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Suisse

L'aéroport binational de Bâle-Mulhouse fête ses 75 ans

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L'aéroport de Bâle-Mulhouse en 1954... (Archives © KEYSTONE/PHOTOPRESS-ARCHIV/JULES VOGT

L'Euroairport de Bâle-Mulhouse fête son 75e anniversaire samedi. L'aéroport franco-suisse a été inauguré le 8 mai 1946.

L'Euroairport, situé sur sol français à quelques kilomètres de Bâle, est binational, un cas unique au monde. Il est cogéré et cofinancé par la Suisse et par la France. C'est le troisième aéroport de Suisse après Zurich et Genève.

L'idée d'un aéroport binational a été lancée avant la Seconde Guerre mondiale. L'aéroport situé près de l'actuel port de Birsfelden (BL) avait atteint ses limites et aucun site alternatif n'a pu être trouvé sur sol suisse. La seule solution était donc de construire sur sol français, à proximité de la frontière.

... et en 2019 (Archives © KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS).

Pose de la première pierre

La France a tout de suite été intéressée par cette idée. La planification a commencé juste après la fin de la guerre. Tout est allé très vite. Le 8 mars 1946 a eu lieu la cérémonie de pose de la première pierre avec une piste faite de tôles provenant des stocks de l'armée américaine et des baraquements en bois de l'armée française.

Dès le 29 avril, Swissair a effectué des essais d'atterrissages et de décollages avec un DC3. L'aéroport a été ouvert officiellement au trafic aérien le 8 mai 1946. Le traité entre la Suisse et la France réglant les modalités de gestion et de financement de l'aéroport a été signé à Berne le 4 juillet 1949 par le conseiller fédéral Max Petitpierre et l'envoyé français Henri Hoppenot.

En 1953, l'aéroport a été relié à la ville de Bâle par une nouvelle route située entièrement sur sol français, mais qui fait partie du réseau routier suisse. Son statut est règlé par une convention franco-suisse signée en 1949.

Crossair et Easyjet

L'Euroairport a connu un essor dans les années 1990 avec la compagnie aérienne Crossair qui utilisait l'aéroport comme plateforme pour ses vols européens. La faillite de Swissair en 2001 a entraîné la disparition de Crossair, provoquant une période d'incertitude pour l'Euroairport. Il a connu un nouvel essor quelques années plus tard avec l'installation de la base de la compagnie Easyjet.

La croissance continuelle de l'aéroport a été stoppée nette avec la crise du coronavirus qui a durement frappé l'ensemble du trafic aérien dans le monde. En 2020, l'Euroairport n'a enregistré que 2,6 millions de passagers, contre 9,1 millions l'année précédente, un record.

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Culture

Une nouvelle salle Egypte au Château d'Yverdon

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La momie est arrivée au 19e siècle au Musée d'Yverdon (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Musée d'Yverdon et région a entièrement repensé la muséographie de ses collections égyptologiques. Une nouvelle installation baptisée "Le voyage de la momie" est centrée sur la dépouille du prêtre Nes-Shou et sur son trousseau funéraire.

Après 18 mois d'absence, la momie de Nes-Shou est de retour dans l'exposition permanente. La nouvelle installation fait le point sur les connaissances actuelles sur cet "ensemble d'exception". "Elle questionne notamment la provenance des collections égyptologiques arrivées à Yverdon au 19e siècle", indique le musée.

Le dispositif muséographique souligne l'origine sacrée d'un ensemble provenant d'une nécropole située à des dizaines de milliers de kilomètres du Nord-vaudois. Il revient sur l'identité du défunt, les rites funéraires, les techniques d'embaumement et l'arrivée rocambolesque de la momie à Yverdon-les-Bains. Il invite aussi le visiteur à s'interroger sur l'attrait suscité par le corps momifié.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

"Sursollicité", le Répit ferme provisoirement ses portes à Lausanne

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Le Répit a dû fermer ses portes provisoirement vendredi, en raison d'un nombre trop important de demandes (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Répit, structure lausannoise d'accueil de nuit, a dû fermer ses portes vendredi. Le site, dont la capacité a été dépassée ces derniers jours, espère rouvrir début décembre.

Ouvert cette année le 1er novembre, soit un mois plus tôt que d'habitude, le Répit a été "sursollicité", indique la Fondation Mère Sofia, qui gère la structure, dans un message posté sur Facebook. Et d'ajouter: "la sécurité physique et psychique de l'équipe et des usagers.ères n'était plus garantie."

Contactée par Keystone-ATS, la directrice de la Fondation, Véronique Eichenberger, reconnaît que "la pression de la rue était trop forte". Selon elle, fermer la structure était "la dernière et seule option possible."

Selon le collectif 43m2, qui cite dans un communiqué un collaborateur du Répit, près de 170 personnes ont été accueillies jeudi "dans un lieu beaucoup trop petit ne disposant que de 110 lits serrés."

Pour s'occuper de ces personnes dans les locaux de la rue Saint-Martin, seuls cinq employés sont présents à l'ouverture, quatre durant la nuit entière.

Adapter l'accueil

Pour combler le manque des prochains jours, la Ville de Lausanne "s'est mobilisée de manière exceptionnelle et a rouvert, avec d'autres moyens, le soir même", précise Mme Eichenberger.

La Fondation Mère Sofia espère toutefois rouvrir rapidement le Répit. "Nous prenons ces quelques jours pour réfléchir et adapter nos conditions d'accueil à la situation générale", relève la directrice.

"Une crise plus large"

De son côté, le collectif 43m2 a dénoncé cette fermeture, et plus globalement "une crise plus large" de l'hébergement d'urgence à Lausanne. "Il est urgent de mettre le sans-abrisme au coeur des préoccupations politiques et budgétaires du Canton de Vaud", écrit-il dans son communiqué.

Ce collectif, qui avait installé cet été des campements sauvages à Beaulieu puis dans les jardins de la Haute école de travail social, estime que les autorités n'ont toujours pas pris conscience du problème. "La crise bat son plein, une structure d'accueil clé se vide de ses travailleur.euses et aucune proposition de rencontre n'a été soumise, aucun agenda politique clair ne se dégage", souligne-t-il.

Lors de l'hiver 2021-2022, le Répit a reçu en moyenne 88 personnes par nuit d'ouverture. Le 1er mai dernier, alors que la 6e édition fermait ses portes, la Fondation Mère Sofia accrochait des centaines d'écharpes sur la place publique pour rappeler que les nombreuses personnes qu'elle accueillait se retrouveraient dès le soir venu à nouveau livrées à la rue.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'art et la nature investissent le pont de la Machine

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"Les Allumé-es" s'installent à Quartier Libre SIG, au pont de la Machine, jusqu'au 30 avril 2023 (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Cinq artistes engagés pour la planète, français et suisses, exposent des oeuvres lumineuses et interactives à Quartier Libre SIG, à Genève, dès jeudi et jusqu'au 30 avril prochain. "Les Allumé-es" présentent des installations qui donnent à réfléchir sur l'impact de l'homme sur l'environnement et sur les modes de consommation de la société contemporaine.

Djeff, Geneviève Fabre Petroff, Ludo, Marko 93 et Philippe Echaroux ont créé des oeuvres sur le thème "de la formidable énergie de la nature". Le soleil, le vent, les animaux, les plantes et les arbres sont leurs sources d'inspiration, précisent dimanche le Musée en Herbe et Little Beaux-Arts, qui sont à l'origine de l'exposition.

A travers une scénographie immersive, le visiteur est invité à découvrir 8 oeuvres dans des espaces dédiés à chaque artiste. Au-delà des murs du pont de la Machine, en extérieur, une installation de Phlippe Echaroux, constituée de deux projections d'images, sera aussi présentée à la tombée de la nuit.

L'exposition "Les Allumé-es" se veut ludique et pédagogique. Elle vise un large public et est accessible aux enfants dès 3 ans, relèvent les Services industriels de Genève (SIG) dans un communiqué. Les installations exposées consomment peu d'énergie et sont fabriquées à partir de dispositifs LED.

Le public pourra littéralement plonger dans les oeuvres, s'y immerger, être un acteur. Il pourra ainsi se faire capturer dans une toile d'araignée géante, déclencher du vent, observer la chlorophylle monter dans une feuille, se voir pousser des fleurs sur la tête ou s'émerveiller devant des lucioles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Marchés de Noël écolos mais bien présents dans les villes

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Le marché de Noël au Jardin anglais a ouvert ses portes le 17 novembre. Les petits chalets, la décoration et les illuminations sont en LED. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Biogaz, éclairage LED, temps réduits des illuminations: à l'approche de Noël, les villes suisses ont pris des mesures pour participer aux économies d'énergie. Mais sans restreindre drastiquement les marchés et festivités, pour le plus grand bonheur de la population.

Les marchés de Noël ont ouvert leurs portes ces jours dans les villes suisses, mais cette année en mode économie. Après les appels de Guy Parmelin à économiser chaque kilowattheure, les organisateurs ont opté pour des manifestations plus sobres en vue d'une possible pénurie énergétique.

A Genève, le Jardin anglais s'est couvert de chalets chauffés au biogaz. Les illuminations du marché sont en LED, dont la consommation est minime. Les enseignes sont par ailleurs éteintes pendant la nuit. La Ville a aussi prévu de réduire la quantité de déchets grâce à des gobelets réutilisables.

Le marché montreusien cherche lui aussi à être "le plus responsable possible" et se veut exemplaire vis-à-vis de son demi-million de visiteurs. Son directeur souligne toutefois que la manifestation se doit de garder "sa féérie". Un marché de Noël sans lumières, "ce n'est pas possible !", selon lui.

Lausanne Lumière à l'écocourant

A Lausanne, les organisateurs de Bô Noël visent une réduction de 20% de la consommation énergétique. L'éclairage est éteint entre 23h30 et 11h30. Des caméras infrarouges garantissent la sécurité des infrastructures. Les frigos des boissons sont mis hors tension la nuit.

Quant au festival Lausanne Lumières, il se déroulera cette année dans un format réduit pour diminuer sa consommation électrique de plus de 60%. Il y aura quatre installations de projection au lieu de huit et le spectacle est prévu sur trois semaines au lieu de quatre. Cette édition 2022 sera alimentée à 100% par de l'écocourant.

Des sapins artistiques à La Tchaux

Les villes de Neuchâtel de La Chaux-de-Fonds ont aussi prévu quelques restrictions pour la période de fin d'année. Au bord du lac, les promeneurs pourront toujours déambuler dans une illumination festive, mais en format réduit.

La ville horlogère a elle décidé d'y renoncer. A la place, La Chaux-de-Fonds va proposer des sapins de Noël habillés de manière créative et originale par des artistes locaux.

La sobriété énergétique sera aussi de mise à Sion: le chef-lieu valaisan maintient l'éclairage de Noël au centre-ville, "mais dans une version réduite". Ainsi, l'extinction des feux est fixée à 21h00, contre 22h00 les autres années. Quant à la période d'éclairage, elle va du 8 décembre au 3 janvier, soit environ une semaine de moins que d'habitude.

Aussi en Suisse alémanique

La Suisse alémanique n'échappe pas à l'effort collectif. A Berne, les discussions entre la ville et les organisateurs ont été très constructives, a indiqué le conseiller municipal Reto Nause.

Les cabanons offrant à manger seront ainsi chauffés à 18°C maximum. Et les patineurs de la place fédérale devront se contenter d'un revêtement synthétique.

Zurich a aussi considérablement réduit le temps d'illumination de "Lucy", sur la Bahnhofstrasse, qui annonce la période de l'Avent. La rue étoilée fonctionnera trois heures et demie de moins par jour.

Mais comme en Suisse romande, pas question de renoncer complètement à la magie de Noël. La population doit pouvoir profiter du vin chaud et des "guetzeli" dans la bonne humeur.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le TCS lance un comparateur des prix de l'essence en Suisse

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Le TCS a déjà constaté des différences de prix allant jusqu'à 30 centimes par litre selon les stations (image symbolique). (© KEYSTONE/DPA/CHRISTOPHE GATEAU)

Le Touring Club Suisse (TCS) lance un nouveau comparateur participatif des prix de l'essence. Plus de 25'000 entrées ont déjà été saisies. "Nous y avons découvert des différences de prix allant jusqu'à 30 centimes par litre", affirme le directeur du TCS Jürg Wittwer.

Pour qu'un détour vers une station-service moins chère en vaille la peine, la règle des "cinq" s'applique, explique M. Wittwer dans une interview au SonntagsBlick. "Une baisse de prix de 5 centimes par litre ne vaut la peine que si le détour est de 5 kilomètres maximum par trajet et si le plein est d'au moins 50 litres".

Selon Le Matin Dimanche, qui a également relayé l'information, le TCS mettra en ligne lundi un site et une application. La plateforme sera gratuite et ouverte à tout le monde.

Il pourrait arriver que les indications ne soient pas toujours actuelles dans les stations-service éloignées, avertit le directeur du TCS. "Mais dans les régions à forte densité de population, nous pourrons couvrir les prix très rapidement".

Le développement du comparateur a duré six mois. Le TCS avait déjà lancé l'idée avant que le sujet ne fasse l'objet de débats politiques. "Si la Confédération lance à son tour un outil de comparaison, alors nous verrons bien", conclut M. Wittwer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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