Rejoignez-nous

Coronavirus

Le déconfinement en Suisse est trop rapide, estime la Task Force

Publié

,

le

Le chef du groupe de travail Covid-19 de la Confédération helvétique, Matthias Egger, estime dans la presse dominicale que les mesures de déconfinement annoncées vendredi sont prématurées. Archives (KEYSTONE/Peter Schneider)
Le chef du groupe de travail Covid-19 de la Confédération helvétique, Matthias Egger, estime dans la presse dominicale que les mesures de déconfinement annoncées vendredi sont prématurées. L'ouverture est trop rapide, affirme-t-il.

La Suisse n'est pas encore prête pour les derniers assouplissements, déclare M. Egger dans des entretiens diffusés dimanche par la NZZ am Sonntag, la SonntagsZeitung et le SonntagsBlick. Selon lui, il manque encore un système de surveillance fonctionnel pour tout le pays.

Il n'est en outre pas clair si le traçage des contacts est bien établi, ajoute-t-il. D'un point de vue scientifique, le déconfinement comporte un risque élevé de voir la situation dérailler, si la propagation du virus augmente à nouveau, poursuit-il.

Le Conseil fédéral a assoupli vendredi une nouvelle fois les restrictions mises en place pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, mettant notamment fin à l'état de situation extraordinaire. Il a également réduit la distance entre deux personnes dans l'espace public, à 1,5 mètre, et a autorisé les rassemblements de 1000 personnes.

Hausse des contaminations

M. Egger constate dans les journaux que la lutte contre l'épidémie s'est passée jusqu'à présent de manière réjouissante, le nombre de cas de contamination ayant pu être réduit de manière significative. Il remarque cependant que le nombre d'infections augmente à nouveau ces deux dernières semaines. Selon lui, il est probable que le taux de reproduction du Covid-19 est à nouveau de 1, voire plus.

Il existe un risque que le nombre de cas croît fortement ces prochains temps, avertit le responsable. La Task Force mise en place pour l'épidémie de Covid-19 considère qu'il est prématuré de lever de nouvelles restrictions, ajoute-t-il.

D'après lui, la hausse récente du nombre de cas et du taux de contagiosité est probablement due à l'assouplissement annoncé le 11 mai par le gouvernement. Les effets des déconfinements du 28 mai, du 6 juin et du 15 juin ne sont pas encore clairs. Les mesures destinées à combattre une nouvelle augmentation du nombre de cas n'ont pas encore été pleinement mises en œuvre.

Port du masque obligatoire

M. Egger insiste sur l'importance des liens entre dépistage, localisation et quarantaine dans les cantons, ainsi que sur celle de la vaste collecte de données, qui doit permettre de suivre l'épidémie quasiment en temps réel. "Nous devons savoir exactement où sont les cas et s'ils peuvent être liés à d'autres cas".

Il sera important à l'avenir d'effectuer des tests rapidement et à grande échelle dans des situations de risque. Cela doit permettre de détecter et d'interrompre les chaînes de transmission. Si l'on soupçonne la présence d'un foyer, il faut tester non seulement les contacts proches des personnes infectées, mais aussi tout leur entourage.

M. Egger s'est également prononcé sur l'obligation de porter un masque. Selon le spécialiste, le récent assouplissement obligera bientôt son introduction à grande échelle.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Coronavirus

Chine: la grande ville de Xi'an se ferme pour éviter une flambée

Publié

le

Les 13 millions d'habitants de Xi'an vont rester confiner pendant une semaine. (© KEYSTONE/AP/Harry Long)

Restaurants, bars, lieux de culte ou encore karaokés vont fermer pendant une semaine dans la grande ville chinoise de Xi'an (nord), après une vingtaine de cas de Covid-19, ont indiqué mardi les autorités.

La cité historique et touristique de 13 millions d'habitants, ancienne capitale impériale, est connue dans le monde entier pour son armée enterrée en terre cuite du premier empereur de Chine.

La Chine est l'un des derniers pays à appliquer une stratégie "zéro Covid" face à l'épidémie. Elle consiste en des dépistages massifs, des quarantaines obligatoires en cas de test PCR positif et des confinements ciblés.

Le gouvernement estime cette politique sanitaire nécessaire pour épargner les ressources médicales, limitées dans certains endroits, et préserver les personnes âgées, dont le taux de vaccination est relativement faible.

La ville de Xi'an a fait état depuis samedi de 18 cas positifs liés à Omicron, selon les autorités locales.

Un haut responsables municipal a annoncé mardi devant la presse l'application pour sept jours de "mesures de contrôle" destinés à éviter "les flux de personnes" et donc les infections.

"Nous sommes engagés dans une course contre la montre face au virus" et il convient "d'éviter une propagation et une flambée des cas", a-t-il souligné.

A emporter

Les lieux de divertissement comme les bars, les cybercafés, les établissements de bains ou encore les karaokés fermeront leurs portes à partir de mercredi 00h00, a indiqué la mairie dans un communiqué.

Les établissements de restauration ne pourront plus accueillir de clients pendant une semaine mais pourront continuer à effectuer des livraisons et proposer un service à emporter.

Les écoles primaires et maternelles fermeront leurs portes, tout comme les lieux de culte.

Xi'an avait été confinée pendant un mois, entre décembre 2021 et janvier 2022, en raison d'une flambée épidémique.

"C'est reparti"

Les autorités avaient été critiquées pour leur gestion du confinement, marqué par des problèmes d'approvisionnement en nourriture et des drames liés au fait que certains patients s'étaient vu refuser l'accès aux hôpitaux.

"Ça y est, c'est reparti", a réagi mardi un internaute sur le réseau social Weibo après l'annonce des nouvelles mesures, au diapason de la tonalité générale des commentaires.

Le ministère de la Santé a rapporté mardi 335 nouveaux cas positifs à l'échelle nationale.

La principale zone touchée est la province de l'Anhui (est), où 1,7 million d'habitants de deux cantons ruraux sont actuellement confinés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Coronavirus

Impact négatif du Covid-19 sur l'activité des cabinets médicaux

Publié

le

Entre novembre 2020 et octobre 2021, 56% des cabinets médicaux ont participé à la campagne de vaccination (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'activité des cabinets médicaux a été affectée par la pandémie de coronavirus en 2021, pour la deuxième année consécutive. Malgré une amélioration par rapport à 2020, 2 cabinets sur 5 ont connu une activité réduite et 1 sur 5 a dû recourir au chômage partiel.

Entre novembre 2020 et octobre 2021, 42% des cabinets médicaux et des centres ambulatoires ont enregistré une réduction de leur activité, selon le dernier relevé des données structurelles des cabinets médicaux et des centres ambulatoires de l'Office fédéral de la statistique (OFS) publié mardi. Le nombre de patients qu'ils pouvaient prendre en charge par jour était inférieur par rapport à avant la pandémie.

La situation variait selon les spécialisations. Quelque trois cabinets sur cinq (61%) avec activité chirurgicale ont enregistré une baisse d'activité. Le taux était de 41% pour la médecine de premier recours et de 50% pour la gynécologie. En psychiatrie, seuls 26% des cabinets ont connu une baisse d'activité.

Des différences régionales ont aussi été observées, note l'OFS. En Suisse orientale, 33% des cabinets ont enregistré une activité réduite, contre 47% dans la région lémanique et au Tessin.

De manière générale, la situation était toutefois meilleure que celle entre mars et octobre 2020. Un cabinet sur dix seulement avait pu maintenir son niveau d'activité.

Recours au chômage partiel

Par ailleurs, 20% des cabinets médicaux ont recouru au chômage partiel entre novembre 2020 et octobre 2021, contre 35% pour la période précédente. Les chirurgiens indépendants y ont eu le plus eu recours (37%) et les psychiatres indépendants le moins (7%).

L'OFS ajoute encore que 56% des cabinets médicaux offrant des prestations de médecine de premier recours ont activement participé à la campagne de vaccination. Dans les cantons de Bâle-Ville et de Neuchâtel, moins de 15% des cabinets y ont participé. En revanche, ils étaient plus de 70% en Valais, à Schwytz et à St-Gall. Au total, ils étaient encore plus de 50% à vacciner en octobre 2020.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Coronavirus

Genève: la 2e dose de rappel est possible mais pas recommandée

Publié

le

La deuxième dose de rappel contre le Covid-19 est disponible à Genève pour la somme de 60 francs (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A la veille des vacances, les autorités sanitaires genevoises rappellent qu'une deuxième dose de rappel contre le Covid-19 est possible pour les personnes qui le souhaitent, par exemple pour des raisons de voyage. Cette injection, qui n'est pour l'instant pas recommandée à la population générale, coûte 60 francs.

En revanche, ce deuxième rappel est recommandé pour les personnes avec une immunodéficience sévère et est gratuit pour ces personnes, indique vendredi le département de la santé (DSPS) dans un communiqué. La deuxième dose de rappel n'est pas recommandée pour les personnes vulnérables, soit les personnes âgées.

Le DSPS relève que tous les indicateurs montrent une augmentation non négligeable des nouvelles infections de Covid-19 depuis une quinzaine de jours. Avec la levée de la plupart des obligations, chaque personne joue un rôle primordial dans l'application des bons réflexes, souligne le département. A noter qu'en cas de symptômes le test est possible et gratuit pour tout le monde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Coronavirus

Il faut encore une dose de rappel contre le Covid selon Engelberger

Publié

le

Lukas Engelberger dit être prêt à recevoir une quatrième dose de vaccin contre le Covid-19 (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) Lukas Engelberger préconise une recommandation rapide pour une deuxième dose de rappel contre le Covid-19. Il rappelle que la protection contre le virus diminue avec le temps.

Il est important que la quatrième vaccination puisse être proposée très vite, ajoute le ministre bâlois de la santé dans un entretien diffusé vendredi par la Basler Zeitung. "Nous n'attendons à Bâle-Ville plus que la recommandation de la Confédération pour commencer le plus rapidement possible".

M. Engelberger, 47 ans, prévoit de se faire vacciner une quatrième fois contre le coronavirus. "Dès que cela sera recommandé pour mon groupe d'âge", lâche-t-il.

Il rappelle qu'il ne faut pas prendre le SARS-CoV-2 à la légère malgré une pandémie qui dure depuis plus de deux ans. "Le Covid-19 est une maladie contagieuse qui peut être très dangereuse pour certains patients. Les personnes à risque, en particulier, ne devraient pas se mettre inutilement en danger".

Le nombre de cas de Covid-19 a augmenté de manière significative ces dernières semaines en Suisse. La deuxième dose de rappel n'est jusqu'à présent ni officiellement autorisée par Swissmedic, l'autorité de contrôle des produits thérapeutiques, ni recommandée par la commission fédérale pour les vaccinations pour le grand public. Elle n'est donc pas gratuite. Elle coûte environ 60 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Coronavirus

L'OMS s'attend à des "niveaux élevés" de Covid-19 cet été en Europe

Publié

le

"Nous devons continuer à traquer le virus parce que ne pas le faire nous rend de plus en plus aveugles aux modes de transmission et à (son) évolution", a souligné le directeur de l'OMS Europe. (© KEYSTONE/AP/Lee Jin-man)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré jeudi à l'AFP s'attendre à "des niveaux élevés" de Covid-19 cet été en Europe. Elle a appelé à surveiller le virus de près après un triplement des cas quotidiens depuis un mois.

"Comme les pays à travers l'Europe ont levé les mesures sociales qui étaient en place, le virus va circuler à des niveaux élevés au cours de l'été", a affirmé le directeur pour l'Europe de l'organisation de l'ONU, Hans Kluge.

"Le virus ne va pas disparaître juste parce que des pays arrêtent de le surveiller. Il continue à contaminer, il continue à changer et il tue toujours", a-t-il souligné dans une déclaration écrite à l'AFP.

Sous-variant Omicron BA.5

Tiré par le sous-variant Omicron BA.5, le nombre de cas dans la cinquantaine de pays de la zone de l'OMS Europe s'est rapproché cette semaine des 500'000 quotidiens, alors qu'il était autour de 150'000 par jour fin mai, selon les données publiques de l'organisation.

Après avoir avoisiné les 4000 à 5000 décès par jour pendant une bonne partie de l'hiver, le nombre de morts reste lui actuellement à un niveau bas d'environ 500, soit son niveau de l'été 2020.

La quasi totalité des pays européens affichent des cas en hausse, avec le Portugal, le Luxembourg, la France, la Grèce, Chypre, l'Allemagne et l'Autriche actuellement dans le peloton de tête de la plus forte incidence.

Les recommandations restent

"Nous espérons que les importants programmes de vaccination que la plupart des Etats membres ont mis en place, de même que les infections passées, signifieront que nous allons éviter les conséquences les plus graves que nous avons observées plus tôt dans la pandémie", a dit M. Kluge.

"Néanmoins, nos recommandations restent en place", a-t-il souligné. L'OMS appelle les Européens à continuer à s'isoler en cas de symptômes respiratoires, à vérifier que leur vaccination est à jour et à porter un masque dans les endroits fréquentés.

"Nous devons continuer à traquer le virus parce que ne pas le faire nous rend de plus en plus aveugles aux modes de transmission et à (son) évolution", a souligné le directeur de l'OMS Europe. M. Kluge a également appelé les Etats-membres à augmenter encore leur niveau de vaccination.

"Une haute immunité dans la population et les choix faits pour réduire le risque pour les personnes âgées seront les clés pour empêcher une mortalité supplémentaire cet été", a-t-il dit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X