatrice d'alors, Christiane Brunner.
La grève est lancée par l'Union syndicale suisse: "Obtenir le soutien du syndicat a été l'une de mes plus belles victoires", raconte Mme Brunner. Le matin du 14 juin 1991, elle n'était pas rassurée: "J'ignorais si la grève allait réellement prendre. J'ai été surprise par la mobilisation", se souvient-elle.
"Lutter à droite et à gauche"
Pourtant, elle a parcouru durant des mois la Suisse pour convaincre les assemblées féministes et les syndicats de se joindre à elle: "Faire grève n'allait pas de soi, pour certains, l'idée était simplement absurde. D'autres estimaient que l'on galvaudait le symbole. J'ai eu à lutter à ma gauche et à ma droite, mais pas avec les femmes!".
Durant sa carrière politique, Christiane Brunner a essuyé de violentes attaques sexistes, en particulier en 1993. Après avoir été députée au Grand Conseil genevois, puis conseillère nationale, elle est l'unique candidate du PS pour le Conseil fédéral. Mais l'Assemblée fédérale lui préfère un homme, Francis Matthey, puis Ruth Dreifuss. "Ces remarques étaient violentes. Il n’y avait pas de grand mouvement, comme #Metoo aujourd'hui. On agissait sans guère de soutien, à part l’appui des femmes".
Lausanne
Municipales: les partis dévoilent leurs candidats pour le 2e tour
Après le 1er tour des communales vaudoises dimanche, les scrutins pour les Municipalités restent particulièrement ouverts pour le second tour fixé au 29 mars prochain à Yverdon-les-Bains, Morges, Nyon ou encore Vevey. Tour d'horizon après le délai du dépôt des listes, fixé à mardi 12h00.
LAUSANNE: onze candidats, contre 22 au 1er tour, briguent un siège à la Municipalité de Lausanne pour le second tour. L'alliance rose-verte reste regroupée avec six candidats, le PLR relance ses trois candidats et l'UDC ne part plus qu'avec un seul candidat. Vert'libéraux et Centre ainsi qu'Ensemble à Gauche jettent, eux, l'éponge.
A gauche, les sortants Grégoire Junod (en tête du 1er tour) - qui brigue également la syndicature - et Emilie Moeschler (2e) ainsi que le nouveau venu Julien Eggenberger (6e) seront à nouveau entourés des Vert-e-s Natacha Litzistorf (3e) et Xavier Company (4e), tous deux sortants, ainsi que du popiste Xavier Roth (8e) qui va essayer de conserver le siège de la gauche radicale du partant David Payot.
A droite, le PLR repart à trois pour essayer de gagner un deuxième siège, en visant celui du POP: le sortant Pierre-Antoine Hildbrand (5e), qui devrait aisément conserver son siège, et les deux nouvelles venues, les conseillères communales Mathilde Maillard (7e) et Marlène Bérard (9e).
Parti à trois, l'UDC ne lance plus qu'un seul candidat en la personne du député Fabrice Moscheni, qui a obtenu le meilleur résultat dimanche (10e). Enfin, sur les trois candidats "indépendants", un seul rempile pour le second tour, à savoir Bruno Dupont (Stop drogue et narcotrafic).
VEVEY: le syndic de Vevey Yvan Luccarini ne se représente pas au 2e tour après avoir essuyé une grosse déconvenue dimanche, lui qui avait échoué au 12e rang avec à peine 25% des suffrages. Après une législature mouvementée, entre critiques diverses, rupture de collégialité et longues absences maladie, l'élu de Décroissance Alternatives (da) a préféré renoncer. "La campagne menée de toutes parts contre notre syndic Yvan Luccarini a atteint son but: l'écarter de la municipalité", déplore la formation de la gauche radicale dans un communiqué.
Personne n'ayant obtenu la majorité absolue dimanche, ils sont encore 11 candidats à viser une place à la Municipalité. Classés respectivement de la 1ère à la 7e place, Laurie Willommet (PS), Antoine Dormond (Vert), Johanne-Saskia Gay (PS), Pascal Molliat (Vevey Libre), Gabriela Kämpf (da), Alexandra Melchior (Verte) et Vincent Imhof (Vert'libéral) se représentent. S'ajoutent Patrick Bertschy (PLR), Elodie Lopez (da) ainsi qu'Oliver Ghorayeb et Bassem El Khansaa (tous deux d'En avant Vevey).
MONTREUX: il n'y aura pas de 2e tour à Montreux, le nombre de candidats en lice au second tour étant égal au nombre de sièges à repourvoir. Derrière le syndic Olivier Gfeller (PS), réélu dès le premier tour, Irina Gote (PS), Julien Chevalley (PLR), Florian Chiaradia (Vert-e-s), Olivier Mark (PLR), Romain Pilloud (PS) et Yannick Hess (PLR) sont élus tacitement. Les candidats qui avaient pris les rangs 8 à 16 dimanche ne se sont pas représentés pour le second tour.
La municipalité montreusienne reste dominée par la gauche (4-3), mais dans une moindre mesure que lors de la précédente législature (5-2). Pour mémoire quatre des municipaux actuels ne se représentaient pas.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Anniviers (VS): la faille des Fios s'agrandit et inquiète
La faille des Fios dans le val d'Anniviers (VS) s'agrandit de 2 à 4 millimètres par jour et atteint 250 mètres de long. Les autorités redoutent un effondrement d'un pan de la montagne et préparent des mesures de sécurisation et des plans d'évacuation pour Chippis.
Outre la fissure principale située à proximité du village de Grimentz, les géologues appelés sur place ont constaté l'apparition de plusieurs failles secondaires. La masse instable avoisine les 500'000 mètres cubes. Le lieu est sous surveillance active depuis octobre 2025, soit depuis le moment de la découverte de la brèche.
La faille s'est formée à la suite des crues de 2018 et de 2024. Le lit de la rivière, qui servait de "socle" au pan de montagne situé au-dessus, a été fragilisé par l'eau. Privée de ce support, la masse de terre se met ainsi gentiment à glisser, provoquant un important tassement de terrain et laissant apparaître une fissure de 250 mètres de long et une largeur comprise entre 80 cm et 1 mètre.
Plusieurs scénarios envisagés
Des instruments de surveillance ont été installés afin de mesurer en continu les déformations. Il s'agit d'extensomètres, d'un laser scanning et d'une webcam. Un drone survole les lieux chaque semaine. Les grands arbres situés dans la pente ont été coupés préventivement.
Pour des raisons de sécurité, il est demandé à la population de ne pas approcher la zone. En cas d'accélération des mouvements, une alerte pourra être déclenchée.
Le scénario "catastrophe" consisterait en un mouvement général de toute la masse en glissement. A ce stade, le scénario privilégié demeure un affaissement de la masse par morceaux successifs.
Risque pour la Navizence
Un effondrement pourrait obstruer la Navizence, la rivière située en contrebas de la faille. La formation d'un lac temporaire ferait craindre des crues importantes, notamment lors de la fonte des neiges. Il pourrait alors menacer le village de Chippis, en plaine, ainsi que le réseau électrique du Val d'Anniviers. Une ligne de secours devrait d'ailleurs être prête au début de l'été.
A Chippis, les autorités suivent la situation avec attention. La Navizence traverse le village et pourrait déborder en cas de crue. Par précaution, des places ont déjà été réservées dans les abris de protection civile des villages alentour en cas d'évacuation de Chippis.
Rassurer la population
La population chippiarde a été conviée, lundi soir, à une séance d'information publique durant laquelle les autorités ont pu faire un point de la situation.
Près de 300 habitants, soit environ 20% de la population, étaient réunis, a indiqué mardi matin le président de Chippis, Olivier Perruchoud, à Keystone-ATS. "Les personnes présentes ont pu poser toutes les questions qu'elles ont voulu à plusieurs experts, notamment en géologie et hydrogéologie." La soirée a duré un peu plus de deux heures.
"La principale crainte des citoyens était de savoir combien de temps ils auraient pour évacuer, s'ils devaient le faire et quelles mesures sont prévues pour le quartier du Bord et ses quelque 50 habitants", détaille le président.
Un pont sera détruit
Pour Chippis, le point noir se situe à la hauteur du Pont du cimetière. "Il y a un risque d'embâcle, s'il venait à se boucher", souligne Olivier Perruchoud.
"Même si cet ouvrage est classé, nous allons le détruire pour des questions de sécurité. Nous attendons l'autorisation du canton pour procéder (ndlr: en principe courant avril)." Des mesures supplémentaires en amont du pont sont également prévues. Des travaux de surélévation et d'extension des digues seront réalisés avant l'été afin de limiter les risques d'inondation.
L'ouvrage routier d'une quinzaine de mètres de long est également utilisé pour acheminer diverses infrastructures (fibre, électricité, gaz, eau potable, égouts). Celles-ci vont devoir être déplacées, avant la destruction du pont.
A court terme, l'idée est de créer une rampe provisoire qui passe en rive droite, afin de pouvoir se rendre dans le quartier du bord, avant qu'un nouveau pont ne voie le jour, dans quelques années.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Grosse saisie de faux dollars zimbabwéens à l'aéroport de Zurich
Des dollars du Zimbabwe prétendument en or ont été saisis l'an dernier à l'aéroport de Zurich, pour une valeur de plusieurs "quintillions". Les coupures étaient en réalité en plastique et aluminium. Il s'agit du dernier en date d'une série de cas similaires.
Des agents ont contrôlé l'an dernier dans la zone de fret de l'aéroport de Zurich un véhicule immatriculé en Suisse ainsi que deux personnes à pied, indique mardi l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF). La conductrice, une femme suisse de 55 ans, avait à son bord un Australien de 53 ans.
Quant aux piétons, il s'agissait d'un ressortissant suédois de 54 ans et un Sénégalais du même âge. Le premier avait en sa possession un billet de banque d'une valeur de "cent quintillions de dollars" - soit un chiffre à 30 zéros - portant l'inscription "24K Gold" ("24K or"). Il avait aussi sur lui la confirmation de stockage d'une société basée à l'aéroport de Zurich concernant deux boîtes de billets de 1000 dollars zimbabwéens, de la même valeur chacune.
Les agents ont confisqué tous les billets suspects, qu'ils ont envoyé pour examen à l'Office de contrôle des métaux précieux de Zurich. Les analyses n'ont pas détecté la moindre trace d'or. Les billets étaient en fait constitués d'une base en plastique sur laquelle un film adhésif et une feuille d'aluminium dorée avaient été appliqués.
Cas en Suisse romande aussi
Ces dernières années, des cas similaires ont été identifiés - dont notamment un en Suisse romande en 2024, indique à Keystone-ATS Donatella Del Vecchio, porte-parole de l'OFDF. A chaque fois les escrocs ont exploité les épisodes d'hyperinflation au Zimbabwe avec de faux billets en "or".
Dans le dernier cas en date, le parquet du canton de Zurich a ordonné la destruction de la fausse monnaie. Le ressortissant suédois, à l'origine de cette importation frauduleuse a été dénoncé. Il a en outre écopé d'une amende "de plusieurs milliers de francs", selon le communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Le Conseil fédéral à 9 membres passe une fois de plus à la trappe
Le Conseil fédéral doit continuer à fonctionner avec sept membres. Le National a rejeté mardi par 114 voix contre 77 une initiative parlementaire des Vert-e-s demandant de porter à 9 le nombre de ministres. La possibilité d'un "job sharing" n'a pas eu plus de succès.
Dans un premier texte, le parti écologiste demandait de passer à un Conseil fédéral à neuf sièges. Depuis 1848, le monde a changé, et la Suisse avec, a avancé Greta Gysin (Vert-e-s/TI). La charge de travail a beaucoup augmenté et les dossiers sont devenus plus complexes. Le changement permettrait aussi une meilleure représentativité des régions et des langues.
Mais l'idée, déjà maintes fois traitée par le Parlement, a été balayée par Philippe Nantermod (PLR/VS). "Le Conseil fédéral à sept membres a largement fait ses preuves depuis 1848. Je rappelle que nous avons un gouvernement qui n'a jamais fait l'objet d'un remplacement intégral depuis le début de la Confédération moderne, c'est une exception mondiale", a-t-il déclaré, parlant de "stabilité".
Quant à la représentativité des régions, c'est au Parlement lorsqu'il élit les conseillers fédéraux, de faire attention à l'origine des candidats. Le Valaisan a aussi mentionné les coûts bureaucratiques que le changement engendrerait. Avec sept membres, le gouvernement est collégial et la responsabilité conjointe.
Familles mieux représentées
Dans sa deuxième initiative, les Vert-e-s voulaient autoriser le partage de poste au sein du Conseil fédéral, s'inspirant de l'économie privée. Aline Trede (Vert-e-s/BE) a relevé que cette organisation est déjà "monnaie courante" pour concilier vies familiale et professionnelle.
Et de rappeler que plusieurs personnes ont déjà renoncé à se porter candidat au gouvernement parce qu'elles avaient des enfants en bas âge. Or les personnes de moins de 50 ans et qui ont des familles représentent une part importante de la population.
Sans succès. Il s'agit d'un objectif irréaliste, pour la majorité du National qui a suivi l'avis de sa commission. Un conseiller fédéral est non seulement chef de département, mais aussi un membre d'un gouvernement collégial. Cette responsabilité politique peut difficilement être partagée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
ConcoursIl y a 1 jour
Devinez 5 artistes de la programmation du Paléo Festival 2026 et gagnez vos billets !
-
SuisseIl y a 2 jours
Les Suisses refusent à 61,9% une redevance radio-TV à 200 francs
-
LausanneIl y a 5 heures
L'UDC lance un référendum contre la grande réforme
-
LausanneIl y a 2 jours
Conseil d'Etat VD: Jean-François Thuillard en tête au 1er tour
-
VaudIl y a 2 jours
Vevey: grosse claque pour le syndic Yvan Luccarini
-
LausanneIl y a 2 jours
Lausanne: ballottage général - les cinq candidats sortants en tête
-
VaudIl y a 2 jours
Duel serré entre gauche et droite à Yverdon
-
ÉconomieIl y a 2 jours
Swiss: pas de vol spécial pour le Moyen-Orient dans l'immédiat


