Suisse
Le maire de Lugano Marco Borradori est subitement décédé
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Le maire de Lugano Marco Borradori est subitement décédé mercredi peu après 18h00. Agé de 62 ans, il avait été hospitalisé la veille en début d'après-midi à la suite d'un arrêt cardiaque survenu durant une séance de course à pied.
La mairie de la ville l'a officiellement annoncé en début de soirée après avoir été informée par la famille. Aussitôt après son hospitalisation au Ticino Heart Center, l'élu de la Lega avait été placé sous assistance cardiaque. Son pronostic était alors "extrêmement réservé", avait indiqué l'établissement.
Un pronostic renouvelé mercredi matin en conférence de presse. Les chances de survie de M. Borradori sont minces. Tous les organes ont subi des dommages à la suite de l'arrêt cardiaque, en particulier le système nerveux central, ont déclaré les médecins mercredi matin.
Avant de devenir maire de Lugano, en 2013, Marco Borradori avait connu une carrière nationale et cantonale. Il avait siégé au Conseil national entre 1991 et 1995 puis au Conseil d'Etat du Tessin entre 1995 et 2013.
Un canton secoué
L'annonce du décès s'est répandue comme une traînée de poudre dans le canton. Très rapidement, le gouvernement tessinois a "constaté avec consternation le décès prématuré du maire de Lugano". Au cours des dernières heures, le gouvernement a suivi l'évolution de la situation, espérant jusqu'au tout dernier moment une issue positive", écrit le Conseil d'Etat, exprimant les sentiments de toute la communauté tessinoise.
Evénement phare du canton à cette période, le Festival de Locarno a vu son programme modifié. La partie conviviale a été supprimée. A l'occasion de la réception des députés au Palacinema, le président du Grand Conseil tessinois Nicola Pini a improvisé, après avoir réfléchi à ce qu'il devait depuis nombreuses semaines.
"Je voulais vous dire que la 74e édition sera un festival d'espoir. Que ce sera un retour à la vie, un retour au vivre ensemble. Mais maintenant, un homme a disparu, un homme qui aimait la vie, qui aimait les gens et le sport", a-t-il dit.
Le maire de Locarno, Alain Scherrer, a également eu du mal à trouver ses mots. Comme les orateurs précédents et suivants, il a laissé tomber la majeure partie de son discours préparé pour relever ses relations amicales plus que politiques avec le défunt. Avec le maire de la capitale Bellinzone, les présidents des principales autres villes du canton se sont associés dans un communiqué pour exprimer leur peine.
Le conseiller fédéral tessinois Ignazio Cassis a lui aussi mis en évidence des liens amicaux plus que politiques avec Marco Borradori. Tous deux étaient ensemble à l'école, a tweeté le ministre des affaires étrangères.
18 ans au gouvernement
A l'exécutif cantonal, Marco Borradori avait dirigé le Département du territoire. En 18 ans, il aura promu et accompagné d'innombrables projets d'importance capitale pour le développement du canton du Tessin, ajoute le gouvernement. Et de citer les tunnels de base AlpTransit du Gothard et du Monte Ceneri, celui de Vedeggio-Cassarate.
Le conseiller d'Etat léguiste s'est également préoccupé du complexe dossier des déchets, avec la construction de l'usine de valorisation énergétique des déchets. Sans compter la création de l'Observatoire de l'environnement de la Suisse italienne, celle du Parco del Piano di Magadino. Marco Borradori aura connu le succès avec la première campagne d'incitation au chauffage au bois et photovoltaïque lancé en 2002.
Il aura aussi eu à gérer des dossiers plus délicats ces derniers temps comme maire: l'aéroport de Lugano-Agno, dont l'opérateur a jeté l'éponge en avril 2020, le projet de nouveau stade de football du FC Lugano, ou encore la démolition partielle du centre autonome de Lugano, en mai dernier.
Le côté pragmatique de la Lega
Au moment de quitter ses fonctions au Conseil d'Etat en 2013, il résumait les 18 années passées à ce niveau par ces mots: "Ce long voyage m'a réservé bien des surprises et m'a aidé à composer un portrait du Tessin dont les mérites - la capacité d'avoir des idées innovantes, le courage de les désirer, la force de les réaliser - l'emportent certainement sur les défauts".
Né le 6 juin 1959 à Lugano, Marco Borradori était célibataire sans enfant. Après des études de droit à Zurich, il avait exercé la profession d'avocat et de notaire jusqu'en 1995.
Marco Borradori était extrêmement populaire dans son canton. Il était considéré comme sociable et avait toujours le ton amical. Marco Borradori incarnait la ligne pragmatique, sociale et disposée à faire des compromis de la Lega.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Musée de Bagnes explore nos représentations du loup
"Les loups y sont entrés et son partout": pensé comme une maison pour l'occasion, le Musée de Bagnes (VS) explore nos représentations du grand canidé en interrogeant ses "Présences", notamment dans le contexte valaisan. Une exposition à découvrir dès dimanche et ce jusqu'au 15 novembre prochain.
"La disparition puis le retour du loup dès 1994 forcent à réfléchir notre rapport au sauvage, au domestique et à la relation entre humain et non-humain", explique l'institution muséale valaisanne. Dans un territoire alpin tatoué par l'agriculture de montagne et le tourisme, s'interroger sur la figure du loup amène dans l'équation les brebis, les chiens, les pratiques agropastorales, ainsi que les conceptions et façons d'habiter la montagne".
Pour dérouler son projet, le Musée de Bagnes explore la figure de l'animal à travers ses espaces. La scénographie permettra au public de "cheminer à quatre pattes et sur deux jambes" et de découvrir, par exemple, des vidéos de meutes prises de nuit dans la salle de bain, des panneaux de mise en garde dans le débarras ou encore des animaux taxidermisés dans le jardin.
Avec ces différentes pièces - entre le "salon des cohabitations" ou encore la "chambre des attachements" -, il s'agit d'emprunter la perception de certains habitants, éleveurs ou bergers des Alpes pour qui le prédateur est "trop proche". Autrement dit, "les loups y sont entrés et sont partout". Le titre de l'exposition, "Présences", est un terme emprunté à un éleveur de brebis pour parler du grand canidé.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
L'explosion des prix d'achat et des rénovations à Genève divise
L'affaire des baux résiliés au boulevard Carl-Vogt montre les divergences profondes autour de l'immobilier à Genève, alors que les rénovations ont explosé ces dernières années. Des bailleurs institutionnels achètent des biens à des prix exorbitants. Mais l'ASLOCA et la Chambre genevoise immobilière s'opposent sur les raisons de cette situation.
Les rénovations attendues à Carl-Vogt dans une centaine de logements ne sont pas une exception. Des projets de démolitions et reconstructions sont notamment attendus dans les quartiers de la Servette, où des locataires se sont rassemblés mercredi soir devant les bureaux du propriétaire, l'UBS, et des Augustins.
Si les démolitions et reconstructions ne sont pas très nombreuses en raison des contraintes légales, les rénovations se multiplient. Selon les statistiques cantonales, le nombre de transformations s'établissait presque toujours à moins de 300 par an avant 2022. Depuis cette année-là, il n'est pas retombé sous le seuil de 400.
Au centre de l'attention, des caisses de pension, mais aussi des banques ou des assureurs. Les grands bailleurs "achètent à n'importe quel prix" parce qu'ils savent qu'ils retomberont sur leurs pattes après rénovations, affirme à Keystone-ATS le conseiller national Christian Dandrès (PS/GE), juriste à l'ASLOCA.
A Carl-Vogt, le mécène Metin Arditi avait acquis les immeubles pour 9,4 millions de francs. Il les avait ensuite revendus en 2020, une vingtaine d'années plus tard, pour 129 millions de francs à la Caisse de pension du canton de Bâle-Ville (PKBS).
Caisses de pension pas fiscalisées
Pour le secrétaire général de la Chambre genevoise immobilière (CGI), Christophe Aumeunier, le constat ne constitue pas une surprise mais il l'explique différemment. La fiscalité genevoise sur les immeubles de rendement est extrêmement lourde pour les propriétaires privés, de même que les montants à engager pour les rénovations énergétiques obligatoires. Or, les "caisses de pension sont exemptées d'impôts et s'appuient sur une pléthore de fonds. Il y a un marché parallèle", admet le secrétaire général.
Les investissements "massifs" dans l'immobilier sont observés notamment lorsque le résultat des produits financiers liés à la Confédération est moins satisfaisant, explique M. Dandrès. Selon lui, malgré des "prix surfaits", les grands acheteurs anticipent déjà un rendement de 4 à 5% après des rénovations.
Un argument que réfute M. Aumeunier. Selon lui, les montants d'achat élevés s'expliquent par le manque d'immeubles à vendre. "Je n'entends pas l'ASLOCA dire qu'il faut construire davantage pour fluidifier le marché et lutter contre la pénurie de logements", déplore-t-il.
De même, M. Aumeunier "peine à croire" que les bailleurs obtiennent réellement une rente dans cette affaire. Les caisses de pension sont légalement obligées d'avoir de l'immobilier dans leur portefeuille ou souhaitent aussi diversifier les risques dans leurs investissements, selon lui.
Contrainte ou dialogue
Parmi les effets des résiliations, l'ASLOCA et la CGI divergent aussi sur l'impact pour la société. Le conseiller national déplore une "casse sociale" parce que les habitants quittent les centres-villes, sont contraints à des sous-locations ou restent, mais dans des conditions précaires. "La classe moyenne a encore accès aux centres-villes et ceux-ci doivent rester vivants", rétorque M. Aumeunier.
Face à ces défis, les réponses sont également différentes. Le conseiller national prépare une motion ou une initiative parlementaire pour la prochaine session à Berne en mars. Au centre des réflexions, un mécanisme pour limiter les niveaux des loyers et des prix dans des zones de développement pour une certaine période, par exemple dix ans. Mais également un dispositif "antispéculatif" pour plafonner les prix d'achat d'un immeuble en fonction de l'état locatif.
"Il n'y a pas d'accord sur ce terme de spéculation", conteste M. Aumeunier. Il réitère sa main tendue à tous les acteurs. Il faut régler ce problème cette année en raison du délai imposé par l'Etat pour les rénovations énergétiques, dit-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Incendie au mémorial dédié aux victimes de Crans-Montana
Le mémorial dédié aux victimes de Crans-Montana a pris feu tôt dimanche matin. Les pompiers dépêchés sur place ont rapidement maîtrisé l'incendie et personne n'a été blessé.
Un incendie s'est déclaré vers 6 heures au mémorial, situé à la Rue Centrale, a annoncé la police cantonale valaisanne sur X. Interrogé par Keystone-ATS dimanche matin, un porte-parole de la police ne pouvait, pour l'instant, pas donner d'informations sur les causes de l'incendie. La police scientifique a été appelée sur place.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Le patron de Julius Bär veut un registre des banquiers fautifs
Le directeur de la banque privée zurichoise Julius Bär, Stefan Bollinger, réclame dimanche dans la NZZ am Sonntag la création d'un registre des banquiers fautifs. "L'enregistrement des acteurs des marchés financiers présente des avantages évidents", lance-t-il.
"Cela empêche les brebis galeuses de changer simplement de trottoir et de continuer comme si de rien n'était", ajoute M. Bollinger. Il remarque que d'autres places financières importantes, comme les États-Unis, le Royaume-Uni, Hong Kong et Singapour, disposent déjà de tels registres.
La Suisse a déjà un système de vérification des garanties au niveau de la direction, qui pourrait être étendu, déclare le responsable. Un tel instrument serait, selon lui, bénéfique à long terme pour l'ensemble de la place financière.
Ambitions
Dans le même entretien, M. Bollinger contredit les déclarations du président du conseil d'administration d'UBS, Colm Kelleher, évoquant une crise d'identité de la Suisse. Le patron de Julius Bär déclare ne pas la percevoir et se dit convaincu qu'il est avantageux pour UBS de rester une banque suisse, surtout en ces temps difficiles.
M. Bollinger se montre ambitieux pour l'avenir. D'ici à 2028, la banque vise une croissance annuelle des nouveaux capitaux de 4 à 5%, un ratio coûts/revenus inférieur à 67% et un rendement des fonds propres supérieur à 30%, précise-t-il. En tant que gestionnaire de fortune, Julius Bär a un modèle d'affaires beaucoup moins risqué et moins gourmand en capitaux qu'une banque commerciale ou d'investissement, ajoute-t-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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