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Suisse

Des objectifs de coûts pour freiner la hausse des coûts de la santé

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Le Conseil des Etats a planché une fois de plus sur les moyens de freiner la hausse des coûts de la santé (photo d'illustration). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Des objectifs de coûts et de qualité devront contribuer à freiner la hausse des coûts de la santé. Le Conseil des Etats a à son tour adopté mardi par 23 voix contre 17 le contre-projet indirect à l'initiative populaire du Centre "Pour des primes plus basses".

Le Centre et la gauche ont voté pour, alors que l'UDC et le PLR étaient unis contre. Le National l'avait adopté l'an dernier par 104 voix contre 74. Il y a vraiment urgence à agir, a déclaré Peter Hegglin (Centre/ZG). Les coûts de la santé augmentent. Les familles ont dû faire face cette année à une hausse des primes de 6,6%.

"Il ne s'agit pas de rationaliser les soins, mais d'introduire un peu plus de transparence en matière de gestion des coûts", a abondé le ministre de la santé Alain Berset. Il en va ici de coûts annuels à la charge de l'assurance obligatoire des soins de plus de 30 milliards de francs, 80 milliards si l'on prend la santé globale.

"Le contre-projet complexifie encore un peu plus le système de l'assurance maladie; il introduit une dictature des coûts", a critiqué Hannes Germann (UDC/SH). Il entraînera encore plus de bureaucratie alors même que la Suisse manque déjà de personnel soignant, a-t-il poursuivi. En vain.

Objectifs à fixer tous les 4 ans

Le contre-projet indirect du Conseil fédéral est l'alternative à l'initiative populaire du Centre. Le texte centriste propose d'introduire un frein aux coûts, qui devraient évoluer en fonction de l'économie et des salaires. Mais cette corrélation est jugée trop rigide. Les sénateurs n'ont toutefois pas encore émis leur recommandation de vote.

Le contre-projet propose lui une série de mesures plus ciblées. L'introduction d'objectifs de maîtrise des coûts pour les prestations en est le coeur. Le Conseil fédéral devra se livrer à cet exercice tous les quatre ans et devra pour ce faire consulter les assureurs, les assurés, les cantons et les fournisseurs.

Les sénateurs ont adopté la disposition par 24 voix contre 16, le bloc de la gauche et du Centre l'emportant contre l'UDC et le PLR. La droite craignait qu'un tel système n'entraîne une baisse de la qualité des soins, en particulier pour les patients les plus vulnérables.

Il ne s'agit pas d'un plafond, mais bien de définir une orientation générale afin d'avoir une estimation plus précise sur l'évolution des coûts, a répété Alain Berset. Il est possible que ces objectifs ne puissent pas être respectés, a-t-il admis.

Tarifs différenciés

Sur le reste du contre-projet, des divergences subsistent en matière de tarifs dans le domaine ambulatoire et stationnaire. Les sénateurs se sont ralliés par 22 voix contre 18 au National sur le principe de tarifs différenciés pour certaines spécialités médicales ou certains groupes de fournisseurs si les structures tarifaires ne s'avèrent plus appropriées. Mais la disposition a été légèrement remaniée.

De plus, le Conseil fédéral ne devra pas corriger immédiatement les rémunérations excessives dans le Tarmed devenu complètement dépassé. Il ne veut pas d'une "lex Tarmed". Il incombe aux partenaires tarifaires de prendre des mesures.

Analyses de laboratoire

Le Conseil des Etats s'est aussi tacitement écarté du National sur les analyses de laboratoire. Les députés voulaient introduire la liberté de contracter dans ce domaine, afin de stimuler la concurrence.

Mais la commission préparatoire du Conseil des Etats est d'avis que l'offre de soins serait menacée si les caisses-maladie ne prenaient en charge les frais d'analyse qu'à la condition d'avoir conclu un contrat avec le laboratoire privé.

Le Conseil des Etats est aussi d'accord pour introduire une vérification technique des prestations médicales qui ne répondent plus aux critères d'efficacité, d'adéquation et d'économicité. Mais il demande le respect du principe de proportionnalité et ne veut pas déléguer cette tâche à des tiers indépendants.

Le dossier repart au National.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Nouvelle édition des caves ouvertes vaudoises ce week-end

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Toutes les régions viticoles participent aux caves ouvertes vaudoises (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les caves ouvertes vaudoises reviennent le samedi 23 et le dimanche 24 mai, durant le week-end de Pentecôte. A cette occasion, quelque 260 caves ouvrent leurs portes aux quatre coins du canton.

OÙ: de Lavaux au Chablais, en passant par La Côte, Bonvillars et le Vully ou encore les Côtes de l'Orbe, les six régions viticoles participent à l'événement. Une liste et une carte des lieux participants sont disponibles en ligne (www.mescavesouvertes.ch).

QUOI: l'objectif principal est de rencontrer les vigneronnes et vignerons, découvrir leur travail et bien sûr déguster leurs vins: Vaud est le royaume du chasselas, mais en tout 79 cépages sont à goûter. Chaque étape est aussi l'occasion d'explorer un terroir, comme les vignobles en terrasses de Lavaux, les vues sur le Léman ou le lac de Neuchâtel et la visite de bon nombre de villages.

COMMENT: les billets sont disponibles en ligne. Il suffit de les échanger le jour J sur place contre un bracelet et un verre de dégustation. Prix: 40 francs pour le week-end, transports publics compris dans tout le canton (si achat en ligne). Chaque billet offre une réduction de 20 francs sur l'achat de six bouteilles en caves.

HISTOIRE: les caves ouvertes vaudoises existent depuis 2010, année où elles avaient attiré quelque 30'000 personnes dans plus de 300 caves. L'an dernier, l'Office des vins vaudois (OVV) a annoncé quelque 80'000 visites de caves, malgré une météo incertaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Forte affluence à la Fête fédérale de musique à Bienne

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Une des attractions à Bienne: le corps de musique de la Garde pontificale. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La 35e Fête fédérale de musique a transformé Bienne en capitale suisse de la musique pour instruments à vent pendant quatre jours. Dimanche, le comité d'organisation s'est dit impressionné par l'affluence massive du public.

On attendait 100'000 visiteurs. "Nous n’avons pas de système de comptage, mais il y en avait sans doute nettement plus", a déclaré à Keystone-ATS le responsable de la communication, Theo Martin, au dernier jour de la fête.

La météo capricieuse n’a manifestement pas entamé l’enthousiasme. Seul le concours de musique de parade de samedi soir a dû être annulé en raison de fortes pluies. Toutes les autres activités se sont déroulées comme prévu.

Au total, 24'071 musiciens issus de 532 associations ont participé à la première "Fête fédérale" depuis dix ans. La cérémonie de clôture sur l’Esplanade, dimanche soir, doit constituer le dernier temps fort.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Festival du LÀC: une cinquième édition sous le signe du courage

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L'écrivain Boualem Sansal est attendu le 6 juin au festival du LÀC à Collonge-Bellerive (archives). (© KEYSTONE/DPA POOL AFP/JOHN MACDOUGALL)

Le Festival du LÀC fêtera ses cinq ans du 5 au 7 juin à Collonge-Bellerive (GE). Parmi les plus de 100 auteurs réunis à la ferme de Saint-Maurice, Boualem Sansal sera présent le jour de sortie de son nouveau livre consacré au récit de sa détention en Algérie.

Cette édition explore le courage sous toutes ses formes, sportif, politique, intime, à travers des témoignages marquants: la sportive afghane Marzieh Hamidi, l'écrivain Louis Arnaud revenant sur sa détention en Iran, la philanthrope Albina du Boisrouvray ou encore Louis-Henri Derungs, conférencier amputé des deux bras après une électrocution.

Invités d'honneur

En tête d'affiche, Douglas Kennedy présentera son roman événement "L'homme qui n'avait pas assez d'une vie", 28 ans après le succès mondial de "L'Homme qui voulait vivre sa vie". Invité exceptionnel, le Suisse Alain Claude Sulzer, lauréat du Prix Médicis étranger et prix des auditeurs de la RTS, présentera son roman "F comme frère". Le festival donnera également un coup de projecteur sur l'autrice Adeline Dieudonné et sur son livre "Dans la jungle".

Le plateau réunit également des noms de premier plan: Yasmina Khadra, Pascal Bruckner, Sandrine Collette, Valentin Musso, ainsi que de nombreux auteurs suisses comme Metin Arditi, Joseph Incardona, l'ancien conseiller fédéral Joseph Deiss ou l'acteur Samuel Labarthe.

Littérature plutôt que controverse

L'auteur franco-algérien Boualem Sansal sera présent le 6 juin, jour même de la parution de son nouveau livre "La Légende". L'octogénaire fait l'objet de controverses dans l'Hexagone, où il lui est reproché une dérive vers l'extrême-droite. Notamment après sa décision de quitter Gallimard et de publier son dernier ouvrage chez Grasset, maison d'édition appartenant au milliardaire de la droite très conservatrice Vincent Bolloré.

"Le festival reste centré sur la littérature, loin des polémiques", a indiqué à Keystone-ATS Sandrine Bourgeois, codirectrice de la manifestation, interrogée sur cette venue. "Nous n'avons pas cherché à faire le buzz. Nous l'avons invité quand il est entré à l'Académie française, non pour le récit de sa détention, mais pour son livre "Le français parlons-en", paru en 2024. S'il fallait inviter uniquement des gens tout blancs, il n'y aurait plus de festivals", remarque-t-elle.

Des nouveautés

Les organisateurs mentionnent également une exposition inédite de photos réalisées par Jack London pour le 120e anniversaire du tremblement de terre de San Francisco.

Pour la première fois, le festival s'ouvre aux arts de la scène avec une soirée théâtrale le vendredi 5 juin. Un espace Jeunesse, dédié aux 3-12 ans, accueillera notamment Albertine, Germano Zullo et Anne Goscinny pour des ateliers et des dédicaces.

Quatre prix littéraires seront décernés, dont le Prix du LÀC, choisi par un jury de quelque cent lecteurs parmi une sélection d'auteurs francophones.

Le Festival du livre à Collonges (LÀC) est placé sous la présidence de Pierre Assouline, membre de l'Académie Goncourt. L'an dernier, il avait accueilli plus de 5000 visiteurs. L'entrée est libre.

www.festival-du-lac.com

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Oron-Mézières: double exposition sur les plantes invasives

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L'histoire des plantes invasives est racontée à travers deux expositions à Oron et Mézières (image symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Château d'Oron (VD) et le Musée du Papier peint de Mézières (FR) collaborent à travers deux expositions de l'artiste Sève Favre. Ce projet en deux volets s'intéresse aux espèces végétales invasives.

A Château d'Oron, "Hubris botanique" est à voir jusqu'au 26 septembre. Cette exposition interroge "la fascination" historique des Européens pour les plantes exotiques, souvent au détriment des plantes autochtones. Elle est racontée à travers les récits de naturalistes et les archives conservées dans la bibliothèque du lieu.

Les conséquences contemporaines de cette histoire donnent lieu à la seconde exposition, "Némésis végétale", à voir du 27 juin au 17 janvier 2027 à Mézières. Les plantes autrefois convoitées pour leur beauté ou leur rareté, comme le bambou doré, le mûrier à papier ou le palmier chanvre, sont aujourd'hui qualifiées d'invasives.

"A travers ce double projet, Sève Favre propose une relecture critique et poétique du végétal: non plus comme simple décor ou ressource, mais comme mémoire vivante, à la fois témoin, acteur et révélateur des dynamiques de pouvoir passées et présentes", écrivent les responsables des musées dans leur communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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