Suisse
Le Parlement veut une peine de prison à vie plus restrictive
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La libération conditionnelle pour les condamnés à la prison à vie doit être plus stricte. Le Parlement a mis sous toit mercredi un projet rendant cette libération possible après 17 ans d'emprisonnement, au lieu de 15 actuellement.
Le but est de marquer une plus grande différence avec les condamnés à 20 ans de prison, ceux-ci pouvant envisager une liberté conditionnelle au bout de 13,3 ans de réclusion. Celle-ci n'est accordée que si le condamné a fait ses preuves.
Les plus grands criminels, comme le meurtrier de Rupperswil, ne sont pas concernés par cette mesure. Leur condamnation est associée à un internement, a rappelé le ministre de justice et police Beat Jans lors des débats. Donc même si la peine privative de liberté à vie est levée après 17 ans, le prisonnier ne sera pas mis en liberté, mais interné.
Disposition transitoire
Les deux Chambres étaient divisées sur l'introduction d'une disposition transitoire afin que les nouvelles règles ne s’appliquent pas aux personnes qui purgent déjà une peine privative de liberté à vie. Le National était favorable à une telle disposition. Le Conseil des Etats n'en voulait pas afin d'éviter de maintenir un système transitoire peu clair.
Les deux Chambres se sont finalement accordées sur une solution de compromis, validée mercredi par 37 voix contre 1 au Conseil des Etats, et par 122 voix contre 58 au National. La gauche a refusé.
Les personnes condamnées à vie qui auront déjà purgé plus de 10 ans de leur peine lors de l'entrée en vigueur de la modification ne seront pas concernées par les nouvelles dispositions.
Le projet du Conseil fédéral faisait suite à une demande du Parlement.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Le National entame le débat sur de nouvelles centrales nucléaires
Le Conseil national a commencé lundi après-midi à débattre de la levée de l'interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires en Suisse. Le débat s'annonce long et animé. Une partie du Centre pourrait faire pencher la balance dans le camp du oui.
Les élus débattent du contre-projet indirect du Conseil fédéral à l'initiative populaire "De l'électricité pour tous en tout temps (Stop au black-out)". Les deux textes souhaitent rouvrir la porte à l'atome, en tablant sur de nouvelles technologies plus sûres. Le Conseil des Etats s'est déjà prononcé en faveur du contre-projet en mars dernier.
En commission préparatoire, le contre-projet du Conseil fédéral a passé par 13 voix contre 12. Il modifie uniquement la loi et non la Constitution.
Se garder une option
"Le contre-projet ne préjuge pas d'une future décision de construire de nouvelles centrales. (...) Il vise uniquement à supprimer une interdiction générale afin de préserver toutes les options susceptibles de contribuer à la sécurité d'approvisionnement dans un contexte marqué par des incertitudes géopolitiques et une demande d'électricité en hausse", a déclaré pour la commission Simone de Montmollin (PLR/GE).
Les énergies renouvelables ne suffiront pas à couvrir les besoins supplémentaires allant de 35 à 50 TWh, a ajouté le co-rapporteur de commission Mike Egger (UDC/SG).
La question centrale est de savoir si la Suisse peut se trouver une technologie qui fournit aujourd'hui environ 30% de l'électricité. Une pénurie de cette ampleur en hiver pourrait entraîner des dégâts économiques à hauteur d'un milliard de francs par jour, a-t-il dit, citant une analyse des risques.
"Ruineux"
A l'opposé, Stefan Müller-Altermatt (Centre/SO) s'est montré très critique: "Le nucléaire d'aujourd'hui est tout simplement ruineux." Il a déposé une proposition de moratoire en 2035 afin de mieux identifier les besoins énergétiques et d'évaluer les avancées technologiques, notamment nucléaires.
Priska Wismer-Felder (Centre/LU) a elle proposé de renvoyer le contre-projet au Conseil fédéral afin de clarifier le financement de nouvelles centrales. Elle s'inquiète des risques qui y sont liés, sachant que toute production électrique nécessite un soutien étatique. Pour elle, le projet en l'état revient "à naviguer à l'aveugle". Elle veut avec sa proposition améliorer le contre-projet.
Le débat, prévu sur deux jours, se poursuit. Pas moins de 99 élus ont demandé à s'exprimer à la tribune et de nombreuses propositions de non-entrée en matière et de renvoi au Conseil fédéral sont sur la table. Il faudra donc attendre mardi pour les votes. Le PS, les Vert-e-s, le PVL et certains élus du Centre se montrent critiques sur le retour du nucléaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Théâtre de Vidy: une saison 2026/27 sous le signe de la curiosité
Le Théâtre Vidy-Lausanne a dévoilé lundi la première partie de sa nouvelle saison, de septembre 2026 à février 2027. Au menu, une cinquantaine de spectacles pour 270 représentations, dont deux tiers de créations.
"En Sicile", la nouvelle création de l'actrice, metteuse en scène et réalisatrice Jeanne Balibar, sur un texte de Juliette Blamont, constituera "l'événement de la saison", s'est réjoui le directeur du Théâtre, Vincent Baudrillier devant la presse réunie à Lausanne. "Je connais peu d'artistes aussi libres et engagés politiquement que Jeanne Balibar", a-t-il salué.
Il s'agira de la deuxième création de la Française à Vidy, après "Les Historiennes" en 2022. Le théâtre au bord de l'eau se félicite d'ailleurs que deux tiers des productions de la nouvelle saison soient des créations ou des spectacles pré-achetés. "Vidy est un lieu de fabrique et d'accompagnement du processus de création", s'est félicité Vincent Baudriller. "La prise de risque constitue l'ADN du théâtre", a-t-il ajouté.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Le Parlement valide une autorisation facilitée des pesticides
Les nouveaux produits phytosanitaires seront homologués plus rapidement. Le Conseil des Etats a éliminé lundi les dernières divergences sur ce projet parlementaire demandant que les pesticides homologués en Europe le soient aussi en Suisse.
Le projet, issu d'une initiative du conseiller national Philipp Matthias Bregy (Centre/VS), vise à accélérer la procédure d'autorisation pour les produits phytosanitaires déjà homologués en Allemagne, en France, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique ou en Autriche. Des contrôles doivent être faits uniquement dans les cas où la Suisse a des mesures de protection particulières, comme pour les eaux.
Aujourd'hui, entre 600 et 700 demandes d'homologation sont pendantes, avaient avancé les défenseurs du texte. La Suisse examine chaque demande, sans prendre en compte les décisions des pays voisins. Or elle a besoin de plus de pesticides pour rester concurrentielle.
Homologations d'urgence
Le projet prévoit aussi de reprendre automatiquement les homologations d'urgences décidées dans les pays de l'UE. Le Parlement a toutefois ajouté des garde-fous.
Ces homologations peuvent être reprises seulement si des dispositions de protection équivalentes à celles de la Suisse s'appliquent dans le pays en question. Une limite est ainsi posée aux reprises automatiques, avait indiqué la ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider.
Le Conseil fédéral, tout comme la gauche, était opposé. Ils ne voient pas la nécessité d'agir, une procédure d'autorisation accélérée existant déjà depuis 2025.
Vert-e-s et socialistes craignent les conséquences sur la population et la nature. Cette initiative fait de la Suisse le pays à autoriser le plus grand nombre de pesticides parce qu'elle reprendrait les homologations de toute l'Europe, avaient-ils avancé. Sans succès.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Cautionnements validés pour Energypolis et la HES-SO Valais-Wallis
Deux cautionnements, pour un total de 159,21 millions de francs, ont été approuvés, à l'unanimité, par le Grand Conseil valaisan, lundi. L'un concerne le campus Energypolis à Sion, l'autre la HES-SO Valais-Wallis.
Le gouvernement valaisan avait sollicité l’octroi d’un cautionnement en faveur d’Energypolis SA pour les besoins du parc de l’innovation du campus du même nom basé à Sion, pour un montant total maximum de 70 millions de francs sur une période de 20 ans, soit un montant maximal annuel de 3,5 millions de francs.
Cette somme correspond au total du loyer des nouvelles infrastructures qui seront, dès leur mise à disposition, occupées par des locataires. A ce jour, la moitié des futures surfaces sont déjà réservées. Les coûts de construction du parc de l'innovation sont, eux, estimés à 63,7 millions.
Pour près de 530 étudiants
Le Conseil d'Etat a également soumis au Parlement une seconde demande de cautionnement, en l'occurrence en faveur de la HES-SO Valais-Wallis. Celle-ci se monte à 89,21 millions de francs, en lien avec la construction du campus du Haut-Valais, situé à Brigue-Glis. Il est également destiné à accueillir la Haute école pédagogique du Valais ainsi que la Fondation ES Santé.
Le début des travaux est prévu en 2027. Ils devraient durer trois ans. Selon les projections, il devrait y avoir 310 étudiants pour les filières HES, 90 pour la formation ES en soins infirmiers et 130 pour la HEP.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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