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Économie

Le Tessin, terre d'accueil de la cryptomonnaie en Suisse

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Au café ou pour régler ses impôts, le bitcoin est souvent le bienvenu au Tessin. Considéré comme un terrain d'expérimentation grandeur nature pour la crypto, le canton du sud des Alpes voit s'installer de plus en plus d'établissements grâce au soutien des autorités et rivalise désormais avec Zoug. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Terrain d'expérimentation grandeur nature pour la cryptomonnaie, le Tessin voit s'installer de plus en plus d'établissements grâce au soutien des autorités et rivalise désormais avec Zoug. La volatilité, le marché du travail et la fiscalité constituent des obstacles.

(par Ibtissam BENCHIKH, AWP)

La banque privée genevoise Gonet a inauguré le 18 septembre son premier bureau tessinois dont la particularité réside notamment dans les activités numériques. L'équipe d'une dizaine de personnes, déjà à pied d'oeuvre grâce à la fusion avec One Swiss Bank, continuera de délivrer ses services auprès des clients privés et des gestionnairs de fortune indépendants.

"Les actifs digitaux deviennent une classe d'actifs incontournable, raison pour laquelle nous avons lancé (en début d'année) une offre pour nous positionner comme leader sur ce marché", a souligné à l'agence AWP Benjamin Duban, responsable Banque privée.

Trois jours avant Gonet, c'était la société de cryptomonnaie zougoise Bitcoin Suisse qui ouvrait un bureau à Lugano. Fondée en 2013, elle est la première prestataire suisse de services financiers haut de gamme dans ce domaine avec plus de 200 experts dans ses rangs en Europe et au Moyen-Orient. "Avec un écosystème cryptographique dynamique et en pleine croissance, Lugano se positionne comme une plaque tournante pour l'innovation dans le domaine de la blockchain", explique Peter Camenzind, directeur général, faisant référence au registre numérique décentralisé appelé aussi chaînes de blocs.

La pratique mais pas le monopole

"Zoug demeure le centre de gravité intellectuel, avec près de 1300 entreprises blockchain, soit 60% du total national. Zurich concentre les financements et représente plus de 20% des levées de fonds crypto suisses. Et, Genève reste tournée vers la finance privée et institutionnelle", explique à l'agence AWP Arthur Jurus, responsable des investissements d'Oddo BHF Suisse. En résumé, Zoug est le cerveau, Zurich le bras financier, Genève le capital institutionnel, et Lugano le terrain d'expérimentation.

A la question de savoir si le Tessin dispose de l'infrastructure et de la main d'oeuvre nécessaire, la réponse des observateurs est positive. Géographiquement, sa position entre Zurich et Milan est fertile, mais compétitive.

"Sur le plan fiscal, le canton n'offre pas un régime aussi avantageux que celui de Zoug ou des Grisons voisins et c'est aussi pour cette raison que la ville a choisi de se positionner comme pionnière dans les cryptomonnaies afin d'attirer de nouveaux résidents du monde entier", souligne M. Jurus en citant des fortunes du Royaume-Uni et de Norvège.

Si le cadre réglementaire suisse reste défini au niveau fédéral, notamment avec le gendarme financier Finma et la loi DLT Act, "le Tessin applique ces règles de manière pragmatique et rapide. Le climat est donc favorable, et les autorités locales affichent un soutien ouvert et constant", ajoute M. Jurus. "L'avenir semble prometteur, si le canton poursuit sa stratégie d'adoption concrète."

A un horizon de cinq ans, le nombre de commerces acceptant les paiements en crypto pourrait dépasser 500, tandis que les jeunes pousses locales pourraient passer d'une vingtaine à une cinquantaine.

Plan B, pour Bitcoin

En partenariat avec Tether, principal émetteur de cryptomonnaie stable (stablecoins) dans le monde, dont le fondateur vit au Tessin, la Ville de Lugano a déployé le Plan B en 2022. L'investissement de plus de 100 millions de francs entend créer un environnement favorable aux entreprises du secteur, renforçant la visibilité internationale et facilitant l'accès aux services.

Les habitants peuvent par exemple effectuer différents types de paiements en bitcoin (BTC) ou en tether (USDT). Aussi, plus de 20'000 personnes utilisent l'application MyLugano permettant de régler des achats dans plus de 400 commerces et offrant un remboursement via un jeton local (LVGA). Enfin, la chaîne de blocs SwissLedger (ex-3Achain), développée avec le soutien des autorités, sert déjà pour la certification numérique et la logistique.

Concernant le recrutement de nouveaux talents, la municipalité collabore avec les universités locales, l'USI et la SUPSI, pour former des spécialistes en technologies financières et intelligence artificielle. Des espaces de travail partagés sont mis à disposition pour des jeunes pousses. Enfin, et plus logiquement, la vitesse de l'internet par fibre optique de Lugano figure parmi les cinq meilleures de Suisse.

A plus vaste échelle, la communication proactive à l'international attire chaque année plus de 2000 visiteurs étrangers pour ses conférences dédiées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Réunion de la Fed, partie pour rester sur pause

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La Fed, dirigée par Jerome Powell, devrait se contenter du statu quo (archives). (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a débuté mardi une réunion de deux jours sur les taux d'intérêt à l'issue de laquelle un statu quo semble acquis, nombre de responsables s'inquiétant de la trajectoire de l'inflation.

Les investisseurs s'attendaient à ce que la Réserve fédérale laisse ses taux inchangés pour la deuxième fois de suite. La guerre au Moyen-Orient - et l'envolée des cours de l'énergie qu'elle a provoquée - n'ont fait que renforcer cette conviction.

Ils commencent même à s'interroger sur l'éventualité que ce gel dure au moins jusqu'en fin d'année, tant la Fed aura du mal à fermer les yeux sur l'impact du conflit sur les prix.

L'institution vise une inflation limitée à 2%, un objectif qu'elle n'a plus atteint depuis cinq ans en raison d'une succession de chocs (pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine).

L'indice PCE d'inflation progressait encore de 2,8% en janvier.

Or son rebond relève quasiment de la fatalité, les prix à la pompe ayant déjà significativement augmenté aux Etats-Unis.

Le gallon (3,78 litres) d'essence basique coûte désormais 3,79 dollars en moyenne, contre moins de 3 dollars un mois plus tôt, selon l'association automobile américaine (AAA), qui publie des données de référence.

En fin d'année dernière, la Fed avait entamé une détente en réduisant, en trois fois, ses taux directeurs de 0,75 point de pourcentage.

Ses responsables estimaient, devant des embauches atones, qu'il fallait redonner du souffle à l'économie.

Depuis, une majorité d'entre eux plaident pour patienter avant de décider du prochain mouvement.

Les taux au jour le jour sont dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

La charge administrative à Genève coûte trop cher aux entreprises

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A Genève, les tâches administratives sont trop lourdes pour les entreprises, selon une étude de la CCIG. Or ce critère pèse sur l'attractivité économique du canton (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, les tâches administratives sont trop lourdes pour les entreprises, selon une étude de la CCIG. Elles leur coûtent 705 millions de francs par an en coûts salariaux internes. Or ce critère pèse sur l'attractivité économique du canton.

"La pression administrative est devenue un des critères d'évaluation pour l'implantation d'une entreprise", a relevé mardi devant les médias Romain Duriez, directeur général adjoint de la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG). Au bout du lac, les entreprises consacrent en moyenne 27,7 heures par mois aux tâches administratives liées aux réglementations publiques.

La CCIG estime qu'une réduction de la bureaucratie permettrait à long terme de gagner jusqu'à 2,8 milliards de francs de potentiel économique par an. Pour ce faire, l'Etat devrait d'abord mettre en place un dispositif d'évaluation des coûts réglementaires. La chambre préconise aussi de simplifier les démarches administratives, de renforcer l'efficacité et de garantir la cohérence des lois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La banque nordique Nordea va supprimer 1500 postes

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Très présente au Danemark, en Finlande, la Norvège et en Suède -, Nordea veut tirer parti de cette couverture nordique pour réduire ses coûts tout en investissant dans la technologie et l'IA (archives). (© KEYSTONE/EPA/MAURITZ ANTIN)

Nordea, la plus grande banque des pays nordiques va supprimer quelque 1500 postes. La mesure s'inscrit dans le cadre d'un programme de réduction des coûts prévoyant des économies de 600 millions d'euros d'ici 2030.

Nordea va comptabiliser des coûts de restructuration d'environ 190 millions d'euros au premier trimestre 2026, a-t-elle précisé dans un communiqué.

"Les coûts de restructuration sont principalement liés à des changements dans la composition des effectifs et incluent des réorientations de compétences conduisant à une réduction du nombre d'employés", écrit Nordea.

Environ 1500 employés seront concernés par ces suppressions de postes en 2026 et 2027. La banque comptait environ 29'000 salariés fin 2025.

Très présente sur ses marchés domestiques - le Danemark, la Finlande, la Norvège et la Suède -, Nordea dit vouloir tirer parti de cette couverture nordique pour réduire ses coûts tout en investissant dans la technologie et l'IA.

"Grâce à sa présence nordique, à l'impact de l'IA et à l'optimisation des processus, Nordea s'attend à avoir moins d'employés à l'avenir qu'aujourd'hui", ajoute-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Les CCT étendues primeront sur les salaires cantonaux minimaux

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La gauche, avec Pierre-Yves Maillard (PS/VD) en tête, s'est opposée à la primauté des CCT étendues sur les salaires minimaux cantonaux (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Les conventions collectives de travail (CCT) primeront sur les lois cantonales en matière de salaire minimal. Après le National, le Conseil des Etats a validé mardi, par 27 voix contre 15, un projet en ce sens, élaboré à contre-coeur par le Conseil fédéral.

Actuellement, une CCT ne peut être étendue que si elle ne contient rien de contraire au droit fédéral ou cantonal. Ainsi, les salaires minimaux cantonaux l'emportent sur ceux prévus par les CCT étendues.

Le projet prévoit de changer la pratique actuelle. Plusieurs de ses partisans ont relevé ne pas être fondamentalement contre les salaires minimaux, mais ceux-ci doivent être fixés dans les CCT. Il s'agit de renforcer le partenariat social et de ne pas fragmenter le marché du travail en Suisse au vu des différences entre cantons et même communes.

La gauche et le PVL étaient opposés au projet. Soutenus par quelques centristes, ils ont invoqué les principes de fédéralisme et de hiérarchie des normes.

Pierre-Yves Maillard (PS/VD), président de l'Union syndicale suisse (USS), a demandé de respecter la volonté populaire dans les cantons ou les communes où un salaire minimal a été accepté. Et de rappeler que le Tribunal fédéral a validé les salaires minimaux cantonaux comme mesures de politique sociale.

Garanties

Le Conseil des Etats a toutefois ajouté des garanties, afin que les cantons de Genève et de Neuchâtel, qui ont déjà décidé que leurs salaires minimaux cantonaux prévalaient, puissent maintenir ce régime. Les cantons du Jura, du Tessin et de Bâle-Ville, qui ont aussi introduit un salaire minimum, ne sont pas concernés parce que, dans leur cas, les CCT de force obligatoire ont déjà la priorité.

Les sénateurs ont aussi exclu toute baisse salariale qui réduirait le salaire à un niveau inférieur à celui du salaire minimum actuellement en vigueur. Ils ont en revanche refusé de justesse de limiter la primauté des CCT étendues à la durée de validité de ces CCT, mais au maximum à deux ans. Il s'agit d'un compromis afin d'éviter un référendum, a argué M. Maillard.

Le projet fait suite à une motion du conseiller aux Etats Erich Ettlin (Centre/OW), adoptée par les Chambres fédérales en 2022. Le Conseil fédéral a donc été contraint de légiférer.

Mais il est opposé au projet. Le ministre de l'économie Guy Parmelin a également relevé que la modification porte atteinte à plusieurs principes. "Une CCT est un acte administratif, pas une loi", a-t-il déclaré.

Sans succès. Le dossier repart au National.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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