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Économie

Le National pour des règles plus sévères pour les banques

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Le durcissement des règles pour les banques d'importance systémique est revenu sur le tapis au National, trois semaines après la session extraordinaire sur la crise bancaire (photo d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Trois semaines après la session extraordinaire sur la crise bancaire, le débat divise toujours les esprits. Mais cette fois, les socialistes ont réussi à faire accepter trois interventions pour durcir les règles. Le Conseil des Etats devra encore valider.

Les deux motions et le postulat de Prisca Birrer-Heimo (PS/LU) avaient été déposés bien avant la faillite de Credit Suisse, dans le contexte des pertes affichées après la débâcle de Greensill et Archegos. Depuis, c'est le Credit Suisse lui-même qui a dû être sauvé en urgence.

Pour la socialiste, les récents événements démontrent qu'il est urgent d'agir. Elle a rappelé mardi les députés à leurs promesses faites durant la session extraordinaire. "On ne peut plus attendre des rapports", estime Mme Birrer-Heimo.

La chasse aux primes peut causer un préjudice grave aux clients et aux actionnaires. Mais quand il s'agit de banques d'importance systémique, "c'est nous les contribuables, qui payons ce risque". Il y a des banques qui peuvent se passer de ce système comme la Raiffeisen, a-t-elle rappelé. Sa motion demande d'interdire le versement de primes aux étages supérieurs de la hiérarchie.

Quant aux fonds propres, les normes actuelles sont insuffisantes. Elle demande d'imposer aux banques d'importance systémique de détenir un ratio de fonds propres non pondérés d'au moins 15%. Or après la chute de Credit Suisse, des voix se sont élevées pour demander nettement plus.

Non à des décisions précipitées

La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a répondu que toutes ces questions avaient été largement débattues en avril et que le Conseil fédéral avait été chargé de rendre un rapport d'ici un an sur tous ces aspects. Selon la ministre des finances, il ne faut pas anticiper.

Un avis que n'a pas partagé le plénum. Les deux motions ont été acceptées respectivement par 101 voix contre 70 et 92 contre 82. Une vingtaine d'élus se sont abstenus à chaque fois.

Renforcer la FINMA

Quant à l'autorité de surveillance qu'est la FINMA, la socialiste veut lui donner de vrais moyens de punir les établissements qui manquent à leurs obligations. Selon elle, il faut que la FINMA puisse infliger de vraies amendes et rendre les sanctions publiques. Le postulat a été tacitement adopté avec l'accord de la conseillère fédérale Keller-Sutter qui a entretemps changé d'avis.

Lors de la session extraordinaire, le Parlement a donné mandat au gouvernement d'examiner tous les aspects qui ont mené à la faillite de Credit Suisse. Tous les partis avaient soutenu ces postulats.

La session extraordinaire portait sur le rachat forcé de Credit Suisse par UBS, décidé le 19 mars par le gouvernement. La Confédération a soumis au Parlement deux crédits urgents d'un montant total de 109 milliards de francs au titre de garantie.

Le premier, d'un montant de 100 milliards, permet à la Confédération de garantir les prêts octroyés par la BNS à Credit Suisse. Le second de 9 milliards est destiné à UBS pour d'éventuelles pertes. Le National a rejeté ces garanties. La BNS a par ailleurs libéré 150 milliards de francs de liquidités.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Soutien à la construction de logements abordables

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Le National soutient deux mesures pour encourager la construction de logements d'utilité publique (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Conseil national soutient l'encouragement à la construction de logements abordables. Il a accepté mardi deux propositions du Conseil fédéral. La gauche a dénoncé des moyens insuffisants face à la pénurie actuelle. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Les deux projets visent à favoriser l'offre de logements abordables dans notre pays, a indiqué pour la commission Olivier Feller (PLR/VD). L'UDC opposée aux deux objets n'a pas convaincu au-delà de son camp.

Le gouvernement propose d'une part d’augmenter de 150 millions de francs le fonds roulement pour les années 2030 à 2034. Ce fonds permet d'octroyer des prêts à des taux d'intérêt avantageux pour les projets de construction et de rénovation des maîtres d'ouvrage d'utilité publique.

Il prévoit d'autre part de renouveler le crédit d’engagement destiné à cautionner les emprunts de la Centrale d'émission pour la construction de logements (CCL) dans la construction de logements d’utilité publique. Le Conseil fédéral demande 1,92 milliard de francs pour 2027-2033.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Partners Group avec une performance robuste en 2025

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Le bénéfice net de Partners Group a bondi l'an dernier de 12% à 1,26 milliard de francs (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Partners Group a vu ses recettes et sa rentabilité bondir l'an dernier. Les actionnaires de la société spécialisée dans les investissements sur les marchés privés se verront gratifiés d'un dividende relevé de 4 francs, à 46 francs par action.

Au cours de l'exercice sous revue, le chiffre d'affaires a bondi de 20% à 2,56 milliards de francs, a annoncé mardi le gestionnaire d'actifs zougois dans un communiqué.

Les revenus liés à la gestion ont progressé de 7% à 1,74 milliard de francs, freinés par des effets de change négatifs. Ceux provenant de la performance se sont envolés de 60% à 819 millions, grâce à des sorties réussies, représentant désormais 32% des recettes, contre près d'un quart en 2024. Dans le même temps, les coûts opérationnels ont enflé de 22% à 953 millions.

En termes de rentabilité, l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) s'est ainsi enrobé de 19% à 1,61 milliard, tandis que la marge afférente a été ramenée de 63,6% à 62,8%. Le bénéfice net est ressorti en hausse de 12% à 1,26 milliard de francs.

Le conseil d'administration proposera un dividende de 46 francs par action, contre 42 francs au titre de 2024.

Les analystes consultés par AWP tablaient sur des recettes et un bénéfice net quelque peu supérieures, respectivement à 2,59 milliards de francs et 1,31 milliard. L'Ebitda est ressorti conforme aux prévisions, tandis que le dividende est nettement meilleur que prévu.

Partners Group confirme ses objectifs pour 2026, soit une demande brute de nouveaux clients comprise entre 26 et 32 milliards de dollars.

Partners Group, qui tient sa journée des investisseurs ce jour également fournit également quelques indications à plus long terme. Les actifs sous gestion devraient ainsi dépasser 450 milliards de dollars d'ici 2033. Les revenus liés à la performance devraient eux représenter entre 25 à 40% des recettes.

En 2026, ces revenus devraient toutefois se situer dans le bas de cette fourchette.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

"Pas de Suisse à 10 millions!": les opposants craignent le chaos

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Une large alliance politique et économique a mis en garde lundi à Berne contre les conséquences désastreuses de l'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions!" (photo d'illustration". (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'alliance interpartis "Non à l'initiative du chaos" a alerté sur les menaces qui risquent de peser sur le pays si la population accepte le 14 juin l'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions!". Elle dénonce un texte aux conséquences "très concrètes" sur la vie quotidienne des Suisses dès 2031, notamment au niveau de la santé.

L'initiative "Pas de Suisse à 10 millions ! (initiative pour la durabilité)" demande que la population résidante permanente de la Suisse ne dépasse pas dix millions de personnes d'ici 2050. Le Conseil fédéral et le Parlement devraient prendre des mesures dès que la population dépasse les 9,5 millions.

Un plafond rigide qui inquiète une alliance, qui regroupe le PLR, le Centre, le PVL, le PEV ainsi que des acteurs économiques. Les opposants se sont montrés unanimes lundi devant la presse: le texte de l'UDC conduirait la Suisse au "chaos d'ici trois à quatre ans".

Rappelant les droits de douane américains, la guerre au Moyen-Orient ou encore la situation tendue à Taïwan, le coprésident du PLR Suisse Benjamin Mühlemann estime que les Suisses ne peuvent pas se permettre un "chaos dont nous serions nous-mêmes responsables".

Pénurie de main-d'oeuvre

Pour les opposants, le marché du travail helvétique serait l'un des grands perdants si le texte de l'UDC venait à être accepté. Selon eux, la Suisse a besoin d'immigration pour pallier la pénurie de mains-d'oeuvre qualifiée, notamment dans le domaine de la santé, des services ou de l'hôtellerie-restauration.

Le conseiller national Patrick Hässig (PVL/ZH) craint que l'initiative ne crée de nouveaux obstacles lors du recrutement des employés. "Dès que le plafond démographique fixé sera atteint, il faudra décider quels secteurs auront le droit d'engager des travailleurs étrangers qualifiés. Cela risque d'entraîner une concurrence entre les domaines."

Infirmier diplômé, Patrick Hässig souhaite éviter à la Suisse une évolution similaire à celle du Royaume-Uni. "En Angleterre, la diminution du nombre d'infirmiers qualifiés issus de l'UE après le Brexit a entraîné près de 1500 décès supplémentaires par an."

Outre la main-d'oeuvre, les opposants craignent aussi que les PME helvétiques ne prennent du retard au niveau de l'innovation et de la recherche. Patron d'une entreprise valaisanne qui exporte des machines textiles hautement spécialisées, Pierre-Yves Bonvin a expliqué que son entreprise menait actuellement des projets de coopération avec plusieurs universités en Europe.

"Ilot à visas"

Si l'initiative venait à être acceptée, elle mettrait en danger les accords de libre-échange conclut par la Suisse. Les opposants citent principalement les Bilatérales I et II, qui remettraient en question les accords de Schengen/Dublin.

Sur le plan sécuritaire, la Suisse perdrait donc accès au système d'information Schengen. "Sans lui, la police suisse ne pourra plus lutter efficacement contre les cambrioleurs, les clans et les trafiquants d'êtres humains", explique Alexander Ott, ancien chef de la police des étrangers à Berne. "La police et les services de renseignements deviendraient sourds et aveugles", abonde la conseillère nationale Jacqueline de Quattro (PLR/VD).

Sur le plan du tourisme, la Vaudoise craint que la Suisse ne devienne un "îlot à visas" si les accords de Schengen/Dublin sont rompus. "Nous perdrons en attractivités, notamment pour la clientèle internationale. Les Américains ou les Asiatiques préféreront séjourner chez nos voisins, Megève plutôt que Verbier."

AVS en danger

L'alliance met aussi en exergue les risques qui pèsent sur l'AVS si le texte de l'UDC vient à passer l'épreuve des urnes. Pour elle, l'initiative fait fi de la réalité démographique du pays, d'autant que chaque année, plus de 20'000 personnes quittent le marché du travail sans être remplacés.

Directeur d'un EMS, Lukas Kurmann estime que "les régions périphériques seront les grandes perdantes" . "Les coûts augmenteront et ce sera aux contribuables et aux assurés d'en payer le prix", conclut-il.

Interrogés sur l'absence de la gauche, aussi opposée au texte, à leurs côtés lundi, les opposants ont d'abord semblé empruntés par la question. "Ce n'est pas une réunion de partis, mais plutôt des représentants de secteurs qui s'inquiètent des conséquences de cette initiative", a déclaré Jacqueline de Quattro. "La gauche donnera ses arguments quand elle communiquera", a conclu Patrick Hässig.

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Économie

Le patron d'UBS Sergio Ermotti empoche 14,9 millions en 2025

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Le flamboyant banquier tessinois avait repris en 2023 le gouvernail du paquebot aux trois clés UBS pour piloter la reprise de feu la goélette à deux mâts en perdition Credit Suisse. (archive) (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Le directeur général de la banque UBS, Sergio Ermotti, a vu sa rémunération stagner l'année dernière, recevant tout de même un montant total de 14,9 millions de francs.

Le salaire du Tessinois qui a repris les rênes au printemps 2023, au moment du rachat de la rivale en déroute Credit Suisse, se compose d'une partie fixe de 2,8 millions et d'une part variable de 12,1 millions, selon le rapport annuel du numéro un bancaire helvétique publié lundi.

Le conseil d'administration "reconnaît les excellentes performances" dont M. Ermotti "a continué à faire preuve en 2025", soulignant ses "solides résultats financiers". "Sous sa direction, UBS a réalisé d'importants progrès dans l'une des intégrations les plus complexes de l'histoire bancaire", le conseil citant notamment la migration d'environ 85% des 1,1 million de comptes clients enregistrés en Suisse.

En février dernier, un porte-parole de la banque a confirmé que M. Ermotti doit rester en poste au moins jusqu'à début 2027.

L'ensemble de la direction, qui comptait quinze membres à fin décembre, a perçu au titre de l'année écoulée une rétribution totale de 145,3 millions, après 143,6 millions en 2024. La part fixe s'est réduite à 26,5 millions après 29,3 millions en 2024.

Colm Kelleher, le président du conseil d'administration, a perçu une part fixe de 5,5 millions de francs, répartis en 2,75 millions en espèces et autant en actions UBS, soit 83'525 titres au prix de 32,924 francs chacun.

Le vice-président Lukas Gähwiler a obtenu 1,9 million, dont 1,5 million de part fixe. Ce dernier ne se représentera pas lors de l'assemblée générale annuelle du 15 avril prochain. Les autres membres ont été rémunérés entre 350'000 et 1 million de francs, portant le total à une somme de 13,3 millions, en deçà des 14 millions de 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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