Suisse
L'armée suisse tient son nouveau chasseur de chars
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L'armée suisse a trouvé son nouveau système d'engins guidés sol-sol. Le choix s'est porté sur le chasseur de chars SPIKE LR2 de l'entreprise israélo-allemande Eurospike, annonce mardi l'Office fédéral de l'armement (armasuisse).
Le système actuel, l'engin guidé antichars TOW, date des années 1990 et sera mis hors-service l'an prochain. L'armée suisse doit pouvoir continuer à lutter contre des cibles blindées sur de grandes distances, indique armasuisse dans un communiqué.
L'Office de l'armement a adressé une demande d'informations sur des engins guidés sol-sol longue portée à différents fabricants européens et américains. L'analyse détaillée des informations reçues a montré que deux fabricants étaient en mesure de répondre aux exigences militaires applicables au système souhaité.
Des informations approfondies et des offres leur ont donc été demandées. Le choix s'est finalement porté sur le système SPIKE LR2.
Produit par Eurospike, ce système est déjà introduit dans plusieurs armées européennes, note armasuisse. D'après l'analyse de la Confédération, il présente la plus grande valeur militaire et est également l'offre la plus avantageuse sur le plan économique.
Des millions
Le prix d'achat se chiffre en millions, précise l'Office de l'armement à Keystone-ATS sans donner plus de précisions. Le nombre de pièces concernées n'est pas non plus évoqué.
Le système retenu doit d’abord être employé de façon mobile par l'infanterie. Il est renoncé dans un premier temps à l’intégration dans une plate-forme porteuse, mais le SPIKE LR2 offre la possibilité d'une installation ultérieure sur un véhicule, précise armasuisse.
Entreprise israélo-allemande
Domiciliée à Röthenbach an der Pegnitz en Allemagne, Eurospike est une entreprise commune de Diehl Defence GmbH, Rheinmetall Electronics GmbH et Rafael Advanced Defense Systems.
Le développement, la conception et la qualification du système s'effectuent en majeure partie chez Rafael, en Israël. Une grande partie de la production des composants du SPIKE LR2 à destination du marché européen s'opère sur des sites en Allemagne.
La demande d'acquisition doit être soumise au Parlement dans le cadre du message sur l'armée 2024. Concernant l'ancien système sol-sol qui va être mis hors-service, armasuisse précise que des clarifications sont en cours pour savoir si le fabricant ou le pays de fabrication sont intéressés par un rachat ou si les systèmes doivent être éliminés.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Salaire minimum vaudois: les partisans partent en campagne
Les partisans du salaire minimum vaudois, soumis au peuple le 14 juin, lancent leur campagne. Ils font l'éloge de cet "outil de politique sociale" qui permet de lutter contre la pauvreté, réduit les dépenses de l'Etat et fait ses preuves à Neuchâtel et Genève.
Le salaire minimum vaudois a été calculé à 23 francs l'heure selon le coût de la vie en 2023, et se monterait à 23,60 francs aujourd'hui en tenant compte de l'inflation. Il profiterait à environ 23'000 personnes dans le canton - soit près de 5% des emplois - qui gagnent actuellement moins que ce salaire, a relevé Samuel Bendahan, lundi matin devant la presse à Lausanne.
Ce salaire minimum doit surtout profiter à certains secteurs (restauration, soins à domicile, coiffure, nettoyage, etc), et souvent à des postes occupés par des femmes. "Ces personnes travaillent à 100% et ne peuvent pas vivre dignement", a affirmé le conseiller national socialiste.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
L'IA pour mieux détecter la douleur chez les souris de laboratoire
L'IA permet de mieux détecter les signes de souffrance chez les souris de laboratoire. Un système de surveillance développé par l'EPFZ reconnaît grâce aux algorithmes les modifications causées par le stress ou la douleur dans l'expression du visage des rongeurs.
Le nouveau système baptisé "Grimace" standardise la surveillance des animaux de laboratoire, indique lundi l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Il utilise la vision et l'apprentissage automatiques pour évaluer l'expression du visage et la posture des souris. L'observation est immédiate, douce et objective, selon les chercheurs.
Le système consiste en une caisse munie de deux caméras, une en haut et une face à la souris, comparable à un photomaton pour les photos d'identité. Les deux caméras permettent de détecter les signes subtils de douleur et de malaise qui se manifestent souvent dans l'expression du visage des rongeurs: yeux plissés, renflement du nez et des joues, modification de la position des oreilles ou de l'orientation des moustaches.
Un algorithme évalue ensuite les expressions faciales de la souris en temps réel. Ce système permet d'évaluer rapidement et précisément si les animaux souffrent et s'il faut éventuellement leur administrer des analgésiques supplémentaires.
Ordinateur vs oeil nu
La surveillance de la douleur et du bien-être est indispensable pour l'expérimentation animale. Mais jusqu'à présent, l'évaluation est subjective et souvent insuffisante. Les scientifiques observent les animaux depuis le bord de leur cage et comparent l'expression de leur visage avec des photos, ce qui s'avère souvent difficile. L'observation par les humains peut en outre provoquer chez les animaux un stress supplémentaire.
Les chercheurs de l'EPFZ ont testé le système "Grimace" pour évaluer le bien-être chez des souris avant et après une opération de cerveau. Les évaluations par l'ordinateur concordent avec celles des experts humains. Elles ont surtout l'avantage d'être constantes et standardisée, alors que le jugement concernant le niveau de douleur diffère selon les experts. Ces résultats ont été publiés dans le magazine spécialisé Lab Animal.
Kit open source
L'ensemble du système, y compris le logiciel, a été développé par des collaborateurs du hub 3R de l'EPFZ compétent pour l'expérimentation animale selon les trois principes "remplacer, réduire et affiner". Il est désormais partagé avec le monde entier sous forme de kit open source.
Des approches automatisées de reconnaissance faciale existaient déjà mais il manquait un système de bout en bout entièrement standardisé, explique Oliver Sturman, directeur du hub 3R, cité dans le communiqué. "Grimace" suscite déjà un large intérêt à l'international: les chercheurs prévoient de développer cette technologie tandis les questions du brevet et de la commercialisation restent ouvertes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Violences domestiques: la lutte doit se poursuivre
La lutte contre les violences domestiques doit encore se poursuivre, selon les cantons et le Conseil fédéral. Ils tiraient lundi le bilan des mesures prises jusqu'à présent, à quelques jours de la mise en service du numéro d'urgence spécialisé 142.
Le numéro court pour les victimes de violences domestiques sera actif dès vendredi. Sa mise en service avait été retardée pour des raisons techniques alors que le nombre de féminicides est en hausse.
En 2025, 2266 infractions liées aux violences ont été enregistrées, soit une hausse de 4,4% par rapport à l'année précédente, a rappelé le conseiller d'Etat valaisan Matthias Reynard, président de la Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), devant la presse.
Cantons et Confédération ont lancé il y a cinq ans des travaux pour lutter contre les violences domestiques et sexuelles. Le bilan est bon, a déclaré le ministre de justice et police Beat Jans. Mais des mesures sont encore nécessaires. Les places d'accueil pour les victimes doivent par exemple être renforcées.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Swatch: ISS recommande de voter pour le candidat dissident Wood
La société de conseil ISS recommande aux actionnaires du groupe horloger Swatch Group de voter en faveur du candidat dissident Steven Wood lors de l'assemblée générale le 12 mai. L'horloger rejette la candidature de l'investisseur américain et ses propositions.
Dans une analyse publiée mardi, ISS souligne que les performances de Swatch Group ont baissé ces dernières années, et que "l'entreprise a perdu la position dominante qu'elle occupait autrefois face à ses concurrents nationaux".
ISS estime qu'il est difficile de dissocier ce recul de la famille Hayek: "à l'heure actuelle, le CEO et le président du conseil d'administration sont des membres de la famille Hayek, et deux autres administrateurs sur les sept que compte le conseil sont des proches, ce qui démontre leur influence sur l'orientation de l'entreprise".
"La société est confrontée à une détérioration de ses résultats opérationnels et à de graves lacunes en matière de gouvernance d'entreprise. Il aurait donc été logique qu'elle présente un candidat capable de s'attaquer à l'un de ces problèmes, voire aux deux, mais elle ne l'a pas fait", ajoute ISS.
Ce contexte a mené Greenwood Investors, société fondée par Steven Wood et qui détient selon elle 0,5% du capital-actions du groupe Swatch, à proposer la candidature de l'investisseur activiste, soutient-elle. Elle recommande ainsi aux actionnaires de voter en faveur de M. Wood en tant que représentant des actionnaires au porteur au conseil d'administration.
Contrebalancer le poids des Hayek
"Bien que le candidat dissident ne dispose pas d'une expérience pertinente dans le secteur horloger, il apporterait le point de vue d'un actionnaire indépendant. Cela est d'une importance capitale à ce stade, car le conseil d'administration a besoin d'une voix incontestablement indépendante pour contrebalancer l'influence de la famille fondatrice", souligne ISS.
"De plus, il possède une expertise des marchés financiers et une expérience au sein de conseils d'administration de sociétés cotées dans plusieurs juridictions européennes, ce qui serait précieux pour aider à restaurer la confiance des investisseurs et à mettre en oeuvre les améliorations indispensables en matière de gouvernance".
Aux yeux d'ISS, le vote en faveur de Steven Wood constitue "une étape constructive vers l'amélioration de la surveillance et le rétablissement de la confiance des investisseurs". Et cela, même s'il n'a pas échappé à la société de conseil que la composition finale du conseil d'administration est déterminée par un vote de l'assemblée générale, soit l'ensemble des actionnaires.
Vote de contestation
Ainsi, "il semble donc que même si le candidat dissident obtient le soutien majoritaire des détenteurs d'actions au porteur, son élection au conseil d'administration puisse être bloquée par le pool de la famille Hayek."
Le groupe Swatch a fait savoir s'opposer fermement à la candidature de M. Wood, dont les revendications iraient au-delà des dispositions du code des obligations, selon lui. La représentation de l'actionnaire majoritaire au sein du conseil d'administration deviendrait donc minoritaire au regard des statuts, ce qui entraînerait également des risques financiers et économiques considérables pour Swatch, argumente-t-il.
Le 12 mai, il proposera l'ancien conseiller d'Etat bernois Andreas Rickenbacher comme nouveau membre du conseil d'administration.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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