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Économie

Eaux usées industrielles: même des STEP modernes n'épurent pas tout

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A la sortie des STEP, les eaux usées industrielles traitées contiennent nettement plus de substances et des concentrations de composés organiques synthétiques plus élevées que les eaux usées domestiques (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le nombre de composés synthétiques issus de l'industrie pharmaceutique et chimique et qui se retrouvent dans les eaux est largement sous-estimé. Et ce même après traitement dans des stations d'épuration modernes, selon une étude de l'Eawag et de l'EPF de Zurich.

Certaines sources de pollution du milieu aquatique, comme l'agriculture ou les eaux usées communales, sont désormais assez bien connues. En revanche, les connaissances sur la quantité et la diversité des composés organiques synthétiques rejetés dans les eaux usées des industries liées à la production et de la fabrication de produits chimiques sont lacunaires et ponctuelles.

Parmi ces substances se trouvent des composés qui ont une durée de vie très longue, qui s'accumulent dans les organismes ou qui peuvent favoriser la formation de résistances - par exemple aux antibiotiques.

De plus, de nombreuses substances passent pour ainsi dire à travers les mailles du filet de la surveillance habituelle, car elles ne sont tout simplement pas recherchées, a indiqué mardi l'Institut fédéral suisse des sciences et technologies de l’eau (Eawag) dans un communiqué.

Fortes variations

Pour leur étude, les chercheurs ont procédé à des analyses à la sortie de onze stations d'épuration (STEP) suisses sur plusieurs mois. Pour ce faire, ils ont choisi des installations qui doivent faire face à des pourcentages très différents d'eaux usées industrielles - de 0% à 100%.

Les eaux usées traitées ont été analysées à l'aide de la spectrométrie de masse à haute résolution. Il a ainsi été possible de déterminer le nombre total de composés présents et de suivre également les substances qui n'apparaissaient que brièvement en concentrations de pointe.

Résultats: les eaux usées industrielles traitées contiennent parfois jusqu'à 15 fois plus de substances et des concentrations de composés organiques synthétiques supérieures d'un à deux ordres de grandeur par rapport aux eaux usées domestiques. Les variations sont nettement plus importantes.

La diversité chimique des eaux usées est très spécifique au site et reflète les processus de fabrication des entreprises. Mais elle est également fortement influencée par d'autres facteurs, tels que le type et l'étendue du prétraitement des eaux usées, la façon dont les entreprises envoient ces dernières à la station d'épuration ou encore le fonctionnement des stations d'épuration.

Enfin, parmi l'énorme quantité de substances trouvées, il peut y avoir des composés toxiques qui représentent une menace pour la biodiversité aquatique. Cela s'explique notamment par le fait que les émissions très fluctuantes entraînent des pics de concentration inattendus et ce dans des compositions chimiques en constante évolution. Des substances chimiques non enregistrées ont également été trouvées.

Pratique courante insuffisante

Les chercheurs en concluent que la pratique courante n'est pas suffisante pour contrôler et éventuellement améliorer la qualité de l'eau. Aujourd'hui, on analyse généralement une liste standard de polluants-cibles ainsi que certains paramètres cumulés au lieu d'examiner attentivement chaque site.

C'est pourtant la seule façon d'établir des programmes de surveillance sur mesure et de prendre des mesures si nécessaires, écrivent les scientifiques.

Selon eux, les stratégies de réduction de la pollution pourraient prendre différentes formes et couvrir un très large domaine. Cela va d'une modification des pratiques de traitement des eaux usées dans les entreprises et d'innovations dans les stations d'épuration, à des réglementations légales, voire à l'interdiction de certaines substances, en passant par des modifications des processus de fabrication.

Certaines de ces mesures sont déjà mises en oeuvre avec succès par des entreprises, note encore l'Eawag. Ces travaux sont publiés dans la revue Water Research.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Banque: légère hausse du bénéfice pour Barclays au 1er trimestre

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La banque britannique Barclays a vu son bénéfice net légèrement progresser. (archive) (© KEYSTONE/FR171758 AP/YUKI IWAMURA)

La banque britannique Barclays a vu son bénéfice net légèrement progresser de 3,6% à 1,9 milliard de livres (2 milliards de francs) au premier trimestre 2026, affichant sa résilience face au conflit au Moyen-Orient, mais peine à convaincre le marché.

Peu après l'annonce de ces résultats mardi matin, le titre lâchait près de 3% à la Bourse de Londres.

Ces récents résultats "n'ont pas atteint le niveau de performance de ses principaux concurrents américains", souligne Matt Brizman, analyste chez Hargreaves Lansdown, pour expliquer la prudence des investisseurs.

La croissance de 6% du chiffre d'affaires, à 8,163 milliards de livres, ainsi que celle du bénéfice avant impôt ont pourtant "largement dépassé les estimations", souligne Richard Hunter, d'Interactive Investors.

Le secteur bancaire "a été pénalisé cette année par les effets anticipés du conflit actuel entre les États-Unis et l'Iran, mais pour le moment, la solidité et la diversification de l'offre de Barclays constituent un rempart efficace", ajoute-t-il.

Cette amélioration est notamment portée par les activités de sa banque d'investissement, qui a cependant accusé une dépréciation de 200 millions de livres au titre d'une charge exceptionnelle.

"Si, comme on le soupçonne, cette perte est liée à l'exposition du groupe au récent naufrage de Market Financial Solutions (MFS), ses implications plus larges seront analysées", met en garde M. Hunter.

Ce prêteur immobilier britannique a été placé sous administration judiciaire en février dernier, suite à des allégations d'irrégularités financières.

Barclays a également prévenu d'une nouvelle charge, de 100 millions de livres, liée aux indemnisations attendues dans une affaire de ventes abusives de crédits automobiles qui touche de nombreux établissements britanniques.

La banque, dont le bénéfice net avait progressé de 16% à 6,2 milliards de livres (7,1 milliards d'euros) en 2025, a également annoncé un rachat d'actions de 500 millions de livres.

"L'étendue et la qualité de nos activités nous permettent de rester confiants dans la réalisation de tous nos objectifs financiers, quelles que soient les conditions du marché", a assuré le directeur général de Barclays, C. S. Venkatakrishnan.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Lancement d'une initiative pour taxer l'avion et favoriser le train

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L'initiative demande une taxe de 30 francs minimum sur les billets d'avion (archive). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le comité actif-trafiC souhaite taxer les trajets en avions, pour renforcer les transports publics en Suisse. Pour ce faire, il a lancé mardi l'initiative "Pour des transports publics forts et des tarifs aériens équitables".

Une contribution de 30 francs minimum par billet d'avion sera instaurée, proportionnelle à la distance et à la classe de vol.

Selon le comité, les recettes attendues de cette taxe s’élèvent à environ 1,5 milliard de francs par an. Au moins deux tiers de ce montant doivent être versés à la population sous forme de bons pour les transports publics, indique-t-il dans un communiqué.

Le reste des recettes permettra de développer des liaisons ferroviaires "attractives et abordables" vers les pays limitrophes.

"L’initiative profitera financièrement à environ 90% de la population", souligne Martine Docourt, conseillère nationale (PS/NE), citée dans le communiqué. Et d'ajouter que la grande majorité de la population recevra davantage d’argent en bons qu’elle n’en dépensera en taxe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le lobbying d'UBS met le Parlement sous pression, dit Keller-Sutter

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L'intense lobbying d'UBS est plutôt inhabituel en Suisse, estime Karin Keller-Sutter (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les parlementaires subissent des pressions de la part d'UBS au sujet du projet de loi visant à renforcer les fonds propres de la banque, dénonce Karin Keller-Sutter. Un lobbying aussi intense de la part d'un acteur privé est plutôt inhabituel en Suisse, note-t-elle.

"J'entends des parlementaires faisant part de leur crainte qu'UBS ne réduise ses contributions à leur parti", déclare la ministre des finances dans un entretien diffusé mardi par le journal Blick. "On peut avoir des opinions divergentes. Mais ce n'est pas courant de s'opposer aussi fermement à nos institutions".

Le Parlement s'est penché de manière intensive sur le traitement de la débâcle de Credit Suisse, notamment dans le cadre d'une commission d'enquête parlementaire, relève Mme Keller-Sutter. Beaucoup de parlementaires sont d'accord sur le fond avec les objectifs du Conseil fédéral, mais la pression n'est pas facile à gérer, ajoute-t-elle, soulignant que les mesures proposées sont le résultat d'une analyse approfondie de la banqueroute de Credit Suisse et visent à combler les lacunes existantes.

Le Conseil fédéral a assumé ses responsabilités; c'est désormais au Parlement de jouer, poursuit la libérale-radicale saint-galloise. "En fin de compte, la question est de savoir quels intérêts l'emporteront: ceux des contribuables ou ceux de l'UBS.

Pour couvrir l'intégralité des participations dans les filiales étrangères, UBS doit apporter 20 milliards de fonds propres supplémentaires, estime le Conseil fédéral. La banque s'oppose au projet, qu'elle qualifie de "disproportionné". Elle a reçu le soutien d'associations bancaires et économiques, de partis de droite et des cantons où sont implantées des banques.

Le dossier est désormais dans les mains du Parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Zalando, Amazon et Temu doivent être joignables en Suisse

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Le National veut serrer la vis pour les plateformes telles que Temu et Shein (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/OLIVER BERG)

Les consommateurs doivent pouvoir joindre les plateformes telles que Zalando, Temu et Amazon en cas de problèmes. Le National a validé lundi, par 110 voix contre 70, une motion visant à forcer ces sites d'e-commerce à désigner un point de contact en Suisse.

Un représentant juridique doit aussi être désigné.

Il est actuellement impossible de contacter directement une de ces entreprises pour faire valoir ses droits, a déploré la motionnaire Sophie Michaud Gigon (Vert-e-s/VD). "Cette lacune pose un problème significatif pour les consommateurs et les autorités lorsqu'il s'agit de rendre ces plateformes responsables", a-t-elle ajouté.

Le Conseil fédéral était contre. Le dossier part au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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