Suisse
Le navire Temenos en perdition, son capitaine pointé du doigt
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Le titre Temenos était en chute libre à la Bourse suisse vendredi, au lendemain d'un avertissement sur résultats au troisième trimestre et d'un sérieux coup de rabot sur les objectifs.
Dans la communauté financière, les annonces de la veille suscitent la consternation, alors que la direction du développeur genevois est une nouvelle fois remise en question.
A 10h20, la nominative Temenos dévissait de plus d'un cinquième (-21,3%) à 51,48 francs, à contre-courant de son indice de référence (SLI), qui s'enrobait de 1,03%.
"Les objectifs pour la fin de l'exercice 2022 étaient déjà considérés comme menacés", rappelle dans une note Michael Foeth, de Vontobel. L'analyste estime cependant que l'ampleur surprenante de l'écart risque de "peser une nouvelle fois lourdement sur le moral et la crédibilité de la direction".
Dans la foulée, il a sabré son objectif de cours de plus d'un quart, à 87 francs, contre 122 précédemment, et relève sa prime de risque de manière "substantielle", réaffirmant dans la foulée sa recommandation d'achat (buy).
Les experts de Bryan Garnier ont placé sous revue leur recommandation d'achat du titre ainsi que l'objectif de cours fixé jusqu'ici à 118 francs, estimant qu'après l'avertissement sur chiffres et le sabrage de ses ambitions annuelles, Temenos ne sera vraisemblablement pas en mesure non plus d'honorer sa feuille de route à l'horizon 2025.
Kepler Cheuvreux a dégradé sa recommandation à "hold", contre "buy" jusqu'ici, là aussi avec une réduction de plus d'un tiers de l'objectif de cours, à 58 francs. Jefferies préconise également la conservation du titre, avec un objectif amputé de "seulement" un quart, à 55 francs.
Catharsis après stagnation
Les annonces de la veille dans la soirée "ont confirmé nos préoccupations", a lancé l'actionnaire activiste Petrus Advisers dans une missive acerbe intitulée "la catharsis après la stagnation", soulignant son récent appel à la direction et à la présidence pour un retour à des ambitions plus réalistes et une meilleure communication aux marchés.
Cela comprend "une orientation appropriée sur l'avancement de nouveaux contrats importants en suspens", mais aussi l'ajustement de la feuille de route stratégique 2022-2025. L'annonce du départ immédiat du directeur commercial (CRO) Eric Gerber, quelques mois seulement après son entrée en fonction, représente une "répartition discutable des responsabilités", selon le fonds basé à Londres.
Jeudi soir, Temenos avait pré-annoncé des résultats en net recul au sortir du troisième partiel en raison notamment des "banques qui ont retardé leurs décisions de signature dans les dernières semaines du trimestre en raison des incertitudes liées à la dégradation de l'environnement macroéconomique".
Le résultat opérationnel (Ebit) a fondu de plus de moitié en rythme annuel, à 40,8 millions de dollars, et la marge afférente de 18 points de pourcentage, à 19,2%. Quant au bénéfice par action (BPA) exprimé en dollars, il s'est effondré de près de deux tiers (-59%) à 38 cents.
Face à cette déconvenue, la direction de Temenos table désormais sur une croissance nulle des revenus de licence, contre 16-18% précédemment, et sur un repli d'un quart de l'Ebit, contre une progression de 9-11% jusqu'ici.
Les résultats trimestriels complets seront publiés le 20 octobre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Lausanne
"Zone calme": les tl face aux incivilités sonores
Face à la recrudescence des nuisances sonores dans les transports publics, les tl déploient des « zones calmes » à l'avant de leurs véhicules. Cette mesure, portée par la commission du personnel, vise à garantir la sécurité et la sérénité des chauffeurs comme des voyageurs.
À l'avant des bus lausannois, un nouvel autocollant bleu fait son apparition : un doigt posé sur les lèvres et un téléphone barré. Ce n'est pas qu'une simple suggestion, mais une réponse directe à un ras-le-bol croissant des collaborateurs et des usagers. François Greinier, conducteur aux tl depuis sept ans et président de la commission du personnel, est à l'origine de cette initiative. Conducteur aux tl depuis sept ans, évoque les incivilités auxquelles il a dû faire face.
Priorité à la sécurité et à la concentration
Pour les chauffeurs, le bruit ambiant n'est pas qu'une question de confort, c'est un enjeu de sécurité routière. « Le fait d'avoir du bruit ambiant, de la nuisance auditive, va amener de l'inconfort, de la fatigue, et à partir de là, accroître tout ce qui touche à la sécurité », explique François Greinier. Les conversations en haut-parleur ou en FaceTime, particulièrement prisées par certains passagers, sont devenues une source de déconcentration majeure.
Le projet a d'abord été testé sur la ligne 9, opérée par les trolleybus à double articulation (TBD). Ces modèles servent de laboratoire pour cette zone de tranquillité qui s'étend désormais jusqu'à la deuxième porte des véhicules. Mais est-ce que ces autocollants permettront vraiment d’apaiser la situation en cas d’incivilités ? La réponse de François Grenier.
« On n'est pas là pour interdire»
La mesure s'intègre dans la campagne de sensibilisation plus large des tl intitulée « Et si on voyageait encore mieux ensemble ». L'objectif est de légitimer l'intervention des conducteurs face aux comportements récalcitrants. « Ces autocollants sont un soutien. On rappelle les règles, mais on n'est pas là pour interdire. On est là pour leur expliquer que ce n'est pas sécuritaire pour nous, ni pour les autres passagers », précise le président de la commission du personnel.
Les retours sont pour l'instant encourageants. Dans 90 % des cas, un simple rappel à la signalétique suffit à calmer le jeu : « Soit les gens se taisent, coupent leur téléphone en s'excusant, soit ils vont à l'arrière du bus parce que leur appel est important ».
Un test sur une année
Le déploiement concerne actuellement l'intégralité de la flotte, soit plus de 200 bus. Les tl se donnent une année pour évaluer l'impact réel de ces zones calmes sur le climat social à bord. Si le succès se confirme, la mesure pourrait devenir une norme pérenne, répondant ainsi aux attentes des seniors et des voyageurs en quête de tranquillité, tout en protégeant la santé des conducteurs face à l'usure du métier.
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Genève
Préavis de grève de la fonction publique pour le 23 avril
La fonction publique genevoise annonce un préavis de grève reconductible pour le 23 avril prochain contre les coupes attendues dans le budget cantonal. L'Assemblée générale du Cartel intersyndical a aussi approuvé jeudi soir l'organisation d'une manifestation dans une semaine.
Le Conseil d'Etat doit présenter fin mars un nouveau projet de budget. Un groupe d'experts avait été mandaté pour proposer des coupes de 500 millions de francs. Certains syndicats redoutent même que celles-ci puissent être plus importantes encore.
Dans la résolution validée à l'unanimité, le personnel dénonce notamment les prévisions erronées ces dernières années dans les finances publiques genevoises. Celles-ci sont utilisées comme des prétextes pour des coupes dans les prestations, ajoute-t-il. De même, les baisses d'impôts successives ont coûté deux milliards de francs par an, affirme-t-il.
Et de déplorer l'insuffisance de postes, l'augmentation des inégalités, la suppression des annuités pour cette année et l'ensemble du plan quadriennal et l'absence d'indexation entière des salaires depuis 2021. La fonction publique fera grève le 23 avril, doublée d'une manifestation. Une reconduction sera discutée alors en Assemblée générale.
Parmi les revendications, outre l'annuité dès cette année, le personnel demande l'indexation des rétributions à 2,5% pour 2026 et celle des rentes. Davantage de postes, le retrait de la suppression du double dernier salaire avant la retraite, une contribution de solidarité demandée aux hauts revenus et aux grandes entreprises sont également exigés.
La résolution souhaite encore une revalorisation salariale pour les plus précaires, dans la santé et le social, de même qu'une amélioration pour les conditions du parascolaire. Et un terme aux attaques, selon le personnel, contre l'aide sociale. Le Conseil d'Etat a récemment décidé une coupe sur cette question.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams
Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams jeudi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 2, 9, 20, 23, 35 et 36, ainsi que le numéro "dream" 4, a indiqué la Loterie romande.
Eurodreams est proposé dans huit pays européens. En Suisse, le jeu est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage est effectué les lundis et jeudis soir.
https://jeux.loro.ch/games/eurodreams
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Des partis pour modifier les règles de l'élection au Conseil d'Etat
Le PLR, le PS, l'UDC du Valais romand et les Vert-e-s veulent de nouvelles règles pour l'élection au Conseil d'Etat. Ils prônent l'élaboration d'un bulletin unique. Egalement acceptée, une autre motion veut supprimer la règle des districts.
Ces deux textes ont été largement soutenus par le Grand Conseil. Plusieurs systèmes pour élire un gouvernement cantonal existent en Suisse. Dans dix cantons, les électeurs reçoivent uniquement un bulletin blanc. Dans neuf autres, le votant a le choix entre diverses listes préimprimées, qu'il peut modifier ou non et une liste blanche. Cinq cantons qui offrent une seule liste avec tous les candidats, avec la possibilité d’en cocher un maximum de 5 ou 7.
Reste deux cas particuliers, ceux d'Appenzell Rhodes-Intérieures qui a conservé une élection en mode Landsgemeinde et du Tessin où ladite élection s'effectue à la proportionnelle.
Réduire les bulletins nuls
Pour les motionnaires, le Valais doit cesser d'élire ces conseillers d'Etat via des listes partisanes et ce dès 2029. Ils prônent la mise en place d'une unique liste, le vote s'effectuant via une croix à côté du nom des candidats choisis (jusqu'à 5 au maximum). Fin 2025, le plénum a choisi de valider ce mode de scrutin pour l'élection au Conseil des Etats dès 2027.
"Le fait que deux modes différents pour un scrutin au système majoritaire coexistent dans la même loi est difficilement justifiable", estiment les partisans du changement. "Avec le système en vigueur pour l'élection au Conseil d'Etat, de nombreux votes doivent être déclarés nuls en raison de la présence de plusieurs listes dans la même enveloppe. Un changement de système permettrait de supprimer cette source de confusion."
Par ailleurs, NEO, le PS, l'UDC du Valais romand et les Vert-e-s ont déposé une motion afin de supprimer la règle des districts, qui veut qu'un seul conseiller d'Etat soit éligible par district. "La Constitution valaisanne prévoit déjà une certaine représentativité puisque sur les cinq conseillers et conseillères d'État élus, les trois régions du canton doivent être représentées", estiment-ils.
Agrandir le gouvernement, c'est non
Toujours sur le même thème et dans une troisième motion, le PS, NEO et les Vert-e-s ont milité pour un passage de cinq à sept membres du gouvernement cantonal. Il "permettrait une meilleure répartition de la charge de travail, ainsi qu'une meilleure représentation des régions, des genres et des forces politiques", ont-ils synthétisé.
"Aujourd'hui, la taille des départements est inégale. Les conseillers d'État sont toujours plus sollicités pour défendre les intérêts du Valais, aux niveaux intercantonal et fédéral, alors que les exigences internes au canton ne cessent de croître", résument-ils.
Le Parlement a finalement choisi de ne pas soutenir cette motion par 51 voix contre 67 et 2 abstentions.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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