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ONU: dernière étape pour la Suisse au Conseil de sécurité

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La présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, a présenté vendredi les principaux axes de la candidature helvétique au Conseil de sécurité de l'ONU. (Image d'archive - ©KEYSTONE/MARCEL BIERI)

La candidature helvétique pour la place de membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU pour 2023-2024 est entrée dans sa phase finale vendredi. Ce siège permettrait à la Suisse de contribuer à la paix et la sécurité dans le monde, selon le Conseil fédéral.

Réunis devant la presse vendredi, la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga et le conseiller fédéral Igniazio Cassis ont annoncé qu'ils avaient présenté la veille la candidature "Un plus pour la paix" aux représentants des missions auprès de l'ONU à New York. Les deux conseillers fédéraux auraient dû se rendre aux Etats-Unis, mais l'évènement s'est finalement tenu virtuellement, pandémie de coronavirus oblige.

La candidature de la Suisse a été officiellement présentée en 2011. Un siège non permanent au sein de la plus haute instance de l'ONU permettrait à la Suisse de "s'engager à réaliser ses objectifs de politique étrangère et de mettre ses forces au service de la paix et de la sécurité", déclare le Conseil fédéral dans un communiqué. Les choix auront lieu lors d'élections à New York en juin 2022.

Dans son discours vidéo, la présidente de la Confédération a souligné l'importance du dialogue et de la recherche du consensus. Elle a rappelé que la Suisse s'efforce en premier lieu de trouver des solutions consensuelles et que seul le dialogue permet de parvenir à des solutions durables.

M. Cassis a quant à lui insisté sur l'engagement de la Suisse en faveur de l'état de droit, de la démocratie, de la paix et de la sécurité. La Suisse est reconnue comme un partenaire fiable avec une longue tradition de promotion de la paix, a souligné le ministre des Affaires étrangères.

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American Airlines commande 20 avions supersoniques de Boom

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L'Overture développé par l'avionneur Boom et dont American Airlines vient de commander une vingtaine d'unités, pourra transporter entre 65 à 80 passagers à Mach 1,7, soit environ 2100 km/h. (archives) (© KEYSTONE/AP)

La compagnie American Airlines a annoncé mardi avoir passé commande de 20 appareils supersoniques Overture, fabriqués par le constructeur aéronautique Boom, qui prévoit leur mise en service en 2029, un quart de siècle après le retrait du mythique Concorde.

American Airlines (AA) a indiqué, dans un communiqué, avoir versé des arrhes et disposer d'une option pour 40 avions supplémentaires.

Sollicités par l'AFP, ni AA ni Boom n'ont communiqué d'éléments sur le montant de cette commande, qui intervient un peu plus d'un an après que United Airlines s'est engagé sur 15 appareils Overture, en juin 2021, avec une option pour 35 engins supplémentaires.

Une porte-parole du constructeur américain Boom a néanmoins confirmé que la société visait un prix de 200 millions de dollars pour l'Overture, comme annoncé préalablement par d'autres médias.

Selon Boom, l'Overture, doté d'une capacité de 65 à 80 passagers, pourra atteindre Mach 1,7, soit environ 2100 km/h, le double de la vitesse des avions de ligne les plus rapides actuellement en service.

Sur certaines lignes, Boom prévoit que le temps de trajet sera réduit de moitié par rapport à la durée actuelle des vols. Le communiqué mentionne un vol reliant Miami à Londres en moins de 5 heures, contre un peu moins de 9 heures aujourd'hui.

La ligne de l'Overture, dont l'autonomie atteint 7800 km, ressemble à celle du Concorde, créé par le français Sud Aviation (devenu Aérospatiale, aujourd'hui intégré au groupe Airbus) et le britannique British Aicraft Corporation (aujourd'hui BAE Systems).

En service de 1976 à 2003 chez Air France et British Airways, le Concorde n'a jamais été rentable et l'abandon de son exploitation a été précipité par l'accident d'un appareil lors de son décollage depuis l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, qui avait fait 113 morts en juillet 2000.

L'Overture devrait être alimenté à 100% par du carburant d'aviation durable (sustainable aviation fuel ou SAF), élaboré à partir de biomasse, huiles usagées voire, à l'avenir, de CO2 capturé et d'hydrogène vert.

Le SAF peut réduire de 80% les émissions de CO2 par rapport au kérosène.

Avant de pouvoir transporter des passagers, l'Overture devra obtenir le feu vert des autorités de régulation, notamment l'autorisation de voler à environ 18 kilomètres d'altitude, alors que la limite est actuellement fixée à un peu moins de 13 km pour un avion de ligne à réaction.

"Dans les années à venir, le voyage supersonique sera une composante importante de notre capacité à servir nos clients", a commenté le directeur financier d'American Airlines, Derek Kerr, cité dans le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Philips: départ anticipé du patron suite au rappel de respirateurs

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Le patron de Philips, Frans van Houten, passera le témoin à Roy Jakobs en octobre, six mois avant l'échéance prévue, alors qu'une campagne de rappel de respirateurs a déjà coûté au groupe plusieurs centaines de millions d'euros. (archives) (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le géant néerlandais de l'électronique Philips a annoncé mardi le départ anticipé de son directeur général Frans van Houten, plombé depuis un an par le rappel international de millions de respirateurs défectueux commercialisés par le groupe.

M. van Houten, qui devait quitter en avril prochain la tête de Philips après 12 ans à son poste, cèdera sa place le 15 octobre à Roy Jakobs, l'actuel superviseur de cette gigantesque opération de rappel qui a déjà coûté des centaines de millions d'euros.

Le conseil de surveillance de Philips et le patron sortant du groupe "sont tombés d'accord qu'avec la fin de son troisième mandat en vue, l'heure était propice à un changement de direction", selon le communiqué diffusé par le groupe.

Frans van Houten s'est dit "fier" d'avoir notamment conduit depuis 2010 la diversification de Philips pour en faire "une des plus grandes entreprises de technologies de santé au monde", mais il a convenu que "beaucoup reste à faire" pour permettre au groupe basé à Amsterdam de "surmonter les revers actuels et les conditions de marché défavorables".

Depuis juin 2021, Philips a été contraint d'engager à l'échelle internationale une campagne massive de rappel de plusieurs modèles défectueux de respirateurs utilisés notamment par des patients souffrant d'apnée du sommeil.

Les appareils concernés contiennent une mousse insonorisante, dont se détachent des particules pouvant provoquer irritations et maux de tête si elles sont inhalées ou ingérées. Le groupe a aussi évoqué un risque "potentiel" de cancers à long terme.

A ce jour, Philips a dû provisionner près de 900 millions d'euros pour financer l'opération, qui a aussi contribué aux pertes financières nettes affichées par le géant néerlandais.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Présidentielle: Raila Odinga rejette les résultats, une "parodie"

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"Ce à quoi nous avons assisté hier est une parodie et un mépris évident de la Constitution", a affirmé Raila Odinga. (© KEYSTONE/AP/Ben Curtis)

Raila Odinga a rejeté mardi les résultats de l'élection présidentielle du 9 août donnant son rival William Ruto vainqueur. Il les a qualifiés de "parodie" et promis de poursuivre toutes les options légales à sa disposition.

Six jours après l'élection du 9 août, marqués par le calme en dépit d'une impatience grandissante, le vice-président sortant Ruto a été déclaré lundi soir vainqueur avec 50,49% des voix contre 48,85% pour Raila Odinga, par une Commission électorale secouée de divisions internes.

Les yeux du pays étaient désormais tournés vers ce vétéran de l'opposition aujourd'hui soutenu par le régime, qui, à 77 ans, concourait pour la cinquième fois et restait invisible et muet depuis lundi.

"Mépris évident de la Constitution"

Depuis son quartier général, Raila Odinga, coiffé d'un large chapeau bleu - couleur de sa coalition -, a fermement rejeté ces résultats, parmi les plus serrés de l'histoire du pays (quelques 233'000 voix d'écart).

"Ce à quoi nous avons assisté hier est une parodie et un mépris évident de la Constitution", a-t-il déclaré, appelant ses partisans au calme et assurant qu'il poursuivrait "toutes les options légales" disponibles.

"Nous le ferons au regard des nombreuses failles dans les élections", a-t-il ajouté, sans aller jusqu'à promettre un recours devant la Cour suprême.

Familier des recours

M. Odinga est cependant familier de ces recours, qu'il a déposés en 2013 puis 2017. Cette dernière année, la Cour suprême avait invalidé la présidentielle en raison d'"irrégularités", une première en Afrique.

En 2007, une élection elle aussi très serrée, Odinga avait également, sans aller devant la justice, refusé le résultat, ce qui avait déclenché la pire crise post-électorale de l'histoire du pays, avec plus de 1100 morts dans des affrontements interethniques.

Manifestations violentes mais localisées

M. Ruto a lui été déclaré lundi cinquième président du Kenya depuis l'indépendance en 1963. Il est le deuxième président de sa communauté, les Kalenjin, à accéder à ce poste.

Le riche homme d'affaires de 55 ans a immédiatement assuré qu'il travaillerait avec "tous les dirigeants" politiques, promettant un pays "transparent, ouvert et démocratique".

L'annonce des résultats a déclenché lundi soir des manifestations violentes mais localisées dans des bastions de M. Odinga, dont des quartiers populaires de Nairobi et Kisumu (ouest). Le calme y était revenu mardi matin.

Mais de nombreux commerces restent fermés et l'économie tourne au ralenti depuis le vote il y a une semaine, suscitant l'impatience de la population.

Flambée du coût de la vie

La campagne a notamment été dominée par la flambée du coût de la vie, en particulier des produits de base, la locomotive économique d'Afrique de l'Est étant durement touchée par les effets de la pandémie et de la guerre en Ukraine. M. Ruto avait fait de ce thème son cheval de bataille.

De son côté, Raila Odinga, qui s'était notamment engagé à réformer le pays et lutter contre la corruption, avait reçu l'appui précieux du président sortant Uhuru Kenyatta et du parti au pouvoir.

"Il avait globalement tout le soutien dont il avait besoin pour arracher la victoire, excepté la majorité des gens", a décrypté Zaynab Mohamed, une analyste politique pour Oxford Economics.

Intense pression

Le Groupe d'observation des élections (Elog), association qui scrute depuis 2010 le bon déroulement des votes, a déclaré mardi que ses calculs "concordaient" avec les résultats de l'IEBC, avec 50,7% pour Ruto et 48,7% pour Odinga.

La Commission électorale, bien que saluée par les observateurs pour sa gestion le jour du scrutin, est cette année encore soumise à une intense pression.

Quelques minutes avant que son président n'annonce les résultats lundi, quatre de ses sept membres s'en sont désolidarisés, rejetant dans un coup de théâtre un processus au "caractère opaque".

100,01%, "absurdité mathématique"

Mardi, venus détailler devant la presse leurs arguments, ces quatre "rebelles" ont notamment dénoncé un total de pourcentages atteignant 100,01%, un chiffre qualifié par eux d'"absurdité mathématique".

Des analystes, dont Nic Cheeseman, professeur à l'université de Birmingham (Royaume-Uni) et fin connaisseur du Kenya, ont cependant souligné que cet écart pourrait s'expliquer par le fait d'arrondir les pourcentages.

"Attendez-vous à beaucoup de controverses. Attendez-vous à un recours en justice. Attendez-vous à ce que cela dure et dure" encore, a déclaré ce dernier sur Twitter.

Si elle est saisie dans la semaine à venir, la Cour suprême aura 14 jours pour rendre sa décision. Dans le cas contraire, William Ruto prendra ses fonctions dans les deux semaines.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Home Depot s'appuie sur une demande solide au deuxième trimestre

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Home Depot a fait part mardi de résultats trimestriels conformes aux attentes de Wall Street et s'est dit rassurée par la solidité de la demande pour les articles pour la maison. (archives) (© KEYSTONE/AP/NAM Y. HUH)

La chaîne américaine de magasins de bricolage Home Depot a fait part mardi de résultats trimestriels conformes aux attentes de Wall Street et s'est dit rassurée par la solidité de la demande pour les articles pour la maison.

Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 43,4 milliards de dollars (41,2 milliards de francs) au deuxième trimestre de l'exercice comptable 2022, en hausse de 6,5% sur un an.

Ses ventes à nombre de magasins comparables, critère de référence dans le commerce, ont elles augmenté de 5,8% au niveau mondial et de 5,4% aux Etats-Unis.

Le bénéfice net de Home Depot s'est établi à 5,2 milliards de dollars (+7,6%). Rapporté par action, il est de 5,05 dollars, un peu au-dessus des prévisions du marché.

Ces résultats s'expliquent en partie par l'augmentation des dépenses en magasin. La facture moyenne des clients de mai à juillet a été de 90,02 dollars, soit 9,1% de plus qu'il y a un an.

"Si l'inflation n'explique pas l'ensemble des hausses, elle a contribué aux chiffres de Home Depot", note Neil Saunders de GlobalData.

"Cela a été plus facile pour Home Depot que pour d'autres commerçants de pratiquer des augmentations de prix simplement parce que la chaîne vend de nombreux articles dont les gens ont besoin pour leurs projets de rénovation ou de réparation", ajoute l'analyste.

"Une large proportion de ces produits ont un caractère essentiel et seront achetés quel que soit leur prix", précise M. Saunders.

Home Depot a maintenu ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice comptable 2022, où l'entreprise table sur une hausse de ses ventes de 3%, une marge d'exploitation d'environ 15,4% et un taux d'imposition proche de 25%.

Son titre reculait de 0,42% dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de Wall Street.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Légende du rock russe condamnée pour avoir dénoncé la guerre en Ukraine

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Iouri Chevchouk est le leader du groupe de rock DDT. Très célèbre en ex-URSS, il a dénoncé au fil des ans l'emprise de Vladimir Poutine (archives). (© Keystone/STEFFEN SCHMIDT)

Iouri Chevtchouk, monstre sacré du rock russe, a été condamné mardi à une amende de 50'000 roubles (765 francs) en Russie. Il avait dénoncé l'offensive contre l'Ukraine et le président Vladimir Poutine lors d'un concert.

Un tribunal d'Oufa (centre de la Russie) a reconnu le chanteur de 65 ans coupable d'"action publique destinée à discréditer le recours aux forces armées russes", a indiqué le service de presse de l'instance judiciaire dans un communiqué.

Le 18 mai à Oufa, le rockeur avait martelé que "la patrie, ce n'est pas être le lèche-cul en permanence du président", selon des vidéos diffusées en ligne. "Maintenant, on tue des gens en Ukraine, pourquoi ? Nos gars meurent en Ukraine, pourquoi ?", a-t-il lancé à la foule, déplorant "les jeunes d'Ukraine et de Russie qui meurent (...) à cause des plans napoléoniens de notre César".

Contre toutes les guerres

Si M. Chevtchouk a été condamné à une amende, la loi pénale russe prévoit pour de telles offenses des peines pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison en cas de récidive et de circonstances aggravantes.

Le chanteur n'a pas assisté à son audience mardi en raison d'une quarantaine liée au coronavirus. Dans une déclaration écrite transmise via son avocat, il a souligné "avoir toujours été contre la guerre, dans n'importe quel pays et à n'importe quelle époque".

"Tous les problèmes et toutes les difficultés de caractère politique entre les pays et les peuples, il faut les régler par une voie diplomatique", a-t-il insisté.

Figure de la contestation

Le leader du groupe de rock DDT, très célèbre en ex-URSS, a dénoncé au fil des ans l'emprise de Vladimir Poutine, l'interpellant même en 2010 lors d'une rencontre retransmise à la télévision. Il fut aussi l'un des meneurs d'un vaste mouvement de contestation en Russie en 2011-2012, qui a été réprimé par le Kremlin.

Avant l'ère Poutine, Iouri Chevtchouk s'était illustré par sa campagne contre la première guerre de Tchétchénie, entre 1994 et 1996.

Il avait commencé sa carrière dans les années 1980, la dernière décennie de l'URSS, gagnant en popularité grâce à ses chansons anti-système dans cet empire rongé par les crises. A la chute de l'URSS, en 1991, Chevtchouk était déjà une figure du rock russe.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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