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La plupart des Suisses bloqués à l'étranger ont pu rentrer

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Photo d'illustration (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
La plupart des Suisses bloqués à l'étranger ont pu rentrer au pays, a affirmé Hans-Peter Lenz, responsable de la crise au DFAE lors d'un point de presse mardi à Berne. Ils ont pu le faire soit par leurs propres moyens soit grâce à l'aide du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

A ce jour, 21 vols de rapatriements ont été menés par la Suisse, a détaillé M. Lenz. Au total, environ 4600 personnes, dont 2600 Suisses et 2000 étrangers essentiellement européens ont été transportés. De même environ 1100 ressortissants suisses ont été rapatriés par des pays partenaires, essentiellement européens.

Huit vols additionnels sont en cours de planification, a ajouté Hans-Peter Lenz. A savoir depuis Auckland en Nouvelle-Zélande, les Iles Canaries, Guatemala-city, San José au Costa Rica, Dehli et Mumbai en Inde, Le Cap en Afrique du Sud et Kinshasa en République démocratique du Congo.

Ces vols sont organisés lorsqu'il n'y a vraiment plus d'alternative et pour autant qu'il y ait une demande des ressortissants suisses auprès des représentants en poste. La coopération avec d'autres nations s'est avérée essentielle, surtout en Afrique où les ressortissants étaient particulièrement dispersés.

Selon M. Lenz, il y aurait encore un millier de Suisses à l'étranger. Selon l'application travel admin, 10'000 seraient encore à l'étranger mais les représentants suisses sur place n'ont reçu que peu de demandes dernièrement. Selon le DFAE, soit ces personnes n'ont pas changé leur statut, soit elles souhaitent rester sur place.

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Le Conseil fédéral pourrait bientôt s'élargir

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La composition du Conseil fédéral pourrait être prochainement agrandie (Archives © KEYSTONE/Peter Klaunzer)

Le Conseil fédéral doit être élargi. La commission des institutions politiques du National approuve, par 14 voix contre 9, une initiative parlementaire de Nadine Masshardt (PS/BE) souhaitant faire passer le nombre de ses membres de sept à neuf.

La composition actuelle du Conseil fédéral représente nettement moins bien les rapports de forces au sein du Parlement que par le passé, pointe vendredi la commission dans un communiqué. Augmenter le nombre de ses membres permettrait d'ouvrir le collège gouvernemental à toutes les forces politiques importantes et de mieux représenter les genres ainsi que les différentes régions et communautés linguistiques.

Charge de travail partagée

Une meilleure intégration des partis dans le travail gouvernemental est un élément essentiel du système politique suisse, poursuit-elle. Les tâches toujours plus nombreuses qui incombent au Conseil fédéral pourraient être mieux distribuées. La charge de travail de chacun des conseillers fédéraux en serait allégée.

Outre l'augmentation du nombre de ministres, le texte propose de réexaminer le rôle de la présidence de la Confédération. La possibilité d'une prolongation du mandat présidentiel à deux ans pourrait éventuellement être étudiée.

Une minorité s'oppose au projet. Selon elle, une modification de la taille du Conseil fédéral fondée sur l'évolution des rapports de forces politiques au sein du Parlement est préjudiciable à la stabilité du système politique.

Avec un gouvernement élargi, constitué de départements supplémentaires, le travail de coordination augmenterait, à ses yeux. La charge de travail en serait plutôt accrue pour les conseillers fédéraux. Et une hausse des coûts s'ensuivrait.

Serpent de mer

La réforme du gouvernement est un serpent de mer. En 2001, le Conseil fédéral avait relancé la machine avec l'idée d'un gouvernement élargi avec des ministres délégués (gouvernement à deux cercles). Celle-ci a fait long feu.

Le projet d'un gouvernement à neuf membres, lancé dans ce cadre, n'a pas survécu aux débats parlementaires qui se sont clos en 2013. Un seul volet a évité le naufrage: la hausse du nombre de secrétaires d'Etat couplée à des dispositions améliorant la coordination du travail gouvernemental.

Plus récemment, un projet similaire de commission a échoué de justesse au Conseil national en 2016. Une alliance des partis bourgeois avait coulé le projet.

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Une ex-partenaire enregistrée peut continuer à voir les enfants

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Le Tribunal fédéral s'est prononcé sur les relations avec les enfants après la dissolution d'un partenariat enregistré (Archives © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La justice doit examiner toutes les circonstances lorsqu'elle se prononce sur les relations avec les enfants après la dissolution d'un partenariat enregistré. L'existence d'un lien de parenté "social" est prioritaire, précise le Tribunal fédéral.

En l'espèce, les deux femmes partenaires avaient eu un premier enfant en janvier 2016 dans le cadre d'une procréation assistée en Espagne. En octobre 2017, des jumeaux étaient nés selon le même procédé. Le père étant inconnu, seule la mère avait été inscrite en tant que telle à l'état civil. En septembre 2018, les compagnes se sont séparées et la dissolution du partenariat a été prononcée en décembre.

Sur demande de l'ex-partenaire de la mère, le Tribunal de protection de l'enfant et de l'adulte du canton de Genève (TPAE) lui a accordé un droit aux relations personnelles avec les trois enfants. Il a également réglé les modalités des visites.

Intérêt des enfants oublié

Cette décision a été annulée en juillet 2020 par la Cour de justice sur recours de la mère. En substance, elle a estimé que le TPAE s'était focalisé sur l'attachement de l'ex-compagne aux enfants et avait fait passer l'intérêt de cette dernière devant celui des enfants qui, selon la loi et la jurisprudence, doit primer.

Dans un arrêt de principe rendu à mi-mars, le Tribunal fédéral a admis le recours de l'ex-compagne et annulé à son tour le jugement cantonal. Il rappelle que le Code civil prévoit que, "dans des circonstances exceptionnelles", le droit aux relations personnelles peut être accordé à des tiers. Et ces circonstances concernent notamment "la relation particulièrement étroite que ces tiers ont nouée avec l'enfant",

Le cercle des tiers est plus large que la parenté et peut s'étendre au-delà de celle-ci lorsque l'enfant a tissé un lien de parenté dite "sociale" avec d'autres personnes, précise la 2e Cour de droit civil dans un communiqué diffusé vendredi. D'ailleurs, la loi sur le partenariat enregistré (LPart) réserve un droit aux relations personnelles à l'ex-partenaire en cas de fin du partenariat.

"Parent d'intention"

Dans tous les cas cependant, c'est l'intérêt de l'enfant qui demeure prioritaire. Selon la doctrine, lorsque le requérant n'est pas seulement le partenaire enregistré du parent mais qu'il a joué un rôle de "parent d'intention" - autrement dit, lorsque l'enfant a été conçu dans le cadre d'un projet parental commun et qu'il a grandi au sein du couple - le maintien des relations personnelles est en principe dans l'intérêt de l'enfant.

Dans une telle situation, le tiers représente une "véritable figure d'attachement", indique le Tribunal fédéral. Les autres critères, telle l'existence d'un conflit entre les ex-partenaires, doivent être relégués au second plan.

En l'occurrence, la Cour de justice genevoise ne s'est pas prononcée sur l'existence de circonstances exceptionnelles. En outre, elle "s'est méprise", écrit Mon Repos, en estimant que le projet commun d'avoir des enfants et la participation au choix des prénoms et aux soins concernaient uniquement la recourante et n'étaient pas pertinents pour l'appréciation du bien des enfants.

L'instance précédente ne pouvait se dispenser d'évaluer ces circonstances avant de se prononcer sur les relations personnelles. Dans la mesure où les enfants disposent du seul lien de filiation avec leur mère, de telles relations revêtent une importance particulière, souligne le tribunal.

Ce dernier ajoute que l'hypothèse de la justice genevoise, qui juge "hautement vraisemblable" que les enfants ne se souviennent pas de la recourante, ne permet pas d'exclure qu'il soit dans leur intérêt de renouer avec elle. Il conclut que la Cour de justice "a abusé de son pouvoir d'appréciation, écartant des critères essentiels pour la décision à rendre et se fondant en outre sur des éléments sans pertinence". (arrêt 5A_755/2020 du 16 mars 2021)

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Les cantons peuvent puiser dans les réserves des vaccins

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Le conseiller fédéral Alain Berset, à gauche, et Lukas Engelberger, président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS), avant une conférence de presse commune à Berne début mars (Archives © KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La Confédération s'attend à recevoir au moins huit millions de doses des deux vaccins approuvés entre avril et fin juillet. Les cantons peuvent donc puiser dans les réserves des "deuxième dose" d'ici la fin avril et accélérer ainsi le rythme de la vaccination.

À partir du mois de mai, les volumes de livraison devraient à nouveau augmenter de manière significative, a annoncé dans un communiqué le Secrétariat général du département fédéral de l'intérieur (DFI), à l'issue d'une visioconférence entre le conseiller fédéral Alain Berset et la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS).

La livraison d'au moins 8 millions de doses signifie que l'objectif d'une première vaccination pour toutes les personnes qui le souhaitent d'ici fin juin reste réaliste - en supposant qu'une "livraison convenue avec les fabricants se déroule sans interruption".

La Confédération et les cantons ont convenu que les cantons peuvent désormais puiser dans les réserves de vaccins jusqu'à la fin du mois d'avril. La deuxième dose pourra être garantie grâce aux livraisons à venir. Les cantons peuvent ainsi accélérer le rythme de vaccination et étendre plus rapidement la vaccination à davantage de groupes d'âge, peut-on lire dans le communiqué.

La rapidité de la vaccination sera "déterminante pour surmonter la crise", écrit le Secrétariat général du DFI. Il précise que les cantons se sont pourvus des capacités nécessaires pour l'assurer. L'Office fédéral de la santé publique a adapté ses recommandations à l'intention des cantons en ce sens cette semaine, ajoute-t-il encore.

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La Poste invite les hackers à rechercher ses failles de sécurité

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Le piratage de la Poste est désormais autorisé à large échelle, du moment que le hacker est enregistré sur une plateforme dédiée à cette activité (Image symbolique © KEYSTONE/STR)

Auparavant, les pirates n'étaient autorisés à rechercher des vulnérabilités dans l'infrastructure informatique de La Poste Suisse que "sur invitation", explique l'entreprise jeudi. Désormais, la Poste autorise tout le monde à rechercher ses éventuelles failles de sécurité, sans invitation, à travers un programme de "bug bounty". Le montant des primes pour chaque faille de sécurité signalée s'élève entre 50 et 10'000 francs suisses.

Jusqu'à présent, le programme se déroulait exclusivement dans un cadre privé. Désormais, tous les utilisateurs inscrits sur la plateforme de "bug bounty" de YesWeHack peuvent participer.

Dans un premier temps, ce programme désormais public portera sur les prestations suivantes, annonce La Poste: le login client Poste, le Postshop, la Post-App, le service PubliBike ou encore d’autres services en ligne tels que WebStamp et le service de paiement Biling Online.

"Depuis le début du programme, nous avons déjà identifié 500 vulnérabilités et versé environ CHF 250’000 francs de récompenses", se réjouit Marcel Zumbühl, responsable de la sécurité informatique au sein de La Poste et cité dans le communiqué.

Problèmes liés au vote électronique

En 2019, La Poste avait développé un nouveau programme pour un système de vote électronique, lorsque des pirates ont découvert de graves failles lors d'un test. Des milliers de personnes ont participé aux tests à l'époque.

Selon La Poste, les pirates n'ont pas réussi à craquer l'urne électronique, mais ont trouvé de graves failles dans le code source. L'entreprise a ensuite retiré son système en juillet 2019.

En août 2019, La Poste a proposé aux cantons un nouveau système de vote électronique. En décembre 2020, le Conseil fédéral a décidé que les cantons pouvaient à nouveau effectuer des essais de vote en ligne. Ils débuteront dans les cantons de Saint-Gall, de Thurgovie et de Fribourg en 2022. Reste à savoir avec quel système ces essais seront effectués.

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Les tiques se déconfinent avec le printemps

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Les tiques s’agrippent très rapidement à leur proie. Chez l’être humain, les endroits de prédilection sont souvent le creux du genou et l’aine ainsi que la tête chez les enfants, selon la Suva (Image prétexte © KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le retour des beaux jours implique aussi le retour des tiques. Pour ne pas se faire piquer, il faut éviter les lisières de forêts et les sous-bois, porter des habits clairs et fermés, et appliquer un répulsif.

"Les tiques sont principalement actives en période d’humidité et de douceur printanières", prévient jeudi dans un communiqué Anja Zyska, cheffe de la division médecine du travail et spécialiste des tiques à la Suva. Les assureurs-accidents ont enregistré plus de 17'000 cas de piqûres de tiques en 2018, une augmentation massive d’environ 80% par rapport aux années précédentes, selon le communiqué de la Suva.

La moyenne annuelle à long terme est d’environ 9400 cas. Une augmentation du nombre de piqûres de tiques est constatée depuis 2016.

Sous-bois

Contrairement aux idées reçues, les tiques ne se laissent pas tomber des arbres, mais se baladent dans les sous-bois, en lisière de forêt et en bordure de chemin dans les hautes herbes - jusqu’à 1,5 m au-dessus du sol. Elles se fixent sur les animaux et les êtres humains qui les frôlent en passant, explique la Suva.

Une piqûre de tique peut provoquer la borréliose, appelée également maladie de Lyme. Il n'existe pas de vaccin contre cette maladie, qui peut être traitée par des antibiotiques. La tique peut également transmettre des virus qui peuvent notamment déclencher une méningo-encéphalite verno-estivale (MEVE) – qui est une forme de méningite d’origine virale.

Retirer la tique le plus vite possible

Il est conseillé d’inspecter systématiquement son corps et ses vêtements après tout passage dans une zone pouvant abriter des tiques. Elles se logent volontiers dans le pli du genou, dans l’aine et sous les aisselles. Chez les enfants on peut aussi en trouver au niveau du cuir chevelu. "La tique doit être retirée le plus vite possible", explique Anja Zyska.

En cas de rougeurs cutanées autour d’une piqûre de tique, associées à des symptômes grippaux comme de la fièvre et des maux de tête, "il est impératif de consulter immédiatement un médecin", écrit la Suva.

L'application "Tique" pour smartphones, développée par les universités des sciences appliquées de Zurich et avec le soutien de l'OFSP notamment, permet en un coup d'oeil de s'informer efficacement. Parmi les options proposées, il est possible de se géolocaliser afin de connaître les risques potentiels - de aucun à très importants - de piqûre dans la zone.

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