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Suisse

La conseillère nationale Sibel Arslan devrait garder son immunité

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La conseillère nationale Sibel Arslan (Verts/BS), à qui il est reproché d'avoir soutenu une manifestation illégale en marge de la grève des femmes, devrait pouvoir conserver son immunité parlementaire, estime une commission (archives). (© KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

La conseillère nationale Sibel Arslan (Verts/BS) doit pouvoir garder son immunité parlementaire. Pour la commission de l'immunité du Natinal, la lever serait une mesure disproportionnée. La commission compétente des Etats doit encore confirmer cette décision.

Les faits reprochés à l'élue des Verts remontent au 14 juin 2020 et se sont déroulés à Bâle. Sibel Arslan avait rejoint une manifestation illégale, liée à la Grève des femmes, pour servir de médiatrice entre le commandement des forces de police et les manifestantes, ont indiqué mardi les services du Parlement.

Le Ministère public de Bâle-Ville lui reproche d'être restée sur place après l'échec de sa médiation et d'avoir soutenu les manifestantes. La conseillère nationale aurait empêché les forces de l'ordre d'accomplir leur tâche et a dû être éloignée de force pour que l'évacuation générale puisse être effectuée.

Selon le Ministère public, elle s'est notamment rendue coupable d'empêchement d'accomplir un acte officiel, d'entrave aux services d'intérêt général et d'avoir enfreint l'ordonnance Covid-19.

Explications convaincantes

Devant la commission d'immunité, Sibel Arslan a expliqué s'être rendue sur le lieu de la manifestation pour jouer un rôle de médiatrice, en sa qualité de députée et en accord avec la police. Selon elle, elle a contribué à calmer la situation et a même reçu des remerciements pour son travail de médiation par la suite.

Pour la commission, la Bâloise a bien participé à la manifestation en tant que médiatrice et non en tant que manifestante. Par 6 voix contre 2, elle conclut que les faits reprochés sont en rapport direct avec ses activités parlementaires. Elle s'interroge aussi sur le bien-fondé pénal des reproches adressés à Mme Arslan et estime qu'il ne s'agit pas d'une infraction grave.

A l'unanimité, la commission considère que les intérêts de l’institution parlementaire l’emportent sur les intérêts liés à la procédure pénale. A ses yeux, une levée de l’immunité serait disproportionnée.

La commission des affaires juridiques du Conseil des Etats se penchera sur cette question le 20 septembre. Si elle confirme la décision de son homologue, la protection de l'immunité de Mme Arslan sera définitive. Dans le cas contraire, la commission de l'immunité du Conseil national devra éliminer les divergences.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Surcharge des autorités cantonales de poursuite pénale

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Les autorités cantonales de poursuite pénale souffrent depuis longtemps de surcharge de travail (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les autorités cantonales de poursuite pénale souffrent de surcharge de travail. Pour y remédier, l'assemblée plénière de la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP) propose des mesures vendredi à Berne.

La justice suisse est au bord de l'effondrement avec plus de 100'000 cas en suspens, écrit la CCDJP dans un communiqué vendredi. Les mesures proposées constituent la réponse politique des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police à cette problématique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Plusieurs nouveautés au Musée Burnand à Moudon

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Une entrée au Musée Burnand à Moudon offre un billet pour le MCBA à Lausanne, où est exposé le célèbre "Taureau dans les Alpes" (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Musée Eugène Burnand à Moudon (VD) dévoile samedi une nouvelle exposition consacrée au peintre vaudois. A voir jusqu'au 27 octobre, cet accrochage provisoire est centré sur ses oeuvres liées à la Camargue.

"Le peintre de la lumière relève le défi de reproduire l'éclat du soleil de et du Midi", écrivent les responsables du musée dans un communiqué. Après avoir peint à 23 ans "Les ânes dans le Midi", son premier succès, Eugène Burnand a passé plusieurs étés à Montpellier, où s'était établi l'un de ses frères. Dans la région, l'artiste moudonnois représente surtout "la vie pastorale, rude et libre".

Il s'est aussi lié d'amitié avec le poète provençal Frédéric Mistral, dont il a illustré l'édition de 1883 de son poème épique "Mireille". Eugène Burnand a aussi fréquenté Alphonse Daudet et réalisé plusieurs dessins pour accompagner ses contes.

"L'Eugène Burnand qui pendule au gré des saisons entre Vulliens et Paris est bien connu. Plus discret, le pan de sa vie méridionale mérite davantage d'éclairage, c'est l'ambition de l'exposition 2024", poursuit le communiqué de presse.

Nouveaux apports

Parallèlement, les salles permanentes du musée ont été réorganisées avec deux apports. Un mur est voué à des dessins originaux que l'institution a récemment fait restaurer: ils représentent des épisodes de la vie de saint François d'Assise.

Le second volet est consacré à une autre obsession d'Eugène Burnand, à savoir ses tentatives pour représenter le visage du Christ. Un panneau montre ainsi ses tâtonnements "pour saisir l'essence d'une physionomie divine".

A noter finalement que le Musée Burnand a conclu un accord avec Plateforme 10 à Lausanne. Un billet d'entrée au Musée Burnand offre une entrée gratuite, valable le même jour, pour le Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), le mudac et Photo Elysée. L'occasion d'admirer deux toiles emblématiques d'Eugène Burnand exposées au MCBA, "Le Taureau dans les Alpes" et "La Prière sacerdotale".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Salaires dans la construction: les syndicats sont mécontents

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Les syndicats exigent une augmentation substantielle des salaires dans la construction (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Près de la moitié des travailleurs de la construction n'a pas obtenu d'augmentation de salaire en 2024. Leurs salaires réels ont même baissé de plus de 2%, selon la dernière enquête des syndicats Unia et Syna rendue publique vendredi.

Les travailleurs du bâtiment sont donc "déçus et en colère", ont indiqué les représentants des deux syndicats devant les médias à Berne. Selon eux, le secteur principal de la construction est l'une des rares branches à ne pas avoir accordé d'augmentation générale de salaire à ses employés l'année dernière.

Alors que les carnets de commandes sont pleins et que les chiffres d'affaires atteignent un niveau record, la pénurie de main-d'½uvre qualifiée est plus grave que jamais. Un maçon formé sur deux quitte le métier quelques années seulement après avoir terminé son apprentissage. Motif: des longues journées de travail, une pression croissante et la baisse du pouvoir d'achat.

Les syndicats demandent donc une augmentation substantielle des salaires réels pour cet automne. Cette augmentation doit être supérieure au renchérissement et tenir compte du retard salarial de ces dernières années. Les membres des syndicats fixeront la revendication exacte en juin, une fois que les prévisions du renchérissement se préciseront.

"Des augmentations ont été accordées"

La Société Suisse des Entrepreneurs (SSE) a dit prendre acte des revendications des syndicats.

Elle indique qu'elle mènera ces prochaines semaines "de manière autonome" une enquête nationale sur les salaires. Cela "afin de confirmer, chiffres à l'appui, que les entreprises de construction ont accordé des augmentations de salaire". Ces conclusions seront ensuite intégrées dans les négociations salariales cet automne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Les loyers n'ont pas augmenté pour une majorité de locataires

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Parmi les personnes interrogées ayant reçu une augmentation de loyer, 15% ont décidé de rechercher activement un nouveau bien locatif, tandis que 3% ont déjà déménagé. (archives) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Environ deux tiers des locataires n'ont pas vu leur loyer augmenter début avril, malgré le relèvement du taux hypothécaire de référence. C'est ce que révèle un sondage du portail immobilier ImmoScout24 publié vendredi.

Avec le relèvement du taux hypothécaire de référence par l'Office fédéral du logement (OFL) en juin et en décembre de l'année dernière, les propriétaires ont eu la possibilité d'augmenter les loyers de 3% dès le mois d'avril. Le portail immobilier ImmoScout24 a indiqué vendredi avoir mené une enquête auprès de 1224 personnes dans toute la Suisse pour prendre le pouls des locataires à ce sujet. Dans ce sondage, 62% des personnes interrogées déclarent ne pas avoir reçu de hausse de loyer, tant à partir d'octobre 2023 que d'avril 2024. Seuls 11% affirment avoir vu le prix de leur logement augmenter.

Pas de déménagement

Si l'on compare les régions linguistiques, on constate de nettes différences, selon ImmoScout24: alors qu'en Suisse romande, 78% des locataires ne se sont pas vu notifier de hausse de loyer au cours de ces derniers mois, en Suisse alémanique, ce chiffre tombe à 55%.

Parmi les personnes interrogées ayant reçu une augmentation de loyer, 15% ont décidé de rechercher activement un nouveau bien locatif, tandis que 3% ont déjà déménagé. A l'inverse, pour 76% d'entre elles, l'adaptation du loyer n'a eu aucune influence sur leur situation. En outre, 85% ont accepté la hausse du prix de leur logement sans sourciller. Seuls 6% se sont présentés au propriétaire ou à la gérance pour négocier, et 5% ont contacté les autorités de conciliation en matière de droit du bail.

Pour rappel, l'Office fédéral du logement (OFL) a relevé deux fois le taux hypothécaire de référence l'an dernier, d'abord de 25 points en juin, puis à nouveau de 25 points en décembre. Il s'établit désormais à 1,75%. Cela signifie que toutes les personnes qui ont signé un bail après le 1er juin 2017 sont susceptibles de voir leur loyer augmenter.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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