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Suisse

Feu vert du National au crédit de 2,6 milliards de francs

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Le dépôt de munitions situé dans la montagne surplombant le village devrait être complètement déminé (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Le déminage complet de l’ancien dépôt de munitions de Mitholz (BE) est en bonne voie. Le Conseil national a adopté jeudi à la quasi unanimité le crédit de 2,59 milliard de francs sollicité par le Conseil fédéral. Le Conseil des Etat doit encore se prononcer.

Le dépôt situé à Mitholz, dans l'Oberland bernois, a explosé en 1947, détruisant des dizaines de maisons et faisant neuf morts. C’est en 2018 que le Département fédéral de la défense (DDPS) a annoncé sur la base d'un nouveau rapport, que les risques étaient plus élevés que ce que l'on pensait et qu'il fallait évacuer le village.

Sur 3500 tonnes de résidus d'explosifs, de débris et de munitions brutes, le DDPS part d'une quantité de munitions déplaçables d'environ 1500 tonnes, a rappelé pour la commission Gerhard Andrey (Vert-e-s/FR). Problème, des incertitudes subsistent sur leur emplacement, leur dispersion et leur état.

Hormis l'UDC, tous les partis ont plaidé pour une élimination complète des munitions, écartant d'autres variantes qui feraient encore perdre du temps. L'UDC voulait elle attendre l'achèvement de sondages par le centre de compétence pour le déminage DEMUNEX. En vain. Sa proposition de renvoi au Conseil fédéral a été rejetée par 167 voix contre 22.

"Bombe à retardement"

"C'est une véritable bombe à retardement". Il y a une attente importante de la population. La Confédération et le Parlement se doivent de la rassurer en lançant sans attendre les travaux d'évacuation", a déclaré Fabien Fivaz (Vert-e-s/NE).

L'élimination complète des munitions permettra à la population d'entrevoir enfin un avenir sûr et prospère, estime Jacqueline de Quattro (PLR/VD). "Nous ne voulons pas laisser aux générations futures la responsabilité de résoudre ce problème".

"Aujourd'hui, on ne peut pas faire plus, mais on ne peut pas se permettre de faire moins", a ajouté Doris Fiala (PLR/ZH). "La population riveraine a le droit d'être mise en sécurité", selon Heinz Siegenthaler (Centre/BE). Il admet que le projet est cher et le risque financier très élevé; "mais ce risque ne va pas disparaître avec des compléments de travaux".

Mettre fin aux incertitudes des habitants

Jürg Grossen (PVL/BE), dont une parenté a vécu à l'âge de 3 ans les événements tragiques de Mitholz, s'est fait le porte-parole des habitants du village. "Ce que vite la population est indescriptible: elle doit se faire à l'idée de quitter son chez-soi durant plus de 20 ans, un véritable exil. Elle attend depuis cinq ans de savoir à quoi s'en tenir."

Mais pour l'UDC, le dossier ne nécessitait pas une telle urgence, alors que rien n'a été fait durant 75 ans. "Nous comprenons la situation de la population et sommes conscients des risques. Personne ne pense qu'il ne faut rien faire", a déclaré Jean-Luc Addor (UDC/VS).

La question est juste de savoir quelle solution choisir et à quel prix, a-t-il ajouté. Bruno Walliser (UDC/ZH) a critiqué une campagne massive de communication qui a mis les parlementaires sous pression. Un point de vue que le groupe UDC n'a pas complètement suivi.

Le PS s'est aussi positionné pour la solution d'une élimination complète des munitions. Mais il ne s'est pas privé de rappeler la responsabilité de l'armée. "Le DDPS ne pourra faire l'économie d'une prise en compte des pollutions des eaux ailleurs en Suisse", a déclaré Pierre-Alain Fridez (PS/JU) qui plaide pour la fin des tirs dans le lac de Neuchâtel.

25 ans

Le déminage de Mitholz coûtera 2,59 milliards à la Confédération. Le crédit sera versé sur 25 ans. Une première tranche de 1,09 milliard englobe les mesures préliminaires et de protection ainsi que les préparations liées à l'élimination des déchets.

La deuxième tranche, de 740 millions, finance l'élimination des munitions, la remise en état du terrain et le retour de la population. Cette étape commencera dès 2031. Une enveloppe de 760 millions est prévue pour le renchérissement et les risques du projet.

Les coûts sont à la charge de la Confédération et non du DDPS. Un rapport de 1950 a en effet déchargé le département militaire de sa responsabilité, a précisé la cheffe du DDPS Viola Amherd.

Le projet prévoit de vider l'ancienne galerie ferroviaire, les munitions se trouvant sous le cône d'éboulis à l'entrée de la galerie et l'ensemble de la zone touchée par l'explosion de 1947. Un tunnel devra être construit pour protéger la route nationale et une galerie pour la voie ferroviaire. Durant toute la période des travaux, le trafic par le rail et la route resteront garantis.

Quant à la population, certains habitants pourront rester chez eux. Mais vingt maisons, situées dans le périmètre de sécurité, devront être évacuées d'ici fin 2030. Certains ont déjà vendu leur bien à la Confédération.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse

Migros voit ses recettes s'étioler à 31,9 milliards en 2025

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L'exercice 2025, celui du centenaire du géant orange, a été marqué par la restructuration en cours des activités, des cessions et des licenciements (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Migros a subi l'année dernière une baisse de 1,9% de ses ventes à 31,9 milliards de francs. L'exercice 2025, celui du centenaire de la coopérative, a été marqué par la restructuration en cours des activités, des cessions et des licenciements.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

La communauté juive de la ville de Zurich se dote d'un nouvel érouv

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L'érouv, espace symboliquement délimité pour les juifs orthodoxes, est ici marqué par un poteau et un fil de nylon à proximité de la cathédrale Grossmünster de Zurich. (© Keystone/Michael Buholzer)

La communauté juive de la ville de Zurich dispose désormais d'un nouvel érouv, limite rituelle dans l'espace public. Dans le domaine ainsi délimité, des activités interdites pendant le sabbat en vertu de la foi juive sont possibles.

Le réseau d'environ 18 kilomètres de l'érouv zurichois relie plusieurs quartiers de la ville - dont Wiedikon, Enge et Wollishofen - en un espace commun, explique vendredi les responsables du projet dans un communiqué. Soutenu par les représentants des communautés juives de Zurich, il a été mis en ½uvre, après plusieurs années de planification, en coordination avec la municipalité.

La ville des bords de la Limmat comptait déjà un discret érouv autour de la synagogue de la Freigutstrasse, depuis le milieu des années 1990, consistant en deux fils tendus dans les airs. Désormais, la plus grande ville du pays rejoint les rangs d'autres métropoles telles que Londres, Amsterdam, Vienne Anvers ou New York.

Pour la Municipalité, l'érouv "est un signe de la diversité vécue dans notre ville". Le financement du projet a été entièrement assuré par la communauté juive et des dons privés, selon le communiqué. La demande de permis de construire avait été déposée en 2022.

Lignes de tramways et fils de nylon

L'érouv zurichois englobe désormais près de 14 kilomètres carrés et longe des structures existantes telles que des lignes de tramway, des murs ou des clôtures. Il est complété par endroits par de petits éléments structurels tels que de simples poteaux et un fin cordon en nylon à peine visible.

Le parcours comprend plus d'une centaine de points individuels, et les ajouts ont été intégrés de manière à ne pas modifier le paysage urbain, selon les responsables. Chaque semaine, avant le sabbat, une équipe contrôle l'état de l'installation afin de réparer d'éventuels dommages.

Dans l'érouv, qui élargit en quelque sorte l'espace privé à l'espace public, les règles applicables pendant le jour de repos sont assouplies. Les juifs orthodoxes pourront désormais y utiliser poussettes ou fauteuils roulants ou encore y transporter des objets du quotidien tels que clés, nourriture ou livre de prières, des activités sinon interdites pendant le sabbat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams

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Proposé en Suisse et dans sept autres pays européens, le jeu Eurodreams offre un gain principal sous forme d'une rente mensuelle de 22'222 francs pour une durée de 30 ans. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams jeudi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 1, 5, 9, 10, 30 et 35, ainsi que le numéro "dream" 2, a indiqué la Loterie romande.

Eurodreams est proposé dans huit pays européens. En Suisse, le jeu est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage est effectué les lundis et jeudis soir.

https://jeux.loro.ch/games/eurodreams

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Deux nouveaux "néons" sur les toits de Plainpalais

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A Genève, deux nouvelles enseignes lumineuses viennent enrichir le projet d'art public Neon Parallax autour de la plaine de Plainpalais. Treize oeuvres, dont l'emblématique "DIMANCHE", de Christian Robert-Tissot, sont désormais installées sur les toitures d'immeubles (archives). (© KEYSTONE)

A Genève, deux nouvelles enseignes lumineuses viennent enrichir le projet d'art public Neon Parallax sur les toitures d'immeubles autour de la plaine de Plainpalais. "Il y a un trou dans le réel", annonce l'une, tandis que l'autre représente du linge séchant sur une corde.

Surplombant une résidence estudiantine à la place du Cirque, l'oeuvre "il y a un trou dans le réel", de l'artiste espagnole Dora García, fait référence au passage de Jacques Lacan à Genève en 1975. Elle renvoie au concept psychanalytique de sinthome, qui envisage l'inscription de chacun dans un ensemble unique et singulier, selon les fonds d'art contemporain de la Ville et du canton de Genève.

La seconde oeuvre inaugurée jeudi soir en présence des magistrats de tutelle des deux fonds d'art contemporain a été réalisée par le duo d'artistes RM - Bianco Benenti Oriol et Marco Pezzotta. Intitulée "LIGNE-DE-LINGE", elle expose la vie intime et ordinaire des foyers sur la place publique.

Lancé en 2006, le projet Neon Parallax a été pensé comme un contrepoint artistique aux enseignes publicitaires installées sur les quais bordant la rade. Il compte à présent treize installations, dont l'emblématique "DIMANCHE", du Suisse Christian Robert-Tissot. Elles ont toutes été réalisées à la suite d'un concours international.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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