Économie
Guy Parmelin à Washington pour discuter des taxes douanières
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Les choses bougent à nouveau dans les discussions sur les droits de douane entre la Suisse et les Etats-Unis: Guy Parmelin a rencontré jeudi l'administration américaine à Washington pour des entretiens. Le président américain Donald Trump participera au WEF à Davos.
L'agence de presse économique américaine Bloomberg a annoncé dans la soirée la visite éventuelle de Donald Trump au Forum économique mondial (WEF) en janvier 2026. Elle s'est référée à des personnes proches du dossier. Il n'a pour l'heure pas été possible d'obtenir une confirmation.
Selon Bloomberg, Donald Trump prévoit de se rendre au WEF avec une importante délégation. Ces projets seraient le résultat de l'amélioration des relations après les progrès réalisés dans les négociations douanières. Le WEF avait déjà confirmé l'invitation du président américain. La liste des participants ne sera toutefois connue qu'une semaine avant le début du forum.
Jeudi, le ministre de l'économie Guy Parmelin a relancé les négociations sur les droits de douane de 39% imposés par les États-Unis sur les importations en provenance de Suisse. Il s'est rendu à Washington dans la nuit en compagnie de la directrice du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), Helen Budliger Artieda.
Des discussions "à différents niveaux" ont eu lieu dans l'après-midi (heure locale), a déclaré Markus Spörndli, porte-parole du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR), à l'agence de presse Keystone-ATS.
Plusieurs réunions
M. Parmelin a notamment rencontré dans l'après-midi le représentant américain au commerce Jamieson Greer, comme l'avait déjà annoncé mercredi le DEFR. Jeudi, aucune information n'a filtré à Washington quant aux résultats éventuels.
Dans le même temps, la Maison-Blanche a annoncé la conclusion d'accords commerciaux avec l'Argentine, le Guatemala, l'Equateur et le Salvador, dans quatre communiqués distincts publiés sur son site Internet. Les quatre pays concernés ont pris une série d'engagements, en particulier celui d'ouvrir leurs marchés à des produits américains, en échange desquels l'administration Trump va baisser les droits de douane sur certains produits qu'ils exportent vers les Etats-Unis, par exemple agricoles.
Après sa réunion, Guy Parmelin n'a fait qu'une brève apparition devant les médias pour des raisons de calendrier. M. Spörndli avait jugé " improbable" la conclusion des négociations entre la Suisse et les Etats-Unis plus tôt dans la journée.
Ce n'est pas la première fois depuis l'annonce des droits de douane américains que la Suisse négocie avec des représentants du gouvernement américain. Peu avant l'entrée en vigueur des droits de douane de 39% en août, le Vaudois et la présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter s'étaient rendus à Washington.
Une rencontre avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio n'avait toutefois pas abouti à un résultat concret. En septembre, Guy Parmelin s'est rendu à nouveau aux États-Unis à la dernière minute et y a mené des discussions au niveau ministériel. Le 7 novembre, il a été annoncé que le ministre suisse de l'économie avait à nouveau échangé avec le représentant américain au commerce dans une discussion jugée "constructive".
La Confédération reste discrète
Le conseiller fédéral Albert Rösti, qui représentait jeudi Guy Parmelin aux World Cheese Awards à Berne, s'est réjoui que le ministre de l'économie puisse poursuivre les discussions dans le cadre des négociations douanières. Il n'a toutefois "rien à dire pour l'instant" sur les éventuelles attentes, a-t-il déclaré à un journaliste de Keystone-ATS sur place.
"Je pense qu'il est important que les discussions se poursuivent. Cela montre également que le gouvernement suisse prend les négociations très au sérieux et s'efforce de les mener à bien", a ajouté M. Rösti.
En ce qui concerne les exportations de fromage suisse, M. Rösti a déclaré qu'il espérait que des conditions douanières plus favorables seraient négociées pour les producteurs. Le Conseil fédéral est conscient de l'importance des exportations de fromage suisse vers les États-Unis. Elles ont diminué de 17% entre janvier et septembre par rapport à la même période l'année dernière, a déclaré Martin Spahr de Switzerland Cheese Marketing dans une interview accordée à Keystone-ATS.
Réduction des droits de douane
Lundi dernier, l'agence de presse Bloomberg a annoncé que la Suisse était sur le point de conclure un accord avec les États-Unis dans le cadre du différend douanier. Les négociations entre les deux pays semblent aboutir à un accord qui pourrait être conclu dans les prochains jours ou les prochaines semaines.
L'accord prévoit une réduction à 15% des droits de douane américains actuellement appliqués à l'importation de nombreux produits suisses, a écrit Bloomberg.
Selon les dernières déclarations de l'UBS à l'agence de presse AWP, les industries horlogère, médicale, mécanique, électrique et métallurgique devraient particulièrement bénéficier de la baisse des droits de douane. La Banque cantonale de Lucerne a indiqué que cette baisse éliminerait également le désavantage concurrentiel des secteurs concernés, notamment par rapport à la concurrence de l'UE.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Cour suprême et droits de douane: Trump contre-attaque
Donald Trump s'en est violemment pris vendredi à la Cour suprême, se disant "profondément déçu" par sa décision jugeant illégale une bonne partie des droits de douane du président américain. Il a annoncé imposer une nouvelle taxe mondiale sur les importations de 10%.
Parlant d'une "terrible décision" et disant sa "honte absolue", il a attaqué les juges qui se sont prononcés contre ses droits de douane, accusant la Cour d'avoir cédé face à des "influences étrangères".
Mais, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, l'administration dispose "d'alternatives".
"Aujourd'hui (vendredi), je vais signer un décret pour imposer un droit de douane mondial de 10% (...), qui va s'ajouter à nos droits de douane normaux déjà en vigueur", a-t-il ensuite précisé, avant d'estimer que la décision de la Cour suprême lui était en fait favorable, car elle le rendait "plus puissant".
Les marchés financiers ont réagi favorablement, aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis, mais avec un enthousiasme mesuré. Les géants du commerce en ligne sont parmi les principaux bénéficiaires, à l'image d'Amazon et Shopify.
Véritable pierre angulaire du programme économique de Trump, ces droits à l'importation sur un très large éventail de produits sont maintenant remis en cause. Au risque d'entraîner de nouvelles incertitudes, complications administratives et imbroglios diplomatiques, même si le président américain a insisté qu'au contraire, la décision levait les incertitudes.
Les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis ont accueilli avec intérêt mais prudence le revers majeur infligé par la Cour suprême à la politique protectionniste menée par Donald Trump, lequel a toutefois affirmé que les accords commerciaux récemment négociés restaient valides.
"L'accord avec l'Inde est toujours valable", a-t-il pris en exemple. "Tous les accords" restent valides, "nous allons juste le faire différemment", a-t-il dit.
Selon la décision rendue par une majorité de six juges sur neuf, le président américain ne peut pas justifier ces droits de douane par une nécessité d'urgence économique.
Un avis tranché d'autant plus remarquable que la Cour suprême est composée en majorité de juges conservateurs et qu'elle est plusieurs fois allée dans le sens de Donald Trump depuis un an.
Cette décision concerne les droits de douane présentés comme "réciproques" par le gouvernement américain mais pas ceux appliqués à des secteurs d'activités particuliers, comme l'automobile ou l'acier et l'aluminium.
Donald Trump avait choisi d'imposer ces surtaxes douanières en s'appuyant sur un texte de 1977 autorisant théoriquement l'exécutif à agir dans le domaine économique sans aval préalable du Congrès dès lors qu'une "urgence économique" était identifiée.
Mais selon le président de la Cour suprême, John Roberts, le président doit "justifier d'une autorisation du Congrès claire" pour mettre en place des droits de douane.
Le fait que le texte de loi sur lequel se repose la Maison Blanche "lui donne l'autorité pour 'réglementer les importations' est insuffisant" dans la mesure où "il ne contient aucune référence aux droits de douane".
Cette loi "n'autorise pas le président à imposer des droits de douane", a donc insisté le juge Roberts dans le texte de la décision.
"Chaos"
"C'est une victoire pour les consommateurs américains", s'est félicité le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer. Son homologue à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, a appelé Donald Trump à "s'abstenir de toute nouvelle action unilatérale sur les droits de douane".
Le président de la Chambre, le républicain Mike Johnson, a lui assuré que "le Congrès et le gouvernement allaient déterminer dans les prochaines semaines la meilleure marche à suivre".
Les marchés financiers ont réagi positivement, avec un rebond des indices tant en Europe qu'aux Etats-Unis.
Cette décision ouvre la voie à de possibles remboursements des surtaxes déjà payées par les entreprises.
Plusieurs entreprises comme la chaîne de supermarchés Costco ou la filiale américaine du constructeur automobile japonais Toyota ont déjà porté plainte ces derniers mois auprès du Tribunal du commerce international afin de demander le remboursement des surtaxes perçues.
Un des juges dissidents, Brett Kavanaugh, a notamment justifié sa position d'opposition par le fait que la décision "ne dit rien sur la manière dont le gouvernement devrait procéder pour rembourser les milliards collectés".
Cela va être le "chaos", a-t-il prévenu.
Mi-janvier, le président américain avait estimé qu'en cas de décision défavorable de la Cour suprême, le gouvernement serait dans l'obligation de rembourser "des centaines de milliards de dollars" aux entreprises américaines. "Nous sommes fichus", avait-il alors assuré.
Accords commerciaux
Ces droits de douane, annoncés en avril, visaient théoriquement les pays avec lesquels les Etats-Unis étaient confrontés à un déficit commercial dans les échanges de biens, le président américain les voyant comme un outil pour les rééquilibrer.
L'objectif de Donald Trump était aussi de fournir des ressources supplémentaires à l'Etat fédéral pour compenser des baisses d'impôts.
Le président républicain est cependant en partie revenu en arrière en ajoutant des exceptions pour un certain nombre de produits, en particulier ceux qui ne peuvent pas être fabriqués ou cultivés aux Etats-Unis.
Ces surtaxes avaient également servi de base de négociations pour la signature d'une série d'accords commerciaux avec les principaux partenaires des Etats-Unis, à commencer par l'Union européenne (UE), le Japon ou le Royaume-Uni.
Ces accords prévoient désormais, selon les cas, des droits de douane compris entre 10% et 15% maximum sur les produits provenant des pays qui les ont signés.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Reyl Intesa Sanpaolo supprime 10% de son effectif en Suisse
L'ancienne banque genevoise Reyl, passée fin janvier entièrement en mains du groupe italien Intesa Sanpaolo, se séparera d'une trentaine de ses 300 collaborateurs d'ici fin mars. Le type de postes et les régions concernées ne sont pas précisés.
Ces réductions d'effectifs sont destinées à "restaurer la profitabilité et le rendement" de l'établissement, indique un porte-parole à l'agence AWP, confirmant une information publiée vendredi par le journal L'Agefi.
Les employés concernés bénéficieront d'un plan social et de licenciements collectifs "conforme aux pratiques du marché", incluant des indemnités de licenciement, un plan de réinsertion professionnelle et un soutien psychologique.
Cette mesure n'aura aucune incidence sur les opérations, ajoute la banque.
Cette mesure intervient après la prise de contrôle entière fin janvier de l'établissement genevois par Fideuram - Intesa Sanpaolo Private Banking. La filiale de gestion de fortune du groupe transalpin, qui avait pris au printemps 2011 une participation de 69% dans Reyl, a racheté les parts restantes à l'actionnaire historique François Reyl, ainsi qu'à trois ex-associés de la banque privée, qui ont dans la foulée quitté leurs fonctions.
Cette transition met un terme à une aventure familiale lancée en 1973 par Dominique Reyl, père de François. La banque a traversé quelques turbulences ces dernières années et a fait beaucoup parler d'elle durant l'affaire Cahuzac.
En avril 2013, la banque avait reconnu avoir facilité la fraude fiscale de clients français, dans un dossier lié à l'affaire de l'ancien ministre français du Budget, Jérôme Cahuzac. Directeur général entre 2008 et 2024, François Reyl avait été condamné en France à un an d'emprisonnement avec sursis et 375'000 euros d'amende.
En avril dernier, la Finma a ouvert une enquête autour de multiples "faiblesses" en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et de contrôle de clients dits à risque. Des centaines de millions liés à des autocrates d'Asie centrale ou encore à des personnalités politiquement exposées en Russie auraient transité par des comptes gérés par Banque Reyl, selon des documents publiés par un consortium de journalistes.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Plus d'allègements budgétaires adoptés en commission du National
Après le Conseil des Etats, la commission des finances du National a adopté, par 17 voix contre 8, le programme d'allègement budgétaire de la Confédération. Par rapport à la version des sénateurs, elle a décidé de faire des économies supplémentaires.
Après cinq jours de discussion répartis entre janvier et février, la commission s'est largement alignée sur les décisions du Conseil des Etats, a indiqué son président Jacques Nicolet (UDC/VD) devant les médias. Dix-neuf divergences existent entre les deux versions.
La commission veut faire plus d'économies ou générer plus de recettes dans les domaines agricole, agroalimentaire ou bancaire. Globalement, elle propose des allègements de 1,71 milliard de francs pour 2027, 2,07 milliards pour 2028 et 2,15 milliards pour 2029. La Chambre des cantons avait elle validé des allègements respectivement de 1,49, 1,98 et 2,07 milliards pour les trois années.
Une minorité ne veut pas entrer en matière, tandis que neuf autres souhaitent renvoyer la copie au Conseil fédéral avec divers mandats.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
France: troisième année de crise pour le logement neuf en 2025
L'année 2025 ne s'est pas révélée meilleure que les deux précédentes pour la construction de logements neufs avec des chiffres de ventes aux particuliers en repli pour la troisième année consécutive, mais le secteur reprend espoir.
Le nombre de logements neufs réservés par des particuliers en 2025 a reculé de 6% sur un an, touchant un nouveau plus bas, à 64'867, selon des données provisoires publiées vendredi par le ministère de la Ville et du Logement.
En plus des ménages, 53'761 logements neufs ont été réservés en 2025 par des investisseurs institutionnels, principalement des bailleurs sociaux, en baisse de 7% par rapport à 2024.
Au total, les promoteurs immobiliers ont donc vendu 118'628 logements neufs en 2025. C'est 6,5% de moins qu'en 2024, mais le service statistique du ministère ne fait plus de comparaison avec les niveaux d'avant-crise.
Ces chiffres sont "malheureusement très faibles", déplore auprès de l'AFP Pascal Boulanger, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). "Depuis 2022, c'est de pire en pire et 2025 est la pire des pires années."
L'année 2025 a commencé avec l'arrêt de la niche fiscale Pinel, qui assurait des avantages fiscaux aux investisseurs particuliers achetant un logement pour le louer à un loyer plafonné.
Cette disparition du soutien à l'investissement locatif a fait chuter le nombre de logements vendus à ce public.
Pour les adhérents de la FPI, "les investisseurs locatifs représentaient autour de 61'000 logements vendus" avant la disparition du Pinel, "en 2025 c'est 9469, donc divisé par sept", selon Pascal Boulanger.
Avant cela, la hausse des coûts de construction et des taux d'intérêt à partir de 2022, qui ont bloqué les projets d'achat immobilier de nombreux ménages, avaient déjà mis un coup d'arrêt au secteur.
Nouvelle incitation fiscale
"Tout cela, j'espère que c'est du passé et que grâce au statut du bailleur privé qui a été promulgué ce (vendredi) matin, cette spirale négative infernale va s'arrêter", affirme plein d'optimisme le président de la FPI.
Le budget de l'Etat pour 2026, dont la quasi-totalité a été validée jeudi par le Conseil constitutionnel, a en effet été promulgué vendredi au Journal officiel.
Il instaure un nouveau dispositif d'investissement locatif pour encourager les ménages à investir dans le logement.
Le gouvernement espère que cette mesure permettra de construire près de 50'000 logements supplémentaires par an. Une prévision qui correspond aux investisseurs perdus depuis la fin du Pinel selon la FPI.
"On sort d'une vraie catastrophe, on a perdu un tiers de nos salariés. Je crois qu'on a touché le fond de la piscine", déclare Pascal Boulanger, qui espérait déjà pourvoir rebondir en 2025.
Du côté de l'offre disponible, les promoteurs ont mis en vente auprès des ménages 73'470 logements neufs, soit 19% de plus qu'en 2024.
Après un nombre de logements commercialisés au plus bas en 2024, les promoteurs ont commencé à reconstituer leur offre en 2025. Mais face aux réservations qui n'ont pas suivi le rythme, le stock de logements à écouler s'élève à 123'945 fin 2025, 3,5% de plus que fin 2024.
"Les délai d'écoulement s'est allongé fin 2025 et une opération de promotion immobilière sur cinq est retirée du marché", relève en revanche Pascal Boulanger pour illustrer les difficultés de vente de son secteur.
En 2025, le nombre de permis de construire accordés pour des logements a progressé de 15% pour atteindre 379'222 autorisations délivrées, selon la première estimation du ministère de la Ville et du Logement, publiée fin janvier.
Les chantiers de construction ont commencé pour 274'611 logements l'an dernier.
Un chiffre encore loin de l'objectif de 400'000 nouveaux logements par an d'ici 2030 que s'est fixé le gouvernement.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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