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Économie

Credit Suisse chamboule sa direction après un trimestre à oublier

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Credit Suisse chamboule sa direction après un trimestre à oublier. (KEYSTONE/Michael Buholzer) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Après une fin d'hiver rigoureuse, place aux nettoyages de printemps chez Credit Suisse. Le numéro deux bancaire helvétique a connu un 1er trimestre calamiteux, plombé par 703 millions de nouvelles provisions pour litiges.

Les départs concernent les personnes les plus capées du comité exécutif, celles qui y siégeaient depuis le plus longtemps, notamment le directeur financier (CFO) David Mathers. Celui-ci est en poste depuis 2010 et y restera jusqu'à l'arrivée de son successeur, a indiqué mercredi la banque aux deux voiles.

Apparemment très contesté depuis une affaire perdue aux Bermudes et une amende de 500 millions de dollars, le directeur juridique Romeo Cerutti sera remplacé le 1er juillet par Markus Diethelm, qui a déjà occupé les mêmes fonctions chez UBS entre 2014 et 2021. Exit également le directeur général de la zone Asie-Pacifique (Apac) Helman Sitohang, qui transmettra ses fonctions le 1er juin à Edwin Low, déjà responsable pour Credit Suisse en Asie.

Ces changements n'apparaissent cependant pas comme une surprise, la presse dominicale les ayant éventés au cours du week-end.

La direction générale sera renforcée par l'arrivée de l'ex-patronne de Bank of Ireland Francesca McDonagh, qui reprendra au 1er octobre la tête de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (Emea). Cette fonction était assurée ad interim depuis le début de l'année par Francesco De Ferrari, CEO de la division dévolue à la gestion de fortune.

Le potentiel de surprise était également limité pour les chiffres trimestriels après la publication d'un avertissement sur résultats la semaine dernière. Les principaux ingrédients y figurent, à savoir de nouvelles provisions pour litiges de 703 millions de francs, une perte liée à la participation dans Allfunds de 353 millions et des charges de 206 millions pour les activités en Russie et liée à la guerre en Ukraine.

David Mathers a assuré que le niveau des provisions pour litiges devrait revenir à la normale après ce premier trimestre. Credit Suisse a multiplié les affaires depuis mars 2021, notamment avec les scandales Archegos et Greensill.

Exposition à la Russie réduite

Malgré ces effets négatifs attendus, Credit Suisse a livré une copie encore plus mauvaise qu'attendu, ponctuée par une perte nette de 273 millions de francs, plus forte que celle de 231 millions enregistrée au premier trimestre 2021. Le résultat avant impôts s'est établi à -428 millions (-757 millions précédemment).

"Le premier trimestre 2022 a été marqué par des conditions de marché volatiles et l'aversion au risque des clients", a expliqué le directeur général Thomas Gottstein. Ces conditions défavorables sont liées à la guerre en Ukraine et au resserrement des politiques monétaires, surtout aux Etats-Unis.

Autant de facteurs qui ont fait plonger les recettes de 42% à 4,41 milliards, un repli causé également par la réorientation stratégique de Credit Suisse, qui met la priorité sur la gestion de fortune au détriment de la banque d'affaires.

Les analystes peinent à trouver du positif dans cette volée de chiffres trimestriels. Chez UBS, on note néanmoins que les entrées nettes d'argent de 9,7 milliards de francs, dont 4,6 milliards dans la banque privée, constituent une bonne surprise.

Lors du premier trimestre, la grande banque a réduit son exposition à la Russie. Dans la gestion de fortune, moins de 4% des actifs appartiennent à des clients russes, dont certains frappés par les sanctions occidentales, a précisé M. Gottstein lors d'une téléconférence.

Le patron du groupe a rappelé que 2022 sera une "année de transition" pour Credit Suisse, la banque étant très prise par sa réorientation et pâtissant de conditions de marché défavorables.

Après une ouverture dans le vert, le titre Credit Suisse a plongé en début de matinée avant de reprendre du poil de la bête. A 11h02, l'action grappillait 0,1% à 6,61 francs, dans un SMI en hausse de 0,41%. La nominative reste proche de son plancher historique de 6,18 francs, atteint en mars 2020 au début de la pandémie de Covid-19.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Allemagne: recul depuis 2022 des industries énergivores

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L'industrie de la chimie essuie un repli de la production de 18% par rapport aux chiffres de 2022, avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie et le choc des prix de l'énergie qui s'en est suivi. (archives) (© KEYSTONE/DPA/UWE ANSPACH)

La production des industries allemandes les plus gourmandes en énergie connait un net déclin depuis la guerre en Ukraine, selon des données officielles publiées vendredi, tandis que Berlin exclut un réveil printanier de l'activité en raison de la guerre en Iran.

Entre février 2022, mois de l'invasion russe de l'Ukraine, et mars 2026, la production des secteurs dits "énergivores" a reculé de 15,2% en données corrigées des variations saisonnières et calendaires, illustrant les difficultés persistantes du modèle industriel allemand, selon un communiqué de l'Office statistique Destatis.

Cette enquête intervient dans un contexte de nouvelle flambée des prix de l'énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient qui sévit depuis fin février et porte un nouveau coup dur à l'industrie allemande.

Le gouvernement allemand anticipe un nouveau coup de frein au printemps pour la conjoncture en Allemagne, en raison notamment de la guerre en Iran.

"Les indicateurs actuels suggèrent un net ralentissement au deuxième trimestre", indique le rapport mensuel du ministère de l'Économie publié vendredi, évoquant la hausse des prix, les problèmes de chaînes d'approvisionnement et l'incertitude qui pèsent sur le moral des entreprises comme des ménages.

L'Allemagne avait affiché une croissance surprise du PIB de 0,3% au premier trimestre par rapport au trimestre précédent, portée surtout par la hausse de la consommation publique et privée.

Industrie faible

"La conjoncture industrielle reste faible" sans signe de redressement printanier, souligne toutefois le ministère.

Les commandes ont certes récemment augmenté mais cela pourrait s'expliquer par des effets d'anticipation liés au déclenchement de la guerre en Iran.

Car la hausse durable des coûts de l'énergie, provoquée surtout par l'arrêt depuis 2022 de l'approvisionnement en gaz russe, continue de peser sur la première économie européenne, longtemps bâtie sur une énergie abondante et bon marché.

Sur la période allant de début 2022 à mars 2026, l'ensemble de l'industrie allemande a enregistré une baisse de la production de 9,5%, en raison aussi de la concurrence asiatique et d'un retard dans les nouvelles technologies, des facteurs non abordés par l'enquête de Destatis.

Les branches les plus touchées par la hausse des prix d'énergie sont la fabrication de verre, de céramique et de matériaux de construction, dont la production s'est effondrée de 25%.

L'industrie du papier (-18,5%) et la chimie (-18,1%) ont également fortement souffert.

Seul le raffinage pétrolier fait exception, avec une hausse de production de 24,6% depuis début 2022.

En 2024, l'ensemble de ces branches représentaient ensemble 75,6% de l'énergie totale consommée par l'industrie, ajoute Destatis.

Le repli de l'activité s'est également traduit par une baisse de l'emploi: les industries énergivores comptaient 794.400 salariés en mars 2026, soit 6,3% de moins qu'en février 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Le couple Beckham intègre le club des milliardaires britanniques

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La fortune du couple Beckham est estimée à 1,185 milliard de livres (1,36 milliard d'euros). (archives) (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

La légende du football anglais David Beckham et son épouse Victoria, ex-Spice Girl devenue créatrice de mode et femme d'affaires, ont vu leur fortune doubler l'an dernier et intègrent le club des milliardaires britanniques, selon un classement annuel publié vendredi.

La fortune du couple est estimée à 1,185 milliard de livres (1,36 milliard d'euros), "grâce à des investissements judicieux dans le football, l'alimentation et les boissons, l'immobilier et la mode", détaille le célèbre journal britannique Sunday Times, soulignant que le footballeur devient le premier sportif britannique milliardaire.

Il s'agit d'un bond par rapport à un patrimoine évalué à 500 millions de livres un an plus tôt, qui s'explique notamment par les investissements ces dernières années de l'ancien capitaine de l'équipe d'Angleterre dans l'Inter Miami, club américain où la star Lionel Messi a prolongé l'an dernier son contrat jusqu'en 2028.

De son côté, la marque de mode Victoria Beckham, lancée en 2008 et longtemps déficitaire, a vu l'an dernier son chiffre d'affaires dépasser les 100 millions de livres, selon le quotidien.

Les frères Gallagher aussi

Le classement annuel du Times, qui recense les 350 individus et familles les plus riches du Royaume-Uni, tous secteurs confondus, voit entrer cette année Noel et Liam Gallagher, dont la fortune commune, estimée à 375 millions de livres, a été dopée par la tournée de reformation d'Oasis.

Le magnat des cryptomonnaies thaïlandais-britannique Christopher Harborne, à l'origine d'un don de 5 millions de livres non déclaré au chef du parti anti-immigration Reform UK Nigel Farage, qui a fait ces dernières semaines les gros titres de la presse britannique, entre lui aussi dans la liste.

Nik Storonsky, patron et cofondateur de la banque en ligne britannique Revolut - dont la valorisation s'est envolée l'an dernier à 75 milliards de dollars - a vu sa fortune personnelle plus que doubler l'an dernier, à 16,411 milliards de livres, signant la plus forte progression du classement.

La famille de Gopi Hinduja, mort en novembre dernier et propriétaire d'un conglomérat dans la finance, l'énergie et la tech, reste en tête de la liste compilée par le Sunday Times, avec une fortune de 38 milliards de livres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

L'ancienne école d'horlogerie de Genève: un bâtiment à protéger

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Le Département du territoire (DT) du conseiller d'Etat Nicolas Walder a décidé de la protection de l'ancienne école d'horlogerie de Genève (archives). (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

L'ancienne école d'horlogerie de Genève est désormais inscrite à l'inventaire des bâtiments à protéger. Il faut préserver un témoin "de l'histoire industrielle et éducative de la ville", a dit vendredi le Département du territoire (DT).

Le site aux rues Necker et Terreaux-du-Temple a accompagné la formation horlogère genevoise. Dès le 19e siècle, une approche était lancée face à la concurrence internationale.

Le bâtiment actuel remonte à la fin des années 1870. Il avait été rendu possible grâce à un legs. Les salles étaient largement ouvertes pour qu'elles soient lumineuses, indispensables pour les métiers de l'horlogerie. Des matériaux durables avaient été exploités.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Trump impliqué dans de nombreuses transactions boursières

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Les actifs de Donald Trump sont logés dans un trust, administré par son fils, Donald Jr (archives). (© KEYSTONE/EPA/MAXIM SHEMETOV / POOL)

Le président américain Donald Trump a été impliqué en 2026 dans une série de transactions financières liées à de grandes entreprises américaines, révèlent de nouveaux documents rendus publics jeudi. Le montant total atteint plusieurs centaines de millions de dollars.

Transmis par le bureau d'éthique gouvernementale (OGE), ces documents, en tête desquels est accolé le nom du président américain, font notamment état d'opérations impliquant plusieurs poids lourds de la technologie et de l'économie américaine, dont Amazon, Apple, Microsoft et Uber. Le fabricant de puces Nvidia ou encore le constructeur aéronautique Boeing sont aussi mentionnés.

Pour chacune de ces sociétés, les montants déclarés se situent dans des fourchettes allant de 1 à 5 millions de dollars. Les fichiers ne précisent toutefois pas la nature exacte des actifs concernés, par exemple s'il s'agit d'achats d'actions, d'obligations ou d'autres instruments financiers.

Trust

Les documents mentionnent également plusieurs "ventes" d'envergure, portant notamment sur Microsoft, Amazon et Meta, et comprises pour certaines entre 5 et 25 millions de dollars.

Le bureau d'éthique gouvernementale est destiné à "éviter les conflits d'intérêts financiers et autres violations des règles déontologiques au sein des quelque 140 bureaux et agences de l'exécutif", peut-on lire sur son site en ligne.

D'autres documents financiers concernant le président américain ont déjà été rendus publics par le passé.

Les actifs du président américain sont logés dans un trust, administré par son fils, Donald Jr. Il s'agit d'un trust révocable, ce qui signifie qu'il peut, à tout moment récupérer la gestion directe de ses avoirs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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