Suisse
La précieuse glace de l'Antarctique arrivera à Berne cet été
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Des scientifiques de l'Université de Berne attendent un trésor unique en son genre en août: des éléments de la plus ancienne carotte de glace jamais extraite de l'Antarctique. Elle contient des données qui remontent au moins à 1,2 million d'années.
Le précédent record était de 800'000 ans. Hubertus Fischer, qui dirige les recherches suisses, suppose que les données contenues dans la nouvelle carotte remontent même un peu plus loin que prévu, a-t-il déclaré mercredi devant les médias. Mais seules des analyses plus précises le montreront. Au total, la carotte mesure 2,8 kilomètres de long.
Chaque mètre de la carotte de glace contient environ 13'000 ans d'histoire climatique, selon le Pr Fischer. Dans le laboratoire de l'Université de Berne, les scientifiques analyseront des gaz tels que le CO2 et le méthane contenus dans la glace afin d'obtenir des informations sur le climat à cette époque.
La précision est de mise, a déclaré Hubertus Fischer. "Nous sommes très méticuleux sur ce point", a ajouté le chercheur. D'autres parties de la glace seront analysées par d'autres universités en Europe.
Leur travail pourrait contribuer à déchiffrer une grande énigme de l'histoire climatique de notre planète. En effet, à cette époque, il y a environ 1,2 million d'années, les cycles glaciaires se sont soudain considérablement ralentis, passant de 41'000 à 100'000 ans. Les scientifiques tenteront de comprendre pourquoi.
Un long chemin vers l'Europe
Pour l'instant, la glace se trouve encore en Antarctique. Elle sera bientôt chargée dans des conteneurs réfrigérés sur un navire de recherche italien qui l'emmènera en Europe. Les carottes sont refroidies à moins 50 degrés.
Une fois en Europe, les éléments de la carotte seront d'abord transportés par camion à Bremerhaven (D), où les premières analyses seront effectuées avant qu'ils ne soient sciés et distribués aux universités.
A Berne, les chercheurs analyseront la glace à l'aide d'une nouvelle technique laser développée en collaboration avec le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (Empa). Cette technique permet de mesurer les gaz à effet de serre dans la glace avec la plus grande précision, selon Hubertus Fischer. Enfin, la glace sera sublimée, c'est-à-dire amenée à l'état gazeux, pour les mesures effectuées à Berne.
"Fêté chaque étape"
La carotte de glace a été récupérée avec succès au début de l'année. Pour les scientifiques, c'est un grand soulagement : "Nous avons fêté chaque étape", a commenté Barbara Seth, de l'Université de Berne, qui a participé aux forages en Antarctique, lors d'une retransmission en direct depuis l'Antarctique.
Les scientifiques ont travaillé en équipe, ce qui leur a permis de forer 16 heures par jour, et ce par un froid glacial. Le trou de forage était surmonté d'une tente dans laquelle régnaient des températures de moins 25 degrés, a-t-elle précisé.
Coordonné par l'Institut des sciences polaires du Conseil national de la recherche italien, le projet "Beyond EPICA - Oldest Ice" (BE-OIC), est financé par la Commission européenne. Le forage a été réalisé sur le site isolé de Little Dome C en Antarctique par une équipe représentant douze instituts de recherche de dix pays européens. Le projet a coûté environ 30 millions d'euros.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Biennale Venise: le Pavillon suisse interroge le vivre ensemble
Le Pavillon suisse à la 61e Biennale Arte de Venise place au c½ur de son exposition "The Unfinished Business of Living Together" la question de la coexistence dans une société traversée par les différences. Il sera ouvert au public samedi.
"The Unfinished Business of Living Together", projet des commissaires Gianmaria Andreetta et Luca Beeler avec l’artiste britannique Nina Wakeford, part d’une question volontairement ouverte: "Que signifie vivre ensemble lorsque la différence devient quelque chose qu’une société doit organiser, admettre, contenir, exposer?", explique le curateur Gianmaria Andreetta à Keystone-ATS, en amont de la conférence de presse tenue mercredi par Pro Helvetia à Venise.
Le projet s’inspire de deux émissions de télévision suisses, "Telearena" (1978) de la télévision alémanique SRF et "Agora" (1984) de la RTS, consacrées à ce que l’on appelait alors le "problème de l’homosexualité". L’enjeu est de comprendre "comment une société construit un problème public à partir d’un médium, la télévision", à un moment-clé pour la visibilité de l’histoire queer en Suisse.
Interroger le présent
L’exposition ne délivre pas de message univoque. "Je me méfie des expositions qui en ont un", affirme le curateur. Elle vise plutôt à rendre visibles les tensions qui traversent la coexistence: "Pour nous, vivre ensemble n’a jamais été un slogan ou un mot harmonieux. Au contraire, cela implique des frictions, une dépendance réciproque, des compromis".
Le public est ainsi invité non pas à juger le passé avec supériorité, mais à interroger le présent: "La question est de savoir quel type de public nous sommes capables d’être aujourd’hui".
"Telearena" et "Agora" étaient des talk-shows en direct construits autour de saynètes théâtrales, explique Gianmaria Andreetta. "Ces scènes jouées servaient à introduire le thème - en l’occurrence l’homosexualité - et à susciter, voire provoquer, le débat parmi le public en studio".
Une archive toujours vivante
"Le projet est pleinement collectif: les ½uvres de Miriam Laura Leonardi, Lithic Alliance et Yul Tomatala, aux côtés de celles de Nina Wakeford, n’accompagnent pas simplement l’archive, elles introduisent d’autres rythmes, d’autres formes de langage et de mémoire", souligne Gianmaria Andreetta.
Les artistes travaillent à partir de procédés similaires: reconstitutions, déplacements temporels, images imbriquées. "Revenir sur ces images du passé, c’est écouter à nouveau ce qu’elles produisent encore aujourd’hui, où elles vibrent, où elles dérangent", précise-t-il.
Les matériaux télévisuels sont ainsi retravaillés plutôt que simplement reproduits. Des extraits reviennent à plusieurs reprises avec des significations différentes, révélant les mécanismes idéologiques des programmes d’origine.
Une construction partagée
Le processus curatorial lui-même reflète le thème de la coexistence. L’exposition n’est pas une simple présentation collective, mais une construction partagée et mouvante: "Nous cherchions une grammaire commune", explique Gianmaria Andreetta, soulignant que les différences entre artistes ont été constitutives du projet.
Parmi les inspirations, il cite la pianiste de jazz Irène Schweizer (1941-2024), qui a suggéré la possibilité "d’apparaître sans devoir immédiatement se traduire dans un discours ordonné".
Le projet du Pavillon suisse entre en résonance avec le thème général de la Biennale, "In Minor Keys", imaginé par la curatrice Koyo Kouoh (1967-2025). Gianmaria Andreetta évoque la "tonalité mineure", faite "d’apparitions partielles, d’hésitations, de récits interrompus", qui caractérise les archives queer.
Une portée critique
Dans le contexte suisse contemporain, le projet revêt une dimension critique. "La Suisse aime se penser à travers des images de consensus, de neutralité et de stabilité", observe Gianmaria Andreetta, mais ces récits masquent une réalité plus complexe. La coexistence peut se comprendre comme "un outil politique", oscillant "entre reconnaissance et contrôle, inclusion et normalisation".
La dimension linguistique joue également un rôle central: "Dans une exposition qui parle de visibilité et d’espace public, la langue est politique", souligne-t-il.
Enfin, le parcours personnel de Gianmaria Andreetta, né à Lugano et installé à Berlin, influence son regard. Il décrit le Tessin comme "une position de seuil", propice à une perspective critique. "Ce qui m’intéresse, c’est ce qui se situe entre les centres, entre les langues".
Comme l’indique le titre, l’exposition ne propose pas de réponse définitive. "Vivre ensemble est inachevé, et peut-être doit-il le rester pour être pris au sérieux", conclut Gianmaria Andreetta.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
La LNM veut prendre un nouveau départ après un rapport d'audit
En difficulté, la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et de Morat (LNM Navigation) veut prendre un nouveau départ. La décision fait suite à la remise d’un rapport sur le climat de travail et à une analyse approfondie de la situation opérationnelle.
La LNM Navigation s’engage dans une "transformation majeure", a indiqué la société mercredi. Entre modernisation du modèle d’affaires, réforme de sa gouvernance, développement d’une culture d’entreprise performante et viabilisation de sa flotte, elle se donne les moyens d'une "mue profonde", précise le communiqué.
La transformation doit "répondre aux attentes des usagers, de son personnel et des cantons commanditaires (Neuchâtel, Fribourg et Vaud). Par ailleurs, afin d'assurer une exploitation sans risque et dans le respect des normes, le passage à la haute saison est reporté au 19 juin, au lieu du 8 mai, pourtant confirmé il y a un peu.
Le conseil d’administration a présenté mercredi à son personnel les conclusions du rapport d’analyse du climat de travail mené par un cabinet spécialisé.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Soutien de justesse à Erasmus+ en commission
La Suisse doit participer à Erasmus+. La commission de l'éducation du Conseil des Etats a validé de justesse le financement de la participation suisse à ce programme de l'UE pour l'éducation et la formation pendant l'année 2027.
La décision a été prise par 5 voix contre 5 avec la voix prépondérante du président Matthias Michel (PLR/ZG), indiquent mercredi les services du Parlement. Pour la faible majorité de la commission, une participation à Erasmus+ constitue un investissement dans l'offre de formation.
Elle renforce les compétences des apprentis et des étudiants, en particulier aussi dans le domaine de la formation professionnelle. Cela profite en fin de compte à l'économie.
Au contraire, une forte minorité de la commission a avancé des arguments budgétaires. Compte tenu de la situation actuelle des finances fédérales, et, en particulier des mesures d'allègement récemment adoptées, de telles dépenses supplémentaires ne sont actuellement pas défendables.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Le Conseil fédéral ne sait pas si Epstein avait des biens en Suisse
Le Conseil fédéral est incapable de dire si Jeffrey Epstein possédait des biens immobiliers en Suisse. Il répondait mercredi à une interpellation parlementaire, alors que des ramifications suisses du réseau du pédocriminel américain ont été révélées ces derniers mois.
Le gouvernement "n'a pas connaissance d'éventuelles acquisitions immobilières de la part de Jeffrey Epstein en Suisse. Il ne peut cependant pas non plus exclure que de telles acquisitions aient eu lieu", indique-t-il dans sa réponse à l'interpellation du conseiller national Benoît Gaillard (PS/VD).
Les acquisitions immobilières par des personnes venant de l'étranger ne parviennent de loin pas toutes aux autorités cantonales d'autorisation, justifie encore le Conseil fédéral. Il renvoie la balle aux cantons.
La Confédération botte en touche sur plusieurs autres questions posées par l'élu. Le Vaudois avait déposé cette interpellation en mars, alors que des ramifications suisses de l'immense réseau de Jeffrey Epstein ont été révélées après la publication des "Epstein files" en début d'année.
Les autorités américaines ont publié 3,5 millions de pages déclassifiées liées au prédateur sexuel décédé en prison en 2019. Le millionnaire aurait financé les études de plusieurs jeunes femmes en Suisse et eu des contacts avec des grands noms de la finance, selon plusieurs médias.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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