Suisse
Les douleurs des personnes âgées entre stoïcisme et communication
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2022/04/letude-remet-en-question-les-ideologies-tendant-a-banaliser-les-douleurs-chroniques-chez-les-personnes-agees-archives-1000x600.jpg&description=Les douleurs des personnes âgées entre stoïcisme et communication', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Pour une personne âgée, parler de ses douleurs chroniques peut avoir de lourdes conséquences en termes d'indépendance, de qualité de vie, voire de discrimination ou d'exclusion. Les taire est tout autant à double tranchant, selon une étude lausannoise.
L'équipe de Pascal Singy, au Service de psychiatrie de liaison du CHUV de Lausanne, a tenté d'y voir plus clair dans cette problématique complexe. Les chercheurs ont réalisé 49 entretiens avec des personnes âgées de plus de 75 ans et souffrant de douleurs chroniques.
Les participants ont été interrogés deux fois à dix jours d’intervalle - pour éviter le risque de fatigue - au travers d’un protocole de type récit de vie, a indiqué le Pr Singy à Keystone-ATS.
Ensuite, différents acteurs-clés du domaine ont été sondés au travers de groupes-cibles homogènes: médecins somaticiens, personnel paramédical, proches aidants, psychothérapeutes, ainsi que des responsables institutionnels ou d’associations.
Il en ressort que c’est dans le cercle familial que les douleurs chroniques sont le plus souvent abordées, particulièrement avec les parents directs: le ou la partenaire et les enfants, plus spécialement les filles. Cette préférence est tempérée par des enjeux d'autonomie, par exemple lorsque les aînés craignent de perdre leur pouvoir de décision dans la vie quotidienne.
Facteurs limitatifs avec les soignants
L’entourage amical joue également un rôle. Les aînés y voient un contexte particulièrement favorable, ayant le sentiment d’être écoutés et reconnus. Les amis intimes ne sont toutefois pas légions et leur nombre va décroissant l’âge avançant.
Les corps médical et paramédical constituent en toute logique des interlocuteurs de première importance. Mais avec trois grands facteurs limitatifs, par exemple le recours répété à des échelles d’évaluation de la douleur, qui peuvent être une source d'incompréhension et de frustration.
La deuxième limitation est une forme de banalisation ressentie par certains des répondants dans les propos de leurs cliniciens, qui considèrent les douleurs comme "naturelles" à un âge avancé. A partir de 75 ans, jusqu'à quatre personnes sur cinq souffrent de douleurs chroniques, selon diverses études.
S'y ajoute parfois le recours à "des formules désespérantes", stigmatisantes et infantilisantes, relève Pascal Singy. Comme par exemple: "Comment vont ces bobos aujourd'hui?" ou "A votre âge, il ne faut pas rêver". Un troisième frein est naturellement la peur d’être hospitalisés ou placés en institution.
Autoprotection et stoïcisme
L'analyse menée avec les acteurs-clés a permis de mettre en évidence plusieurs axes de réflexion, précise Pascal Singy. Le premier questionne la thématisation des douleurs. Ainsi, parler de ses douleurs chroniques ne paraît pas toujours souhaitable.
Les taire est parfois signe d’une sensibilité relationnelle salutaire (éviter d’impacter ses relations sociales), d’un mécanisme d’autoprotection (moins on en parle, moins on y pense), voire d'un tout aussi salutaire stoïcisme (souffrir en silence), soulignent les chercheurs.
Néanmoins, dans certaines situations, cliniques en particulier, pouvoir décrire ses douleurs est fondamental. Les acteurs-clés se rejoignent pour souligner l’importance de développer chez les professionnels de la santé des stratégies pour la pratique, notamment un vocabulaire partagé de la douleur.
Sentiments d'impuissance
L'étude souligne les sentiments d’impuissance de tous les acteurs impliqués en raison de "l'incapacité à fournir des solutions thérapeutiques efficaces", note le Pr Singy.
Concrètement, les auteurs suggèrent des approches partenariales et un décloisonnement permettant l’intervention de ressources cliniques alternatives, comme l'hypnose, la câlinothérapie ou l'ostéopathie. Il s'agit aussi de permettre au patient de reprendre du pouvoir en s’impliquant dans les choix thérapeutiques.
Par ailleurs, la place des proches aidants dans les dispositifs de prise en charge est jugée encore insuffisante, en termes de reconnaissance statutaire (badges, formation à des gestes techniques) et financière.
Au final, les acteurs-clés se retrouvent pour souligner que la qualité de vie des aînés souffrant de douleurs chroniques dépend en dernière analyse de pouvoir jouir des petits plaisirs du quotidien et de leur maintien dans le tissu social.
Ne pas banaliser
Conclusions: pour les auteurs, il y a lieu de mettre en lumière comme problématiques les idéologies qui banalisent les douleurs chez la personne âgée. Il s'agit également de questionner ou de valoriser - selon qu'il est contraint ou choisi - une certaine forme de stoïcisme en tant que ressource permettant de mieux vivre avec ses douleurs.
Les cliniciens quant à eux sont invités à éviter certains réflexes âgistes, notamment le "papy talk" ou langage infantilisant sur le modèle du "baby talk". De manière plus générale, le débat sur l'âgisme - la stigmatisation de la vieillesse - devrait être renforcé dans la société civile "de manière décidée".
Enfin, il importe que la gérontologie soit revalorisée au sein des filières médicale et infirmière en tant que domaine d’avenir, conclut Pascal Singy. Ces travaux, soutenus par le Fonds national suisse (FNS), ont fait l'objet de publications dans différentes revues scientifiques, BMC Geriatrics et Frontiers in Public Health notamment.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Lausanne: zoom sur la K-pop et la Corée du Sud à Polymanga
La K-pop et la Corée du Sud sont à l'honneur lors de la prochaine édition de Polymanga, du 3 au 6 avril à Beaulieu-Lausanne. Une quarantaine d'invités, des dédicaces, des animations, des concours de cosplay et des concerts émaillent le menu de cette 20e édition.
Depuis plusieurs années, Polymanga s'est imposé comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs de pop culture japonaise et coréenne. L'an dernier, il avait attiré 47'000 visiteurs, dont de nombreux jeunes. Un quart de son public est âgé de moins de 18 ans.
Cette 20e édition se déploie sur plus de 25'000 m2 et s'intéresse à tous les univers de la pop culture, avec un fort accent cette année sur la Corée du Sud. Gaho, chanteur de K-pop aux plus de 500 millions de vues en ligne, se produira en concert les 5 et 6 avril avec son groupe Kave. Il signera également des dédicaces.
Demon Hunters
Le festival accueille plusieurs invités autour du film d'animation "KPop Demon Hunters", qui a battu des records d'audience et vient de remporter deux Oscars. Andrew Choi, le chanteur original de Jinu dans le film, parlera des coulisses de la création musicale en Corée, en compagnie de Vincent Blue, compositeur des musiques de plusieurs séries.
Les voix françaises du film donneront un mini-concert et une conférence. Et Anaïs Delva sera présente pour une conférence et des dédicaces: la comédienne qui a doublé Elsa dans la "Reine des neiges" a également assuré la direction musicale et l'adaptation française des chansons de "KPop Demon Hunters".
Web, dessins et jeux vidéo
Polymanga invite également un pilier de l'animation japonaise (Mahiro Maeda), la directrice artistique de la société belge de développement de jeux vidéo Larian Studios (Alena Dubrovina) ainsi que le dessinateur Baba. Sans oublier un bataillon de créateurs du web comme Cyprien, Henry Tran, Sora, Somini ou Arthur Hennes.
Un concours de cosplay se tiendra chaque jour. Une des compétitions réunira dix candidats internationaux pour un "spectacle grandiose, mêlant performance, talent et passion", promettent les organisateurs.
Le Village des artistes regroupera quelque 180 dessinateurs, des artistes confirmés mais aussi les talents de demain. Le nombre de candidatures a battu cette année un record avec plus de 600 dossiers.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Risque de gel: les abricotiers sont les plus vulnérables
Avec le retour du froid et la menace du gel, la nuit de vendredi à samedi a été particulièrement surveillée par les arboriculteurs valaisans. Arbre fruitier le plus vulnérable, l'abricotier suscite actuellement le plus d'inquiétudes.
"Les premières bougies ont été allumées vers 23h00", raconte Jean-Noël Devènes, arboriculteur à Baar sur la commune de Nendaz, interrogé par Keystone-ATS. Il décrit un froid "mauvais et piquant" qui, descendu des vallées, s'est avéré "complexe" à gérer avec "des courants qui écrasaient la chaleur."
Entre 400 et 450 bougies à l'hectare ont été allumées, sachant que l'arboriculteur a lutté durant la nuit sur deux de ses six hectares d'abricots. "Nous nous sommes concentrés sur les zones les plus critiques, là où la fleur a déjà passé et le fruit est plus sensible au froid."
Dans ces zones, la température a pu être limitée entre 0 et 1 degré, contre - 4 où aucune bougie n'a été allumée. "Nous verrons demain (dimanche) si cela valait le coup", relève-t-il.
Floraison précoce
L'arboriculteur souligne que de tels dispositifs contre le gel interviennent, en général, plutôt vers la mi-avril. "Or cette année, la floraison a été très précoce sur certaines parcelles. Nous devons tenir encore tout avril et mai", explique-t-il.
Rien que pour le matériel, une telle nuit de lutte coûte environ 6000 francs à l'hectare, "ce qui est énorme", ajoute-t-il.
Selon Olivier Borgeat, secrétaire général de l'Interprofession des fruits et légumes du Valais (IFELV), "la situation est délicate pour l'abricotier car la floraison est en avance d'une douzaine de jours par rapport à la moyenne des dix dernières années."
Contacté par Keystone-ATS, il ajoute que "la situation n'est pas anormale, mais la saison démarre toujours plus tôt avec des arbres en fleurs plus précoces."
Or, les fruits sont très sensibles au gel en début de floraison. "Avec le froid annoncé, associé à un ciel dégagé, cette nuit de vendredi à samedi était particulièrement surveillée", souligne-t-il. Les autres arbres fruitiers sont actuellement un peu moins vulnérables.
Bougies ou aspersion
Le secrétaire général de l'IFELV rappelle que le moyen de lutte principal est l'aspersion des arbres avec de l'eau tirée de la nappe phréatique. Il s'agit de former une coque de glace autour des bourgeons pour les protéger des températures trop négatives, sur le principe de l'igloo.
Sur les coteaux, les arboriculteurs privilégient des bougies qu'ils placent sous les arbres, l'irrigation par aspersion risquant notamment de provoquer des ravinements, précise-t-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
NL: Genève s'est contenté de "jouer un peu mieux" pour gagner
En difficulté offensivement en ce début de play-off, Genève-Servette a marqué 4 fois pour l'emporter face au LHC vendredi. Comme l'a souligné Ville Peltonen, il a suffi de "jouer un peu mieux".
Les Aigles ont pu prendre le match à leur compte rapidement en ouvrant la marque d'entrée de jeu, bien aidés par le Lausannois Aurélien Marti qui s'est illustré en écopant une pénalité après 54 secondes. Un fait de jeu qui a lancé la rencontre des Genevois, qui n'ont pas changé grand chose de l'aveu même de Peltonen. "C'est un match similaire à ceux qu'on a joué avant dans cette série. Le scénario de la rencontre a tourné en notre faveur cette fois", a résumé le technicien finlandais après la victoire 4-2 des siens en terre vaudoise.
"Pas lieu de procéder à de gros changements"
Malgré seulement trois buts marqués lors des deux derniers duels, contre dix encaissés, le coach a gardé son calme: "Il n'y avait pas lieu de procéder à de gros changements, c'est une série en sept matches. Nous étions prêts au combat, et nous avons su tolérer les moments où nous avions besoin de défendre".
Les Genevois ont égalisé à 2-2 dans ce quart de finale malgré les défaites concédées lundi et mercredi. Les play-off, "c'est une course contre-la-montre entre pour s'améliorer entre deux rencontres. Nous voulons allier le travail collectif et individuel pour avancer", s'est encore satisfait l'entraîneur de 52 ans.
Savoir saisir le momentum
Simon Le Coultre, auteur du 1-0 à la 2e à 5 contre 4, s'est lui aussi félicité de la prestation collective des Genevois dans cet acte IV. "On a généré du trafic devant la cage, récupéré des rebonds et fait en sorte que ça rentre", a souligné le défenseur de 26 ans.
Avant le 2-0 de Vincent Praplan à la 28e, les Aigles ont tremblé, mais ont su faire le dos rond. "Dans un match, le momentum balance, et il ne faut pas paniquer lorsque c'est les autres qui l'ont. Et dès qu'il est de notre côté, il faut savoir jouer simple pour faire basculer la rencontre", a ajouté celui qui avait déjà effectué deux passes décisives dans ces play-off.
"On a trouvé la solution pour cette fois, maintenant il va falloir bien se reposer, bien manger et être prêt pour dimanche", a souligné Le Coultre en vue du prochain duel. Les Lausannois, d'humeur bagarreuse en fin de rencontre, sont prêts pour une revanche dans ce derby lémanique qui n'a pas fini de soulever les foules, à l'image de la patinoire de Malley qui affichait guichets fermés ce vendredi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Dimanche matin, les horloges seront avancées d'une heure
Dimanche à 02h00, les horloges seront avancées d'une heure en Suisse et dans la plupart des pays européens, pour passer à 03h00. Le passage à l'heure d'été commence toujours le dernier dimanche de mars et se termine le dernier dimanche d'octobre.
Cette année, l'heure d'été durera 30 semaines, soit 210 jours. Le 25 octobre, à 03h00 du matin, les horloges seront ramenées à 02h00 pour revenir à l'heure normale.
La suppression éventuelle du changement d'heure saisonnier est devenue un sujet politique, en particulier dans les pays voisins de la Suisse. La Commission européenne a présenté des plans concrets, mais les Etats membres de l'Union européenne n'ont pas suivi.
Les détracteurs du changement d'heure déplorent ses effets négatifs sur la santé et le bien-être des animaux. Les enfants et les personnes âgées seraient particulièrement touchés. Le nombre d'accidents de la route augmenterait aussi à cause de la fatigue. Le changement d'heure est aussi une source de mécontentement pour le secteur agricole, car il entraînerait une baisse de la production laitière des vaches.
L'heure d'été a été introduite pour la première fois en Europe en 1973, pendant la crise pétrolière. Ce changement visait à gagner une heure de lumière du jour pour les entreprises et les ménages, dans le but d'économiser de l'énergie. Afin de ne pas devenir une île horaire, la Suisse avait suivi le mouvement en 1981.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
SuisseIl y a 3 jours
CFF: les rubans "tournesol" sont disponibles dans toutes les gares
-
LausanneIl y a 3 jours
Nouvelle unité d'accueil et de prise en charge des plaignantes
-
CultureIl y a 3 jours
Décès à Nice de l'ancienne star de téléréalité Loana
-
GenèveIl y a 2 jours
Des travaux à Pâques perturberont les lignes de tram 12 et 17
-
VaudIl y a 2 jours
Yverdon: pas de libération conditionnelle pour Claude D.
-
Suisse RomandeIl y a 2 jours
Le nombre de blessés est passé de 45 à 41 en quinze jours
-
InternationalIl y a 2 jours
Après un mois de guerre, les USA veulent parler bientôt avec l'Iran
-
CultureIl y a 2 jours
Le Venoge Festival dévoile le programme de sa 30e édition


