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Suisse

Viola Amherd et Karin Keller-Sutter élues au Conseil fédéral

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Les noms des personnes qui succéderont à Johann Schneider-Ammann et Doris Leuthard au Conseil fédéral seront connus mercredi (archives) (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'Assemblée fédérale a élu mercredi deux femmes au Conseil fédéral. La PDC valaisanne Viola Amherd succédera à Doris Leuthard. Au PLR, Karin Keller-Sutter remplacera Johann Schneider-Ammann.

10h35: Z'graggen "très heureuse"

"Je suis aussi heureuse aujourd'hui. Je voudrais d'abord féliciter les nouvelles élues au Conseil fédéral. Je suis fière d'avoir trois femmes au gouvernement", a dit la candidate non-élue Heidi Z'graggen (PDC).

Je ne regrette pas du tout. C'était une expérience très riche, souligne l'Uranaise. Elle connaît désormais mieux les institutions de la Suisse, le Parlement et les parlementaires.

10h30: vers une valse des départements

Cette double élection au Conseil fédéral pourrait entraîner une large redistribution des départements. Le portefeuille de Doris Leuthard risque d'être très convoité et la vacance à l'Economie ouvre le jeu.

Rien n'assure à un nouveau conseiller fédéral de reprendre le dicastère laissé vacant par son prédécesseur. La tradition veut que les ministres déjà en poste puissent faire valoir leur préférence par ordre d'ancienneté. S'ils ne se mettent pas d'accord, les conseillers fédéraux votent.

Le Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et la communication (DETEC) pourrait intéresser tous les partis. Les conseillers fédéraux socialistes pourraient vouloir laver l'affront fait au PS en 2010. Sous pression bourgeoise, le DETEC avait filé sous le nez du parti. Le département était aux mains de Moritz Leuenberger.

10h20: les compétences de Viola Amherd

"Viola Amherd sera une excellente ministre", estime Mathias Reynard (PS/VS). C'est une femme très compétente, malgré sa discrétion. Viola Amherd a su travailler avec efficacité. Cette élection est la "preuve que le travail ça paie", a souligné le Valaisan.

Le PLR valaisan Philippe Nantermod salue le "score extraordinaire" de Viola Amherd. Il a également souligné que ses excellentes relations avec le Parlement et sa prestation lors des hearings avec les groupes lui ont permis d'accumuler un nombre impressionnant de soutiens ces derniers jours.

De son côté, le conseiller national Yves Nidegger "regrette l'élection de Viola Amherd". Selon lui, cette élection "va changer l'équilibre du Conseil fédéral." En ce moment, entre conservateurs, pro-économie, anti-économie et progressistes, le gouvernement reflète bien l'équilibre du Parlement. Maintenant, "on va repartir vers la gauche".

10h15: KKS prête à collaborer

En Suisse, on ne peut gagner qu'ensemble, a déclaré la nouvelle conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, au moment d'accepter son élection. Il faut vouloir collaborer et trouver des solutions au-delà des frontières partisanes pour trouver une majorité auprès du peuple.

La politique européenne, sociale, fiscale, l'énergie ou l'environnement préoccupent les Suisses. Les solutions ne se trouvent pas en parfaite harmonie, mais par un dialogue constructif, a déclaré la libérale-radicale saint-galloise à la tribune de l'Assemblée fédérale après son élection.

"Dans notre pays, un seul être humain n'a qu'une influence limitée". On ne peut résoudre les problèmes qu'ensemble, a-t-elle dit. Il en va de même au gouvernement. Karin Keller-Sutter a aussi relevé que son élection constitue la fin d'un chapitre difficile pour les femmes du PLR. Il aura fallu attendre près de 30 ans pour que l'une d'entre elles retrouve un fauteuil au gouvernement, la dernière étant Elisabeth Kopp.

10h15: des régions mieux représentées

Les différentes régions du pays seront désormais mieux représentées au sein du gouvernement. La Suisse orientale et l'Arc alpin ne sont plus laissés de côté. Avec le départ du PLR bernois Johann Schneider-Ammann, l'"Espace Mitteland" n'a plus que deux conseillers fédéraux: le Fribourgeois Alain Berset et la Bernoise Simonetta Sommaruga. Vaud est représenté par Guy Parmelin, Zurich par Ueli Maurer et le Tessin par Ignazio Cassis.

La Suisse orientale n'est plus laissée à l'écart, grâce à la PLR Karin Keller-Sutter. L'Arc alpin n'a pas été oublié. Pour la quatrième fois de l'histoire, le Valais est représenté au Conseil fédéral avec la démocrate-chrétienne Viola Amherd.

L'équilibre entre les langues au sein du Conseil fédéral reste quant à lui le même, soit quatre germanophones, deux francophones et un italophone.

10h05: un gouvernement rajeuni

L'arrivée de Karin Keller-Sutter, 54 ans, et de Viola Amherd, 56 ans, va légèrement rajeunir le Conseil fédéral. La moyenne d'âge va passer de 59 ans à 57 ans et 5 mois.

Ueli Maurer, 68 ans sera le doyen d'âge, Alain Berset, 46 ans, le benjamin. Simonetta Sommaruga a 58 ans, Guy Parmelin 59 ans, Ignazio Cassis 57 ans. Les démissionnaires Johann Schneider-Ammann et Doris Leuthard ont quant à eux soufflés respectivement 66 et 55 bougies.

10h00: Karin Keller-Sutter élue au premier tour

Pas de suspense pour l'élection au siège PLR. La conseillère aux Etats Karin Keller-Sutter a été élue dès le premier tour avec 154 voix sur 237.

09h40: le PLR a droit à son deuxième siège

Le groupe PLR est sans conteste la troisième force du Parlement. Notre droit à un deuxième siège est indiscutable, a déclaré Beat Walti (ZH) chef du groupe PLR avant l'élection du successeur de Johann Schneider-Ammann.

Les autres partis n'ont apparemment pas remis ce droit en question lors des auditions, s'est félicité le Zurichois. Le PLR a présenté deux candidats aux compétences confirmées, mais aux orientations politiques différentes. Tous deux s'engageront pour des institutions fortes qui fonctionnent.

09h40: quatrième fois pour le Valais

C'est la quatrième fois de l'histoire que le Valais est représenté au Conseil fédéral. La démocrate-chrétienne a la même appartenance partisane que le premier représentant du canton au gouvernement Josef Escher, qui a siégé au Conseil fédéral de 1950 jusqu'à son décès fin 1954.

Tout comme lui, Viola Amherd vient du Haut-Valais. Les deux autres ministres étaient romands: le PDC Roger Bonvin (1962-1973) et le radical Pascal Couchepin (1998-2009).

09h30: favoriser les compromis

La nouvelle conseillère fédérale Viola Amherd veut préserver la voie du compromis au sein du gouvernement. "Je suis consciente de la tâche qui m'incombe et je l'accomplirai avec sincérité et collégialité", a-t-elle dit après son élection à la tribune de l'Assemblée fédérale.

"C'est un grand honneur pour moi et mon canton", a-t-elle ajouté. La démocrate-chrétienne valaisanne s'est dite prête à relever le mandat pour lequel elle a été élue en favorisant des solutions pragmatiques et efficaces pour la Suisse et ses habitants. "Je promets que je ferai tout pour relever les défis et servir notre pays".

09h20: Viola Amherd élue au premier tour

Viola Amherd remplacera Doris Leuthard au Conseil fédéral. L'Assemblée fédérale a élu au premier tour la conseillère nationale valaisanne par 148 voix sur 240 bulletins valables.

Heidi Z'graggen obtient 60 voix. Dix-sept voix sont allées au président du PDC suisse Gerhard Pfister. Il y a eu quinze voix éparses. L'ancienne présidente de la ville de Brigue a accepté son élection.

09h00: le PDC défend ses candidates

Le PDC tient à la formule magique et a droit à un siège au Conseil fédéral, a rappelé mercredi le président du groupe démocrate-chrétien Filippo Lombardi (TI). Il a procédé sérieusement au choix des candidats qu'il présente.

Les deux candidates sont de haute qualité et sont toutes deux aptes à occuper la fonction de conseillère fédérale, a dit M. Lombardi. Le PDC en appelle donc au respect de la concordance et au respect de son choix: la conseillère nationale valaisanne Viola Amherd et la conseillère d'Etat uranaise Heidi Z'graggen.

08h55: début de la procédure de vote

Les conseillers fédéraux ont quitté la salle du Conseil national, la procédure de vote va pouvoir débuter. Le premier scrutin concerne la succession de Doris Leuthard. L'Assemblée fédérale devra trancher entre la Valaisanne Viola Amherd et l'Uranaise Heidi Z'graggen.

08h50: plaidoyer pour le bien du pays

Honnêteté, fiabilité et courage: ces trois vertus doivent conduire l'action politique pour le bien du pays, a déclaré Johann Schneider-Ammann devant l'Assemblée fédérale. Gouverner selon ces trois qualités signifie ne pas faire de fausses promesses, agir à temps et viser le bien du pays et non des intérêts individuels.

La Suisse est un petit Paradis, a-t-il rappelé dans son discours prononcé en trois langues. Durant ses huit années au Conseil fédéral, le Bernois s'est principalement soucié d'atteindre des résultats concrets: l'emploi pour le plus de monde possible, une économie concurrentielle, la formation et la recherche et la cohésion sociale.

Les défis pour l'avenir ne manquent pas. "Nous devons encore gagner en flexibilité et libéralisme, oser au lieu de réguler", a-t-il déclaré. "La Suisse doit miser sur ses liens avec le monde plutôt que le repli". Car la souveraineté ne signifie pas regarder en arrière. La souveraineté, c'est agir au service des intérêts à long terme du pays.

08h40: un patron ouvert au dialogue

Johann Schneider-Ammann était apprécié pour son ouverture au dialogue et au compromis. Dans son discours d'hommage, la présidente de l'Assemblée fédérale Marina Carobbio a rappelé le rôle de patron du ministre de l'économie.

C'est d'ailleurs en tant qu'entrepreneur que le libéral-radical avait été élu au Conseil national puis au Conseil fédéral. Au gouvernement, le Bernois s'est aussi intéressé à la formation et la recherche, il s'est engagé pour le système dual de formation professionnelle. Il en a été un des plus importants promoteurs à l'étranger. Le ministre de l'économie s'est aussi distingué en finalisant treize accords de libre-échange.

08h30: plaidoyer pour plus de coopération

Dans son discours d'adieu à l'Assemblée fédérale, Doris Leuthard a mis en garde contre un affaiblissement du multilatéralisme et plaidé pour plus de coopération entre les Etats. "Les problèmes globaux ne peuvent se résoudre au niveau national", a-t-elle souligné.

"Malgré sa petite taille, la Suisse joue un rôle important, car nous sommes crédibles et fiables, et nous agissons de manière indépendante", a-t-elle dit. Des qualités qui seront nécessaires pour trouver une solution indispensable, à ses yeux, avec l'Union européenne (UE).

"Plus nous mettrons de temps à trouver une solution, plus le prix à payer sera élevé. Les accords bilatéraux perdront de leur pertinence. Suspendre les relations avec l'UE est une régression", a-t-elle insisté. La ministre sortante a encore salué le système démocratique suisse, qui "constitue une des forces de notre pays", et appelé à poursuivre à l'avenir la concordance, le consensus et le compromis.

08h20: hommage à Doris Leuthard

Après lecture de la lettre de démission de Doris Leuthard, la présidente de l'Assemblée fédérale Marina Carobbio a rendu hommage à la conseillère fédérale démissionnaire. Doris Leuthard a toujours été populaire. Elue au premier tour au Conseil fédéral, elle est entrée dans l'histoire en convainquant le gouvernement de tourner le dos à l'atome.

C'était non seulement une grande dame politique, mais surtout "une grande dame", a salué Marina Carobbio. Doris Leuthard a engrangé de nombreux succès au Département de l'économie, a rappelé la socialiste dans son discours d'hommage. Mais elle restera dans les mémoires comme patronne du Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication, a estimé la socialiste.

Le peuple lui a toujours fait confiance, elle a gagné 16 votations populaires sur 18. La ministre pouvait répondre spontanément aux questions et a démontré au quotidien sa mémoire phénoménale et sa capacité à vulgariser des choses complexes. Dotée d'un instinct politique sûr, c'était aussi une femme de coeur, une raison de sa popularité, a estimé Mme Carobbio.

07h50: pas de recommandation de vote du PS

Le parti socialiste a décidé de laisser la liberté de vote pour le ticket PDC à l'élection au Conseil fédéral. Le chef de groupe Roger Nordmann l'a annoncé à l'issue de leur réunion tôt mercredi matin. Pour le PLR, il avait déjà annoncé soutenir la candidature de Karin Keller-Sutter.

Roger Nordmann n'a pas commenté la décision du groupe. La veille, il avait relevé que Viola Amherd et Heidi Z'graggen étaient toutes deux d'excellentes candidates, au profil politique très proche. Alors que le choix de Karin Keller-Sutter s'est imposé à la quasi-unanimité, celui pour le PDC est plus délicat.

04h30: le suspense va prendre fin

La Suisse connaîtra ce mercredi les noms des personnes qui vont succéder à Doris Leuthard et Johann Schneider-Ammann au Conseil fédéral. Karin Keller-Sutter semble bien partie pour reprendre le siège libéral-radical. Le match est plus ouvert au PDC.

Ce sera toutefois le nom de la prochaine conseillère fédérale démocrate-chrétienne qui sera dévoilé en premier. Après les hommages de rigueur aux ministres démissionnaires et les dernières déclarations des groupes, l'Assemblée fédérale élira la personne qui reprendra le flambeau de Doris Leuthard.

Il faudra peut-être plus d'un tour pour départager la conseillère nationale valaisanne Viola Amherd de la conseillère d'Etat uranaise Heidi Z'graggen. L'expérience parlementaire de la première est mise en avant par la plupart des partis. Mais Heidi Z'graggen pourrait séduire à droite et sa carte environnementale lui servir pour grappiller des soutiens à gauche. Chaque voix comptera.

Et les dernières manoeuvres de la nuit dans la Berne fédérale pèseront de tout leur poids. Jusqu'à mardi soir, le PLR, le PS et les Verts n'ont pas dit officiellement vers qui ira leur préférence. Les socialistes pourraient affiner leur stratégie mercredi matin. La majorité de l'UDC soutiendrait l'Uranaise alors que le PVL et le PBD appellent à voter pour la Valaisanne.

Les parlementaires trancheront dans un deuxième temps la succession de Johann Schneider-Ammann. Avec le soutien de l'UDC, du PS, des Verts, du PBD et du PVL, la conseillère aux Etats saint-galloise Karin Keller-Sutter part favorite. Seul le PDC ne l'a pas choisie officiellement au détriment de l'autre candidat officiel, le conseiller aux Etats nidwaldien Hans Wicki.

Karin Keller-Sutter avait échoué il y a huit ans face à Johann Schneider-Ammann. Le parti n'a pas eu de conseillère fédérale depuis Elisabeth Kopp.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse

Des parlementaires contre des stations de ski à capacité réduite

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Albert Rösti (UDC/BE) appartient à la coalition de parlementaires fédéraux issus des rangs de la droite, qui exige que les capacités des régions de ski ne soient pas limitées. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Une coalition de parlementaires fédéraux issus des rangs de la droite exige que les capacités des régions de ski ne soient pas limitées. Si des mesures supplémentaires doivent être prises, elles relèvent de la compétence des cantons, et non de la Confédération.

L'alliance a indiqué mercredi dans un communiqué qu'elle s'inquiétait pour les "milliers d'entreprises touchées dont la survie dépend des recettes réalisées durant le petit nombre de semaines de vacances hivernales".

Pour éviter de compliquer leur situation, il faut renoncer à de nouvelles restrictions imposées au niveau fédéral sur tout le territoire et frappant le tourisme hivernal. Au besoin, il incombe aux cantons d'imposer des exigences supplémentaires pour endiguer l'épidémie de coronavirus.

Le Conseil fédéral a envoyé il y a quelques jours aux cantons et aux milieux concernés un projet d'ordonnance pour consultation. Les stations peuvent rester ouvertes. Mais, afin d'éviter une foule importante, des mesures telles que des restrictions de capacité ou une heure de fermeture anticipée des restaurants et des bars doivent être appliquées.

Pas de restrictions de capacités

Réunie devant les médias à Berne, l'alliance, à laquelle participe également la présidente du PLR Petra Gössi, refuse que les capacités des régions de ski soient limitées."On ne voit pas quelle différence il y aurait entre un tram ou un bus plein et une télécabine pleine", argumentent les parlementaires, qui ajoutent que le plus souvent, le séjour dans une télécabine est beaucoup plus court que dans un tram ou un bus.

La balle est à leurs yeux dans le camp des entreprises touristiques, qui ont le devoir d'appliquer "sans exception et rigoureusement les dispositifs de protection". Selon ces élus de droite, le Conseil fédéral songe, "notamment à la suite de pressions étrangères", à restreindre fortement le tourisme hivernal en Suisse.

Pour le conseiller aux Etats Martin Schmid (PLR/GR), il n'y a "tout simplement aucune preuve que des infections se soient produites dans ce secteur". La Suisse ne doit pas adopter une "ordonnance restrictive et centralisée".

Discussion jeudi au National

La Suisse ne doit pas aller aussi loin que les pays voisins, a surenchéri le conseiller national Albert Rösti (UDC/BE). "Il ne doit pas être permis que les concepts de protection existants soient maintenant supplantés par des restrictions de capacité". Il a déclaré qu'il ne voulait ni d'une "politique du laisser-faire", ni des "mesures inutiles et injustes" pour les régions de montagne.

Thomas Matter (UDC/ZH) a ajouté que la commission de l'économie du Conseil national a adopté mercredi une déclaration. "Elle invite le Conseil fédéral à s'abstenir de prendre de nouvelles mesures dans les régions de sports d'hiver. L'égalité de traitement des secteurs économiques dans toutes les régions doit aussi être garantie. Elle sera discutée jeudi au Conseil national.

La Commission de la santé du Conseil national a elle écrit au Conseil fédéral. Dans sa lettre, elle fait part de ses craintes concernant les règlementations particulières concernant les fêtes de fin d’année et les domaines skiables qui pourraient être inscrites dans l'ordonnance Covid-19."

Isolement évoqué en France

Mercredi, le gouvernement français a indiqué envisager de mettre en place une période d'isolement de 7 jours pour les Français qui seront allés skier à l'étranger pendant les fêtes, a affirmé le Premier ministre Jean Castex. Des contrôles aléatoires seraient menés aux frontières de l'Espagne et de la Suisse.

Le gouvernement envisage aussi de demander des tests négatifs à présenter aux aéroports d'arrivée, pour les voyageurs. La Premier ministre a précisé que ces mesures restrictives seront mises en place si la Suisse et l'Espagne décident de garder leurs stations ouvertes.

De son côté, le gouvernement autrichien a annoncé mercredi qu'il sera possible de skier dans le pays dès 24 décembre. Toutefois, les hôtels, les bars et les restaurants ne vont rouvrir que le 7 janvier, ce qui va de facto limiter l'affluence de touristes étrangers sur les pistes.

Le Conseil fédéral devrait se prononcer vendredi sur une liste de mesures pour limiter la propagation du coronavirus durant les fêtes de fin d'année. Selon la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS), une majorité de cantons soutient en principe les propositions du Conseil fédéral, "bien que de nombreuses positions différenciées et motions minoritaires aient été reçues".

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Suisse

Le Covid au centre du budget 2021 de la Confédération

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Le chef des finances fédérales Ueli Maurer a plaidé pour un budget 2021 discipliné. (Image d'archive - ©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le Conseil national a entamé mercredi les débats sur le budget 2021 de la Confédération. Les dépenses pour la crise du Covid ont été au centre des interventions. Première décision: les députés ont inscrit au budget 680 millions pour les cas de rigueur.

L'arrivée du coronavirus a tout bouleversé depuis février, ont relevé les députés. La Suisse vit une période de récession grave: le PIB devrait subir une baisse de 3,8% en 2020 et la deuxième vague laisse encore planer pas mal d'incertitude sur l'économie, a déclaré Roland Fischer (PVL/LU) pour la commission.

Tous les députés ont salué la bonne réaction de la Confédération qui n'a pas hésité dès le début de la crise à débloquer des milliards de francs pour soutenir l'économie et les emplois. Mais pour 2021, les fronts se sont déjà durcis.

La gauche veut plus d'efforts

Pour la gauche, "cette crise a encore renforcé les failles de notre société", selon Christian Dandrès (PS/GE). La Confédération doit faire mieux pour les travailleurs, a-t-il ajouté. La situation est exceptionnelle par sa dimension sociale et économique. L'Etat se doit de soutenir l'économie et la population maintenant et sans bureaucratie, a renchéri Michel Matter (PVL/GE).

Le PDC craint lui un budget 2021 basé sur des prévisions trop optimistes, a relevé Aloïs Gmür (PDC/SZ). Il a plaidé pour renoncer à des cadeaux fiscaux, comme le droit de timbre ou les tarifs de douane des biens industriels.

La droite plaide pour la rigueur

A droite, on s'est félicité de l'excellente situation financière de la Suisse grâce à une politique financière prudente. Mais aujourd'hui, la situation doit être abordée avec la plus grande rigueur. "Il faut éviter une dérive des équilibres entre l'Etat, l'économie et la société", a dit Alex Farinelli (PLR/TI).

Il s'agit maintenant retrouver la voie de la raison, selon l'UDC. Pour 2021, l'évolution de l'économie va déterminer les recettes et cela aura des retombées très lourdes pour les dépenses. D'où la nécessité de bien réfléchir à chaque franc dépensé, a ajouté Pirmin Schwander (UDC/SZ).

Le chef des Finances Ueli Maurer s'est montré rassurant: "Le budget pour l'année prochaine est discipliné, mais il n'est pas un plan d'austérité". Il a appelé à ne pas augmenter les dépenses, sachant que la dette budgétisée pour l'an prochain atteindra 4,2 milliards de francs. Il y a encore de grosses incertitudes pour les années à venir, a-t-il mis en garde. Il compte sur un budget à nouveau équilibré en 2024.

680 millions pour les cas de rigueur

La Chambre du peuple a pris une première décision pour les cas de rigueur. Elle a inscrit au budget 680 millions de francs. Cette somme correspond à la part de deux-tiers de la Confédération pour les entreprises mises à mal par le Covid, le reste revenant aux cantons. Au total, un milliard sera disponible.

En inscrivant ces 680 millions dans le budget, on fait en sorte que cet argent soit disponible dès le 1er janvier prochain, a argumenté Olivier Feller (PLR/VD). Comme le montant des dépenses effectives est encore incertain, le Conseil fédéral s'était contenté d'un crédit d'engagement.

Une proposition socialiste de porter la somme à un milliard a été rejetée par 110 voix contre 78. C'est prématuré, selon le ministre des finances. Les cantons n'ont d'ailleurs pas été consultés sur cette proposition. Le National a par ailleurs adopté les plus de 3 milliards de francs pour les crédits Covid supplémentaires.

Plus pour l'enfance

Dans le détail du budget, le National a rejeté plusieurs propositions UDC et PS visant respectivement à réduire ou augmenter les ressources pour la coopération au développement, les contributions aux organisations internationales ou la coopération avec l'Est.

Une large majorité, sans l'UDC, a accepté l'augmentation de l'enveloppe pour la protection de l'enfance. Le montant porté à 2 millions de francs vise à soutenir les organisations qui s'engagent dans la prévention des mauvais traitements infligés aux enfants sur Internet.

L'UDC a échoué à réduire les dépenses du Bureau fédéral de l'égalité. Il a aussi fait chou blanc pour couper dans l'accueil extra-familial pour enfants. La gauche n'a elle pas réussi à augmenter les dépenses pour les personnes handicapées.

En début de matinée, le National a adopté à l’unanimité le compte d’Etat 2019 qui s'est soldé par un excédent ordinaire de 3,1 milliards. Il a également approuvé un supplément au budget 2020. Il s’agit de dix crédits supplémentaires d’un montant total de 98,2 millions de francs. Ils sont sans lien avec la lutte contre le coronavirus.

Le débat se poursuit jeudi.

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Suisse

Loyers commerciaux: le Conseil des Etats enterre le projet

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Le projet du Conseil fédéral prévoyait que les commerçants ne paient que 40% de leur loyer durant la durée de fermeture de leur établissement à cause des mesures de lutte contre le coronavirus, décrétées en mars par la Confédération. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les commerçants en difficulté à cause de la crise du coronavirus ne bénéficieront pas d'une réduction de loyer. Le Conseil des Etats a enterré mercredi le projet, en refusant par 30 voix contre 14 d'entrer en matière.

Les sénateurs ont estimé que l'Etat n'a pas le droit de s'ingérer dans des relations contractuelles privées. C'est un "no go absolu, un tabou", a déclaré Thomas Minder (Ind./SH), alors que Brigitte Häberli-Koller (PDC/TG) parlait d'une intervention "arbitraire". Il faut privilégier des solutions à l'amiable.

A l'instar de Charles Juillard (PDC/JU), plusieurs membres de la majorité bourgeoise ont souligné que le parlement avait déjà pris des mesures pour aider l'économie. La loi Covid-19 prévoit notamment une aide pour les cas de rigueur. Des solutions ont en outre été trouvées dans plusieurs cantons, avec la participation des autorités cantonales.

Le projet du Conseil fédéral prévoyait que les locataires et les paysans ne paient que 40% de leur loyer durant la durée de fermeture de leur établissement ou installation à cause des mesures de lutte contre le coronavirus, décrétées en mars par la Confédération. Le reste aurait dû être à la charge des bailleurs. Le National lui avait apporté des modifications majeures, avant de le rejeter lundi.

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Suisse

Le Covid au centre du budget 2021 de la Confédération

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(Photo d'illustration ©KEYSTONE/Anthony Anex)

Les Chambres ont entamé ce mercredi les débats sur le budget 2021 de la Confédération. La crise du Covid qui a durement touché l’économie sera au centre de l’attention. Le déficit prévu par le Conseil fédéral l’an prochain atteint près de 4,2 milliards de francs.

Le budget présenté par le gouvernement prévoit 75,793 milliards de francs de recettes et 80,005 milliards de dépenses. Les dépenses supplémentaires liées à la pandémie totalisent 4,7 milliards de francs, dont 1,6 milliard étaient déjà inclus dans le message du Conseil fédéral.

2,2 milliards sont prévus pour les allocations pertes de gains destinées aux indépendants durement touchés par la crise. Ce montant est comptabilisé comme dépense extraordinaire et exempté du frein à l'endettement. En 2021, la dette brute devrait augmenter de 4,2 milliards pour atteindre 109,7 milliards. Un recul de la dette est attendu à partir de 2023.

Pas d'opposition aux crédits Covid

Les commissions des Chambres ont accepté sans opposition les plus de 3 milliards de crédits Covid supplémentaires. Un gros débat s’annonce par contre sur l’idée d’intégrer au budget 2021 les montants prévus par la Confédération pour soutenir les mesures cantonales destinées aux cas de rigueur. Le Conseil fédéral a prévu une première tranche de 200 millions de francs.

Il a présenté cette contribution sous la forme d’un crédit d'engagement. La Confédération peut ainsi s'engager à soutenir les mesures cantonales. Toutefois, comme le montant des dépenses effectives est encore incertain, le Conseil fédéral n'a pas encore demandé de dépenses dans le budget. Il a l'intention de le faire dans le cadre d'un supplément au budget.

Aller plus vite pour les cas de rigueur

La commission du Conseil national veut accélérer le mouvement et propose d’intégrer cette somme directement dans le budget afin de pouvoir débloquer les fonds le plus rapidement possible. Une grosse minorité propose même de porter l’enveloppe à un milliard de francs.

Le Conseil fédéral s’est déjà engagé la semaine dernière pour une deuxième tranche de 480 millions pour les cas de rigueur. Cette manne sera distribuée aux cantons qui eux aussi devront mettre la main au portemonnaie. Les deux commissions doivent encore se prononcer sur cette nouvelle proposition et déterminer si elles veulent déjà la budgétiser dans les dépenses.

Divergences sur l'agriculture

La commission du National propose encore d’augmenter le budget de 31 millions de francs. L’agriculture, Agroscope et la culture seraient les principales bénéficiaires.

La commission du Conseil des Etats va moins loin: elle propose des dépenses supplémentaires de 24 millions. Elle s’oppose en particulier à l’augmentation des paiements directs versés aux paysans. En revanche, les fonds demandés en sus seraient destinés à la culture, Agroscope, la recherche et l’innovation.

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Suisse

Les prix des maisons bondissent en Suisse, les loyers baissent

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(Photo prétexte ©Crédit Photo : DR)

Le marché immobilier helvétique, affecté comme d'autres par la crise pandémique, semblait dégager deux tendances contradictoires durant le mois de novembre. D'après la dernière étude publiée par le portail immobilier Immoscout24, les loyers ont diminué de 0,6% en moyenne sur un mois, tandis que la demande en maisons individuelles explose, favorisant une flambée des prix.

La baisse des prix des loyers s'expliquerait pas le développement de l'offre en appartements en Suisse durant la période sous revue, détaille un communiqué publié mercredi.

Le nombre de petites annonces concernant des appartements à louer a ainsi progressé de 4,6%, selon les calculs du Swiss Real Estate Offer Index compilé par ImmoScout24 et l'entreprise de conseil immobilier CIFI.

Cette hausse de l'offre affecte plus particulièrement les loyers en Suisse centrale (-1,1%) tandis que la région lémanique reste quasiment stable (-0,2%) et qu'au contraire, les loyers augmentent au Tessin (+1,4%).

En parallèle, les loyers et prix des maisons individuelles semblent suivre une tendance inverse. Les loyers des maisons individuelles, publiées sur petites annonces, ont progressé de 1,7% par rapport au mois d'octobre.

Sur douze mois, la hausse est encore plus marquée puisque les prix des maisons individuelles faisant l'objet de petites annonces ont augmenté de 6,7%.

Les prix des appartements ont en revanche enregistré, pour la première fois depuis plusieurs mois, une baisse de 0,8 %.

Ces deux tendances contradictoires seraient en fait le reflet des changements de préférence des Suisses durant la crise pandémique. "De nombreuses personnes sont à la recherche d'une surface habitable plus vaste et de plus de sécurité. Elles souhaitent l'obtenir sous la forme d'un logement en propriété", analyse Martin Waeber, directeur d'ImmoScout24.

Cette tendance risque de se poursuivre, selon le portail immobilier. Les 70'000 appartements locatifs vacants et la baisse de l'immigration vont continuer à tirer les loyers vers le bas.

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