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Suisse

Echec de la salve UDC contre la candidature suisse au Conseil de sécurité de l'ONU

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Ignazio Cassis a mis en avant les intérêts pour la Suisse et le monde d'une participation helvétique du Conseil de sécurité de l'ONU. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L'UDC s'est attaquée jeudi une nouvelle fois à la candidature suisse au Conseil de sécurité de l'ONU. Le National n'est toutefois pas entré dans son jeu. Par 125 voix contre 56, il a réitéré son soutien au Conseil fédéral.

L'aversion du parti conservateur n'est pas nouvelle. Au fil des années, Christoph Blocher n'a cessé de dire tout le mal qu'il pensait de la candidature de Berne. Au Parlement, le groupe a déposé plusieurs motions exigeant son retrait. Toutes ont échoué. L'élection approchant - elle est prévue pour le 9 juin -, l'UDC remet l'ouvrage sur le métier. Elle est cependant bien isolée.

Rester en retrait

Disposant de suffisamment de députés, le parti a pu imposer une session extraordinaire sur le sujet. Premier déboire: le bureau du National a classé le débat en catégorie IV, soit la moins importante après la procédure tacite. Le plénum a validé ce choix mercredi. Il a refusé par 100 voix contre 73 de lui offrir plus de place.

Seul Roger Köpel (UDC/ZH) a ainsi pu prendre la parole lors du débat. "Une entrée au Conseil de sécurité torpillerait la neutralité suisse. C'est un risque non calculé pour notre pays." La neutralité implique de rester en retrait de tout conflit armé ou économique, a-t-il lancé, critiquant les récentes sanctions prises à l'encontre de la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine.

"La neutralité est utile pour le monde", a poursuivi le Zurichois. "Un terrain neutre est nécessaire pour permettre aux parties d'un conflit de se parler sans armes. La Suisse peut proposer de tels bons offices." Et Roger Köppel de plaider pour respecter la neutralité armée, inscrite dans la Constitution.

Avoir voix au chapitre

La neutralité et les bons offices ne sont aucunement mis en péril par une candidature au Conseil de sécurité, a opposé le président de la Confédération Ignazio Cassis. Des pays ont pu jouer un rôle médiateur par le passé, alors qu'ils siégeaient au sein de cet organe. La Suède s'est ainsi engagée dans la guerre au Yémen, et l'Allemagne dans le conflit libyen.

"Une candidature est dans l'intérêt de la Suisse autant que dans celui du monde", a plaidé le Tessinois. "Etat neutre à l'écoute des minorités, nous sommes toujours à la recherche de compromis. Nous avons beaucoup de compétences à mettre à disposition de la communauté internationale."

Dans un monde en constante évolution, la Suisse ne peut résoudre seule tous les problèmes internationaux complexes, a continué le ministre des affaires étrangères. "Il est important que nous nous engagions dans les enceintes multinationales là où ça compte. Comme le dit un proverbe: les absents ont toujours tort. Il faut s'attabler pour pouvoir participer."

Pas d'automatisme

Après son intervention, Ignazio Cassis a essuyé une salve de questions issues des rangs UDC. Il a notamment tenté d'apaiser leurs craintes concernant la reprise des sanctions. "Il n'existe pas d'automatisme. Elles sont étudiées au cas par cas."

La Suisse, qui fête cette année ses 20 ans d'adhésion à l'ONU, a toutes ses chances d'intégrer le Conseil de sécurité en 2023 pour deux ans. Elle est la seule candidate avec Malte pour les deux sièges attribués à l'Europe de l'Ouest.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Violences domestiques: vers une surveillance "dynamique"

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L'idée d'une surveillance "active" des violences domestiques fait son chemin en Suisse. (© KEYSTONE/DPA/MAURIZIO GAMBARINI)

La Suisse va renforcer la lutte contre les violences domestiques avec une surveillance électronique active des auteurs, 24 h/24 et en temps réel, rapportent 24 heures et la Tribune de Genève. Le canton de Vaud lancera un projet pilote au second semestre 2026.

Aujourd’hui, dans la plupart des cantons, le système fonctionne encore de manière passive, avec des contrôles effectués après coup. Réunis jeudi à Berne, les membres de l’association Electronic Monitoring (EM), qui rassemble tous les cantons aux exceptions du Valais et du Tessin, ont confirmé leur volonté de généraliser un dispositif actif d’ici 2027. Près de la moitié des cantons lanceront des tests dès les prochains mois.

Président de l’association EM, le conseiller d’État vaudois Vassilis Venizelos pilote ce virage sécuritaire. "Ce qui est concrètement prévu, c’est la création d’une centrale qui veillera en tout temps à ce que les périmètres d’interdiction définis par la justice soient respectés», explique-t-il. Grâce à la géolocalisation du bracelet, toute intrusion dans une zone interdite déclenchera immédiatement une alerte. Une centrale contactera alors l’auteur pour lui ordonner de quitter les lieux. "S’il n’obtempère pas, la police intervient", résume M. Venizelos dans l'interview accordée aux quotidiens lémaniques.

Vers une surveillance dite "dynamique"

À terme, le système doit évoluer vers une surveillance dite "dynamique", avec un dispositif porté aussi par la victime afin de mesurer en permanence la distance entre les deux personnes. "Ce dispositif permet de suivre en temps réel et de surveiller simultanément les mouvements des auteurs et des victimes", explique le Vaudois avant de rassurer: "Il n’est pas question d’imposer ce type de dispositif à une victime. Si une personne ne se sent pas à l’aise avec cette idée, elle ne lui sera pas proposée". L’objectif est aussi de dépasser les limites cantonales et d’assurer une protection continue sur tout le territoire suisse.

Le Canton de Vaud déploiera un projet pilote au second semestre 2026 avec six à douze bracelets électroniques. Cette phase test permettra d’évaluer simultanément la surveillance active classique et la surveillance dynamique. "Le but est de généraliser l’outil en 2027", affirme Vassilis Venizelos. Le projet nécessite toutefois une formation spécifique des policiers et la mise en place de protocoles d’intervention harmonisés.

Pour coordonner les pratiques, l’association EM a élaboré une "boîte à outils" destinée aux cantons. "Notre objectif est de présenter un projet concret d’ici le printemps 2027", indique le conseiller d’État. Lausanne pourrait accueillir cette future structure grâce aux infrastructures déjà existantes de la centrale des "feux bleus" à la Grangette.

Un coût avantageux

Le coût du dispositif reste relativement limité. À Zurich, un projet pilote a coûté 60’000 francs sur dix-huit mois. Dans le canton de Vaud, la surveillance de six à douze bracelets représenterait entre 7500 et 15’000 francs par an. Pour M. Venizelos, "le coût de l’inaction est bien plus important". Les violences domestiques engendreraient près de 300 millions de francs de coûts directs annuels en Suisse. Dans le canton de Vaud, la police intervient entre trois et cinq fois par jour pour ce type de violences.

Le conseiller d’État insiste toutefois sur le fait que le bracelet électronique "n’est pas une baguette magique". La technologie doit s’inscrire dans une stratégie globale incluant prévention, éducation, accompagnement des victimes et suivi des auteurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Oui à la réforme du service civil, impasse sur l'initiative UDC

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Selon le premier sondage SSR, le "oui" et le "non" à l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions" sont au coude à coude (image d'illustration). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La modification de la loi sur le service civil devrait être adoptée, selon le premier sondage de la SSR publié vendredi. Pour l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions", l'issue du vote est encore floue.

Si le peuple avait voté début mai sur l'initiative UDC "sur la durabilité", 47% des personnes l'auraient acceptée et 47% l'auraient rejetée. La part des indécis se monte à 6%. L'institut gfs.bern, qui a réalisé l'enquête, parle de situation "d'impasse".

Environ 80% des personnes indiquent avoir une intention ferme de voter pour ou contre le projet.

Actuellement, la modification de la loi sur le service civil a été acceptée à 52% et refusé à 40% par les sondés. Huit pourcent des sondés restent indécis.

Le sondage a été réalisé par l'institut gfs.bern entre le 20 avril et le 3 mai auprès de 19’728 titulaires du droit de vote de tout le pays. La marge d'erreur est de +/- 2,8 points de pourcentage.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Une vignette pour faciliter la vie des transports professionnels

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A Genève, les véhicules affectés au transport professionnel seront dotés d'une vignette qui leur permettra pour faciliter leurs déplacements dans le canton (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, les véhicules affectés au transport professionnel seront dotés d'une vignette qui leur permettra de bénéficier de conditions de circulation et de stationnement facilitées. Le Grand Conseil a voté jeudi un projet de loi en ce sens. Ce nouveau dispositif est expérimental.

"Le projet met en place un dispositif pilote de priorisation du trafic professionnel", a relevé la députée PLR Céline Zuber-Roy. "Il répond à un besoin réel de l'économie genevoise", a ajouté la PLR. "L'économie est paralysée, car elle doit suivre le flux des véhicules privés", selon Jacques Jeannerat, député de Libertés et justice sociale (LJS).

Ce texte issu du Conseil d'Etat fait suite aux états généraux des mobilités. Les milieux concernés avaient insisté sur l'importance de différencier les professionnels des autres usagers motorisés. Les personnes qui vivent du trafic professionnel passent des heures dans les bouchons: il s'agit donc de défendre l'emploi et l'économie, estime Pierre Maudet, chef du Département de la santé et des mobilités (DSM).

Le projet de loi voté jeudi à la quasi unanimité est un "très bon signal pour la hierarchisation du réseau", estime M. Maudet. Jusqu'à présent, l’absence de base légale définissant le transport professionnel rendait difficile son identification.

Evaluation en 2030

Parmi les mesures envisagées, la création de voies réservées, l'accès à certaines voies de bus ou des places de stationnement dédiées. La vitesse commerciale des transports publics ne doit toutefois pas être péjorée.

Le trafic professionnel se limite aux véhicules transportant des marchandises ou du matériel à des fins commerciales, soit des poids lourds ou des camionnettes d'artisans et de commerçants. Le transport de personnes est exclu du dispositif, à l'exception des taxis.

Le Conseil d'Etat doit maintenant définir par voie réglementaire les conditions d'octroi de la vignette d'identification. Il faudra aussi définir les tronçons que pourront utiliser les véhicules dotés d'une vignette. Ces décisions pourront faire l'objet de recours. Les effets du nouveau mécanisme seront évalués au premier trimestre 2030.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams

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Proposé en Suisse et dans sept autres pays européens, le jeu Eurodreams offre un gain principal sous forme d'une rente mensuelle de 22'222 francs pour une durée de 30 ans. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams jeudi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 9, 12, 13, 24, 32 et 38, ainsi que le numéro "dream" 5, a indiqué la Loterie romande.

Eurodreams est proposé dans huit pays européens. En Suisse, le jeu est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage est effectué les lundis et jeudis soir.

https://jeux.loro.ch/games/eurodreams

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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