Culture
La prochaine exposition nationale pourrait être décentralisée
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Nexpo, le nouveau projet d'exposition nationale prévue pour 2032 veut emprunter des voies inédites: durable, orientée vers l'avenir et surtout décentralisée. Une première, selon ses promoteurs. Elle aurait lieu dans les villes, à la campagne et à la montagne.
Les dix plus grandes villes de Suisse ont dévoilé leur concept ce lundi à Berne. Nexpo veut présenter un pays qui aborde la question du "comment vivre ensemble dans le futur", qui réduit les fossés et qui renforce la cohésion nationale. Aujourd'hui, 26 villes et communes de 18 cantons font partie de cette initiative.
"C'est maintenant, en ces temps de crise, qu'une expo nationale est plus nécessaire que jamais", souligne le maire de la ville de Berne, Alec von Graffenried. "Chaque génération mérite une exposition nationale qui aborde les thèmes et les défis actuels tout en créant des perspectives pour l’avenir."
Renforcer la cohésion sociale
Pour Corine Mauch, la maire de Zurich et présidente de Nexpo, la future exposition "veut explorer comment, dans une Suisse diversifiée, nous pouvons renforcer nos liens et façonner notre avenir commun. On constate en effet dans le monde entier que la cohésion sociale telle que nous la connaissons ne va pas de soi et qu'elle nécessite d'être constamment entretenue."
Jusqu'à présent, l'exposition nationale a toujours eu lieu dans une seule ville ou région. Ce ne serait pas le cas ici. "En se déroulant dans toute la Suisse, Nexpo veut construire des ponts entre le centre et la périphérie, de la ville à la montagne, et crée ainsi des lieux de rencontres, au-delà des frontières linguistiques", révèle Filippo Lombardi, conseiller municipal de Lugano. L'exposition se veut également participative. Nexpo veut encourager l'interaction sociale et renforcer l'unité dans la diversité.
Entre histoire et identité
Les dix villes principales du projet traitent chacune d'une thématique sociétale pertinente. Les sujets abordés vont de Genève (ici + ailleurs) à Lausanne (Défis + collaboration) en passant par Bâle (Croissance et frontières) à Lugano (Réalité et virtualité).
Ces thématiques sont toutes liées à l'histoire et à l'identité des régions. Les communes associées rejoindront l’une de ces thématiques et les interpréteront à leur manière. C'est ainsi que la voix de la campagne sera entendue en ville et vice-versa. Les différents thèmes seront reliés entre eux par des itinéraires Nexpo qui traversent toute la Suisse, de la ville à la montagne. Une place éponyme par commune servira de point de départ pour découvrir l'expo.
Utilisations durables et novatrices
Nexpo veut permettre de redécouvrir la Suisse, sans pour autant oublier le climat et l'environnement, explique Sami Kanaan, conseiller administratif de la ville de Genève : "Nous serions la première exposition nationale à penser et à mettre en ½uvre de manière cohérente le thème de la durabilité. Que ce soit au niveau du réseau de transport, du savoir-faire ou des bâtiments", en misant délibérément sur des structures existantes, qui seront réutilisées, plutôt que sur de nouvelles grandes constructions qui seront détruites après l'exposition.
Dans le contexte d'une situation financière tendue, le Conseil fédéral a décidé de ne pas se prononcer avant 2028 sur un éventuel soutien financier à une expo nationale. Nexpo demande au Conseil fédéral de choisir le projet retenu en 2026, pour une faisabilité en 2032.
Plusieurs villes romandes dans le coup
Outre les villes fondatrices de Bâle, Berne, Bienne, Genève, Lausanne, Lugano, Lucerne, Saint-Gall, Winterthur et Zurich, d'autres communes font partie du projet, dont Fribourg, La-Chaux-de-Fonds, Neuchâtel, Porrentruy et Sion.
Une déclaration d'intention de coopération a déjà été signée entre Nexpo et un autre projet, intitulé X27.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
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Culture
Nyon: plus de 70 événements au far° festival des arts vivants
Le far° festival des arts vivants de Nyon annonce plus de 70 événements pour sa 42e édition du 12 au 22 août. Une cinquantaine d'artistes, venus de 12 pays, seront de la partie pour une programmation mêlant théâtre, danse, cirque, performance, musique et autres installations sonores.
Dans le détail, le programme comprend notamment 22 projets d'art vivant (hors programmation musicale), dont près de la moitié ont été répétés dans le cadre du far°, indique lundi le festival nyonnais dans un communiqué.
Cinq concerts et trois journées de rencontres dramaturgiques, en collaboration avec l'Association vaudoise de danse contemporaine, sont aussi annoncés, parmi plusieurs autres projets. Le festival se déploie sur différents sites à Nyon, mais aussi dans la région à Prangins et Duillier.
Cette 42e édition est placée sous le thème "retoucher". Dans un contexte "de crises grandissantes et guerres toujours plus visibles, le far° propose de considérer ce tout petit geste de 'retoucher' comme une action modeste mais essentielle. Une invitation à déplacer nos regards, revisiter nos récits et imaginer d'autres manières de vivre ensemble", poursuit le communiqué.
Les organisateurs proposent un pass illimité à 100 francs pour découvrir l'ensemble du festival, ou sinon des "tarifs solidaires" pour les différents projets. A noter que, mercredi 19 août, l'ensemble de la programmation sera gratuite. Les places étant limitées, une réservation est toutefois recommandée.
L'an dernier, quelque 3900 spectateurs s'étaient rassemblés durant les dix jours du festival.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Anne Delseth nommée à la direction artistique de Visions du Réel
Visions du Réel a choisi la Lausannoise Anne Delseth pour succéder à Emilie Bujès à sa direction artistique. Programmatrice chevronnée active sur les scènes suisse et internationale, elle prendra ses fonctions à la fin août prochain.
Membre du comité de sélection depuis 2023, Anne Delseth a été choisie parmi une cinquantaine de candidatures, indique lundi le festival dans un communiqué.
"Je suis très heureux que nous ayons trouvé en Anne Delseth une excellente successeure à Emilie Bujès, qui connaît parfaitement le Festival", a déclaré le président du conseil de fondation, Philippe Bischof, ancien directeur de Pro Helvetia.
A la Quinzaine de Cannes
Active depuis plus de vingt ans dans le secteur cinématographique, Anne Delseth a occupé des fonctions dans les festivals, la distribution, l'exploitation cinématographique et la formation. Elle a notamment travaillé pendant dix ans au sein de l'équipe de programmation de la Quinzaine des cinéastes au Festival de Cannes et collaboré avec les festivals de Locarno, Soleure et Marrakech.
Elle dirige également depuis quinze ans la programmation du Cinéma CityClub, près de Lausanne, et assume la direction artistique du Festival international du film d'Oulan-Bator, en Mongolie. Son parcours l'a aussi amenée à travailler pour le distributeur trigon-film ainsi qu'à diriger le Master cinéma de l'ECAL et de la HEAD-Genève.
Déplacer les regards
"Je souhaite défendre des ½uvres qui déplacent nos regards et renforcer les passerelles entre les films et leurs publics", explique la future directrice artistique. Elle participera à plusieurs rendez-vous du festival avant sa prise de fonction, notamment au Festival du film de Locarno, afin d’accompagner la transition.
Emilie Bujès rejoint la direction artistique du GIFF après neuf éditions à la tête de la programmation du Visions du Réel.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Monaco: une exposition pour revivre le mariage de Grace et Rainier
Soixante-dix ans après le mariage de Rainier III et de Grace Kelly, une exposition dans les Grands Appartements du palais princier de Monaco fait revivre ce moment. Robes, archives et anecdotes révèlent les coulisses de cette union.
De l'arrivée de la fiancée américaine le 12 avril 1956 à bord du paquebot SS Constitution jusqu'au départ du couple en voyage de noces le 19 avril, le visiteur peut suivre presque heure par heure la semaine qui a placé la petite principauté méditerranéenne sous les projecteurs du monde entier.
Le glamour est à l'honneur, avec la robe manteau bleu marine et la capeline blanche que l'actrice arborait le jour de son arrivée, à côté de quelques-unes de ses dizaines de valises, et la robe du mariage civil dans la salle du trône aux tentures de velours rouge, où il s'est déroulé.
La robe Lanvin et le diadème qu'elle portait pour la soirée de gala, ainsi que la bague de fiançailles, sont également exposés.
L'originale au musée de Philadelphie
La robe du mariage religieux est en revanche une réplique: l'originale a été offerte à un musée de Philadelphie et n'est plus en état de voyager.
Plusieurs salles présentent les cadeaux offerts au couple: un plateau en argent massif envoyé par Elisabeth II, une statue d'Hercule offert par l'AS Monaco, mais aussi une couvée de poussins et une statue grandeur nature de Rainier que Grace a renvoyée à l'expéditeur tant elle la trouvait peu ressemblante.
L'exposition s'attarde aussi sur l'organisation, avec des reproductions des croquis, notes, itinéraires et instructions qui montrent à quel point Rainier - mort en 2005 - s'est intéressé aux moindres détails.
Les amateurs de détails peuvent ainsi étudier les plans de placement à la soirée de gala ou dans la cathédrale, où Ava Gardner, amie de Grace Kelly, apparaît au 27e rang.
Mais le document le plus inattendu reste une lettre du chanteur Léo Ferré, Franco-Monégasque qui avait été soprano dans la maîtrise de la cathédrale dans son enfance, où il propose de composer la musique de la messe de mariage.
"A bonne princesse, il faut bonne musique ! Et je suis là, la plume au bec, même latin, le basson en bandoulière et l'Alléluia à ma main !", a écrit le chanteur, huit ans avant de composer "Ni Dieu ni maître".
"J'accepte, très touché", a annoté Rainier sur le courrier, tout en renvoyant la proposition à Nadia Boulanger, musicienne et cheffe d'orchestre alors maître de chapelle du palais, qui a finalement décliné, optant pour des pièces d'auteurs connus et décédés afin de ne vexer personne.
"On est peut-être passé à côté de quelque chose", commente Thomas Fouilleron, directeur des archives du palais, co-commissaire de l'exposition visible jusqu'au 25 septembre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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