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Suisse

Des pays d'Europe exhortent la Suisse à agir (Fedpol)

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"La criminalité organisée est beaucoup trop confortable en Suisse", a déclaré la directrice de Fedpol Nicoletta della Valle dans Le Matin Dimanche (archive). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Des pays européens appellent Berne à agir contre la criminalité organisée, qui bat son plein dans le continent. "Nos collègues des Pays-Bas et de Belgique nous disent de ne pas attendre", déclare la directrice de Fedpol Nicoletta della Valle dans la presse dominicale.

"Ils estiment qu'eux-mêmes n'ont pas lutté assez tôt et que la Suisse doit agir maintenant", poursuit-elle dans Le Matin Dimanche.

Le pays est attrayant pour toutes sortes de criminalités organisées, pas seulement pour s'y cacher, mais aussi comme plaque tournante des trafics de stupéfiants, d'êtres humains, d'armes, des cambriolages ou des attaques de bancomats, estime la juriste.

La criminalité organisée, bien qu'encore assez discrète, est trop confortable en Suisse, affirme-t-elle. Pour inverser la tendance, la communication - notamment les échanges d'informations avec les cantons - doit, aux yeux de Nicoletta della Valle, être améliorée. "Nous devons aussi agir par la prévention, en expulsant les criminels ou en leur interdisant l'entrée en Suisse", précise-t-elle.

"Nous devons faire des choix"

Les connaissances actuelles sur la criminalité organisée dans le pays pourraient ne montrer que la pointe de l'iceberg. "Ce n'est pas parce que, dans une région, on n'a pas encore identifié de cellule de la Ndrangheta, par exemple, qu'il n'y en a pas", commente la cheffe de Fedpol, qui dit travailler avec les moyens que la politique lui donne.

"Toutes les polices du pays doivent prioriser les enquêtes en fonction des ressources disponibles, explique-t-elle. Nous ne devons pas nous faire d'illusions, nous devons faire des choix".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Culture

Redevance: Bron et les producteurs alertent sur un démantèlement

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Le réalisateur et producteur Jean-Stéphane Bron est venu défendre le service public et la création audiovisuelle en Suisse à quelques semaines de la votation sur l'initiative "200 francs, ça suffit" dimanche aux Journées de Soleure. (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

À l'approche de la votation sur l’initiative "200 francs, ça suffit", qui veut réduire le montant de la redevance, les milieux de l’audiovisuel suisse tirent la sonnette d’alarme. Réalisateur, Jean-Stéphane Bron a dénoncé un affaiblissement "brutal" du service public.

"En Suisse, nous avons décidé collectivement de subventionner l’agriculture, les transports ou les universités, parce que le marché seul ne peut pas les faire survivre. Il en va de même pour le cinéma et la télévision", a dit Jean-Stéphane Bron à Keystone-ATS dimanche aux Journées de Soleure, en marge d’une conférence de presse organisée par Cinésuisse. "Plutôt que de programmer son démantèlement, on devrait chérir la SSR comme un trésor national."

Pour le cinéaste, l’argument selon lequel les jeunes paieraient pour des contenus qu’ils ne consomment pas relève d’un "faux débat". "Les jeunes s’informent massivement en ligne, et c’est précisément là que la SSR fait barrage aux fake news", souligne-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Face aux aléas climatiques, la pratique du ski de fond se raréfie

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La pratique du ski de fond devient plus compliquée en raison du manque de neige (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les conditions hivernales en mutation transforment profondément la pratique du ski de fond. Année après année, la diminution de l'enneigement laisse des traces visibles sur ce sport autrefois si accessible.

"Ce que nous avons remarqué ces dernières années dans les centres nordiques situés autour de mille mètres d'altitude, dans le Jura notamment, c'est une chute vertigineuse des jours skiables. Nous sommes dans un processus de rétractation", relève Laurent Donzé, président de Romandie Ski de Fond (RSF), association qui regroupe une cinquantaine de centres nordiques, lors d'un entretien accordé à Keystone-ATS.

Le constat est sans appel: "A 1000 mètres, on skiait hier quand bon nous semblait, aujourd'hui on chausse les lattes uniquement quand la neige est présente. Ce changement impose une nouvelle mentalité, fondée sur la réactivité et la flexibilité, et redéfinit le rapport à la neige", souligne le responsable.

Effets en cascade

Le réchauffement climatique entraîne des répercussions à plusieurs niveaux: "Moins de neige signifie moins de pistes ouvertes, ce qui se traduit par une baisse du nombre de pratiquants. Les jeunes sont moins nombreux à se former. Les compétitions se raréfient, et la visibilité médiatique du sport diminue en conséquence, tout comme l'intérêt des sponsors", explique Laurent Donzé.

Cette spirale affecte également la motivation des gestionnaires de centres nordiques, confrontés à des saisons de plus en plus incertaines. Le soutien des collectivités publiques pour l'achat de machines de traçage pourrait également être remis en question. "Elles risquent de tiquer quand il sera question de leur renouvellement", redoute-t-il.

Solutions limitées

Quant aux solutions pour pallier ce manque d'or blanc, Laurent Donzé constate que les alternatives traditionnelles montrent vite leurs limites. "La neige artificielle, possible lors de compétitions, reste difficilement envisageable: elle coûte cher et entre en contradiction avec l'image écologique du ski de fond".

Le développement de nouvelles pistes à de plus hautes altitudes "n'est pas non plus une option en raison du relief". Le responsable rappelle que néanmoins certains sites préservés existent encore. Par exemple, les Centres nordiques Les Mosses, La Vue-des-Alpes ou Marchairuz jouissent encore régulièrement d'une centaine de jours skiables par an. Il arrive aussi que le public pense que les domaines sont fermés alors que les pistes ont été tracées, observe-t-il.

Une pratique qui évolue

Les habitudes évoluent. "Les skieurs de fond n'avaient pas l'habitude d'aller très loin", note le président de RSF. La nouvelle réalité oblige les pratiquants à accepter de se déplacer davantage pour trouver des conditions favorables, un comportement qui ne correspond pas aux habitudes de nombreux adeptes.

"Seuls les mordus iront chercher la neige. Les polysportifs jetteront leur dévolu sur le VTT, la course à pied ou le ski alpinisme", estime-t-il.

Les quelques centres qui disposeront encore d'or blanc pourraient être pris d'assaut. Une situation inédite pour une discipline habituée à de vastes espaces et à une cohabitation généralement paisible, sauf parfois avec les piétons ou raquetteurs.

Pourtant, cette raréfaction ne signe pas nécessairement la fin du ski de fond. "Elle pourrait paradoxalement en renforcer la valeur", relève Laurent Donzé.

Sport complet, sain, pas trop cher, facile d’accès, assez respectueux de l’environnement, peu dangereux, accessible à tous les âges, "le ski de fond s'achemine vers un nouveau statut: celui d'une activité plus rare mais précieuse, où chaque heure passée sur les pistes comptera davantage".

De l’âge d’or à la mémoire

Présent dès les premiers Jeux olympiques d’hiver en 1924, le ski de fond est longtemps resté confidentiel avant de connaître un essor marqué dès la fin des années 60, porté par les succès suisses aux Jeux de Grenoble et de Sapporo et par l'arrivée du traçage mécanique.

La campagne au slogan évocateur "LLL - Langläufer Leben Länger" (Les skieurs de fond vivent plus longtemps) propulse définitivement la discipline sur le devant de la scène. Plus de 30 courses populaires sont organisées par saison en Suisse romande.

L’apparition du skating dans les années 1980 et, plus récemment, les performances de Dario Cologna ont également ravivé son image.

Pour revivre cette histoire, un Musée du Ski a vu le jour il y a deux ans dans le hameau Le Boéchet (JU), attirant de nombreux visiteurs. "Quand on sent que quelque chose disparaît, on s'y accroche", glisse Laurent Donzé, également fondateur de ce musée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Genève, une exposition alerte sur l'exploitation de la montagne

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La nouvelle exposition au Centre des arts de l'école internationale de Genève vise à alerter sur l'exploitation de la montagne, comme ici au glacier du Rhône (archives). (© KEYSTONE/AP/MATTHIAS SCHRADER)

Bernard Garo et Jacques Pugin présenteront leurs oeuvres dans l'exposition "Glaciers", dès le 4 février au Centre des arts de l'Ecole internationale de Genève. Ils associent la peinture et la photographie pour alerter sur l'exploitation de la montagne.

Jacques Pugin exposera des superpositions photographiques complétées de touches de peinture acrylique. Bernard Garo apportera lui des toiles en format monumental de plusieurs mètres de côté, peintes avec des limons et des sédiments récoltés sur les glaciers.

Par leurs oeuvres, les deux artistes romands expriment leur indignation face à l'exploitation de la montagne et aux traces laissées par les activités humaines. Ils dénoncent notamment la pose de bâches sur la grotte du Glacier du Rhône (VS), pour "gagner de l'argent sur l'extinction" de ce paysage, estime Bernard Garo, contacté par Keystone-ATS.

L'art leur sert à alerter sur la fonte de ces géants de glace et "raconter par le beau, l'histoire de cette disparition programmée", explique Bernard Garo, évoquant "un sublime désastre". Il ajoute que "l'art a pour rôle de sensibiliser, d'émerveiller" et de relayer ce témoignage de puissance autant que de fragilité incarné par les glaciers. Sa démarche vise à transmettre les connaissances en associant l'art à la science.

Face à ces paysages, l'émerveillement subsiste toujours pour Jacques Pugin, bien qu'il soit mêlé à la tristesse et au sentiment d'impuissance. Il s'attend à des situations "catastrophiques" lorsque les glaciers auront disparu et regrette le manque d'attention pour ces sujets. En écho, Bernard Garo évoque la perte d'une mémoire millénaire pour l'Humanité.

L'exposition s'ouvrira par une table ronde le 4 février au soir (sur inscription), en présence des deux artistes et d'un glaciologue. Deux de leurs courts-métrages seront également projetés. L'exposition restera ouverte durant un mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Postulat pour la création d'un établissement cantonal d'assurances

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Le Grand Conseil valaisan débattra, dès la session de mars, sur les conséquences du drame de Crans-Montana (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La question de la création d'un établissement cantonal d'assurances des bâtiments en Valais refait surface après le drame de Crans-Montana. Un postulat socialiste en ce sens, déposé en juin 2025 auprès du Grand Conseil valaisan, sera vraisemblablement traité en mars.

La députée Silvia Eyer est l'autrice d'un texte qui demande au Conseil d'Etat d'examiner plusieurs mesures. Le PS demande "l'introduction d'une obligation de conclure une assurance pour tous les bâtiments du canton du Valais", a confirmé samedi à Keystone-ATS le président du PS du Valais romand, Clément Borgeaud.

Le Parti socialiste milite aussi pour la mise en place d'un organisme cantonal d'assurance des bâtiments, de droit public, chargé de couvrir les incendies et les dommages dus à des éléments naturels et d'encourager la prévention des dommages. Il demande enfin au Conseil d'Etat d'instaurer une obligation d'assurer tous les bâtiments cantonaux et communaux auprès de cet établissement."

Dix-neuf cantons suisses prévoient actuellement une obligation de conclure une assurance pour les bâtiments auprès d'un établissement cantonal d'assurance des bâtiments. Le Valais n'en fait pas partie.

"Une option à analyser"

Dans une interview accordée vendredi au Walliser Bote, le conseiller d'Etat Stéphane Ganzer a donné son point de vue sur la création d'un établissement cantonal d'assurances des bâtiments en Valais: "Je pense que nous devons analyser sérieusement cette option. Il reste toutefois des questions en suspens, notamment en matière de droit de la concurrence."

Pour le chef du Département valaisan de la sécurité, "il faut également faire la distinction entre une assurance immobilière en tant qu'institution et la question d'une assurance immobilière obligatoire. Ces deux aspects doivent être examinés séparément."

"Je ne crois toutefois pas à une 'solution miracle'", a poursuivi l'élu PLR. "Cela s'est vu dans le canton de Berne, où l'on a récemment constaté à Lauterbrunnen que de nombreux contrôles n'avaient pas été effectués et que plusieurs entreprises avaient dû être fermées. Ce qui est déterminant, c'est que les règles soient applicables et que les contrôles aient effectivement lieu."

Traité très vraisemblablement en mars

"Le programme de la session de mars (ndlr: du 9 au 13) n'a pas encore été arrêté, mais je peux bien croire que ce postulat soit traité à cette occasion", a de son côté précisé la présidente du législatif cantonal, Patricia Constantin, à Keystone-ATS.

La Grande Baillif annonce également "préparer quelque chose de spécial", en début de session, afin de rendre hommage aux victimes du drame du bar "Le Constellation". Une minute de silence sera notamment observée le lundi 9 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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