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Économie

Le patron d'UBS Sergio Ermotti empoche 14,9 millions en 2025

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Le flamboyant banquier tessinois avait repris en 2023 le gouvernail du paquebot aux trois clés UBS pour piloter la reprise de feu la goélette à deux mâts en perdition Credit Suisse. (archive) (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Le directeur général de la banque UBS, Sergio Ermotti, a vu sa rémunération stagner l'année dernière, recevant tout de même un montant total de 14,9 millions de francs.

Le salaire du Tessinois qui a repris les rênes au printemps 2023, au moment du rachat de la rivale en déroute Credit Suisse, se compose d'une partie fixe de 2,8 millions et d'une part variable de 12,1 millions, selon le rapport annuel du numéro un bancaire helvétique publié lundi.

Le conseil d'administration "reconnaît les excellentes performances" dont M. Ermotti "a continué à faire preuve en 2025", soulignant ses "solides résultats financiers". "Sous sa direction, UBS a réalisé d'importants progrès dans l'une des intégrations les plus complexes de l'histoire bancaire", le conseil citant notamment la migration d'environ 85% des 1,1 million de comptes clients enregistrés en Suisse.

En février dernier, un porte-parole de la banque a confirmé que M. Ermotti doit rester en poste au moins jusqu'à début 2027.

L'ensemble de la direction, qui comptait quinze membres à fin décembre, a perçu au titre de l'année écoulée une rétribution totale de 145,3 millions, après 143,6 millions en 2024. La part fixe s'est réduite à 26,5 millions après 29,3 millions en 2024.

Colm Kelleher, le président du conseil d'administration, a perçu une part fixe de 5,5 millions de francs, répartis en 2,75 millions en espèces et autant en actions UBS, soit 83'525 titres au prix de 32,924 francs chacun.

Le vice-président Lukas Gähwiler a obtenu 1,9 million, dont 1,5 million de part fixe. Ce dernier ne se représentera pas lors de l'assemblée générale annuelle du 15 avril prochain. Les autres membres ont été rémunérés entre 350'000 et 1 million de francs, portant le total à une somme de 13,3 millions, en deçà des 14 millions de 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

"Pas de Suisse à 10 millions!": les opposants craignent le chaos

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Une large alliance politique et économique a mis en garde lundi à Berne contre les conséquences désastreuses de l'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions!" (photo d'illustration". (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'alliance interpartis "Non à l'initiative du chaos" se lance dans la campagne contre l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions!", en votation le 14 juin. Elle dénonce un texte aux conséquences "très concrètes" sur la vie quotidienne des Suisses dès 2031.

L'initiative de l'UDC demande que la population résidante permanente de la Suisse ne dépasse pas dix millions de personnes d'ici 2050.

Pour l'alliance, qui regroupe le PLR, le Centre et le PVL, le PEV et des acteurs économiques, le texte ne tient pas compte du vieillissement de la population. Si la Suisse ne peut plus recruter de main-d'oeuvre étrangère, c'est le fonctionnement même du pays qui sera affecté.

Les opposants craignent aussi que l'initiative ne marginalise la Suisse au niveau mondial. Selon eux, le texte met en péril les accords bilatéraux existants avec l'Union européenne (UE).

Ils estiment donc que l'initiative de l'UDC ne "résout aucun des défis actuels, mais crée au contraire toute une série de nouveaux problèmes et incertitudes. "Dès 2031, le chaos menace", selon eux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Réchauffement relatif du climat de consommation en février

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Nonobstant une certaine embellie en février, le climat de consommation ne prête toujours guère à la réalisation de transactions d'envergure. (archive) (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

Les Helvètes sont demeurés parcimonieux au mois de février, nonobstant une modeste embellie du climat de consommation en glissement annuel. Les craintes pour la situation économique à venir se sont nettement atténuées.

L'indice du climat à la consommation s'est établi à -30,4 points le mois dernier, contre -30,1 points en janvier et -33,8 points en décembre 2025, indique vendredi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco).

Le rétablissement sur un an repose sur l'ensemble des variables observées. L'appréciation de la situation économique générale à venir a regagné près de sept points pour s'afficher à -30,6%, tandis que la situation financière passée récupère plus de quatre points à -38,6 points.

L'évaluation de la situation financière à venir a grappillé 1 gros point à -25,6%, tout comme la propension à procéder à de grosses acquisitions, à -26,6 points.

Pour calculer les indices susmentionnés, le Seco a sondé le mois dernier 2368 personnes âgées d'au moins 16 ans. L'enquête se déroule en continu et est réalisée en ligne, précise le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le Conseil d'Etat présente sa loi cantonale pour l'aéroport de Sion

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Les députés diront, jeudi matin, s'ils souhaitent cantonaliser l'aéroport de Sion ou non (photo d'illustration). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Comme il s'y était engagé lors de la session du Grand Conseil de mars 2025, le Conseil d'Etat a présenté, lundi au Parlement, une loi en lien avec le financement et le fonctionnement de l'aéroport de Sion. L'infrastructure deviendrait ainsi une compétence cantonale.

Cette loi sur la société de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Sion (LSGEAS) vise à créer une structure capable d’atteindre l’équilibre entre l'utilité publique, la viabilité économique et la durabilité environnementale. Dans la vision cantonale, la société de gestion et d’exploitation reprendra l’ensemble des collaborateurs de l’aéroport de Sion en son sein.

Selon les statuts de la société, le canton du Valais détiendra au moins 34% du capital-actions et la commune de Sion, 20%. En réalité, le canton prendra à sa charge 80% du capital-actions à la création de la société. De son côté, la Ville de Sion a également décidé de mettre à disposition de la future société les terrains et bâtiments sous forme d'un droit de superficie (DDP).

Recherche d'un parfait équilibre

La nouvelle société ne pourra gérer et exploiter l’aéroport qu’à partir du moment où elle sera titulaire de la concession d’exploitation délivrée par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Elle devra proposer des mesures visant à limiter l’impact de ses activités sur l’environnement et les riverains par ex. par la pose de panneaux solaires, l’assainissement énergétique de ses bâtiments ou la limitation du bruit.

Le projet de loi vise à créer une structure capable d’atteindre l’équilibre entre utilité publique, viabilité économique et durabilité environnementale. Dans la vision cantonale, la société de gestion et d’exploitation reprend l’ensemble des collaborateurs de l’aéroport de Sion en son sein.

Fortes retombées économiques

L’aéroport de Sion représente 37’000 vols pour 22’000 passagers par an. En mars 2005, deux motions des partis de droite représentés au Grand Conseil - largement approuvées - avaient rappelé vouloir le développer pour des motifs économiques et touristiques.

"Il s’agit davantage qu’une simple piste d’atterrissage, c’est un pilier de notre économie et une infrastructure majeure pour le tourisme. Chaque année, il génère plus de 70 millions de francs de retombées économiques pour le Valais (ndlr : 74,9 millions de francs selon le canton)", avait alors souligné la députée Claire-Lise Bonvin (Le Centre).

Une volte-face

En 2024, le Conseil d’Etat avait lancé l’idée de cantonaliser l’aéroport de Sion, la concession pour les vols civils actuellement détenue par la Ville se terminant le 31 août 2031. Au terme d’une période de consultation mitigée, l’Exécutif cantonal avait décidé de lâcher l’affaire. A la suite de l'acceptation de deux motions de mars 2025, le gouvernement avait repris le dossier en main.

Conformément à la loi sur les transports publics et la mobilité douce quotidienne, l’Etat du Valais finance actuellement, comme la Ville de Sion, 50% des charges, déficit d’exploitation inclus et la moitié des investissements. Il est proposé que l'engagement du canton atteigne 70% dès le transfert de la concession fédérale d’exploitation à la société, contre 20% à la Ville de Sion et 10% aux autres communes du canton.

Un changement de paradigme

Créé en 1934 pour les besoins de l'aviation civile, l'aéroport de Sion est devenu un site à usage mixte civil et militaire à la suite d'un contrat signé le 22 décembre 1956. En 2013, la Confédération a annoncé envisager un retrait progressif de ses forces aériennes.

L’accord sur le futur du site de 2016 entre la Ville de Sion, le canton du Valais et la Berne fédérale marque un changement de paradigme: avant 2018, l’aérodrome de Sion était un aérodrome militaire avec une activité civile minoritaire. Depuis 2018, l’aérodrome de Sion est devenu un aéroport civil avec des activités militaires dites prioritaires.

"Un projet pragmatique"

Lundi, le Grand Conseil a accepté l'entrée en matière sur cette nouvelle proposition de loi par 117 oui et 9 non (issus des rangs écologistes). "La création d'une société anonyme d'économie mixte de droit privée et La solution", a résumé, la Centriste Claire-Lise Bonvin. "Il s'agit d'un bon projet, pragmatique et ancré dans le réel", a ajouté Swen Luyet (PLR).

"Le projet tel que présenté risque de générer une surtension voire une surchauffe dangereuse des finances publiques qui sont déjà passablement mises à mal", a pour sa part tempéré le Socialiste Blaise Carron. Pour son collègue écologiste Jérémy Savioz, "le projet ne contient que du kérozène et des nuisances."

La lecture de détails aura lieu jeudi matin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Nouvelles frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth

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Une des succursales détruites de l'Al-Qard Al-Hassan, institution financière du Hezbollah, après une frappe israélienne dans la région de Douris, près de Baalbek, dans la vallée de la Bekaa, la semaine dernière. (© KEYSTONE/EPA/WAEL HAMZEH)

L'aviation israélienne mène de nouvelles frappes lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, après avoir averti qu'elle allait frapper une société financière qui lui est liée.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars. Près de 400 personnes ont été tuées depuis.

D'épaisses colonnes de fumée s'élèvent de la banlieue sud, désertée par une grande partie de ses habitants, selon les images de l'AFPTV.

Au moins trois frappes ont visé la banlieue sud, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et l'AFPTV.

L'armée israélienne a annoncé qu'elle "frappe maintenant l'infrastructure du Hezbollah dans la région de Dahieh" (banlieue en arabe, NDLR).

Banques visées

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait viser les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation. Tsahal a en outre renouvelé son appel à évacuer la banlieue sud.

Ciblée de longue date par des sanctions américaines, cette société jouit d'une forte popularité en particulier au sein de la communauté chiite pour ses prêts sans intérêt et ses microcrédits et dispose d'une trentaine de succursales à Beyrouth et ailleurs dans le pays.

A Beyrouth, des témoins ont indiqué que la route menant à l'une d'entre elles a été fermée par l'armée libanaise.

A Saïda, principale ville du sud du Liban, des véhicules de la Défense civile et des ambulances se sont postés près de la succursale de la société, dans une rue principale du centre, selon le correspondant de l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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