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Suisse

Comptes 2023: des résultats en retrait mais globalement équilibrés

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Comme à leur habitude, les grands argentiers se sont montrés presque partout assez prudents dans leurs prévisions budgétaires (image symbolique). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Les comptes cantonaux 2023 bouclent sur un bénéfice global de plus de 2,2 milliards de francs. Genève empoche plus de la moitié grâce à un résultat exceptionnel. Mais bon nombre de cantons sont juste à l'équilibre, voire légèrement dans le rouge comme Vaud.

A ce jour, 25 cantons ont présenté leurs comptes pour l'année 2023. Treize ont enregistré un déficit. Dix-huit ont terminé au-dessus des prévisions. Genève figure comme exception notable dans le tableau: au lieu d'un déficit de 476 millions de francs budgétisé, le canton a engrangé un bénéfice de près de 1,4 milliard de francs.

Le deuxième plus haut résultat est celui de Zoug avec 461 millions. Côté romand, la performance est plus modeste à l'exception de Genève. Vaud, qui avait anticipé une perte de 230 millions, clôt son exercice sur une perte de 39 millions, premier déficit depuis 2004. Fribourg boucle juste à l'équilibre avec un bonus de peu plus de 200'000 francs.

Gros écarts par rapport aux budgets

Les comptes 2023 du canton du Jura, publiés jeudi, accusent un déficit de 11,8 millions de francs. Le Valais termine sur un plus de 34 millions, en recul toutefois de 22 millions par rapport à 2022. Les résultats de Neuchâtel manquent encore (ils seront publiés le 29 avril). Et Berne, qui prévoyait un excédent de 100'000 francs, clôture l'exercice sur un léger déficit de 13 millions.

Comme à leur habitude, les grands argentiers se sont montrés presque partout assez prudents dans leurs prévisions. Reste que de grandes différences apparaissent entre budgets et résultats. Zurich, qui avait budgétisé un trou de 353 millions, a réduit la perte à 2 millions. Bâle-Ville qui avait tablé sur un gain de 13 millions, termine avec +434 millions.

Des recettes fiscales à la baisse

Au bilan, les 25 cantons ont engrangé pour 2023 des bénéfices cumulés de l'ordre de 2,3 milliards. Une année auparavant, ils se montaient à 3,5 milliards. En 2023, la Banque nationale suisse (BNS) n'a rien versé aux cantons contrairement à 2022 (4 milliards).

"Les chiffres montrent des résultats 2023 en retrait par rapport à ce qui a prévalu depuis 2017. Les cantons n'affichent plus quasi systématiquement des bénéfices substantiels", indique à Keystone-ATS Nils Soguel, professeur de finances publiques à l'Institut des hautes études en administration publique (IDHEAP).

Cette situation est liée en partie à des recettes fiscales qui ont perdu de leur dynamisme sous l'effet d'un tassement de la croissance économique, poursuit-il. "Mais elle est surtout liée à une hausse des dépenses que les cantons peinent de plus en plus à maîtriser."

Une observation partagée par le grand argentier zurichois Ernst Stocker (UDC), président de la Conférence des directeurs cantonaux des finances (CDF). Aujourd'hui, les exigences augmentent et les coûts en matière de santé vont croître en raison du vieillissement de la population, un domaine essentiellement à la charge des cantons.

Genève, un cas à part

Concernant la situation en Suisse romande, Nils Soguel note que l'Etat de Genève se distingue par une volatilité des recettes beaucoup plus grande que dans les autres cantons. "Le tissu économique genevois est sensiblement plus exposé aux fluctuations internationales, pour le meilleur - ce qui fut le cas en 2023 - comme pour le pire", relève-t-il.

Dans les autres cantons, la dynamique est davantage portée par la consommation intérieure et l'investissement. Or cette dynamique s'est essoufflée en 2023, ajoute le directeur de l'IDHEAP.

A noter toutefois que certains cantons, comme Vaud, Fribourg ou même le Valais, sont parvenus ces dernières années à réduire leur niveau d'endettement beaucoup plus substantiellement que Genève, Jura ou Neuchâtel, rappelle M. Soguel. Ces trois derniers disposent en conséquence d'une marge de man½uvre réduite pour faire face aux enjeux futurs.

2024 s'annonce difficile. La majorité des cantons s'attend à un déficit malgré une reprise économique dynamique. Plusieurs ont d'ores et déjà annoncé des mesures d'économie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Loups: nombre d'attaques et de victimes en baisse

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En 2025, 81 attaques de loups ont été enregistrées en Valais (image d'illustration). (© Keystone/MICHAEL BUHOLZER)

Quatre-vingt-une attaques de loup ont été recensées en Valais, en 2025. C'est 31 de moins que l'année précédente (-28%). Le nombre de leurs victimes a également diminué de 341 à 318 en un an (-7%).

En 2025, 81 attaques ont été enregistrées sur le territoire cantonal, dont 48 dans le Haut-Valais et 33 dans le Valais romand, selon des chiffres transmis, mercredi, par le Service cantonal de l'agriculture, dans un communiqué.

Au total, 318 animaux de rente ont été tués, soit 191 dans le Haut-Valais et 127 dans le Valais romand. En comparaison, 112 attaques et 341 animaux prédatés avaient été enregistrés en 2024. Le Valais compte quelque 180 alpages exploités durant l’été par des éleveurs de petit bétail.

En 2026, le port de colliers GPS deviendra obligatoire, pour tous les chiens de protection des troupeaux actifs sur le territoire valaisan, afin de garantir leur suivi, précise encore le Service cantonal de l'agriculture.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

L'agriculture finalement épargnée des coupes budgétaires

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Les débats vont durer jusqu'à tard mercredi. (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

L'agriculture sera finalement épargnée des coupes budgétaires. Le National a, tout comme le Conseil des Etats, renoncé à imposer des mesures d'économie dans le domaine. Il a tranché mercredi contre l'avis de sa commission. Les votes étaient très serrés.

L'UDC, soutenu par le Centre ainsi que quelques élus de gauche et du PLR, a fait front contre la coupe d'un peu plus de 50 millions proposée par la commission des finances du National. La proposition faisait figure de compromis entre la volonté du Conseil fédéral de tailler encore davantage dans le domaine et celle du Conseil des Etats de procéder à aucune économie.

Il ne fait pas sens de pénaliser un secteur qui dépense déjà peu, ont argumenté plusieurs députés agrariens. La majorité de la gauche et certains députés PLR voulaient eux maintenir la coupe de 50 millions.

"On ne peut pas exempter complètement une branche de l'ensemble des mesures", avait déclaré Damien Cottier (PLR/NE) mardi. Pour la première fois depuis les années 1970 les salaires ont baissé pendant cinq ans dans tous les secteurs, pas uniquement l'agriculture, avait abondé Cédric Wermuth (PS/AG). Leurs arguments n'ont pas fait mouche.

Taxes sur les importations

Les députés ont également refusé les nouvelles taxes proposées par sa commission et qui devaient générer 175 millions de recettes supplémentaires par année. Elles visent les importations de céréales pour animaux et les denrées alimentaires consommées par l'homme.

Les arguments du lobby paysan ont pris. Il craint l'impact sur les éleveurs de porcs et de volailles, qui risqueraient de payer plus sans garantie de voir un retour sur investissement. Les consommateurs se retrouveraient aussi lésés par des prix plus chers, a plaidé Jacques Nicolet (UDC/VD).

Non à l'imposition du 3e pilier

Pas question également d'imposer davantage les retraits des 2e et 3e piliers. Le National a, tout comme le Conseil des Etats, fait front contre cette mesure souhaitée par le Conseil fédéral et soutenue par la gauche.

Les conseillers nationaux ont sinon refusé d'accélérer la mise en oeuvre du Public Liquidity Backstop (PLB), un mécanisme conçu à la suite de la chute de Credit Suisse qui force les banques d'importance systémique à contribuer financièrement au risque pris par la Confédération. Des recettes supplémentaires de 140 millions par année en résulteraient.

Gauche et droite ont voté contre, pour des raisons différentes. Le PS voulait taxer encore plus les banques, mais sa proposition a été balayée. Le camp bourgeois était lui très frileux à l'idée d'accélérer la mise en place du mécanisme.

Taxes incitatives "pas populaires"

D'autres propositions soutenues par la gauche et les Vert'libéraux, visant par exemple à augmenter les taxes sur le tabac et l'alcool, ont été rejetées. Jusqu'à maintenant, les tentatives d'introduire ce genre de taxes incitatives ont connu des échecs cuisants, avait déclaré la ministre des finances Karin Keller-Sutter.

Il est très difficile de les faire passer politiquement. Elle anticipait ainsi un probable vote populaire. Les débats sur le reste du paquet se poursuivent, notamment sur la politique climatique et les transports.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Revenus et bénéfice net en repli pour Implenia en 2025

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Malgré des revenus en baisse, Implenia a pu améliorer son résultat opérationnel l'an dernier (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Implenia affiche une performance en repli en 2025. Subissant un tassement de ses revenus, le numéro un helvétique de la construction a vu son bénéfice net fléchir de 9,3% à 84,7 millions de francs. Le groupe zurichois a toutefois amélioré son résultat opérationnel.

Le chiffre d'affaires s'est tassé de 2,4% au regard de 2024 à 3,47 milliards de francs, indique mercredi Implenia. Le carnet de commandes a en revanche bondi de près d'un quart (+24,7%) pour se hisser à 8,47 milliards de francs, tant et si bien que le groupe zurichois anticipe une hausse des revenus à l'horizon 2027.

Le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (Ebit) a lui aussi progressé, soit de 7,7% à 140,5 millions de francs, la marge correspondante s'établissant à 4%, contre 3,7% en 2024. Alors que le résultat avant impôts s'est accru à 109,2 millions, Implenia attribue le tassement du bénéfice net à des coûts de financement plus élevés - notamment du fait des refinancements anticipés - et par des effets fiscaux non récurrents au cours des années précédentes.

A l'exception du résultat opérationnel, la performance d'Implenia s'est révélée légèrement inférieure aux attentes des analystes. Sondés par AWP, ces derniers avaient en moyenne anticipé un chiffre d'affaires de 3,62 milliards, un Ebit de 140,3 millions pour une marge de 3,9% et un bénéfice net de 88 millions.

Evoquant l'exercice en cours, l'entreprise née il y a vingt ans, anticipe un Ebit de quelque 150 millions de francs, hors investissements extraordinaires de croissance de CHF 10-20 millions pour la mise en ½uvre de la stratégie. Ces derniers soutiendront le développement des compétences et de l'expertise pour une différenciation et une spécialisation accrues dans les trois divisions du groupe.

A la faveur d'une visibilité à moyen terme et d'une marge de projet prévisionnelle du carnet de commandes améliorées, Implenia table sur une progression de l'Ebit au-delà des 150 millions à compter de 2027. Les objectifs financiers à moyen terme restent un taux des capitaux propres de 25% (contre 23,5% en 2025 et 21,2% en 2024) et une marge Ebit dépassant les 4,5%.

Fort d'un solide bilan et résultat, le conseil d'administration entend proposer à l'assemblée générale ordinaire du 31 mars prochain une augmentation du dividende de 56% à 1,40 franc par action.

En parallèle à sa performance financière, Implenia fait part de deux départs au sein de sa direction. Anita Eckardt, responsable de la division Service Solutions, quittera sa fonction à fin mars. À partir du mois d'avril, le directeur général Jens Vollmar assumera ces tâches jusqu'à nouvel ordre. Directrice des ressources humaines, Claudia Bidwell, partira également à fin mars. Petra Feigl-Fässler, responsable des ressources humaines et de la communication de Migros Industrie lui succédera en septembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Football

Super League: Sion et le Lausanne-Sport en déplacement ce soir

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Les joueurs du FC Sion joueront à Lugano ce soir (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Trois matches de la 28e journée de Super League figurent au programme ce soir dès 20h30. Deux clubs romands sont concernés, à savoir Sion et le Lausanne-Sport.

Tous deux évolueront à l'extérieur. Sion (5e/41 points) se déplacera au Tessin pour y affronter un Lugano (3e/46 pts) en perte de vitesse ces derniers temps. Les Valaisans, qui disposent de la deuxième meilleure défense du championnat, sont bien placés pour finir au-dessus de la barre.

Pour le Lausanne-Sport (9e/30 pts), s'imposer sur la pelouse du FC Zurich (8e/31 pts) sera impératif pour garder l'espoir de terminer dans le top 6. Mais les Vaudois sont actuellement en panne de résultats.

Enfin, Lucerne (7e/33 pts) accueillera les Young Boys (6e/39 pts) avec là aussi l'obligation de s'assurer la totalité de l'enjeu pour continuer à y croire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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