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Économie

Credit Suisse essuie encore des reflux d'argent au premier partiel

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L'impact des départs continus volontaires et involontaires de collaborateurs est également un facteur d'incertitude, alors que les effectifs ont diminué de 9% depuis le troisième partiel 2022. (KEYSTONE/Steffen Schmidt) (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

Credit Suisse a à nouveau essuyé des reflux d'argent sur les trois premiers mois de 2023. Ils ont atteint 61,2 milliards de francs, indique lundi la banque zurichoise dans le dernier rapport intermédiaire de son histoire, avant son rachat par UBS.

Les sorties nettes d'actifs ont été importantes, en particulier au cours de la seconde moitié de mars 2023. "Ces sorties de capitaux se sont ralenties mais pas encore inversées au 24 avril 2023", écrit la banque dans un communiqué. Les sorties de dépôts ont représenté 57% des sorties nettes d'actifs dans les activités de gestion de fortune et banque domestique.

Sur l'ensemble du quatrième trimestre, les reflux de capitaux s'étaient portés à 110,5 milliards.

Sur les trois premiers mois, la gestion de fortune a essuyé des reflux de 47,1 milliards, causés par des sorties dans toutes les régions tandis que 6,9 milliards se sont volatilisés de Swiss Bank, principalement en raison de sorties de capitaux dans les affaires avec la clientèle privée.

A l'issue du premier partiel, la masse sous gestion atteint 1252,6 milliards. Fin 2022, l'établissement aux deux voiles affichait une masse sous gestion de quelque 1290 milliards de francs, ceux de son futur repreneur UBS s'élevant alors à 3960 milliards.

Comme prévu, l'établissement a à nouveau essuyé une lourde perte, ajustée de divers facteurs, de 1,32 milliard de francs, alors que la fourchette des attentes était entre 700 millions et 1 milliard de francs. Non ajustée, l'établissement affiche un bénéfice avant impôts de 12,8 milliards de francs, en raison de la dépréciation de 15 milliards de francs essuyée sur les instruments de capital AT1.

Le bénéfice avant impôts déclaré a été impacté par un gain de 0,7 milliard, provenant de la vente d'une part importante du Securitized Products Group (SPG) à Apollo, gain contrebalancé par une charge de dépréciation du goodwill de 1,3 milliard, presque entièrement comptabilisée à la division gestion de fortune, ainsi que par des frais de restructuration de 0,3 milliard.

Les provisions pour pertes sur crédit ont atteint 83 millions, après 41 millions au dernier partiel et 45 millions un an plus tôt.

Le ratio de fonds propres durs (CET1) s'est inscrit à 20,3%, contre 14,1% au dernier trimestre 2022. Hors dépréciation des AT1, il a atteint 14,3%.

Les différentes unités ont connu des fortunes diverses sur les trois premiers mois de l'année. La gestion de fortune, la banque d'investissement, la gestion d'actifs et l'unité de défaisance (CRU) ont essuyé des pertes avant impôts, alors que la banque domestique est restée bénéficiaire.

Perte attendue pour 2023

Pour le deuxième partiel, comme pour l'ensemble de l'année, Credit Suisse, table sur une lourde perte avant impôt, non seulement dans la banque d'investissement, mais pour l'ensemble du groupe. L'abandon d'activités aura en effet un impact, tout comme les frais de restructuration et les charges de financement.

Une série de facteurs influencera la performance, notamment l'évolutions des activités dans les divisions Gestion de fortune et Banque d'investissement, les sorties nettes d'actifs, les dépréciations du goodwill et autres, ainsi que les litiges, mesures réglementaires et la mise à disposition des facilités de liquidité de la BNS. L'impact des départs continus volontaires et involontaires de collaborateurs est également un facteur d'incertitude, alors que les effectifs ont diminué de 9% depuis le troisième partiel 2022.

Credit Suisse a annoncé également des progrès dans le programme de transformation des coûts avec des charges d'exploitation adaptées inférieures de 6% en glissement annuel au premier trimestre, en raison de la baisse des charges générales et administratives ainsi que des rémunérations et avantages sociaux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Fin du droit de recours pour les projets de moindre importance

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Philipp Matthias Bregy (Centre/VS) vise avec son projet à éviter qu'une demande de construire un logement déposée par un simple privé ne se voie confrontée au recours d'une organisation environnementale (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les organisations environnementales ne doivent pas pouvoir faire recours contre des projets de construction de logements de petite et moyenne importance. Le National a adopté mercredi par 113 voix contre 72 un projet de commission. Le dossier part au Conseil des Etats.

Faisant suite à une initiative parlementaire de Philipp Matthias Bregy (Centre/VS), le projet vise à éviter qu'une demande de construire un logement déposée par un simple privé ne se voie confrontée au recours d'une organisation environnementale. Cela crée une situation déséquilibrée dans les moyens pouvant être engagés dans la procédure, selon le Valaisan.

Le droit de recours des organisations ne doit donc pas s'appliquer aux projets de constructions situés dans une zone à bâtir d'une surface de plancher inférieure à 400 m2.

La gauche et le PVL ne voulaient pas entrer en matière, relevant l'importance du droit de recours des organisations pour protéger l'environnement et le patrimoine. Lors du débat de détail, ils ont tenté en vain de faire passer des limitations moins strictes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Les comptes de la Ville de Lausanne favorables aux investissements

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Florence Germond, municipale des Finances et Grégoire Junod, syndic, ont présenté mercredi des comptes lausannois proches de l'équilibre. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les comptes 2023 de la Ville de Lausanne présentent un déficit de 3,5 millions, en amélioration de 80,9 millions par rapport au budget. Ce "bon résultat" permet de diminuer la dette nette de 9,2 millions et de dégager un autofinancement positif de 167,9 millions.

Dans un contexte incertain marqué notamment par les effets du renchérissement, la Municipalité signe un bilan quasiment à l’équilibre, s'est réjoui le syndic de Lausanne mercredi devant la presse. "Contrairement à ce que l'on entend parfois dans la rue, les finances lausannoises sont tenues. Ce résultat s'affiche d'ailleurs dans la lignée des dix dernières années".

Mais comment expliquer ces bons résultats?

Florence GermondMunicipale chargée des finances et de la mobilité

Parmi les chiffres-clés, la municipale des Finances Florence Germond a évoqué des charges qui atteignent 2,053 milliards, en "légère hausse" de 3,6% par rapport aux comptes 2022. Cette croissance est assez proche de celle de l'inflation, a-t-elle commenté.

Les revenus de fonctionnement progressent eux de 4% pour atteindre 2,049 milliards, notamment en raison de revenus fiscaux supérieurs aux comptes 2022 (+21,6 millions).

La Ville a également dégagé un autofinancement de près de 168 millions, ce qui a permis de couvrir un niveau record d'investissement. Un point essentiel.

Florence GermondMunicipale chargée des finances et de la mobilité

Le positif, c'est qu'il n'y a pas eu besoin de recourir à des prêts pour financer ces investissements. Mais, même si ceux-ci devaient peser lourdement dans les comptes à court terme, il faut garder à l'esprit qu'ils peuvent rapporter sur le long terme.

Florence GermondMunicipale chargée des finances et de la mobilité

D'ici 2028, les investissements planifiés se montent à 1'348 millions de francs.

Alessia Merulla, avec ATS

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Swiss4 veut obtenir une licence bancaire

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L'établissement financier genevois Swiss4 compte effectuer d'ici deux ans les démarches auprès de la Finma, le régulateur financier helvétique, pour obtenir une licence bancaire qui lui permettra d'offrir de nouveaux services à ses clients (illustration). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'établissement financier genevois Swiss4 compte effectuer d'ici deux ans les démarches auprès du régulateur financier helvétique pour obtenir une licence bancaire. Cette dernière permettra à la société d'offrir de nouveaux services à ses clients.

Swiss4 prévoit de faire une demande de licence bancaire "dès que nous aurons atteint certains seuils, notamment en termes de dépôts et de volume d'activités", a indiqué mercredi Zhina Asmaei, directrice générale et cofondatrice de Swiss4. L'entreprise souhaite d'abord atteindre "une taille et une stabilité suffisantes avant de franchir cette étape importante", a-t-elle souligné.

L'établissement, qui détient déjà une licence fintech de l'Autorité de surveillance des marchés financiers, devra notamment réunir au moins 10 millions de francs en fonds propres avant de franchir cette étape supplémentaire. Fondé en 2020 dans la Cité de Calvin, il pourra ensuite accepter plus de dépôts de la clientèle et étendre ses services. Il a récemment lancé une application de services financiers.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Accuray inaugure un nouveau pôle à Genolier (VD)

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L'entreprise Accuray a inauguré mardi au sein du Genolier Innovation Hub un pôle qui vise à maximiser les promesses de la radiothérapie. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Douze ans après son installation à Morges, le groupe américain Accuray, l'un des leaders mondiaux dans le domaine de la radiothérapie, poursuit son expansion en terre vaudoise. Il a inauguré mardi son pôle "Innovation & Partenariat" au sein du Genolier Innovation Hub.

Ce nouveau complexe médical, situé au pied de la clinique privée de Genolier, offre "un accès à une infrastructure de pointe, des partenariats stratégiques avec des industriels du secteur et une expertise multidisciplinaire. Cet environnement favorisera l'innovation et accélérera le développement de nouvelles approches pour lutter contre le cancer", indique mardi Accuray.

Ce pôle se veut comme "un véritable levier" pour la formation et le perfectionnement des compétences des utilisateurs des systèmes Accuray, poursuit le communiqué. Outre la formation, il est axé sur l'innovation et le développement de solutions de radiothérapie.

Le nouvel espace est réparti sur environ 500 m2. Il sera bientôt doté du système "CyberKnife" et d'ores et déjà du système "Radixact", deux des technologies utilisées dans le monde par Accuray. Le pôle compte deux salles de formation équipées de seize postes de planification de traitement, ainsi que d'un studio pour la diffusion de formation en ligne.

"Cette inauguration accompagne une nouvelle ère de progrès dans la lutte des pathologies requérant l'usage de la radiothérapie", affirme Accuray.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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