Suisse
Initiative populaire pour développer les énergies renouvelables
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Les énergies renouvelables doivent être développées en Suisse. Convaincu que cet objectif doit être inscrit dans la Constitution, un comité citoyen a lancé vendredi une initiative populaire intitulée "Chaque kilowattheure indigène et renouvelable compte!".
La crise énergétique a mis en évidence les faiblesses de l'approvisionnement. En particulier l'hiver. Pour faire face au changement climatique et au défi de la décarbonation d'ici 2050, la Suisse doit de toute urgence mieux exploiter le potentiel indigène des énergies renouvelables, a déclaré devant la presse le président du comité et conseiller national Benjamin Roduit (Centre/VS).
Cette année, le pays semble échapper à une pénurie d'électricité. Mais le pire est à venir avec une consommation d'électricité qui devrait fortement s'accroître. Aujourd'hui, la Suisse produit annuellement à peine 30 Twh d'énergie renouvelable, alors qu'on en consomme globalement 220, a rappelé l'élu.
Le Parlement a déjà pris plusieurs mesures pour soutenir la production du renouvelable et il planche encore sur la loi relative à un approvisionnement sûr en électricité à moyen et à long terme. Mais il peine, selon le Valaisan, à trouver des compromis. Et pour les projets prêts à être mis en oeuvre, "on s'enlise dans des procédures d'autorisation".
Accroître la pression
Pour les initiants, il faut un vrai moyen de pression pour lancer un large débat de société. Le comité veut ancrer dans la Constitution la mise en valeur de tous les potentiels d'énergie renouvelables disponibles en Suisse ainsi que le développement de mesures globales d'efficacité énergétique qui réduisent les pertes d'énergie.
En invoquant un intérêt national supérieur pour la production d'énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, l'initiative devrait permettre à la Suisse d'atteindre les objectifs de protection du climat et d'amélioration de la sécurité d'approvisionnement vers 2030, écrit le comité.
Le texte veut exercer une pression à tous les niveaux politiques. La Confédération, les cantons et les communes devront s'employer à accélérer et à encourager rapidement la mise en valeur de ce potentiel afin de garantir une sécurité de l’approvisionnement élevée.
Valeur limite en hiver
Si en hiver, les importations nettes d'électricité dépassent une valeur limite, la Confédération prend des mesures pour accroître la production hivernale au moyen du potentiel des énergies indigènes renouvelables. Elle légifère sur l'encouragement d'installations.
Tant que cette valeur limite qui sera fixée par la Confédération ne pourra pas être respectée, l'intérêt national concernant la construction, l'agrandissement, la rénovation d'installations ou l'octroi de concessions l'emporte sur les autres intérêts nationaux.
Cet intérêt prépondérant s'applique aussi aux cantons et aux communes, indique le texte de l'initiative. Le comité assure que cet intérêt supérieur ne serait que temporaire. Il ne s'agit pas d'une carte blanche à n'importe quel projet. Des conditions d'économicité et de sécurité continueraient de prévaloir.
Le projet actuellement débattu aux Chambres fédérales (dit "Mantelerlass" en allemand) est un projet d'envergure qui a de fortes chances d'être attaqué en référendum, pronostique Martin Bölli, directeur de Swiss Small Hydro, l'association suisse pour la petite hydraulique. En cas de rejet par le peuple, l'initiative servira de plan B pour relancer rapidement un projet en 2025.
Le comité d'initiative a 18 mois à partir du 14 février, lancement officiel du texte, pour récolter les 100'000 signatures. Il réunit les milieux de l'économie et de l'ensemble des énergies renouvelables, solaire, hydraulique et éolienne. Plusieurs parlementaires se sont dits intéressés à rejoindre le comité, selon Benjamin Roduit.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Lausanne: le festival Booklovers revient pour une 3e édition
Le site muséal lausannois de Plateforme 10 accueille le week-end prochain la troisième édition de Boolovers, le premier festival romand dédié à la littérature pour jeunes adultes. Une figure phare, l'autrice française Morgane Moncomble, viendra présenter son dernier ouvrage "La révolte de la reine". Elle participera à plusieurs conférences et séances de dédicaces.
Le festival, organisé par Plateforme 10 et Payot Librairie, annonce une édition 2026 "plus ambitieuse", avec la présence d'une vingtaine d'autrices et d'influenceuses qui marquent l'actualité du genre. Parmi les invitées figurent l'Ecossaise Estelle Maskame et les Françaises Delinda Dane et Dahlia Blake.
Des conférences aborderont les évolutions de la littérature pour jeunes adultes ainsi que les enjeux sociétaux actuels. Une table ronde sera consacrée aux représentations des identités trans.
Le festival entièrement gratuit propose aussi des séances de dédicaces, des masterclasses et des ateliers créatifs, notamment de calligraphie, d'écriture de fanfiction et de jaspage (décoration de la tranche des pages d'un livre). Une librairie éphémère, un défilé cosplay, un spectacle d'improvisation et des expériences de réalité virtuelle complètent le programme.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Musée romain de Lausanne-Vidy: de l'Antiquité aux mangas japonais
Le Musée romain de Lausanne-Vidy propose un voyage au pays du Soleil-Levant. Intitulée "Kodai", sa nouvelle exposition temporaire part à la découverte de la pop culture japonaise et de l'une de ses sources d'inspiration, l'Antiquité gréco-romaine. A découvrir jusqu'au 24 janvier 2027.
De la fascination des élites nippones du 19e siècle pour la Grèce antique à l'influence actuelle du manga et de l'animation japonaise sur les artistes francophones, en passant par la déferlante en Europe du media mix des années 80, l'exposition témoigne d'un dialogue inattendu entre deux cultures, expliquent ses responsables.
"Deux cultures que rien ne prédisposait à se croiser, mais dont la rencontre a donné naissance à un univers foisonnant, en perpétuelle réinvention. Outre la créativité des artistes japonais et la qualité de leurs oeuvres, 'Kodai' met en lumière la force de l'Antiquité et de ses représentations, foyer d'imaginaire, au-delà des mers et à travers le temps", écrivent-ils dans leur dossier de presse.
Dialogue présent-passé
Pour créer cette exposition, le Musée romain de Lausanne-Vidy s'est entouré de Matthieu Pellet. Maître d'enseignement et de recherche à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Lausanne (UNIL), cet universitaire est un grand connaisseur de pop culture, comme du Japon.
Plus de 200 objets emblématiques de cette pop culture japonaise (manga, bande dessinée, animé ou encore jeu vidéo) dialoguent avec des objets archéologiques provenant de musées suisses. Parmi eux, le Musée cantonal d'archéologie et d'histoire ou le Musée romain d'Avenches.
Grâce à une scénographie immersive, le public est invité à plonger dans l'intimité du bureau d'un intellectuel japonais du début du 20e siècle, puis à traverser une rue japonaise en pleine effervescence ou encore à goûter à l'ambiance studieuse d'un magasin de mangas.
Suivre l'héroïne Nova
Un parcours a été spécialement conçu pour le jeune public, grâce à une héroïne de bande dessinée imaginée pour l'occasion et prénommée Nova. Cette dernière accompagne les plus jeunes tout au long de leur visite et leur fait découvrir l'exposition à travers des jeux et postes crées uniquement pour eux, souligne le musée lausannois.
"Cette exposition est née d'une curiosité d'enfant. Celle d'une petite fille des années 80 qui, devenue directrice d'un Musée romain, s'est demandé pourquoi tant de héros japonais de son enfance étaient liés à l'Antiquité gréco-romaine, des Chevaliers du Zodiaque à Sailor Moon en passant par Ulysse 31", relève Karine Meylan, directrice de l'institution, citée dans un communiqué.
Un programme culturel accompagne "Kodai": atelier de dessin pour jouer au mangaka, soirée jeux vidéo, conférences, théâtre et cinéma.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Les oeuvres d'Eric Alibert sur l'Arve au Musée de Carouge (GE)
L'Arve et ses berges dans les oeuvres du peintre franco-suisse Eric Alibert seront au centre de la nouvelle exposition du Musée de Carouge (GE). Du 4 juin au 9 août, le public pourra observer ce dialogue avec la nature sur papiers japonais.
"Nous sommes la nature !", affirme notamment l'artiste qui a peint plusieurs animaux. Les badauds pourront voir cinq salles qui font le lien entre l'être humain et celle-ci.
La rivière, les langages non humains, la nature qui se cache ou encore la conscience écologique constituent les différentes composantes au menu.
Une exposition complémentaire d'une vingtaine de panneaux aura aussi lieu du 5 juin au 11 août aux Bains des Pâquis. Les professions liées à la rivière, ses infrastructures ou encore ses animaux seront au centre d'une approche plus historique de l'Arve.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Accord avec le Mercosur: quelle différence dans les assiettes?
L'accord de libre-échange avec le Mercosur suscite des interrogations chez les consommateurs: que trouveront les Suisses dans leurs assiettes? Les experts s'attendent à peu de différences dans les magasins. Dans les restaurants par contre, c'est une autre histoire.
Le traité permettra de réduire considérablement les taxes sur les exportations suisses vers le bloc sud-américain composé du Brésil, de l'Argentine, du Paraguay et de l'Uruguay (la Bolivie n'est pas comprise dans l'accord). Davantage de viande et de vins de ces pays seront en contrepartie importés.
Pas moins de 3000 tonnes de viande bovine et 1000 tonnes de volailles supplémentaires pourront passer la frontière suisse. Ces contingents sont plafonnés à moins de 2% de la consommation totale.
Une question vient à l'esprit de tous et toutes: est-ce que des steaks de boeufs argentins boostés aux hormones vont se retrouver sur les étals suisses?
Etiquetage "qui fonctionne"
Cette augmentation ne va pas révolutionner les produits qu'on trouve dans les magasins, selon Hansjürg Jäger, chargé de cours en politique et marchés agricoles à la Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires de Berne. La Suisse, qui n'est pas autosuffisante, importe déjà de ces pays.
L'étiquetage fonctionne en magasin. La loi oblige les commerçants à indiquer clairement lorsque la viande qu'ils vendent est produite selon des standards interdits en Suisse, comme l'utilisation d'hormones ou d'antibiotiques.
Pas de traçabilité dans les restaurants
Le plus grand danger se trouve ailleurs: le marché de la volaille en forte croissance et sa consommation en take-away. La Suisse est autosuffisante à 60% pour la volaille, contre 80% pour le boeuf, selon le dernier rapport agricole. Elle doit donc passablement importer pour se fournir en viande blanche.
Une enquête de la Fédération romande des consommateurs (FRC) montre que la traçabilité de la viande dans les restaurants laisse à désirer. Résultat: des consommateurs se retrouvent à manger de la volaille brésilienne dopée aux antibiotiques sans le savoir, se désole Laurianne Altwegg, responsable agriculture, énergie et environnement de la fédération.
Là où ça pose problème, c'est que le consommateur ne choisirait pas cette viande s'il était correctement informé. Les contingents prévus dans l'accord ne sont certes pas énormes, mais il s'agit là d'une occasion manquée d'améliorer une situation actuellement insatisfaisante, explique-t-elle.
Chute des prix pour la viande noble
Les prix risquent d'être plus bas pour ces produits. Les agriculteurs sont déjà montés au créneau pour protéger le secteur.
Dominique Barjolle se dit très inquiète pour la rémunération des producteurs de viande sur le segment bien particulier des morceaux nobles des races à viande de qualité supérieure. Il s'agit par exemple des éleveurs de charolaises.
"La provenance 'Mercosur' de ces morceaux pèse déjà pour plus de 40% des achats des consommateurs en Suisse", indique l'économiste et agronome responsable de recherche à l'Unil. "Trois mille tonnes libres de droits représentent un appel d'air pour cette viande et vont très probablement tirer les prix vers le bas de manière significative."
Danger sur le vin
Autre volet controversé de l'accord: l'importation du vin. Les viticulteurs suisses peinent déjà à joindre les deux bouts. Ils craignent une concurrence déloyale avec l'arrivée de vins sud-américains bien moins chers dans les rayons.
"Là ça peut faire mal", confirme Mme Barjolle. La préférence pour le vin suisse est encore là, mais la consommation recule. Et la population d'origine étrangère établie en Suisse, qui participe à la consommation globale, a probablement besoin d'un temps d'adaptation avant d'adopter un réflexe de consommation de vin helvétique.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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