Suisse
Le peuple devrait se prononcer sur le consentement présumé pour le don d'organes
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Les Suisses ne doivent pas être présumés donneurs d'organes. Un comité référendaire a déposé jeudi à la Chancellerie fédérale plus de 64'000 signatures contre la révision de la loi sur la transplantation. Deux tiers ont déjà été vérifiées.
Actuellement, une personne doit explicitement consentir au don d'organes avant sa mort. Mais le système n'a pas permis de trouver suffisamment de donneurs. Sous l'impulsion d'une initiative populaire, retirée entretemps, le Parlement a adopté en octobre le principe du consentement présumé.
Toute personne qui ne s'y oppose pas activement serait automatiquement considérée comme donneuse d'organes. En l'absence de document attestant de la volonté du défunt, les proches ou une personne de confiance désignée pourront s'opposer au prélèvement si cela respecte la volonté présumée de la personne décédée.
"Un tel changement de paradigme doit être soumis au peuple", a jugé Franziska Sprecher, membre du comité référendaire et professeure en droit à l'université de Berne. La Consitution garantit à tout être humain le droit à l'intégrité physique et psychique et à l'autodétermination. Ils seraient mis à mal avec la réforme.
Informations manquantes
Environ six millions de personnes seraient potentiellement concernées en Suisse, a relevé Alex Frei, co-initiateur du référendum. Toutes devraient être informées correctement des implications de leur consentement présumé.
Et le médecin de détailler: "Il existe deux sortes de prélèvements en Suisse. Ceux réalisés après une mort cérébrale. Et ceux réalisés après une mort cardiaque entraînant une mort cérébrale." Le deuxième type de prélèvement est plus controversé. En Allemagne, il est interdit. Une personne n'y est pas considérée décédée cinq minutes après l'arrêt du coeur, car elle peut souvent être réanimée.
Pour Alex Frei, "il est impossible d'expliquer correctement et de manière complète le prélèvement d'organes à six millions d'habitants". D'autant plus que certaines personnes ne parlent pas l'une des langues officielles, ne peuvent pas lire ou ne veulent pas se pencher sur la question de leur propre mort.
"Un organe pourrait leur être prélevé contre leur volonté. Leurs droits à l'autodétermination et l'intégrité physique seraient ainsi violés. Le consentement présumé n'est éthiquement pas défendable", a-t-il poursuivi. "Il n'existe aucun droit à un organe", a complété Franziksa Sprecher. "En particulier pas à un organe, dont le prélèvement n'a pas été approuvé par son propriétaire."
Proches sous pression
Les référendaires critiquent également la pression mise sur les proches, placés en position d'arbitre. Après un événement tragique et parfois soudain, le décès d'un être cher, ils se verront placés face à des questions et des conflits éthiques à forte composante émotionnelle, a relevé Susanne Clauss, sage-femme et co-initiatrice du référendum. Ils devront y répondre rapidement avec une pression sociétale accrue, vu que le consentement sera présumé à l'avenir.
Même si toutes les signatures ne sont pas encore attestées, le référendum a de grandes chances d'aboutir. La date de la votation a elle déjà été fixée au 15 mai.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Construction à Genève: bras de fer entre le SIT et la SSE
A Genève, le syndicat SIT dénonce mercredi une "attaque sans précédent contre les salaires des maçons". En cause, la résiliation d'une convention spécifique au canton par la Société suisse des entrepreneurs (SSE), section Genève. Les partenaires sociaux se rejettent la responsabilité.
"Concrètement, la résiliation des accords locaux aura pour conséquence d’amputer les salaires des maçons genevois de près de 400 francs par mois dans une des villes les plus chères du monde", relève mercredi le SIT dans un communiqué. Leurs indemnités seront diminuées, les pauses payées supprimées. Le syndicat annonce organiser la riposte.
Selon le SIT, un accord signé en 2009 avec la SSE Genève prévoyait une pause payée de 15 minutes et une indemnité pour les frais de repas et de déplacement qui a atteint au fil des ans 25 francs par jour. C'est précisément cette convention, qui est annexée à convention collective nationale de la branche, que la SSE Genève veut résilier pour la fin 2026.
Dans un communiqué diffusé le 24 mars, la SSE Genève affirme qu'aucun accord n'a pu être trouvé avec la partie syndicale sur une solution genevoise compatible avec un alignement sur la convention nationale. Le montant de l'indemnité était au coeur des négociations, qui ont échoué.
Au final, les membres de la SSE Genève ont voté pour une résiliation de l'annexe spécifique à Genève au profit d'une stricte application de la Convention nationale. Cette dernière prévoit notamment des indemnités pour les frais de repas et de déplacement à hauteur de 16 francs.
Au niveau national, la nouvelle convention a été approuvée par les syndicats en janvier dernier. Cet accord de branche, d'une durée de six ans (2026-2031), régit les conditions de travail de quelque 80'000 travailleurs. Cet accord avait été obtenu après d'intenses négociations et d'importantes manifestations l'automne dernier.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Swiss réaffecte ses capacités inutilisées vers l'Europe
A cause de l'annulation de vols vers le Moyen-Orient, la compagnie aérienne Swiss renforce ses liaisons courtes en Europe pendant les mois d'été. Ces nouveaux vols desservent des destinations touristiques en Europe du Sud ainsi que Stockholm, a annoncé Swiss mercredi.
Entre mai et septembre 2026, 74 liaisons supplémentaires au total vont être assurées entre la Suisse et différentes destinations européennes, a indiqué la compagnie aérienne. Swiss décide ainsi de réaffecter les capacités libérées par la suppression des liaisons vers le Moyen-Orient.
Parmi les destinations, on retrouve Málaga, Alicante, Stockholm, Athènes, Malte, Porto, Palma de Majorque, Palerme et Thessalonique. De juin à septembre, l'accent sera mis sur les marchés particulièrement prisés tels qu'Alicante, Thessalonique et Venise.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
La Thurgovie veut renoncer au français à l'école primaire
La parlement thurgovien veut abandonner l'enseignement du français à l'école primaire. Il a approuvé mercredi une motion du Centre en ce sens et rejoint ainsi le camp de la plupart des autres cantons de Suisse orientale et de Zurich.
Après un long débat, les députés thurgoviens ont adopté la motion par 71 voix contre 48. Ils chargent ainsi le gouvernement cantonal de préparer une base légale reléguant l'enseignement du français à l'école secondaire au lieu de la 5e année primaire comme actuellement.
Selon le rapporteur des motionnaires du groupe Centre/PEV, l'enseignement précoce du français a donné des résultats "modestes". La faute au plan d'enseignement scolaire surchargé en compétences à acquérir. Résultat: certains thèmes ne sont abordés que de manière superficielle en français, d'après les enseignants.
Le gouvernement a appelé les députés à rejeter la motion, en vain. Il ne s'agit pas de n'importe quelle langue étrangère, mais d'une langue nationale, a rappelé la ministre de l'éducation Denise Neuweiler (UDC).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Le Parlement européen veut ratifier l'accord Suisse-UE cette année
Les parlements européen et suisse veulent aller vite sur l'accord Suisse-UE. Bruxelles compte ratifier l'accord cette année, a déclaré mercredi Bernd Lange, qui menait la délégation européenne en visite à Berne. En Suisse, les débats devraient commencer en septembre.
"Nous allons certainement ratifier l'accord cette année", a déclaré le président de la commission du commerce international du Parlement européen. "Je pense que cela ira très vite. Et jusqu'à présent je n'ai entendu aucune voix critique au Parlement", a-t-il ajouté.
En Suisse, les débats devraient démarrer en septembre au Conseil des Etats. Les travaux se préparent selon cet agenda, a indiqué le conseiller aux Etats Carlo Sommaruga à Keystone-ATS. Au National, ce n'est pas encore clair si les débats auront lieu en décembre ou en mars 2027, a-t-il ajouté.
Le président de la commission en charge du dossier a participé à la rencontre entre les délégations parlementaires suisse et européenne. Le besoin de renforcer les liens dans le contexte géopolitique actuel a été rappelé des deux côtés.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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