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Économie

Le Black Friday perd de son attrait, la Suisse romande se distingue

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En Suisse romande, le Black Friday reste très important pour le commerce de détail. Ici, un magasin à Genève. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La clientèle suisse a affiché une certaine retenue dans ses dépenses le vendredi 28 novembre, jour du Black Friday. En Suisse romande, les volumes de vente étaient toutefois supérieurs de 80% à une journée habituelle.

Le Black Friday, journée de promotion importée des États-Unis, semble avoir dépassé son apogée en Suisse. C'est ce que révèle une analyse de l'agence de presse AWP basée sur les données de "Monitoring Consumption Switzerland", qui recense les paiements sans espèces.

Le chiffre d'affaires généré par les paiements par cartes de crédit, de débit et paiements mobiles a baissé d'environ 1% par rapport au Black Friday 2024. La tendance observée l'année dernière s'est donc poursuivie. En 2024, une baisse de 3% avait déjà été enregistrée.

Le repli a été encore plus marqué pendant la période précédant le Black Friday, une semaine que de nombreux détaillants appellent la "Black Week", s'étirant du 24 au 30 novembre. Le chiffre d'affaires a chuté de plus de 3% par rapport à l'année précédente.

La perte d'importance de cette journée de rabais est encore plus évidente si l'on compare le chiffre d'affaires du Black Friday à la moyenne de tous les jours précédents de l'année. L'augmentation du chiffre d'affaires du Black Friday par rapport à une journée "normale" n'était plus que de 69% en 2025. L'année précédente, elle était encore d'environ 74%, et même de plus de 120% en 2020.

Les données confirment ainsi la retenue des consommateurs pour l'édition 2025. En raison de la situation économique tendue, les achats spontanés sont moins fréquents.

Selon la plateforme Blackfriday.ch, la seule exception concerne les articles électroniques tels que les ordinateurs portables, les PC et les smartphones, qui ont enregistré une augmentation du chiffre d'affaires d'environ 5% par rapport à l'année précédente.

La Suisse romande, friande du Black Friday

Comme les années précédentes, des différences notables ont été observées entre les régions. L'analyse des paiements électroniques dans les magasins montre que les achats effectués lors du Black Friday sont particulièrement élevés en Suisse romande.

Si l'on compare le Black Friday à la moyenne de tous les jours précédents de l'année 2025, les ventes ont augmenté de plus de 80% à Neuchâtel, Fribourg et dans le Jura. En Suisse alémanique, seuls les habitants de la ville de Bâle sont aussi friands de shopping. C'est dans les Grisons et à Obwald que les achats ont été les moins importants: le Black Friday n'y a entraîné qu'une augmentation du chiffre d'affaires d'à peine 30%.

Dans l'ensemble, le Black Friday reste un moteur de croissance important pour le chiffre d'affaires du commerce de détail suisse. Seuls les jours précédant Noël enregistrent généralement des recettes encore plus élevées. Les chiffres d'affaires du Cyber Monday du 1er décembre ne sont pas encore inclus dans les données.

Les données de Monitoring Consumption Switzerland comprennent les paiements sans espèces traités via le réseau du prestataire de services financiers Worldline en Suisse. Elles sont mises à la disposition du public à des fins de recherche. Les paiements en espèces ne sont pas inclus dans les statistiques. Pour des raisons de protection des données, aucun chiffre absolu n'est publié.

Augmentation des ventes par canton lors du Black Friday en comparaison avec une journée habituelle: https://datawrapper.dwcdn.net/Gj0b5

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Six entreprises suisses sur dix ont recours à l'IA

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Six entreprises suisses sur dix ont recours à l'intelligence artificielle (IA), selon une étude d'UBS. (archive) (© KEYSTONE/DPA/MATTHIAS BEIN)

Six entreprises suisses sur dix ont recours à l'intelligence artificielle (IA), selon une étude d'UBS. Cette technologie est généralement perçue positivement. Peu de sociétés y voient toutefois un substitut aux employés.

"De nombreuses entreprises utilisent l'IA, mais peu le font de manière systématique", explique Alessandro Bee, économiste chez UBS, commentant une enquête de la grande banque publiée mardi. Les petites entreprises utilisent l'IA principalement à des fins d'analyse, tandis qu'auprès des grandes entreprises, l'automatisation des processus commerciaux est l'application la plus citée.

En moyenne, les entreprises perçoivent l'IA davantage comme une opportunité que comme un risque. Grâce à cette technologie, d'importants gains de productivité peuvent être réalisés.

S'agissant des risques, les préoccupations principales portent sur la protection des données et sur la sécurité, ainsi que sur la crainte de décisions erronées liées à des algorithmes ou à des données inexactes.

Un peu plus de la moitié des entreprises interrogées souhaitent renforcer leur utilisation de l'IA au cours des cinq prochaines années, ou l'adopter pour la première fois. "Cependant, près d'un tiers de toutes les entreprises n'utilisent pas l'IA aujourd'hui et ne prévoient pas de le faire dans les années à venir", indique Pascal Zumbühl, économiste chez UBS, cité dans le communiqué.

Peu de risques pour l'emploi

Dans le débat public, l'IA est souvent associée à la crainte d'une forte baisse de l'emploi. Ces inquiétudes ne sont toutefois pas partagées par les entreprises interrogées. Environ 30% des sociétés qui utilisent actuellement l'IA anticipent une baisse de l'emploi liée à cette technologie, tandis qu'environ 15% prévoient une hausse.

Plus de la moitié des entreprises s'attendent à une stabilité de l'emploi. Pour deux tiers des entreprises, l'IA contribue à alléger la charge de travail de leurs collaboratrices et collaborateurs. Seules 10% la considèrent comme un substitut aux employés.

En 2026, le marché du travail suisse devrait toutefois être davantage influencé par l'évolution conjoncturelle que par l'IA, conclut le numéro un bancaire suisse. A court terme, ce sera en effet le détroit d'Ormuz, sa réouverture ou le maintien de son blocage, qui définira les perspectives économiques du pays.

L'enquête a été menée par UBS et par l'institut d'études de marché Intervista auprès d'environ 2500 entreprises suisses.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le nouveau chef de la Fed, prêtera serment vendredi

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Kevin Warsh va prêter serment vendredi à la Maison Blanche (archives). (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Kevin Warsh, choisi par Donald Trump pour diriger la puissante banque centrale américaine, la Fed, prêtera serment vendredi à la Maison Blanche et en présence du président américain. L'information a été donnée par un responsable de la présidence à l'AFP.

Sa nomination avait été validée mercredi dernier par le Sénat. Il succède à Jerome Powell, dont le mandat a expiré vendredi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

L'économie suisse a accéléré en début d'année

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La place économique helvétique a fait fi au premier trimestre des incertitudes conjoncturelles mondiales. (archive) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

En dépit des incertitudes mondiales, l'économie suisse s'est renforcée au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) réel augmentant de 0,5% par rapport aux trois mois précédents, rapporte lundi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco).

L'industrie et le secteur des services ont tous deux livré des impulsions positives, précise un communiqué succinct.

Cette première estimation dépasse le consensus de l'agence AWP, les analystes sondés ayant tablé sur une croissance comprise entre 0,3% et 0,4%.

Au quatrième trimestre 2025, la croissance du PIB helvétique était de +0,2% par rapport au trimestre précédent et ajusté.

En raison de la guerre au Moyen-Orient, poussant les prix de l'énergie et les incertitudes à la hausse, le Seco avait revu à la baisse ses prévisions en mars. Il tablait alors sur un PIB inférieur à la moyenne pour 2026, en hausse de 1,0%, suivie d'une progression de 1,7% en 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La crise au Moyen-orient pourrait coûter 14 millions d'emplois

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La situation au Moyen-Orient va aboutir à une situation difficile en termes d'emploi notamment pour les pays arabes (archives). (© KEYSTONE/AP/Amirhosein Khorgooi)

La crise au Moyen-Orient pourrait coûter 14 millions d'équivalents plein temps cette année si le prix du baril dépasse de 50% la moyenne du début d'année. Le chiffre atteindrait 38 millions en 2027, a indiqué l'Organisation internationale du travail (OIT) à Genève.

Dans un rapport publié lundi, l'institution ajoute que le nombre d'heures travaillées pourrait reculer de 0,5% cette année et 1,1% l'année prochaine. Les revenus réels du travail devraient diminuer de 1,1% et 3%, soit 1100 milliards et 3000 milliards de dollars.

Le taux de chômage devrait lui progresser de 0,1 point de pourcentage cette année et 0,5 point l'année prochaine, ajoute l'organisation. Les pays arabes et l'Asie/Pacifique devraient être les plus affectés en raison de leurs liens avec les pays du Golfe.

Les premiers pourraient même voir un recul de 10,2% de leurs heures travaillées en cas de détérioration grave. Soit un taux plus de deux fois plus important qu'au moment du coronavirus. "C'est un choc lent et potentiellement long", selon l'économiste en chef de l'OIT, Sangheon Lee.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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