Économie
Le lobbying d'UBS met le Parlement sous pression, dit Keller-Sutter
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Les parlementaires subissent des pressions de la part d'UBS au sujet du projet de loi visant à renforcer les fonds propres de la banque, dénonce Karin Keller-Sutter. Un lobbying aussi intense de la part d'un acteur privé est plutôt inhabituel en Suisse, note-t-elle.
"J'entends des parlementaires faisant part de leur crainte qu'UBS ne réduise ses contributions à leur parti", déclare la ministre des finances dans un entretien diffusé mardi par le journal Blick. "On peut avoir des opinions divergentes. Mais ce n'est pas courant de s'opposer aussi fermement à nos institutions".
Le Parlement s'est penché de manière intensive sur le traitement de la débâcle de Credit Suisse, notamment dans le cadre d'une commission d'enquête parlementaire, relève Mme Keller-Sutter. Beaucoup de parlementaires sont d'accord sur le fond avec les objectifs du Conseil fédéral, mais la pression n'est pas facile à gérer, ajoute-t-elle, soulignant que les mesures proposées sont le résultat d'une analyse approfondie de la banqueroute de Credit Suisse et visent à combler les lacunes existantes.
Le Conseil fédéral a assumé ses responsabilités; c'est désormais au Parlement de jouer, poursuit la libérale-radicale saint-galloise. "En fin de compte, la question est de savoir quels intérêts l'emporteront: ceux des contribuables ou ceux de l'UBS.
Pour couvrir l'intégralité des participations dans les filiales étrangères, UBS doit apporter 20 milliards de fonds propres supplémentaires, estime le Conseil fédéral. La banque s'oppose au projet, qu'elle qualifie de "disproportionné". Elle a reçu le soutien d'associations bancaires et économiques, de partis de droite et des cantons où sont implantées des banques.
Le dossier est désormais dans les mains du Parlement.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Suisses plus fiers que honteux de prendre l’avion
La honte de prendre l’avion est peu répandue en Suisse. Une majorité de la population s’oppose à des règles plus strictes, comme une réduction des horaires d’exploitation, et rejette une taxe sur les billets d’avion, selon une étude de l’association Aviationsuisse.
De manière générale, 61% de la population évaluent positivement les voyages en avion, indique l’association dans un communiqué publié lundi. Cette étude représentative a été réalisée par l’institut de recherche Sotomo. Ainsi, seuls 28% des sondés disent ressentir de la honte lorsqu’ils réservent un vol, tandis que 55% se déclarent fiers de l’aviation suisse.
Concernant les conditions-cadres actuelles, près de 80% des personnes interrogées se prononcent contre une réduction des horaires d’exploitation des aéroports. Par ailleurs, 57% jugent les règles actuelles de repos nocturne "tout à fait appropriées", tandis qu’environ un cinquième souhaite des ajustements dans un sens ou dans l’autre.
En matière de protection du climat, la population mise sur des solutions technologiques comme des "avions plus efficaces" et des "carburants durables", souligne l’étude. En revanche, 71% estiment qu’une taxe CO2 sur les billets d’avion est peu efficace, voire sans effet.
Avec 72%, une large majorité considère que la "communauté internationale" est responsable de la protection du climat. Les compagnies aériennes (46%), la politique nationale (44%) et les voyageurs individuels (38%) sont moins souvent mentionnés.
Une opinion plus partagée sur l’extension
L’avis est moins tranché concernant l’extension des infrastructures. Ainsi, 52% des personnes interrogées soutiennent un développement des infrastructures aéroportuaires si la demande en transport de passagers et de marchandises continue de croître.
L’enquête a été menée entre le 22 janvier et le 5 février auprès d’environ 3700 adultes en Suisse alémanique et en Suisse romande. Environ un tiers des participants vivent à proximité des aéroports de Zurich, Bâle et Genève. Aviationsuisse se présente comme "la voix des usagers du transport aérien en Suisse".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Scandale lié aux combats de coqs: Korean interdit les coqs à bord
Des organisations de défense des droits des animaux ont salué samedi la décision de la compagnie aérienne Korean Air d'interdire le transport de coqs des Etats-Unis vers les Philippines. Les combats de coqs sont une industrie très lucrative dans l'archipel.
Les autorités estiment à des dizaines de millions de dollars par semaine les revenus générés par les affrontements de coqs équipés d'éperons métalliques tranchants. Une manne qui alimente le crime organisé.
Les Etats-Unis fournissent un grand nombre de coqs destinés à ces combats, selon des militants et un éleveur philippin, Eduardo Eugenio, qui a déclaré à l'AFP qu'une telle mesure aurait un "impact énorme".
"Transport légal"
La compagnie sud-coréenne a confirmé samedi avoir "suspendu le transport de coqs de tout âge sur les liaisons entre les Etats-Unis et les Philippines". Elle "s'engage à assurer le transport légal et sûr des animaux vivants, conformément aux lois et réglementations en vigueur", a-t-elle ajouté.
L'ONG américaine de défense des animaux Animal Wellness Action a déclaré que Korean Air était, selon elle, "la plus grande compagnie aérienne au monde impliquée dans le transport illégal d'oiseaux de combat".
Même si la compagnie n'a pas mentionné explicitement les coqs de combat dans son communiqué, des organisations ont affirmé que cette interdiction est le résultat de leur campagne visant à interdire cette pratique qu'ils jugent cruelle.
Jana Sevilla, porte-parole de l'organisation PETA aux Philippines, a déclaré que cette décision dont elle se félicite vise "assurément" les combats de coqs. Elle a espéré que d'autres compagnies "suivront cet exemple", rappelant que les Philippines font partie des pays où les combats de coqs sont encore autorisés.
"Eleveurs inoffensifs"
Cette semaine, l'ONG Animal Wellness Action s'est attribué le mérite de cette mesure, qui fait suite à plusieurs mois d'enquête et d'échanges. Elle a affirmé que les éleveurs américains qui fournissent ces gallinacés se font souvent passer pour des agriculteurs ou des "éleveurs inoffensifs" et en envoient chaque année "des dizaines de milliers" aux Philippines.
D'autres coqs élevés aux Etats-Unis sont transportés par voie terrestre et aérienne vers le Mexique, où les combats restent autorisés dans certains Etats. Selon M. Eugenio, à la tête d'un élevage de 300 oiseaux dans la ville de Tagum (sud), "l'activité aux Philippines est très dépendante" des éleveurs américains.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Trump promet une surtaxe de 25% aux voitures importées depuis l'UE
Le président américain Donald Trump a ressorti vendredi les droits de douane, disant vouloir les relever à 25% "la semaine prochaine" pour les véhicules importés de l'Union européenne. Il reproche à l'UE de ne pas respecter l'accord commercial conclu l'été dernier.
Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, il se dit "ravi" de prendre cette nouvelle mesure de défiance à l'égard d'un de ses principaux partenaires commerciaux. Donald Trump vise à la fois les voitures et véhicules plus lourds, sans préciser quelles catégories sont exactement concernées.
"Il est clairement entendu et convenu que, s'ils produisent des voitures et des camions dans des usines situées aux Etats-Unis, aucun droit de douane ne sera appliqué", ajoute le président américain.
L'annonce intervient quelques jours après une dispute avec le chancelier allemand Friedrich Merz au sujet de la guerre avec l'Iran. Quelques heures après son message sur Truth Social, lors d'un événement en Floride, il a déclaré avoir "informé le très beau pays qu'est l'Allemagne" de sa décision, en accusant les constructeurs Mercedes et BMW d'avoir "dépouillé" les Américains "pendant des années".
L'Allemagne, un producteur automobile majeur, exportait environ 450'000 véhicules vers les Etats-Unis avant le retour au pouvoir de Donald Trump, selon la principale fédération de l'industrie automobile allemande (VDA).
"Perdu patience"
Le chef de l'Etat américain a fait des droits de douane un levier majeur de sa politique économique et diplomatique. Il a mis en place des surtaxes sectorielles (automobile et acier notamment) et tente de maintenir celles frappant quasiment tous les autres produits importés, récemment invalidées par la cour suprême.
Après des mois de bras de fer, l'Union européenne et les Etats-Unis avaient conclu en juillet un accord limitant les droits de douane sur les voitures et les pièces détachées européennes à 15% (plutôt que 25%). Le Japon et la Corée du Sud ont obtenu la même chose.
En échange, l'UE doit supprimer la plupart de ses propres droits de douane sur les produits américains entrant sur son sol. Le processus de validation de cet accord n'est pas encore arrivé à son terme au sein du bloc des 27.
Selon Wendy Cutler, ancienne haute fonctionnaire américaine ayant travaillé sur les négociations commerciales, Donald Trump a "clairement perdu patience". "Il espère mettre la pression sur Bruxelles pour accélérer ses procédures internes", a-t-elle estimé auprès de l'AFP.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Aux Etats-Unis, la croissance rebondit mais l'inflation dérape
L'économie américaine a repris de la vigueur au premier trimestre, grâce en partie aux investissements associés à la course à l'IA, mais connaît une forte accélération de l'inflation du fait de l'envolée des prix de l'énergie.
Une salve de données a été publiée jeudi par le service statistique officiel des États-Unis BEA.
Elles montrent que la première économie mondiale a entamé l'année avec une croissance de 2% en rythme annualisé, une cadence nettement supérieure au trimestre précédent (0,5%) mais en deçà des attentes des marchés.
Les États-Unis mettent en avant le rythme annualisé, qui projette sur l'ensemble de l'année l'évolution observée pendant trois mois.
Cette reprise "reflète une augmentation des investissements, des exportations, de la consommation et des dépenses publiques", souligne le BEA.
Point négatif pour le PIB, les importations ont également augmenté sur la période.
La hausse des investissements est notable dans les équipements (+17,2%), en particulier informatiques, et les produits à propriété intellectuelle (+13%), catégorie intégrant les logiciels.
Un porte-parole de la Maison-Blanche, Kush Desai, y a vu un signe de succès de la "politique pro-croissance" du gouvernement de Donald Trump.
Économie de l'IA
Pour des analystes, c'est la marque de l'expansion de l'intelligence artificielle dans le pays.
L'économiste Oliver Allen, de Pantheon Macroeconomics, estime ainsi dans une note que "la hausse continue des dépenses d'investissement liées à l'IA" masque le fait que la croissance était "atone avant le choc énergétique" lié à la guerre au Moyen-Orient.
"Nous sommes désormais dans une économie de l'IA", considère Heather Long, de la banque Navy Federal Credit Union.
"Pendant ce temps, les gens lambda souffrent de l'inflation la plus élevée depuis trois ans".
Selon un autre rapport du BEA publié jeudi, la hausse des prix s'est fortement accélérée en mars aux États-Unis, à 3,5% sur un an contre 2,8% le mois précédent, sous l'effet de la flambée des prix des carburants consécutive à la guerre.
La situation n'est pas près de s'améliorer: les prix à la pompe viennent de dépasser la barre symbolique de 4,30 dollars le gallon (3,78 litres) en moyenne sur le sol national, selon les données de l'Association automobile américaine (AAA), qui font référence.
Le hic, c'est que l'essence n'est pas le seul poste de dépense en hausse pour les Américains.
L'inflation s'est aussi accélérée hors prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, à 3,2% en mars contre 3% en février, d'après le BEA.
La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, semble dans une impasse et les cours du pétrole atteignent un niveau plus vu depuis 2022.
A quelques mois des élections de mi-mandat, le gouvernement de Donald Trump assure que les perturbations économiques sont temporaires pour les Américains. Le locataire de la Maison-Blanche avait fait de la reconquête du pouvoir d'achat une de ses priorités.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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