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Viola Amherd et Karin Keller-Sutter élues au Conseil fédéral

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Les noms des personnes qui succéderont à Johann Schneider-Ammann et Doris Leuthard au Conseil fédéral seront connus mercredi (archives) (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'Assemblée fédérale a élu mercredi deux femmes au Conseil fédéral. La PDC valaisanne Viola Amherd succédera à Doris Leuthard. Au PLR, Karin Keller-Sutter remplacera Johann Schneider-Ammann.

10h35: Z'graggen "très heureuse"

"Je suis aussi heureuse aujourd'hui. Je voudrais d'abord féliciter les nouvelles élues au Conseil fédéral. Je suis fière d'avoir trois femmes au gouvernement", a dit la candidate non-élue Heidi Z'graggen (PDC).

Je ne regrette pas du tout. C'était une expérience très riche, souligne l'Uranaise. Elle connaît désormais mieux les institutions de la Suisse, le Parlement et les parlementaires.

10h30: vers une valse des départements

Cette double élection au Conseil fédéral pourrait entraîner une large redistribution des départements. Le portefeuille de Doris Leuthard risque d'être très convoité et la vacance à l'Economie ouvre le jeu.

Rien n'assure à un nouveau conseiller fédéral de reprendre le dicastère laissé vacant par son prédécesseur. La tradition veut que les ministres déjà en poste puissent faire valoir leur préférence par ordre d'ancienneté. S'ils ne se mettent pas d'accord, les conseillers fédéraux votent.

Le Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et la communication (DETEC) pourrait intéresser tous les partis. Les conseillers fédéraux socialistes pourraient vouloir laver l'affront fait au PS en 2010. Sous pression bourgeoise, le DETEC avait filé sous le nez du parti. Le département était aux mains de Moritz Leuenberger.

10h20: les compétences de Viola Amherd

"Viola Amherd sera une excellente ministre", estime Mathias Reynard (PS/VS). C'est une femme très compétente, malgré sa discrétion. Viola Amherd a su travailler avec efficacité. Cette élection est la "preuve que le travail ça paie", a souligné le Valaisan.

Le PLR valaisan Philippe Nantermod salue le "score extraordinaire" de Viola Amherd. Il a également souligné que ses excellentes relations avec le Parlement et sa prestation lors des hearings avec les groupes lui ont permis d'accumuler un nombre impressionnant de soutiens ces derniers jours.

De son côté, le conseiller national Yves Nidegger "regrette l'élection de Viola Amherd". Selon lui, cette élection "va changer l'équilibre du Conseil fédéral." En ce moment, entre conservateurs, pro-économie, anti-économie et progressistes, le gouvernement reflète bien l'équilibre du Parlement. Maintenant, "on va repartir vers la gauche".

10h15: KKS prête à collaborer

En Suisse, on ne peut gagner qu'ensemble, a déclaré la nouvelle conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, au moment d'accepter son élection. Il faut vouloir collaborer et trouver des solutions au-delà des frontières partisanes pour trouver une majorité auprès du peuple.

La politique européenne, sociale, fiscale, l'énergie ou l'environnement préoccupent les Suisses. Les solutions ne se trouvent pas en parfaite harmonie, mais par un dialogue constructif, a déclaré la libérale-radicale saint-galloise à la tribune de l'Assemblée fédérale après son élection.

"Dans notre pays, un seul être humain n'a qu'une influence limitée". On ne peut résoudre les problèmes qu'ensemble, a-t-elle dit. Il en va de même au gouvernement. Karin Keller-Sutter a aussi relevé que son élection constitue la fin d'un chapitre difficile pour les femmes du PLR. Il aura fallu attendre près de 30 ans pour que l'une d'entre elles retrouve un fauteuil au gouvernement, la dernière étant Elisabeth Kopp.

10h15: des régions mieux représentées

Les différentes régions du pays seront désormais mieux représentées au sein du gouvernement. La Suisse orientale et l'Arc alpin ne sont plus laissés de côté. Avec le départ du PLR bernois Johann Schneider-Ammann, l'"Espace Mitteland" n'a plus que deux conseillers fédéraux: le Fribourgeois Alain Berset et la Bernoise Simonetta Sommaruga. Vaud est représenté par Guy Parmelin, Zurich par Ueli Maurer et le Tessin par Ignazio Cassis.

La Suisse orientale n'est plus laissée à l'écart, grâce à la PLR Karin Keller-Sutter. L'Arc alpin n'a pas été oublié. Pour la quatrième fois de l'histoire, le Valais est représenté au Conseil fédéral avec la démocrate-chrétienne Viola Amherd.

L'équilibre entre les langues au sein du Conseil fédéral reste quant à lui le même, soit quatre germanophones, deux francophones et un italophone.

10h05: un gouvernement rajeuni

L'arrivée de Karin Keller-Sutter, 54 ans, et de Viola Amherd, 56 ans, va légèrement rajeunir le Conseil fédéral. La moyenne d'âge va passer de 59 ans à 57 ans et 5 mois.

Ueli Maurer, 68 ans sera le doyen d'âge, Alain Berset, 46 ans, le benjamin. Simonetta Sommaruga a 58 ans, Guy Parmelin 59 ans, Ignazio Cassis 57 ans. Les démissionnaires Johann Schneider-Ammann et Doris Leuthard ont quant à eux soufflés respectivement 66 et 55 bougies.

10h00: Karin Keller-Sutter élue au premier tour

Pas de suspense pour l'élection au siège PLR. La conseillère aux Etats Karin Keller-Sutter a été élue dès le premier tour avec 154 voix sur 237.

09h40: le PLR a droit à son deuxième siège

Le groupe PLR est sans conteste la troisième force du Parlement. Notre droit à un deuxième siège est indiscutable, a déclaré Beat Walti (ZH) chef du groupe PLR avant l'élection du successeur de Johann Schneider-Ammann.

Les autres partis n'ont apparemment pas remis ce droit en question lors des auditions, s'est félicité le Zurichois. Le PLR a présenté deux candidats aux compétences confirmées, mais aux orientations politiques différentes. Tous deux s'engageront pour des institutions fortes qui fonctionnent.

09h40: quatrième fois pour le Valais

C'est la quatrième fois de l'histoire que le Valais est représenté au Conseil fédéral. La démocrate-chrétienne a la même appartenance partisane que le premier représentant du canton au gouvernement Josef Escher, qui a siégé au Conseil fédéral de 1950 jusqu'à son décès fin 1954.

Tout comme lui, Viola Amherd vient du Haut-Valais. Les deux autres ministres étaient romands: le PDC Roger Bonvin (1962-1973) et le radical Pascal Couchepin (1998-2009).

09h30: favoriser les compromis

La nouvelle conseillère fédérale Viola Amherd veut préserver la voie du compromis au sein du gouvernement. "Je suis consciente de la tâche qui m'incombe et je l'accomplirai avec sincérité et collégialité", a-t-elle dit après son élection à la tribune de l'Assemblée fédérale.

"C'est un grand honneur pour moi et mon canton", a-t-elle ajouté. La démocrate-chrétienne valaisanne s'est dite prête à relever le mandat pour lequel elle a été élue en favorisant des solutions pragmatiques et efficaces pour la Suisse et ses habitants. "Je promets que je ferai tout pour relever les défis et servir notre pays".

09h20: Viola Amherd élue au premier tour

Viola Amherd remplacera Doris Leuthard au Conseil fédéral. L'Assemblée fédérale a élu au premier tour la conseillère nationale valaisanne par 148 voix sur 240 bulletins valables.

Heidi Z'graggen obtient 60 voix. Dix-sept voix sont allées au président du PDC suisse Gerhard Pfister. Il y a eu quinze voix éparses. L'ancienne présidente de la ville de Brigue a accepté son élection.

09h00: le PDC défend ses candidates

Le PDC tient à la formule magique et a droit à un siège au Conseil fédéral, a rappelé mercredi le président du groupe démocrate-chrétien Filippo Lombardi (TI). Il a procédé sérieusement au choix des candidats qu'il présente.

Les deux candidates sont de haute qualité et sont toutes deux aptes à occuper la fonction de conseillère fédérale, a dit M. Lombardi. Le PDC en appelle donc au respect de la concordance et au respect de son choix: la conseillère nationale valaisanne Viola Amherd et la conseillère d'Etat uranaise Heidi Z'graggen.

08h55: début de la procédure de vote

Les conseillers fédéraux ont quitté la salle du Conseil national, la procédure de vote va pouvoir débuter. Le premier scrutin concerne la succession de Doris Leuthard. L'Assemblée fédérale devra trancher entre la Valaisanne Viola Amherd et l'Uranaise Heidi Z'graggen.

08h50: plaidoyer pour le bien du pays

Honnêteté, fiabilité et courage: ces trois vertus doivent conduire l'action politique pour le bien du pays, a déclaré Johann Schneider-Ammann devant l'Assemblée fédérale. Gouverner selon ces trois qualités signifie ne pas faire de fausses promesses, agir à temps et viser le bien du pays et non des intérêts individuels.

La Suisse est un petit Paradis, a-t-il rappelé dans son discours prononcé en trois langues. Durant ses huit années au Conseil fédéral, le Bernois s'est principalement soucié d'atteindre des résultats concrets: l'emploi pour le plus de monde possible, une économie concurrentielle, la formation et la recherche et la cohésion sociale.

Les défis pour l'avenir ne manquent pas. "Nous devons encore gagner en flexibilité et libéralisme, oser au lieu de réguler", a-t-il déclaré. "La Suisse doit miser sur ses liens avec le monde plutôt que le repli". Car la souveraineté ne signifie pas regarder en arrière. La souveraineté, c'est agir au service des intérêts à long terme du pays.

08h40: un patron ouvert au dialogue

Johann Schneider-Ammann était apprécié pour son ouverture au dialogue et au compromis. Dans son discours d'hommage, la présidente de l'Assemblée fédérale Marina Carobbio a rappelé le rôle de patron du ministre de l'économie.

C'est d'ailleurs en tant qu'entrepreneur que le libéral-radical avait été élu au Conseil national puis au Conseil fédéral. Au gouvernement, le Bernois s'est aussi intéressé à la formation et la recherche, il s'est engagé pour le système dual de formation professionnelle. Il en a été un des plus importants promoteurs à l'étranger. Le ministre de l'économie s'est aussi distingué en finalisant treize accords de libre-échange.

08h30: plaidoyer pour plus de coopération

Dans son discours d'adieu à l'Assemblée fédérale, Doris Leuthard a mis en garde contre un affaiblissement du multilatéralisme et plaidé pour plus de coopération entre les Etats. "Les problèmes globaux ne peuvent se résoudre au niveau national", a-t-elle souligné.

"Malgré sa petite taille, la Suisse joue un rôle important, car nous sommes crédibles et fiables, et nous agissons de manière indépendante", a-t-elle dit. Des qualités qui seront nécessaires pour trouver une solution indispensable, à ses yeux, avec l'Union européenne (UE).

"Plus nous mettrons de temps à trouver une solution, plus le prix à payer sera élevé. Les accords bilatéraux perdront de leur pertinence. Suspendre les relations avec l'UE est une régression", a-t-elle insisté. La ministre sortante a encore salué le système démocratique suisse, qui "constitue une des forces de notre pays", et appelé à poursuivre à l'avenir la concordance, le consensus et le compromis.

08h20: hommage à Doris Leuthard

Après lecture de la lettre de démission de Doris Leuthard, la présidente de l'Assemblée fédérale Marina Carobbio a rendu hommage à la conseillère fédérale démissionnaire. Doris Leuthard a toujours été populaire. Elue au premier tour au Conseil fédéral, elle est entrée dans l'histoire en convainquant le gouvernement de tourner le dos à l'atome.

C'était non seulement une grande dame politique, mais surtout "une grande dame", a salué Marina Carobbio. Doris Leuthard a engrangé de nombreux succès au Département de l'économie, a rappelé la socialiste dans son discours d'hommage. Mais elle restera dans les mémoires comme patronne du Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication, a estimé la socialiste.

Le peuple lui a toujours fait confiance, elle a gagné 16 votations populaires sur 18. La ministre pouvait répondre spontanément aux questions et a démontré au quotidien sa mémoire phénoménale et sa capacité à vulgariser des choses complexes. Dotée d'un instinct politique sûr, c'était aussi une femme de coeur, une raison de sa popularité, a estimé Mme Carobbio.

07h50: pas de recommandation de vote du PS

Le parti socialiste a décidé de laisser la liberté de vote pour le ticket PDC à l'élection au Conseil fédéral. Le chef de groupe Roger Nordmann l'a annoncé à l'issue de leur réunion tôt mercredi matin. Pour le PLR, il avait déjà annoncé soutenir la candidature de Karin Keller-Sutter.

Roger Nordmann n'a pas commenté la décision du groupe. La veille, il avait relevé que Viola Amherd et Heidi Z'graggen étaient toutes deux d'excellentes candidates, au profil politique très proche. Alors que le choix de Karin Keller-Sutter s'est imposé à la quasi-unanimité, celui pour le PDC est plus délicat.

04h30: le suspense va prendre fin

La Suisse connaîtra ce mercredi les noms des personnes qui vont succéder à Doris Leuthard et Johann Schneider-Ammann au Conseil fédéral. Karin Keller-Sutter semble bien partie pour reprendre le siège libéral-radical. Le match est plus ouvert au PDC.

Ce sera toutefois le nom de la prochaine conseillère fédérale démocrate-chrétienne qui sera dévoilé en premier. Après les hommages de rigueur aux ministres démissionnaires et les dernières déclarations des groupes, l'Assemblée fédérale élira la personne qui reprendra le flambeau de Doris Leuthard.

Il faudra peut-être plus d'un tour pour départager la conseillère nationale valaisanne Viola Amherd de la conseillère d'Etat uranaise Heidi Z'graggen. L'expérience parlementaire de la première est mise en avant par la plupart des partis. Mais Heidi Z'graggen pourrait séduire à droite et sa carte environnementale lui servir pour grappiller des soutiens à gauche. Chaque voix comptera.

Et les dernières manoeuvres de la nuit dans la Berne fédérale pèseront de tout leur poids. Jusqu'à mardi soir, le PLR, le PS et les Verts n'ont pas dit officiellement vers qui ira leur préférence. Les socialistes pourraient affiner leur stratégie mercredi matin. La majorité de l'UDC soutiendrait l'Uranaise alors que le PVL et le PBD appellent à voter pour la Valaisanne.

Les parlementaires trancheront dans un deuxième temps la succession de Johann Schneider-Ammann. Avec le soutien de l'UDC, du PS, des Verts, du PBD et du PVL, la conseillère aux Etats saint-galloise Karin Keller-Sutter part favorite. Seul le PDC ne l'a pas choisie officiellement au détriment de l'autre candidat officiel, le conseiller aux Etats nidwaldien Hans Wicki.

Karin Keller-Sutter avait échoué il y a huit ans face à Johann Schneider-Ammann. Le parti n'a pas eu de conseillère fédérale depuis Elisabeth Kopp.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse

Maurer en campagne pour les frais de garde

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Les parents qui font garder leurs enfants par des tiers devraient pouvoir déduire 25'000 francs pour les impôts. (Image d'archive - ©KEYSTONE/DPA/UWE ANSPACH)
Le conseiller fédéral Ueli Maurer a lancé vendredi la campagne pour un relèvement des déductions fiscales pour les enfants et pour les frais de garde par des tiers. Le peuple se prononcera sur la question le 27 septembre.

Les familles qui font garder leurs enfants dans une crèche pourront déduire 25'000 francs de leur revenu imposable sur leur feuille d'impôt. La déduction ne sera accordée que si les familles peuvent la justifier. Actuellement, la déduction est de 10'100 francs, mais elle ne couvre pas l'ensemble des frais de garde.

Cette mesure, adoptée en septembre 2019 par le Parlement, vise à mieux concilier vie familiale et professionnelle et à lutter contre la pénurie de personnel qualifié. Selon les estimations, 2500 postes à plein temps pourraient être pourvus à court ou moyen terme. Le solde du revenu étant plus élevé, les femmes renonceront moins à une activité lucrative pour des raisons fiscales.

Déduction générale

Le projet prévoit également une augmentation de la déduction générale pour les enfants de 6500 à 10'000 francs sur le revenu imposable. L'économie maximale aux impôts est de 910 francs par enfant.

Cette décision due à une initiative PDC a mis le feu aux poudres. Le Conseil fédéral et la gauche se sont toujours opposés à cet ajout estimant que cela ne relevait plus de la conciliation entre profession et vie familiale, mais la majorité bourgeoise l'a imposé.

Obligé désormais de défendre l'avis du Parlement, Ueli Maurer a dû adapter son discours. "Cette déduction soulage les familles quel que soit leur mode de garde des enfants", a souligné le grand argentier sans grande conviction devant les médias. Elle bénéficie à toutes celles qui paient actuellement l'impôt fédéral direct, soit près de 60% des familles. Et elle permet de reconnaître comme il se doit les tâches familiales.

"Bonus aux riches"

Le PS, soutenu par les Verts et les Vert'libéraux a lancé le référendum contre ce point de la réforme. Selon les référendaires, il s'agit d'une "bonification fiscale pour les parents riches". Seules les familles les plus riches, soit 6%, bénéficieraient de cette déduction.

Près de la moitié des familles n'en profitent pas parce qu'elles ne paient pas d'impôt fédéral direct. Les 10 millions de francs de pertes prévus initialement se transforment en pertes de 370 millions, dont 80 millions devront être pris en charge par les cantons, selon les référendaires. Les pertes dues au projet initial auraient pû être équilibrées grâce aux entrées fiscales supplémentaires venant de l'activité lucrative des femmes, a souligné M. Maurer.

A cause de la crise du coronavirus, ces pertes devraient être temporairement moins élevées, a précisé le ministre. Elles devraient se situer entre 280 et 330 millions pour 2021, dont 60 à 70 millions à charge des cantons. Mais ces hypothèses sont très incertaines.

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Suisse

134 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures

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Impossible de passer à côté des gestes barrière. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)
L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a recensé vendredi 134 nouvelles infections au Covid-19 lors des dernières 24 heures. Un nombre proche de celui de mercredi (137), après un léger recul jeudi (116).

Au total, la Suisse et la Principauté du Liechtenstein ont recensé 32'101 cas confirmés depuis le début de la crise, dont 576 ces sept derniers jours. Aucun nouveau décès n'a été annoncé vendredi, le total étant maintenu à 1686.

L'OFSP annonce en outre quatre nouvelles hospitalisations. Actuellement, douze personnes sont sous respirateur, a précisé Patrick Mathys, le chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l'OFSP lors d'un point de presse.

Cette situation n'est pas inattendue au vu de l'augmentation des cas au cours des derniers jours. La Suisse compte actuellement 10 cas pour 100'000 personnes.

Nouvelles mesures

Le Conseil fédéral a pris mercredi de nouvelles mesures afin de limiter la propagation. Une quarantaine sera nécessaire pour les personnes qui entrent en Suisse depuis un pays un risque. La liste contient actuellement 29 pays. Par ailleurs, le port du masque sera obligatoire dans les transports publics dès lundi.

Les cantons ont la possibilité de prendre d'autres mesures, a précisé M. Mathys. Cela pourrait concerner notamment les bars et les discothèques. Les prochaines semaines diront où se trouvent les "hotspots" et si une intervention au niveau fédéral est nécessaire afin de réduire le nombre d'infections. Le retour au télétravail serait une possibilité.

Et M. Mathys de rappeler que les cantons sont responsables de retracer les contacts et de mettre à disposition les ressources nécessaires pour le faire.

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Suisse

Voyager à l'étranger sous la menace d'une quarantaine

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S'ils viennent de zones étrangères jugées à risque, les passagers arrivant sur le sol suisse devront se mettre en quarantaine dix jours pour éviter d'importer le covid-19. (Image d'archive - ©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les personnes qui partent en vacances à l'étranger devront bien réfléchir à leur destination. Elles devront se mettre dix jours en quarantaine à leur arrivée en Suisse si Berne place leur pays de séjour sur la liste des zones à risque pendant leur absence.

La Confédération a prévu d'actualiser la liste une fois par mois. Mais l'ordonnance lui laisse la possibilité de réagir à plus court terme pour garantir la sécurité, a expliqué vendredi à la presse Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Les voyageurs qui ne pourront reprendre le travail à cause d'un séjour dans une zone à risque n'auront pas droit à une indemnisation. Ils devront s'arranger autrement avec des congés non payés par exemple, a estimé M. Mathys.

Les choses ne sont pas tout à fait claires pour les personnes se rendant dans un pays pas encore considéré comme à risque au moment de leur départ de Suisse. L'ordonnance ne prévoit pas de droit à la poursuite du versement du salaire en cas de quarantaine. Mais en cas de conflit avec l'employeur, la question devra probablement être tirée au clair par les tribunaux, a précisé Mike Schüpbach, juriste de l'OFSP.

L'OFSP déconseille expressément les voyages vers les zones à risque. Les informations sur les pays à risque seront diffusée aussi largement que possible à l'étranger, y compris via l'application Travel Admin recommandée aux voyageurs.

29 pays pour l'instant

La liste actuelle contient 29 zones à risque: Outre à la Suède, elle s'applique pour les Balkans à la Serbie, au Kosovo et à la Macédoine du nord. Sont aussi concernés la Russie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, le Bélarus, la Moldavie.

Pour l'Amérique, les voyageurs en provenance des Etats-Unis et d'une série de pays d'Amérique du sud devront aussi se mettre en quarantaine. L'Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Pérou, la République dominicaine, le Honduras, le Panama, îles Turques et Caïques sont aussi jugés à risque.

Au Proche-Orient, Israël, le Bahreïn, le Qatar, l'Irak, Ie Koweit, Oman, l'Arabie saoudite. Pas besoin en revanche de se mettre en quarantaine au retour des Emirats arabes unis. Pour le continent africain, l'Afrique du sud figure sur la liste avec le Cap-Vert.

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Les Verts ont pris un quart de l'électorat du PS

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Les élections fédérales de 2019 ont vu le succès des Verts se faire en partie au détriment du PS, selon l'étude Selects. (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)
L'avancée des Verts lors des dernières élections fédérales de 2019 a un goût amer pour le PS. Si le parti à la rose a bien réussi à mobiliser ses troupes, les Verts lui ont pris un quart de son électorat, selon l'étude Selects.

La politique environnementale, la sécurité sociale et l’Europe ont dominé les débats pendant la campagne précédant les dernières élections fédérales, souligne l'étude Selects vendredi. Ce qui a permis aux Verts (PES) et aux Vert'libéraux (PVL) de gagner des sièges tandis que l'UDC a souffert du fait que ses sujets de prédilection comme l’immigration et l’asile ont été pratiquement absents du débat public.

L’avancée historique des Verts, si elle s'explique par les questions qui ont traversé la société en 2019, s'est faite toutefois au détriment du PS. En effet, un tiers environ des personnes qui ont voté PES en 2019 avait glissé une liste PS dans l’urne en 2015. Et 44% de tous ceux qui avaient voté Verts en 2015 ne sont pas retournés aux urnes en 2019.

Carton auprès du jeune électorat

Les Vert'libéraux ont également attiré de nombreuses personnes qui avaient l’habitude de voter pour d'autres partis, venant à nouveau du PS, mais aussi du PLR. Les deux partis verts ont en outre fait un carton auprès du jeune électorat.

En comparaison avec 2015, l’augmentation enregistrée dans cette classe d’âge est "spectaculaire", selon Selects. Parmi les 18 à 34 ans, la part des votes du PES a passé de 8 à 19% et à 15% au PVL.

Autre gagnant de ces dernières élections, la représentation des femmes qui a atteint un nombre record de candidates élues. Ce succès n’est toutefois pas le résultat d’une mobilisation accrue des femmes, d'après les chercheurs. En 2019 encore, les femmes se sont en effet rendues aux urnes moins souvent que les hommes, mais ont par contre manifesté une tendance accrue à élire des candidates.

Mobilisation plus difficile à droite

L’UDC, qui a maintenu sa place de premier parti de Suisse, a vu pour la première fois la proportion de ses sympathisants qui ont voté tomber sous la barre des 50%. Néanmoins, ce parti est celui qui peut compter sur l’électorat le plus fidèle: 85% de ceux qui avaient voté UDC en 2015, et sont retournés aux urnes en 2019, ont de nouveau voté pour lui.

Le PLR a également dû faire face à des problèmes de mobilisation, même s'il peut compter sur un électorat stable, et a surtout perdu des voix auprès des femmes. Le PDC est de tous les partis celui qui est le mieux parvenu à mobiliser ses troupes. Et ce n’est que grâce à la fidélité de son électorat que le parti a réussi à maintenir à peu près sa part des suffrages. Le PBD a lui été réduit à l'"insignifiances électorale".

L’UDC et le PS ont subi les plus grandes pertes chez les 18-34 ans en perdant respectivement dix et cinq points de pourcentage entre 2015 et 2019. Le PLR et le PDC ont eux aussi eu de la peine à attirer les jeunes, leur part se situant à 12% pour le premier et à 8% pour le second en 2019.

Budgets de campagne en hausse

Les dépenses de campagne pour les élections fédérales de 2019 ont grimpé. Elles s’élèvent à 37,4 millions de francs, soit 8,3 millions de francs ou 29% de plus qu’en 2015, selon les chercheurs. Ceux-ci rappellent que le financement des partis et des campagnes électorales n'est pas soumis aux règles de la transparence.

Selon eux, 8,5 millions de francs sont imputables au PLR, 4,6 mios à l’UDC, 4,4 mios au PS, 4,2 mios au PDC, 2,2 mios au PES et 2 mios au PVL.

Débat dans les médias traditionnels

Côté média, le débat public continue à être mené avec les journaux traditionnels. Facebook et Twitter, les deux plateformes évaluées en détail dans cette étude, pourraient bien être capables de mettre des accents et de compléter le débat, mais elles n’ont pas remplacé les médias traditionnels pendant la campagne.

L’étude électorale Selects a été réalisée par le centre de compétences suisse en sciences sociales FORS à Lausanne avec le soutien du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS).

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Suisse

Médecins cantonaux pour une obligation générale du port du masque

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Photo prétexte (KEYSTONE/Urs Flueeler)
L'obligation du port du masque dans les transports publics n'est pas suffisante pour les médecins cantonaux. Le président de la faîtière, Rudolf Hauri, serait favorable à une obligation du port du masque dans tout l'espace public.

D'un point de vue épidémiologique, il serait recommandé de porter un masque de protection dans tous les magasins et endroits où il y a des rassemblements de personnes, a indiqué jeudi Rudolf Hauri sur les ondes de la radio alémanique SRF.

Dans une autre émission, l'épidémiologiste à l'EPFL Marcel Salathé s'est aussi félicité du port obligatoire du masque dans les transports publics. En principe, un masque de protection est utile partout où la distance minimale ne peut être respectée et où la traçabilité n'est pas possible. Il est convaincu que le port des masques sera étendu à d'autres domaines de la vie publique.

M. Salathé, tout comme le président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse Rudolf Hauri, salue par ailleurs la quarantaine imposée aux voyageurs en provenance de pays à risque, ordonnée mercredi par le Conseil fédéral. Une quarantaine n'est cependant pas un séjour en prison. Elle contient un élément de liberté, a rappelé M. Hauri.

Capacités des cantons en question

La mise en œuvre de la quarantaine est une tâche supplémentaire afin de retracer la chaîne d'infection, estime M. Hauri. Toutefois, les médecins cantonaux sont préparés et peuvent faire appel à des tiers tels que la Ligue pulmonaire à cette fin.

De son côté, M. Salathé est préoccupé par les capacités des cantons. Plusieurs de ces derniers ont signalé qu'ils ne seraient pas en mesure de rechercher suffisamment de contacts si les cas devaient être confirmés plus rapidement. Attirer le virus dans une impasse, pour ainsi dire, en brisant les chaînes d'infection, est crucial pour lutter contre la pandémie de Covid 19.

C'est pourquoi les tests doivent être beaucoup plus rapides, sinon le virus aura toujours un temps d'avance. Le délai entre l'apparition des symptômes, le test et son résultat ne devrait pas excéder un jour.

Il faut ensuite prendre 24 heures supplémentaires pour effectuer la recherche des contacts, afin que toutes les personnes concernées puissent être mises en quarantaine ou en isolement. Le virus est rapide, a souligné M. Salathé. Toute personne infectée devient contagieuse en quelques jours.

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