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Suisse

Le Mouvement autonomiste jurassien s'adresse aux jeunes

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Pierre-André Comte, secrétaire général du Mouvement autonomiste jurassien,MAJ, attend la 77e Fête du peuple jurassien avec impatience (ici lors de l'édition 2020). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Mouvement autonomiste jurassien (MAJ) met les bouchées doubles pour la 77e Fête du peuple le 23 juin prochain, tenue à l'occasion du 50e anniversaire de la naissance du canton du Jura. La politique sera un peu mise en sourdine pour mieux sublimer l'aspect festif.

Le MAJ aura à coeur de parler à la nouvelle génération, qui n'a pas vécu les combats politiques de l'époque. Outre des projections, des témoignages, des hommages et la présence à la Fête du poète et militant Alexandre Voisard (93 ans), des tableaux retraçant l'histoire du Jura seront installés en vieille ville de Delémont.

Le budget de la manifestation, organisée sur trois jours à Delémont du 21 au 23 juin, est de l'ordre de 170'000 francs, presque entièrement financé par les soutiens privés et les recettes sur place. Le point d'orgue sera le cortège allégorique de dimanche après-midi à Delémont.

Repositionnement en cours

Cette 77e Fête du peuple, avancée au début de l'été, aura un relief particulier. Elle coïncide d'une part avec les 50 ans du plébiscite du 23 juin 1974 qui a abouti à l'entrée du canton du Jura dans la Confédération le 1er janvier 1979. D'autre part, elle se situe l'année de la mise sous toit officielle du transfert de Moutier dans le canton du Jura (qui deviendra effectif en 2026).

Ce transfert, comme l'ont répété ces derniers temps les autorités bernoises, marque la fin sur le plan institutionnel de la Question jurassienne. Mais le MAJ, qui a été de tous les combats, ne disparaîtra pas pour autant.

"Des indications sur notre repositionnement et notre travail futur seront données en temps voulu. Une révision des statuts est en cours", ont indiqué le secrétaire général du mouvement Pierre-André Comte et le président Laurent Coste.

Week-end de fête

En attendant, le MAJ souhaite que la politique n'interfère pas avec la fête et la convivialité qui doivent marquer les célébrations. Le mouvement et le canton s'attendent à ce qu'il y ait foule à Delémont mais n'établissent pas de prévisions chiffrées. Une soixantaine d'artistes et de musiciens se produiront sur les trois jours de la manifestation.

Des représentants de "peuples amis", venus du Québec, de Wallonie ou de la vallée d'Aoste, sont aussi attendus. Une invitation a également été adressée à Carles Puigdemont, la grande figure indépendantiste catalane venue dans le Jura en 2018. Mais sa présence est plus qu'incertaine vu qu'il se présentera ce printemps à la présidence de la Catalogne à l'occasion des élections régionales.

Le canton, outre la réception officielle, "arrosera toute la population en lui offrant l'apéro, malgré sa situation financière peut-être un peu délicate", a encore glissé malicieusement le vice-président du MAJ Bernard Studer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Infomaniak passe son contrôle à une fondation d'utilité publique

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Boris Siegenthaler est le fondateur d'Infomaniak, l'entreprise a transféré son contrôle à une fondation d'utilité publique (archive). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le fondateur d'Infomaniak a transféré le contrôle de son entreprise à une fondation d'utilité publique. Celle-ci permettra de préserver l'indépendance du fournisseur genevois de services informatiques nuagiques (cloud). L'équipe de direction reste en place.

Cette démarche met Infomaniak à l'abri de toute acquisition, explique mardi Boris Siegenthaler, le fondateur de la société d'informatique basée à Genève, dans un communiqué.

Aucun rachat, cession ou prise de contrôle ne pourra désormais avoir lieu sans l'accord de la fondation Infomaniak, qui agit comme garante de l'indépendance et de la mission d'Infomaniak, qui s'est engagée "en faveur d'un numérique souverain, responsable et durable".

Le marché de l'informatique nuagique traverse une phase d'accélération sans précédent, marquée par une dépendance croissante envers les géants américains. Plusieurs fournisseurs cloud européens ont récemment été rachetés par des groupes étrangers, exposant ainsi leurs clients à des juridictions extra-européennes.

En tant qu'actionnaire de référence d'Infomaniak, la fondation Infomaniak exerce la majorité des droits de vote grâce à des actions spéciales qui ne pourront jamais être cédées. Tous les actionnaires de l'entreprise, soit Boris Siegenthaler et 36 employés, ont approuvé unanimement cette opération et accepté de réduire leurs droits de vote.

Jusqu'à présent, Infomaniak ne compte aucun investisseur externe. L'entreprise continuera d'être dirigée par son équipe de direction: Marc Oehler (CEO), Céline Morey (CFO) et Boris Siegenthaler (CSO).

Fondée en 1994, Infomaniak emploie plus de 340 personnes en Suisse. En 2025, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 56 millions de francs, en hausse de 50% sur trois ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse Romande

Les comptes 2025 de l'Etat de Fribourg sous la loupe des députés

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Les députés fribourgeois se sont saisis des comptes 2025 de l'Etat, avec un oeil critique, dans le contexte de l'absence pour l'heure de budget 2026 (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les députés fribourgeois ont entamé l'examen des comptes 2025 de l'Etat, qui ont bouclé avec un bénéfice de l'ordre d'un demi-million de francs. La majorité de centre-droit s'inquiète de perspectives dégradées, alors que la gauche déplore un alarmisme excessif.

L'excédent résulte notamment d'une hausse des recettes fiscales et de deux revenus exceptionnels liés à la Banque nationale suisse (BNS) et à la Banque cantonale de Fribourg (BCF). "Les comptes sont bons", a répété mercredi le conseiller d'Etat Jean-Pierre Siggen. Tous les groupes sont entrés en matière.

La présentation du grand argentier est intervenue dans un contexte marqué par le rejet par le peuple le 26 avril de la loi sur l'assainissement des finances de l'Etat (LAFE), à la suite du référendum sollicité par la gauche et les syndicats. Ce dernier a induit l'automne dernier une absence de budget 2026.

Forts de leur victoire, PS et Vert-e-s ont insisté sur la nécessité de garantir les prestations de l'Etat. Centre, PLR-PVL et UDC ont pour leur part averti contre la hausse des charges.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Enclassement à l'école primaire: mieux harmoniser, plus transparent

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La Cour des comptes vaudoise a questionné la performance du processus sous-tendant les décisions d'enclassement des élèves, au degré primaire uniquement (photo symbolique). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La Cour des comptes vaudoise s'est penchée sur la question de l'enclassement des élèves à l'école primaire. Si dans l'ensemble, elle constate que les règles sont bien appliquées dans les six établissements audités, elle observe toutefois que des gains d'efficience sont possibles, notamment en termes d'harmonisation, de prévisibilité et de transparence. Elle formule six recommandations.

A chaque rentrée scolaire, la question de l'enclassement peut se poser: dans quelle classe son enfant va atterrir et pourquoi? La réponse est parfois plus compliquée qu'elle ne paraît, et tout particulièrement lorsqu'un établissement scolaire couvre le territoire de plusieurs communes et dispose de plusieurs bâtiments.

Ce choix est effectué par les directions d'établissement scolaire, qui relèvent du canton, et entraîne des conséquences importantes pour les communes. En effet, outre l'obligation de mettre à disposition et d'entretenir les installations nécessaires (bâtiment, mobilier et matériel), elles doivent aussi organiser différents services tels que les transports scolaires, les devoirs surveillés et l'accueil parascolaire.

La Cour des comptes a questionné la performance du processus sous-tendant les décisions d'enclassement, au degré primaire uniquement (4-12 ans). Elle a analysé ce que la Direction générale de l'enseignement obligatoire et de la pédagogie spécialisée (DGEO) a mis en place pour guider les établissements scolaires. Puis elle a examiné les pratiques de six établissements scolaires du canton. Ses conclusions ont été présentées mercredi à Lausanne.

Canton: accompagnement distant

En premier lieu, la Cour relève que le domicile de l'élève est bel et bien le premier critère considéré. Des dérogations sont octroyées selon les conditions prévues et que les limites règlementaires sur les effectifs par classe sont bien respectées, constate-t-elle.

Pour le reste toutefois, une grande diversité a été observée dans les six établissements scolaires: de la prise en compte de différents critères secondaires dans le processus d'enclassement, à la communication avec les parents d'élèves et les communes.

"Cela s'explique notamment par le peu de directives émises par la DGEO, ce qu'elle justifie par l'autonomie organisationnelle que la loi octroie aux établissements scolaires", note la Cour. "A ce jour, le suivi effectué par la DGEO porte principalement sur les aspects financiers et peu sur les aspects organisationnels. En conséquence, le risque existe que deux situations similaires soient traitées de manière différente dans deux établissements scolaires du canton".

"Malgré un accompagnement par la DGEO plutôt distant car concentré sur les aspects financiers, les principes légaux et réglementaires sont bien respectés", souligne la Cour. Face au manque de directives émises par la DGEO dans le domaine de l'enclassement, la Cour estime toutefois qu'une "harmonisation est possible et souhaitable".

Cadre commun

En plus du domicile, d'autres critères sont considérés pour déterminer dans quel bâtiment un enfant sera scolarisé "avec des priorités qui ne sont pas toujours les mêmes". Il s'agit par exemple de l'équilibre entre garçons et filles ou des fratries, mais aussi des contraintes liées aux transports et aux besoins de garde.

Le traitement réservé aux souhaits exprimés par les parents diffère aussi selon les établissements, car il est laissé à leur entière liberté, observé aussi la Cour. Ces différences rendent l'enclassement de l'élève peu prévisible, remarque-t-elle.

Parmi d'autres constats, la Cour des comptes relève que la transparence vis-à-vis des parents d'élèves doit aussi être améliorée. "Des bonnes pratiques ont d'ailleurs été constatées qui mériteraient d'être généralisées", écrit-elle.

Elle cite en exemple l'organisation chaque année d'une séance de présentation aux parents des futurs 1P, l'explication des critères pris en compte dans le processus d'enclassement et la complexité de trouver un équilibre entre les besoins individuels et collectifs, la prévention en avance si un enfant devait être scolarisé dans un village autre que celui de son domicile.

Recommandations acceptées

Les parents ne sont pas non plus toujours informés de la possibilité d'émettre des voeux ni de la manière dont les besoins en place d'accueil parascolaire sont pris en compte. Pour cela, des exigences minimales doivent être fixées au niveau cantonal, y compris en ce qui concerne l'échéance pour la communication de la décision d'enclassement.

Au final, la Cour formule six recommandations pour améliorer la situation. Elles ont toutes été acceptées par la DGEO.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Propriété du logement: beaucoup d'aspirants, peu d'objets

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Le chez-soi à soi reste utopique pour bon nombre de résidents en Suisse. (archive) (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Le désir d'accéder à la propriété de son logement se heurte toujours en Suisse à un double obstacle. Les propriétaires de longue date ne sont pas disposés à vendre d'une part et les critères de financement demeurent souvent infranchissables de l'autre.

Ainsi, si 70% des jeunes de 25 à 40 ans expriment le souhait de posséder leur logement, seuls 16% des propriétaires songent à céder leurs biens, selon les résultats d'un sondage annuel réalisé par Helvetia Assurances et Moneypark diffusés mercredi.

Concernant le logement idéal, une moité des sondés rêvent d'une maison individuelle et 43% affichent une préférence pour la campagne. Seul un tiers des locataires se dit satisfait de son habitat, contre 54% pour les propriétaires d'appartements et 89% des possesseurs de villas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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