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Suisse

Viola Amherd et Karin Keller-Sutter élues au Conseil fédéral

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Les noms des personnes qui succéderont à Johann Schneider-Ammann et Doris Leuthard au Conseil fédéral seront connus mercredi (archives) (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'Assemblée fédérale a élu mercredi deux femmes au Conseil fédéral. La PDC valaisanne Viola Amherd succédera à Doris Leuthard. Au PLR, Karin Keller-Sutter remplacera Johann Schneider-Ammann.

10h35: Z'graggen "très heureuse"

"Je suis aussi heureuse aujourd'hui. Je voudrais d'abord féliciter les nouvelles élues au Conseil fédéral. Je suis fière d'avoir trois femmes au gouvernement", a dit la candidate non-élue Heidi Z'graggen (PDC).

Je ne regrette pas du tout. C'était une expérience très riche, souligne l'Uranaise. Elle connaît désormais mieux les institutions de la Suisse, le Parlement et les parlementaires.

10h30: vers une valse des départements

Cette double élection au Conseil fédéral pourrait entraîner une large redistribution des départements. Le portefeuille de Doris Leuthard risque d'être très convoité et la vacance à l'Economie ouvre le jeu.

Rien n'assure à un nouveau conseiller fédéral de reprendre le dicastère laissé vacant par son prédécesseur. La tradition veut que les ministres déjà en poste puissent faire valoir leur préférence par ordre d'ancienneté. S'ils ne se mettent pas d'accord, les conseillers fédéraux votent.

Le Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et la communication (DETEC) pourrait intéresser tous les partis. Les conseillers fédéraux socialistes pourraient vouloir laver l'affront fait au PS en 2010. Sous pression bourgeoise, le DETEC avait filé sous le nez du parti. Le département était aux mains de Moritz Leuenberger.

10h20: les compétences de Viola Amherd

"Viola Amherd sera une excellente ministre", estime Mathias Reynard (PS/VS). C'est une femme très compétente, malgré sa discrétion. Viola Amherd a su travailler avec efficacité. Cette élection est la "preuve que le travail ça paie", a souligné le Valaisan.

Le PLR valaisan Philippe Nantermod salue le "score extraordinaire" de Viola Amherd. Il a également souligné que ses excellentes relations avec le Parlement et sa prestation lors des hearings avec les groupes lui ont permis d'accumuler un nombre impressionnant de soutiens ces derniers jours.

De son côté, le conseiller national Yves Nidegger "regrette l'élection de Viola Amherd". Selon lui, cette élection "va changer l'équilibre du Conseil fédéral." En ce moment, entre conservateurs, pro-économie, anti-économie et progressistes, le gouvernement reflète bien l'équilibre du Parlement. Maintenant, "on va repartir vers la gauche".

10h15: KKS prête à collaborer

En Suisse, on ne peut gagner qu'ensemble, a déclaré la nouvelle conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, au moment d'accepter son élection. Il faut vouloir collaborer et trouver des solutions au-delà des frontières partisanes pour trouver une majorité auprès du peuple.

La politique européenne, sociale, fiscale, l'énergie ou l'environnement préoccupent les Suisses. Les solutions ne se trouvent pas en parfaite harmonie, mais par un dialogue constructif, a déclaré la libérale-radicale saint-galloise à la tribune de l'Assemblée fédérale après son élection.

"Dans notre pays, un seul être humain n'a qu'une influence limitée". On ne peut résoudre les problèmes qu'ensemble, a-t-elle dit. Il en va de même au gouvernement. Karin Keller-Sutter a aussi relevé que son élection constitue la fin d'un chapitre difficile pour les femmes du PLR. Il aura fallu attendre près de 30 ans pour que l'une d'entre elles retrouve un fauteuil au gouvernement, la dernière étant Elisabeth Kopp.

10h15: des régions mieux représentées

Les différentes régions du pays seront désormais mieux représentées au sein du gouvernement. La Suisse orientale et l'Arc alpin ne sont plus laissés de côté. Avec le départ du PLR bernois Johann Schneider-Ammann, l'"Espace Mitteland" n'a plus que deux conseillers fédéraux: le Fribourgeois Alain Berset et la Bernoise Simonetta Sommaruga. Vaud est représenté par Guy Parmelin, Zurich par Ueli Maurer et le Tessin par Ignazio Cassis.

La Suisse orientale n'est plus laissée à l'écart, grâce à la PLR Karin Keller-Sutter. L'Arc alpin n'a pas été oublié. Pour la quatrième fois de l'histoire, le Valais est représenté au Conseil fédéral avec la démocrate-chrétienne Viola Amherd.

L'équilibre entre les langues au sein du Conseil fédéral reste quant à lui le même, soit quatre germanophones, deux francophones et un italophone.

10h05: un gouvernement rajeuni

L'arrivée de Karin Keller-Sutter, 54 ans, et de Viola Amherd, 56 ans, va légèrement rajeunir le Conseil fédéral. La moyenne d'âge va passer de 59 ans à 57 ans et 5 mois.

Ueli Maurer, 68 ans sera le doyen d'âge, Alain Berset, 46 ans, le benjamin. Simonetta Sommaruga a 58 ans, Guy Parmelin 59 ans, Ignazio Cassis 57 ans. Les démissionnaires Johann Schneider-Ammann et Doris Leuthard ont quant à eux soufflés respectivement 66 et 55 bougies.

10h00: Karin Keller-Sutter élue au premier tour

Pas de suspense pour l'élection au siège PLR. La conseillère aux Etats Karin Keller-Sutter a été élue dès le premier tour avec 154 voix sur 237.

09h40: le PLR a droit à son deuxième siège

Le groupe PLR est sans conteste la troisième force du Parlement. Notre droit à un deuxième siège est indiscutable, a déclaré Beat Walti (ZH) chef du groupe PLR avant l'élection du successeur de Johann Schneider-Ammann.

Les autres partis n'ont apparemment pas remis ce droit en question lors des auditions, s'est félicité le Zurichois. Le PLR a présenté deux candidats aux compétences confirmées, mais aux orientations politiques différentes. Tous deux s'engageront pour des institutions fortes qui fonctionnent.

09h40: quatrième fois pour le Valais

C'est la quatrième fois de l'histoire que le Valais est représenté au Conseil fédéral. La démocrate-chrétienne a la même appartenance partisane que le premier représentant du canton au gouvernement Josef Escher, qui a siégé au Conseil fédéral de 1950 jusqu'à son décès fin 1954.

Tout comme lui, Viola Amherd vient du Haut-Valais. Les deux autres ministres étaient romands: le PDC Roger Bonvin (1962-1973) et le radical Pascal Couchepin (1998-2009).

09h30: favoriser les compromis

La nouvelle conseillère fédérale Viola Amherd veut préserver la voie du compromis au sein du gouvernement. "Je suis consciente de la tâche qui m'incombe et je l'accomplirai avec sincérité et collégialité", a-t-elle dit après son élection à la tribune de l'Assemblée fédérale.

"C'est un grand honneur pour moi et mon canton", a-t-elle ajouté. La démocrate-chrétienne valaisanne s'est dite prête à relever le mandat pour lequel elle a été élue en favorisant des solutions pragmatiques et efficaces pour la Suisse et ses habitants. "Je promets que je ferai tout pour relever les défis et servir notre pays".

09h20: Viola Amherd élue au premier tour

Viola Amherd remplacera Doris Leuthard au Conseil fédéral. L'Assemblée fédérale a élu au premier tour la conseillère nationale valaisanne par 148 voix sur 240 bulletins valables.

Heidi Z'graggen obtient 60 voix. Dix-sept voix sont allées au président du PDC suisse Gerhard Pfister. Il y a eu quinze voix éparses. L'ancienne présidente de la ville de Brigue a accepté son élection.

09h00: le PDC défend ses candidates

Le PDC tient à la formule magique et a droit à un siège au Conseil fédéral, a rappelé mercredi le président du groupe démocrate-chrétien Filippo Lombardi (TI). Il a procédé sérieusement au choix des candidats qu'il présente.

Les deux candidates sont de haute qualité et sont toutes deux aptes à occuper la fonction de conseillère fédérale, a dit M. Lombardi. Le PDC en appelle donc au respect de la concordance et au respect de son choix: la conseillère nationale valaisanne Viola Amherd et la conseillère d'Etat uranaise Heidi Z'graggen.

08h55: début de la procédure de vote

Les conseillers fédéraux ont quitté la salle du Conseil national, la procédure de vote va pouvoir débuter. Le premier scrutin concerne la succession de Doris Leuthard. L'Assemblée fédérale devra trancher entre la Valaisanne Viola Amherd et l'Uranaise Heidi Z'graggen.

08h50: plaidoyer pour le bien du pays

Honnêteté, fiabilité et courage: ces trois vertus doivent conduire l'action politique pour le bien du pays, a déclaré Johann Schneider-Ammann devant l'Assemblée fédérale. Gouverner selon ces trois qualités signifie ne pas faire de fausses promesses, agir à temps et viser le bien du pays et non des intérêts individuels.

La Suisse est un petit Paradis, a-t-il rappelé dans son discours prononcé en trois langues. Durant ses huit années au Conseil fédéral, le Bernois s'est principalement soucié d'atteindre des résultats concrets: l'emploi pour le plus de monde possible, une économie concurrentielle, la formation et la recherche et la cohésion sociale.

Les défis pour l'avenir ne manquent pas. "Nous devons encore gagner en flexibilité et libéralisme, oser au lieu de réguler", a-t-il déclaré. "La Suisse doit miser sur ses liens avec le monde plutôt que le repli". Car la souveraineté ne signifie pas regarder en arrière. La souveraineté, c'est agir au service des intérêts à long terme du pays.

08h40: un patron ouvert au dialogue

Johann Schneider-Ammann était apprécié pour son ouverture au dialogue et au compromis. Dans son discours d'hommage, la présidente de l'Assemblée fédérale Marina Carobbio a rappelé le rôle de patron du ministre de l'économie.

C'est d'ailleurs en tant qu'entrepreneur que le libéral-radical avait été élu au Conseil national puis au Conseil fédéral. Au gouvernement, le Bernois s'est aussi intéressé à la formation et la recherche, il s'est engagé pour le système dual de formation professionnelle. Il en a été un des plus importants promoteurs à l'étranger. Le ministre de l'économie s'est aussi distingué en finalisant treize accords de libre-échange.

08h30: plaidoyer pour plus de coopération

Dans son discours d'adieu à l'Assemblée fédérale, Doris Leuthard a mis en garde contre un affaiblissement du multilatéralisme et plaidé pour plus de coopération entre les Etats. "Les problèmes globaux ne peuvent se résoudre au niveau national", a-t-elle souligné.

"Malgré sa petite taille, la Suisse joue un rôle important, car nous sommes crédibles et fiables, et nous agissons de manière indépendante", a-t-elle dit. Des qualités qui seront nécessaires pour trouver une solution indispensable, à ses yeux, avec l'Union européenne (UE).

"Plus nous mettrons de temps à trouver une solution, plus le prix à payer sera élevé. Les accords bilatéraux perdront de leur pertinence. Suspendre les relations avec l'UE est une régression", a-t-elle insisté. La ministre sortante a encore salué le système démocratique suisse, qui "constitue une des forces de notre pays", et appelé à poursuivre à l'avenir la concordance, le consensus et le compromis.

08h20: hommage à Doris Leuthard

Après lecture de la lettre de démission de Doris Leuthard, la présidente de l'Assemblée fédérale Marina Carobbio a rendu hommage à la conseillère fédérale démissionnaire. Doris Leuthard a toujours été populaire. Elue au premier tour au Conseil fédéral, elle est entrée dans l'histoire en convainquant le gouvernement de tourner le dos à l'atome.

C'était non seulement une grande dame politique, mais surtout "une grande dame", a salué Marina Carobbio. Doris Leuthard a engrangé de nombreux succès au Département de l'économie, a rappelé la socialiste dans son discours d'hommage. Mais elle restera dans les mémoires comme patronne du Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication, a estimé la socialiste.

Le peuple lui a toujours fait confiance, elle a gagné 16 votations populaires sur 18. La ministre pouvait répondre spontanément aux questions et a démontré au quotidien sa mémoire phénoménale et sa capacité à vulgariser des choses complexes. Dotée d'un instinct politique sûr, c'était aussi une femme de coeur, une raison de sa popularité, a estimé Mme Carobbio.

07h50: pas de recommandation de vote du PS

Le parti socialiste a décidé de laisser la liberté de vote pour le ticket PDC à l'élection au Conseil fédéral. Le chef de groupe Roger Nordmann l'a annoncé à l'issue de leur réunion tôt mercredi matin. Pour le PLR, il avait déjà annoncé soutenir la candidature de Karin Keller-Sutter.

Roger Nordmann n'a pas commenté la décision du groupe. La veille, il avait relevé que Viola Amherd et Heidi Z'graggen étaient toutes deux d'excellentes candidates, au profil politique très proche. Alors que le choix de Karin Keller-Sutter s'est imposé à la quasi-unanimité, celui pour le PDC est plus délicat.

04h30: le suspense va prendre fin

La Suisse connaîtra ce mercredi les noms des personnes qui vont succéder à Doris Leuthard et Johann Schneider-Ammann au Conseil fédéral. Karin Keller-Sutter semble bien partie pour reprendre le siège libéral-radical. Le match est plus ouvert au PDC.

Ce sera toutefois le nom de la prochaine conseillère fédérale démocrate-chrétienne qui sera dévoilé en premier. Après les hommages de rigueur aux ministres démissionnaires et les dernières déclarations des groupes, l'Assemblée fédérale élira la personne qui reprendra le flambeau de Doris Leuthard.

Il faudra peut-être plus d'un tour pour départager la conseillère nationale valaisanne Viola Amherd de la conseillère d'Etat uranaise Heidi Z'graggen. L'expérience parlementaire de la première est mise en avant par la plupart des partis. Mais Heidi Z'graggen pourrait séduire à droite et sa carte environnementale lui servir pour grappiller des soutiens à gauche. Chaque voix comptera.

Et les dernières manoeuvres de la nuit dans la Berne fédérale pèseront de tout leur poids. Jusqu'à mardi soir, le PLR, le PS et les Verts n'ont pas dit officiellement vers qui ira leur préférence. Les socialistes pourraient affiner leur stratégie mercredi matin. La majorité de l'UDC soutiendrait l'Uranaise alors que le PVL et le PBD appellent à voter pour la Valaisanne.

Les parlementaires trancheront dans un deuxième temps la succession de Johann Schneider-Ammann. Avec le soutien de l'UDC, du PS, des Verts, du PBD et du PVL, la conseillère aux Etats saint-galloise Karin Keller-Sutter part favorite. Seul le PDC ne l'a pas choisie officiellement au détriment de l'autre candidat officiel, le conseiller aux Etats nidwaldien Hans Wicki.

Karin Keller-Sutter avait échoué il y a huit ans face à Johann Schneider-Ammann. Le parti n'a pas eu de conseillère fédérale depuis Elisabeth Kopp.

 

(KEYSTONE-ATS)

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International

Swiss achemine du matériel médical en Suisse

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Le volume transporté par la filiale de Lufthansa représente plus de 200 tonnes de fret aérien. (Archives - ©KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)
Swiss a commencé à acheminer du matériel médical de Chine vers la Suisse. En avril, la compagnie aérienne va effectuer plus de dix vols cargo avec des long-courriers Airbus A340 pour rapatrier plus de 35 millions d'articles destinés au personnel médical.

Le volume transporté par la filiale de Lufthansa représente plus de 200 tonnes de fret aérien, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué. L'opération est effectuée pour le compte de la pharmacie cantonale de Zurich.

Sur les vols vers la Chine, Swiss transportera des marchandises "dans l'intérêt des secteurs exportateurs suisses", sans plus de précision.

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Suisse

Près de 600 décès du Covid-19 en Suisse

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Avec 252 cas testés positifs au coronavirus pour 100'000 habitants, la Suisse a l’une des incidences les plus élevées en Europe. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
Lundi à 08h00, la Suisse comptait 21'652 cas testés positifs au coronavirus, soit 552 de plus que la veille. A l'heure actuelle, 584 personnes sont décédées en Suisse des suites de la maladie covid-19, selon le site de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Parmi les 584 personnes décédées, 64% étaient des hommes et 36% des femmes, écrit l'Office fédérale de la santé publique (OFSP) sur son site internet. L’âge des personnes décédées allait de 32 à 101 ans, avec un âge médian de 83 ans (50% étaient plus jeunes et 50% plus âgés que cet âge).

Sur les 566 personnes décédées pour lesquelles les données sont complètes, 97% souffraient d’au moins une maladie préexistante. Les trois maladies préexistantes les plus fréquemment mentionnées étaient l'hypertension artérielle (chez 66% des personnes décédées), les maladies cardiovasculaires (55%) et le diabète (28%).

Plus de 160’000 tests

Depuis le premier cas de Covid-19 confirmé en laboratoire survenu le 24 février, le nombre de cas n’a cessé d’augmenter. A ce jour, environ 162’500 tests ont été effectués pour Covid-19, dont 15% étaient positifs. Avec 252 cas pour 100'000 habitants, la Suisse a l’une des incidences les plus élevées en Europe, note encore l'OFSP dans son bulletin quotidien.

Par rapport à la taille de leur population, les cantons du Tessin (715,2), de Genève (662,5), de Vaud (539,3) et de Bâle-Ville (473,9) étaient les plus touchés.

L’âge des cas confirmés en laboratoire allait de 0 à 108 ans, avec un âge médian de 53 ans. 47% des cas étaient des hommes, 53% des femmes. Les adultes étaient nettement plus touchés que les enfants. Chez les adultes de 60 ans et plus, les hommes étaient plus touchés que les femmes, et chez les adultes de moins de 60 ans, les femmes que les hommes.

A l'hôpital

Des informations étaient en outre disponibles pour 2471 patients hospitalisés. Leur âge allait de 0 à 101 ans, avec un âge médian de 71 ans. 61% des personnes hospitalisées étaient des hommes et 39% des femmes.

Sur les 2127 personnes hospitalisées pour lesquelles des données complètes sont disponibles, 12% n'avaient aucune maladie préexistante. Les trois symptômes les plus fréquemment mentionnés étaient la fièvre (68%), la toux (65%) et les problèmes respiratoires (39%). De plus, 43% avaient une pneumonie.

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Suisse

Lancement d'une étude sur le stress dû au coronavirus

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Actuellement, il est difficile d'évaluer les répercussions de la crise sur la santé psychique des Suisses. Cette étude devrait permettre d'y voir plus clair. (Photo symbolique - ©KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)
Des chercheurs de l'Université de Bâle lancent une étude en ligne dans toute la Suisse sur le stress provoqué par la pandémie de coronavirus sur la population. Le questionnaire est disponible en français, allemand et italien.

Pour de nombreux citoyens, la crise actuelle constitue une énorme charge psychique, écrit l'alma mater bâloise dans un communiqué. A la peur du virus lui-même s'ajoute un stress considérable pour de nombreux employés, indépendants, écoliers, étudiants ou encore enseignants, sans même parler des soignants à la limite de leurs capacités.

Les restrictions dans la vie sociale constituent un facteur aggravant. Actuellement, personne n'est en mesure d'évaluer les répercussions de l'ensemble de ces facteurs sur la santé psychique des Suisses, pour la simple raison qu'une telle situation ne s'est jamais produite.

C'est pourquoi l'équipe de Dominique de Quervain de l'Université de Bâle a décidé de lancer la Swiss Corona Stress Study dont le but est d'examiner les conséquences de la crise sur la population et d'identifier les facteurs de risque et les facteurs protecteurs.

Le questionnaire en ligne en trois langues prend environ quinze minutes. A la fin, les participants reçoivent des conseils personnalisés de réduction du stress.

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Suisse

Les Suisses globalement disciplinés face aux restrictions

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Si les Suisses ont profité du soleil ce week-end, ils ont globalement bien respecté les mesures sanitaires. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Malgré le soleil et des températures dépassant les 20 degrés par endroits, les Suisses ont globalement bien respecté les restrictions sanitaires pour lutter contre le coronavirus ce week-end. Des progrès restent cependant possibles en vue des fêtes de Pâques.

A Genève, les autorités tirent un bilan positif de la stratégie d'information, de dissuasion et de répression mise en place. Mais il reste des pistes d'amélioration à étudier pour la suite.

Samedi, trois amendes d'ordre ont été distribuées la journée et 23 en soirée, selon Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé (DSES). Les chiffres de dimanche n'étaient pas encore disponibles lundi matin.

La population semble avoir compris les mesures concernant les distances minimales à respecter et l'interdiction de rassemblement de plus de cinq personnes. En revanche, s'agissant de l'injonction "Restez chez vous!": on peut mieux faire, résume Silvain Guillaume-Gentil, porte-parole de la police genevoise.

Autorités vaudoises confiantes

Le constat est sensiblement le même du côté de la police vaudoise, qui tire un bilan "plutôt positif" du respect des règles de distance sociale. Il y avait du monde dehors, mais nettement moins que d'habitude et les gens étaient éparpillés. Les autorités se disent plus confiantes qu'inquiètes pour le week-end de Pâques.

Malgré la bonne attitude de la population dans l'ensemble, 161 amendes d'ordre ont été infigées samedi - contre 188 le samedi précédent - et 123 dimanche. Au total, 32 dénonciations ont été transmises au Ministère public.

Actuellement, quelque 630 policiers patrouillent 24h/24h sur tout le territoire cantonal. Selon leurs observations, il y a encore trop de personnes de plus de 65 ans se promenant dans des lieux publics où il y a du monde. Et il faut encore rappeler à certains jeunes de bien respecter la distance sociale et d'éviter les rassemblements.

"Ne pas baisser la garde"

"Il est important de ne pas baisser la garde. On doit maintenir ces mesures pour Pâques. Les gens doivent rester à la maison malgré le beau temps", note Jean-Christophe Sauterel, chef communication de l'Etat-Major Cantonal de Conduite (EMCC).

En Valais, le nombre d'infractions est "demeuré stable par rapport au week-end précédent", a indiqué à Keystone-ATS Stève Léger, porte-parole de la police cantonale. Celle-ci a procédé à neuf dénonciations au Ministère public et distribué 230 amendes d'ordre d'un montant de 100 francs chacune.

Les amendes infligées concernaient à part égale des réunions en groupe de plus de cinq personnes et le non-respect de la distance sociale. Mais "la très grande majorité de la population respecte parfaitement les interdictions".

Suisse alémanique disciplinée

En Suisse alémanique aussi, la population a dans l'ensemble suivi les consignes sanitaires. A Zurich, la police a certes dû appeler plusieurs groupes à se disperser et à respecter la distance sociale. Quelques amendes ont été distribuées, mais aucun incident majeur n'est à déplorer, explique un porte-parole.

A Lucerne, davantage de personnes étaient de sortie, surtout le dimanche, même si une grande partie des rives du lac étaient fermées. Les groupes étaient toutefois petits et la distance sociale a été respectée. Une centaine d'amendes ont néanmoins été distribuées.

A Bâle, où la température a atteint 22 degrés, les rives du Rhin sont encore librement accessibles aux visiteurs. La police cantonale a dû sévir dans 130 cas pour des violations à l'interdiction de rassemblements publics.

A Berne, nettement moins de gens étaient de sortie samedi qu'à l'accoutumée. Dimanche, les rues et les places ont été davantage fréquentées, mais les grands groupes étaient rares et la distance sociale globalement respectée.

Des amendes ont tout de même été distribuées. "Mais par rapport au week-end dernier, beaucoup de gens semblent être devenus plus raisonnables", se réjouit la police.

Col de la Flüela fermé

En revanche, la route d'accès au col de la Flüela, dans les Grisons, a dû être fermée. Samedi, des randonneurs avaient garé une centaine de véhicules des deux côtés de la route. La police cantonale évoque un nombre record de visiteurs, malgré la demande des autorités de rester à la maison.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) examine actuellement si la population respecte les mesures sanitaires imposées par les autorités. Le Conseil fédéral devrait décider mercredi si un durcissement est nécessaire en vue du week-end de Pâques.

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Suisse

Les transports publics demandent des subsides supplémentaires

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Image d'illustration (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Les entreprises de transports publics ont demandé des subsides supplémentaires à la Confédération et aux cantons en raison des fortes pertes financières liées à la crise du coronavirus. L'Union des transports publics (UTP) déplore, dans une lettre adressée à la ministre des transports Simonetta Sommaruga, des pertes de plusieurs centaines de millions de francs.

Les aides d'urgence, les indemnités pour chômage partiel et la suspension des investissements prévues par la Confédération seront de loin insuffisantes pour couvrir les pertes financières de la branche des transports publics, peut-on lire dans une lettre datée du 26 mars, adressée à la présidente de la Confédération et dont fait état la SonntagsZeitung. Un courrier dont Keystone-ATS a aussi pris connaissance.

L'UTP s'y plaint que la plupart des recettes issues de la vente de tickets individuels tombent en raison des mesures prises contre la pandémie. Parallèlement, les chemins de fer doivent continuer de proposer un service de base. De plus, les détenteurs d'abonnement général demandent un remboursement ou déposent leur sésame.

Les pertes totales se chiffrent en centaines de millions de francs par mois, écrit l'UTP. Par ailleurs, plusieurs entreprises de transports continuent de verser un salaire complet à leurs collaborateurs malgré le chômage partiel.

La fédération demande à la conseillère fédérale socialiste un plan d'action et d'aide. Aucun montant clair n'est articulé. Les coûts supplémentaires et les pertes de rendement liés à la situation ne peuvent pas encore être estimés précisément, selon l'UTP.

En temps normal, presque 500 millions de francs sont encaissés par mois via la vente de billets et d'abonnements par les entreprises de transports, indique toutefois le directeur de l'UTP Ueli Stückelberger, cité par la Sonntagszeitung. Depuis le semi-confinement, entre 60 et 80% de ces recettes sont tombées.

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