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Économie

Le Seco rabote ses prévisions de croissance pour 2024

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Un porte-conteneurs dans le port de Bâle. En 2024, si on peut s'attendre à une reprise de la demande mondiale et des exportations, la consommation pourrait perdre de sa vigueur, estime le Seco. (archives) (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Après un début d'année vigoureux, l'économie suisse a enchaîné sur une phase de stagnation au deuxième trimestre. Si la consommation privée a repris depuis, les investissements industriels ont reculé.

Le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) maintient certes sa prévision de croissance de l'économie suisse en 2023, mais rabote celle pour 2024.

Cette année, la croissance du produit intérieur brut (PIB) non corrigée des événements sportifs devrait s'inscrire à 0,8%, écrit le Seco mercredi dans un communiqué. Pour 2024, les experts de la Confédération s'attendent à un taux de croissance de 1,6%, contre 1,8% au pointage du juin. "L'économie suisse devrait connaître une croissance nettement inférieure à la moyenne cette année et l'an prochain, mais sans récession grave", notent-ils.

L'économie mondiale se remet plus lentement qu'attendu des épreuves de ces dernières années, selon les économistes. La dynamique faiblit notamment en Chine tandis que dans la zone euro, les prévisions de croissance sont revues à la baisse. Les effets de la politique monétaire devraient par ailleurs continuer de se faire sentir.

C'est grâce à un premier semestre très robuste que les experts maintiennent leur prévision de croissance pour l'économie suisse cette année. Quant au marché du travail, une certaine expansion de l'emploi devrait perdurer, estime le Seco, qui prévoit un taux de chômage de 2,0% en 2023 et de 2,3% en 2024.

L'inflation est pour sa part attendue à 2,2% en 2023, contre 2,3% selon la dernière estimation, et à 1,9% en 2024, contre 1,5% selon les estimations de juin dernier. "En 2024, si on peut s'attendre à une reprise de la demande mondiale et des exportations, la consommation pourrait perdre de sa vigueur", prédisent les experts.

"Les risques plus élevés pour la conjoncture internationale, et donc pour le commerce extérieur de notre pays, résultent des développements en Allemagne et en Chine", soulignent-ils. A cet égard, l'industrie allemande connaît un ralentissement marqué et l'économie chinoise souffre de la crise du secteur immobilier, de l'endettement élevé et de la morosité ambiante.

Enfin, malgré la détente actuelle, le risque de pénurie d'énergie cet hiver persiste. Dans un tel scénario, la Suisse entrerait probablement aussi en récession, avertit le Seco.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

USA: la Fed maintient ses taux, anticipe une seule baisse en 2024

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La Fed maintient ses taux et ne prévoit de les abaisser qu'une fois dans l'année (Photo d'illustration).. (© KEYSTONE/AP/ANDREW HARNIK)

La Fed a sans surprise maintenu ses taux à leur niveau, mercredi lors de sa réunion. Elle pense les abaisser une seule fois en 2024, face au rebond de l'inflation du début d'année, et malgré de récents chiffres plus encourageants.

La banque centrale américaine (Fed) a laissé son principal taux directeur dans la fourchette de 5,25% à 5,50% dans laquelle il se trouve depuis juillet dernier, son plus haut niveau depuis plus de 20 ans.

Le président de la Fed, Jerome Powell, donnera des précisions lors de la conférence de presse qu'il tiendra à 14h30 (20h30 suisses).

Point d'orgue de la réunion, les responsables de la Réserve fédérale ont indiqué qu'ils pensent en moyenne abaisser les taux à une seule reprise cette année, tombant à 5,1% fin-2024. Sur les 19 membres du comité de politique monétaire (FOMC), quatre n'anticipent aucune baisse, sept en voient une, et huit tablent sur deux.

Mi-mars, lors de la dernière actualisation, les responsables de la Fed anticipaient trois baisses.

Mais depuis, un rebond de l'inflation les a incités à la prudence, pour éviter une nouvelle flambée des prix. Le mois d'avril avait toutefois connu une timide amélioration.

Et en mai, l'inflation a ralenti à 3,3% sur un an contre 3,4% en avril, et même une absence de hausse des prix sur un mois, selon l'indice CPI de l'inflation, sur lequel sont indexées les retraites, et qui a été publié mercredi matin, juste avant que la reprise des débats à la Fed.

"Modestes progrès"

Le FOMC a ainsi, dans son communiqué, fait état de "modestes progrès supplémentaires" vers son objectif de 2% d'inflation.

Les responsables de la Fed ont toutefois révisé à la hausse leurs prévisions d'inflation pour 2024 et 2025, à 2,6% et 2,3%, quand ils tablaient sur 2,4% et 2,2% en mars, lors des précédentes prévisions.

L'indice PCE, mesure que privilégie la Fed, est resté stable en avril à 2,7% sur un an. Les chiffres de mai seront publiés fin juin.

Les responsables de la Fed "ont besoin de voir un ralentissement sur plus d'un mois, montrant une trajectoire durable vers (son objectif de) 2%, avant de réduire les taux cette année", avait averti Rubeela Farooqi, cheffe économiste pour High Frequency Economics.

En revanche, les chiffres encourageants de l'inflation publiés mercredi ont convaincu les acteurs du marché que la Fed commencerait à abaisser ses taux en septembre, et non en novembre, ce que beaucoup d'entre eux prévoyaient encore mardi.

La Fed a en revanche confirmé ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB): 2,1% en 2024 et 2,0% en 2025.

Quand au taux de chômage, la prévision reste identique pour cette année, à 4,0%, mais est un peu révisée pour 2025, à 4,2% contre 4,1%.

"Dommages économiques inutiles"

En maintenant ses taux à ce niveau, la Fed marque sa différence avec son homologue européenne, la BCE qui, le 6 juin, avait abaissé ses taux directeurs pour la première fois depuis 2019.

Mais la Réserve fédérale évolue sur une corde raide. Si elle commence trop tard à abaisser ses taux, elle risque de faire ralentir trop fortement l'activité économique, ce qui pourrait compromettre la belle santé du marché de l'emploi américain.

Et cela inquiète le parti démocrate du président Joe Biden, à moins de cinq mois de l'élection présidentielle qui l'opposera au républicain Donald Trump.

Deux élus démocrates du Congrès ont ainsi envoyé lundi un courrier au président de la Fed, Jerome Powell, l'avertissant qu'"une politique monétaire excessivement restrictive pourrait mettre en péril le marché de l'emploi vigoureux" aux Etats-Unis.

"En abaissant les taux maintenant, nous nous assurons que nous ne causons pas de dommages économiques inutiles et nuisibles", écrivent ainsi le sénateur Sheldon Whitehouse et le représentant Brendan Boyle dans leur lettre.

La Fed est indépendante du pouvoir politique, mais ses décisions ont des conséquences importantes sur l'économie américaine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Parmelin ne croit pas à une possible prospérité mondiale pour tous

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Le conseiller fédéral Guy Parmelin a fait remarquer que le commerce mondial avait permis de sortir des millions de personnes de la pauvreté tout en estimant probablement impossible une prospérité pour tous les individus. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'ONU s'est fixé il y a 60 ans, au moment du lancement de la CNUCED, l'objectif d'une "prospérité pour tous". Une "quasi-certitude que sa mission n'arrivera probablement jamais à son terme", a estimé mercredi le conseiller fédéral Guy Parmelin à Genève.

"Après 60 ans d'existence, il reste encore d'énormes défis à relever pour que les êtres humains puissent tous profiter du vaste potentiel de développement du commerce mondial", a-t-il affirmé au début d'une réunion de trois jours pour cette anniversaire. Même si la mondialisation et le commerce mondial ont permis de sortir des millions de personnes de la pauvreté, selon lui.

Il salue les réformes que la secrétaire générale Rebeca Grynspan de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), désormais "ONU Commerce et développement", souhaite lancer. Cette nouvelle approche pourra être établie lors de la ministérielle de 2025, dit le conseiller fédéral.

Il salue les réformes que la secrétaire générale de la CNUCED Rebeca Grynspan souhaite lancer. Et d'appeler, au-delà du nouveau nom, à un "engagement concret". Cette nouvelle approche pourra être établie lors de la ministérielle de 2025, dit encore le conseiller fédéral.

"C'est ensemble que les Etats doivent mettre en place des cadres réglementaires viables", a insisté le chef du Département fédéral de l'économie, de la recherche et de la formation (DEFR). Tout en garantissant une croissance durable et un secteur privé robuste, a-t-il également ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Démarche de durabilité pour exploiter les matériaux à Fribourg

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La révision du plan sectoriel pour l'exploitation des matériaux (PSEM) s'inscrit dans une démarche de développement durable (photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le canton de Fribourg révise son plan sectoriel pour l'exploitation des matériaux de construction (PSEM), dans une démarche de développement durable, en intégrant notamment l'économie circulaire. Gravier et sable ne sont pas disponibles à l'infini.

Le PSEM permettra de planifier et gérer l’utilisation des gisements de matériaux de construction fribourgeois via une approche d’utilisation de ressources régionales pour la construction, a indiqué mercredi devant la presse le conseiller d'Etat Jean-François Steiert, en charge entre autres du développement territorial.

Logements, écoles, un hôpital ou des infrastructures de transport: les besoins en sable et gravier pour des projets de construction dans le canton sont estimés à 3 mètres cubes par personne et par an pour les 25 prochaines années, a dit le ministre, avec une population fribourgeoise qui croît, soit 23 millions de mètres cubes.

Logique durable

C'est pourquoi l'exécutif doit réviser le PSEM tous les 10 ans, a précisé Jean-François Steiert. Dans un contexte où les matériaux fribourgeois sont soumis à une forte concurrence étrangère, le plan propose de répondre aux besoins cantonaux avec une production locale, guidée par une vision à long terme intégrant le climat.

La nouvelle mouture identifie 18 secteurs prioritaires exploitables. Le développement d’un projet concret dépend ensuite de la volonté de l’exploitant et de celle de la commune. "Commune qui décide si une nouvelle zone de gravière peut être mise en place ou non", a noté Giancarla Papi, cheffe des constructions et de l'aménagement.

Transports courts

Une inscription d'un site dans le plan ne signifie donc pas encore que celui-ci sera exploité. Conduite par un comité de pilotage présidé par Jean-François Steiert, la révision a été initiée en 2020. Elle contribuera à une utilisation "parcimonieuse" et une gestion durable des matériaux non renouvelables.

La nouvelle version du plan souhaite encourager les trajets courts et valoriser le potentiel de transport par le rail ou des véhicules plus propres, à moteur électrique ou recourant à des carburants alternatifs. L'objectif vise à limiter les émissions de CO2, en évitant que les matériaux ne viennent de France voisine.

Recyclage accru

L’utilisation de matériaux de chantier propres pour remblayer les gravières exploitées et la part importante de matériaux de construction recyclés devront aussi créer une économie circulaire. Le PSEM assurera la protection des eaux ainsi que la valorisation de biotopes importants pour différentes espèces animales et végétales.

La révision constitue un des thèmes du plan directeur cantonal. Des adaptations de celui-ci sont soumises à la consultation publique. Le Conseil d'Etat propose ainsi d'ajouter une nouvelle fiche de projet pour le futur parc du chocolat Cailler, à Broc, et pour l'extension du site de Bellechasse de l’établissement de détention fribourgeois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Vers plus de transparence pour les marchés de gros de l'énergie

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Le ministre de l'énergie Albert Rösti a présenté le premier projet devant faire suite à la loi urgente instituant un mécanisme de sauvetage pour les entreprises d'électricité d'importance systémique. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Les participants aux marchés de gros de l'énergie doivent communiquer à la Commission fédérale de l'électricité (ElCom) des informations concernant leurs transactions et leurs ordres. Le National a accepté mercredi à l'unanimité un projet en ce sens.

En septembre 2022, le Parlement a approuvé un mécanisme de sauvetage pour les entreprises énergétiques suisses d'importance systémique. La loi est limitée jusqu'à fin 2026. Le projet sur la table fait partie de ceux y faisant suite.

Il prévoit une série d'obligations. Les acteurs concernés doivent s'enregistrer auprès de l'ElCom, lui communiquer les informations nécessaires à la surveillance du marché concernant leurs transactions et leurs ordres, et publier les informations privilégiées qui mènent à des délits d'initiés.

Le projet a pour but d'accroître la transparence, de renforcer la surveillance ainsi que de conforter la confiance dans l'intégrité de ces marchés.

Le National a ajouté quelques dispositions. Le dossier part au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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