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Coronavirus

Le commerce de détail plombé par la pandémie

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Selon les économistes de Credit Suisse, les secteurs de l'habillement, des loisirs et du mobilier sont attendus en forte baisse en 2020, à l'inverse des articles de bricolage et jardinage, et des produits d'hygiène et de santé. (Image d'archive - ©KEYSTONE/EPA EFE/KIKO HUESCA)
La pandémie de Covid-19 va mettre le commerce de détail suisse à genoux. Les ventes du secteur non alimentaire sont attendues en baisse de 20% pour 2020. Le commerce en ligne devrait à l'inverse largement avoir tiré profit de la situation, selon Credit Suisse.

Le commerce de détail est l'un des secteurs les plus touchés par le confinement. Près de 33'000 magasins ont dû fermer temporairement en Suisse, selon les statistiques de l'OFS, qui estime que 173'000 salariés ont fait les frais de ces mesures.

En dépit du chômage partiel, le nombre de demandeurs d'emploi dans le secteur a bondi de 15% en mars par rapport au mois précédent. Et cela devrait encore augmenter, selon Credit Suisse.

Les nouvelles prévisions de Credit Suisse se fondent sur l'hypothèse optimiste que tous les commerces de détail non alimentaires puissent ouvrir à nouveau à partir du 11 mai, auquel cas les chiffres d'affaires devraient diminuer de 20% sur l'année. En début d'année, l'établissement tablait sur un repli de 0,2%.

De son côté, le commerce de détail alimentaire a bénéficié d'achats compulsifs, comme en témoigne les rayons vides pour certaines denrées de première nécessité. Néanmoins, l'impact devrait être limité sur les chiffres d'affaires, dans la mesure où ces types de produits sont relativement bon marché.

En outre, les ventes supplémentaires liées à l'absence de concurrence des bars, cafés et restaurants seront contrebalancées par les pertes dans le segment des plats préparés et dans les lieux actuellement moins fréquentés. Tous ces effets combinés devraient s'équilibrer, ce qui conduit les analystes de Credit Suisse à tabler sur des ventes stables en 2020 pour le secteur alimentaire, contre une hausse de 0,8% attendue dans les estimations du début de l'année.

Le commerce en ligne, grand gagnant

Les économistes de Credit Suisse projettent une hausse de 30% des ventes en ligne sur un an, correspondant à un bond de 3 milliards de francs. "Une extrapolation montre que la part du secteur en ligne devrait s'élever à près de 15% à la fin de l'année 2020", écrivent-ils. L'institut d'étude GfK estime qu'en 2019, le commerce en ligne représentait 9% du commerce de détail suisse.

Cette hausse ne suffira pas à compenser la faiblesse du secteur non-alimentaire et sera inégalement répartie selon les segments. Plus particulièrement, les fournisseurs d'électronique grand public devraient profiter de la hausse de la demande en raison des nouvelles consignes liées au télétravail. La prospérité de ce segment pourrait ainsi compenser en grande partie les pertes de chiffre d'affaires stationnaire.

Les articles de bricolage et jardinage devraient également bénéficier d'une hausse des ventes sur l'année 2020, tout comme les produits de la santé et d'hygiène. A l'inverse, les secteurs de l'habillement, des loisirs et du mobilier sont attendus en forte baisse.

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Maurer réaffirme qu'il y a eu "une hystérie autour du Covid"

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L'ancien conseiller fédéral Ueli Maurer se dit surpris du tollé suscité par ses propos tenus deux semaines plus tôt sur le Covid (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Deux semaines après avoir tenu des propos sur le coronavirus ayant suscité une vive réaction, Ueli Maurer assume. "Bien sûr qu'il y a eu une hystérie autour du Covid", réaffirme-t-il dimanche dans la presse.

Cette hystérie était même "d'ampleur mondiale", assure le Zurichois dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. "On a dit que le Covid était mortel, et à partir de cette supposition, on a tendu un filet sanitaire comme on n'en avait jamais vu auparavant, assure-t-il. Quiconque osait poser une question critique était écarté ou traité de 'conspirateur'".

Ueli Maurer avait déjà tenu des propos similaires dans la presse dominicale deux semaines plus tôt, suscitant une vive réaction. "Concernant le Covid, je n'ai que répété ce que j'ai toujours dit, réagit-il. Que cela ait suscité pareil tollé m'a surpris". Les critiques provenaient surtout des médias, selon l'ancien ministre des finances, qui dénonce un "réflexe anti-Maurer".

"Pas un antivax"

L'ancien conseiller fédéral nuance toutefois ses déclarations sur les vaccins anti-Covid qui ont particulièrement choqué. Il avait affirmé que ces vaccins renfermaient "beaucoup d'air chaud". "Bien sûr, on a tout de suite affirmé que j'étais un antivax. Ce qui n'est pas vrai", dit-il.

L'utilité des vaccins n'est pas contestée, mais la Suisse est allée trop loin en disant à tout le monde de se vacciner, assure Ueli Maurer. "Je suis convaincu que, ces prochaines années, nous nous occuperons de façon croissante des dommages causés par le vaccin", ajoute-t-il.

"L'Etat pas responsable de tout"

L'ancien conseiller fédéral revient également sur les crédits Covid dont il était en charge durant la pandémie. Il lui avait été notamment reproché d'avoir laissé tomber les PME. "L'Etat ne peut pas être responsable de tout. Il ne peut pas non plus protéger chacun de la mort", se défend-il.

La responsabilité individuelle a, selon lui, été dissoute comme jamais auparavant, poussant la Confédération à dépenser sans compter. "L'Etat doit protéger, mais il ne peut distribuer que l'argent qu'il prend d'abord aux gens".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le "contact-tracing" n’a eu qu’une efficacité relative

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Le suivi des contacts mis en place pendant la pandémie de coronavirus n'a eu qu'une efficacité relative (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Environ 40% des personnes infectées par le coronavirus ont été identifiées par le biais du suivi des contacts, selon une étude genevoise. Ces résultats suggèrent que le "contact-tracing" à lui seul ne suffit pas à stopper la propagation du coronavirus.

De surcroît, la proportion de personnes infectées identifiées de cette manière a fluctué selon le variant en cause, le type de logement habité, et la richesse du quartier.

En cas d'épidémie, le suivi des contacts doit donc être complété par une multitude d'autres mesures qui tiennent compte des caractéristiques spécifiques de chaque maladie, ont indiqué mercredi l'Université et les Hôpitaux universitaires de Genève (UNIGE/HUG) dans un communiqué.

Pour évaluer l'efficacité du traçage des contacts, une équipe dirigée par Delphine Courvoisier a analysé les données de plus de 140'000 cas de coronavirus recensés dans le canton de Genève entre juin 2020 et mars 2022. Ces résultats sont publiés dans la revue Eurosurveillance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des chercheurs trouvent des traces de Covid long dans le sang

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Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Une équipe de chercheurs zurichois a identifié une spécificité dans les protéines sanguines des personnes atteintes de Covid long. Elle pourrait servir à mieux diagnostiquer le problème et peut-être aussi à le traiter de manière plus ciblée.

Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". Chez les personnes infectées, dont 40 ont développé un Covid long, ils ont réexaminé le schéma sanguin après 6 et 12 mois.

Dans le sérum des personnes atteintes de Covid long, ils ont constaté une modification des protéines liées au système dit "du complément", qui fait partie du système immunitaire. Ce système, qui lutte contre les infections, ne revient pas comme il le devrait à l'état de repos après l'infection chez les cas de Covid long, a expliqué Onur Boyman, responsable de l'étude, à Keystone-ATS. Il provoque ainsi des dommages cellulaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Alain Berset admet des contacts avec le directeur de Ringier

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"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le CEO de Ringier", affirme Alain Berset dans la presse. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le ministre de la santé Alain Berset admet avoir eu connaissance des contacts avec le directeur du groupe Ringier pendant la pandémie. Mais rien de confidentiel n'a été échangé, affirme-t-il mercredi soir dans la presse.

Le conseiller fédéral tire à boulets rouges sur le rapport des commissions de gestion (CdG) rendu public il y a deux semaines. "J'aurais attendu une enquête ouverte", dit-il dans les titres alémaniques du groupe Tamedia.

Le document ressemble, aux yeux du Fribourgeois, à une tentative de prouver que toutes les indiscrétions proviennent du Département fédéral de l'intérieur. "Je tiens à préciser d'emblée que je ne tolère aucune violation du secret de fonction au sein de mon département", précise-t-il.

"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le directeur de Ringier", affirme Alain Berset, admettant avoir été parfois présent lors de ces échanges. L'administration a toujours des contacts avec les milieux concernés par les décisions, dit-il.

"Je ne savais pas"

Le ministre de la santé affirme en outre que pas un seul élément du rapport des CdG montre que des informations auraient été utilisées pour influencer les décisions du gouvernement via les médias. Les contacts avec le directeur de Ringier étaient d'une toute autre nature qu'un contact avec un professionnel des médias, dit-il.

Alain Berset affirme en outre avoir pris connaissance des informations confidentielles partagées par son chef de la communication pendant l'enquête. "Je ne le savais pas, dit-il. Il va de soi que je ne lis ni ne contrôle les emails de mes collaborateurs".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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