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Suisse

Les étudiants des hautes écoles ne restent pas les bras croisés

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Le Professeur de l'EPFL, Jean-Philippe Thiran, donne un cours par vidéoconference a ses étudiants depuis un auditoire vide sur le campus de l'Ecole Polytechnique Federale de Lausanne, EPFL, le vendredi 13 mars 2020 a Lausanne. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Privés d'enseignement présentiel, les étudiants de la Haute école spécialisée de Suisse romande s'activent à soutenir la lutte contre le Covid-19. A Fribourg, par exemple, l'émergence de nouvelles pratiques préfigure un futur davantage numérisé.

La Haute école de travail social Fribourg (HETS-FR) a lancé un appel pour établir une liste d'étudiants prêts à s'engager. "Il s'agit d'une démarche de solidarité envers les personnes vulnérables, ainsi que de soutien aux institutions et services avec lesquels nous collaborons", dit à Keystone-ATS son directeur Joël Gapany.

"La plupart des structures qui engagent nos diplômés sont actives et mobilisées pour faire face à la crise sanitaire", explique-t-il. Ici le télétravail est quasi impossible dans les institutions sociales, sachant qu'il s'agit de s'occuper de personnes handicapées, d'enfants ou de personnes âgées.

"La Haute école de gestion Fribourg (HEG-FR) est aussi à disposition avec de divers soutiens aux start-up et PME au regard de la situation extraordinaire", note Hanspeter Geisseler, son responsable communication. Pour l'heure, rien de concret, mais des actions pourraient suivre les besoins.

Base volontaire

A la HEG-FR, deux tiers des étudiants suivent la formation bachelor en emploi, avec un taux d'engagement d'au moins 50%, ajoute Hanspeter Geisseler. Il n'est donc pas exclu que de nombreux étudiants continuent à travailler dans des secteurs où l'activité se poursuit.

"La démarche intervient sur une base volontaire", détaille Joël Gapany. "Il faut tenir compte du fait que certains étudiants poursuivent leur formation à distance, alors que d'autres sont déjà engagés dans les institutions et y réalisent leur formation pratique en stage."

Des directions d'institutions et de services ont déjà pris contact avec la HETS-FR pour demander de pouvoir bénéficier du soutien d'un pool d'étudiants. Le lien avec les demandes est assuré par différents canaux, notamment les structures mises en place sur le plan cantonal.

Berne, Jura, Neuchâtel

A noter qu'une partie des étudiants proviennent du bassin BEJUNE (Berne, Jura, Neuchâtel), relève le directeur de la HETS-FR. Ils pourraient dès lors être sollicités pour mettre leurs compétences à disposition dans les trois cantons concernés.

La première semaine de suspension de l'enseignement présentiel a surtout servi à préparer les cours à distance. "La grande majorité de nos enseignements a pu reprendre en formation à distance comme prévu", précise Hanspeter Geisseler. Les outils connus (Moodle, TEAMS, Outlook, Jabber, Skype ou SWITCH) sont utilisés.

"La plate-forme d'apprentissage en ligne Moodle était déjà largement utilisée avant la période bousculée", rappelle Joël Gapany. Elle permet d'interagir en direct avec les étudiants via des forums, de déposer et de partager des documents écrits ou audiovisuels.

Vers le numérique

Des séances de travail en groupe peuvent se dérouler sur d'autres applications en ligne, telles que Microsoft Teams, Ici, la démarche permet de garder le lien "indispensable" entre enseignants, étudiants, personnel administratif et direction, et de partager les "bonnes pratiques".

La Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) intervient via des supports en ligne, des formation données à distance directement sur Moodle. Elle vient de créer, par l'entremise de son Centre de compétences numériques, un guichet permanent sur l'expérimentation numérique.

L'idée consiste à soutenir la transition actuelle des hautes écoles vers l'enseignement "digitalisé". "Le guichet vise à promouvoir la réalisation de nouveaux projets à caractère expérimental, en lien avec la transformation numérique", constate Joël Gapany.

"Les étudiants maintiennent aussi le contact entre eux pour réaliser les travaux collectifs". Dans certains cas de figure, la conduite des examens peut représenter un vrai défi lorsque ceux-ci doivent se dérouler à distance, tels des examens individuels sur table.

Malgré la crise sanitaire, la période incite à développer de nouvelles compétences, insiste-t-on auprès des deux hautes écoles. "Les partenaires de terrain sont de même mis à contribution et inventent des pratiques pour contribuer à la formation de nos étudiants", conclut Joël Gapany.

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Suisse

Guy Parmelin: la Confédération soutient les apprentis

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(KEYSTONE/Peter Klaunzer)
Si les entreprises connaissent des difficultés à cause de la crise, il y a un risque que les apprentis perdent leur place d'apprentissage. Selon Guy Parmelin, la Confédération a édicté un nouveau règlement pour garantir les places d'apprentissage dans de tels cas.

Les entreprises qui bénéficient du chômage partiel ne peuvent normalement pas engager de personnel supplémentaire, explique le ministre de l'économie dans une interview publiée samedi dans les journaux alémaniques de Tamedia. La Confédération a toutefois décidé d'accorder une exception à ce gel de l'embauche en ce qui concerne les apprentis, indique Guy Parmelin. Ce changement entrera en vigueur en juin.

Différences régionales

La situation sur le marché de l'apprentissage n'est pas la même dans toutes les régions du pays. En Suisse alémanique, presque autant de contrats d'apprentissage avaient été signés fin avril qu'à la même période l'an passé, note le conseiller fédéral. La situation est plus tendue en Suisse romande. Sur l'Arc lémanique, seuls 40% de contrats ont été conclus par rapport à l'année passée, illustre le Vaudois.

Et de préciser que ces différences sont aussi en partie dues au fait les contrats d'apprentissage ont été conclus plus tôt en Suisse alémanique et avaient donc déjà été signés avant la crise.

L'Etat apporte un soutien financier pour les jeunes qui ne trouvent pas de places. "Les places d'apprentissage ne sont pas directement subventionnées. Mais nous soutenons les projets des cantons et des organisations économiques qui encouragent l'apprentissage", par exemple par le biais du coaching et du mentoring, explique Guy Parmelin.

Du côté des cantons, Vaud a déjà annoncé qu'il allait débloquer seize millions pour soutenir les apprentis et les entreprises formatrices. Afin de favoriser l'embauche, il subventionnera la moitié du salaire annuel des apprentis qui débuteront leur cursus en août prochain.

Une étude des universités de Berne et Zurich a conclu récemment qu'en raison de la crise du coronavirus, entre 5000 et 20'000 contrats d'apprentissage en moins seront signés ces cinq prochaines années.

Relancer l'économie

Le ministre s'est également exprimé sur la façon de relancer l'économie. Selon lui, il ne faut aucune taxe ou impôt supplémentaire afin de préserver le pouvoir d'achat. C'est pourquoi le Conseil fédéral a décidé de ne pas augmenter les cotisations salariales pour faire face à l'augmentation des charges dues au chômage partiel.

De plus, la suppression des droits de douane sur les produits industriels se trouve entre les mains du Parlement. Le projet date d'avant la pandémie, mais s'avère aujourd'hui un coup de chance, note le conseiller fédéral.

Il ajoute qu'il devrait augmenter le pouvoir d'achat des consommateurs de 350 millions de francs par an. La Confédération mettra en place un monitoring afin de s'assurer que les économies soient répercutées sur les consommateurs, précise M. Parmelin.

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Suisse

Weight Watchers biffe 110 postes en Suisse

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Unia dénonce les licenciements chez Weight Watchers en Suisse (Photo d'illustration - ©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)
Weight Watchers (WW) Suisse se sépare de deux tiers de ses collaborateurs, annonce Unia. Quelque 110 postes de conseillères à la clientèle sont supprimés dans la filiale helvétique du groupe américain spécialisé dans les régimes minceur.

Le projet de restructuration vise à réorienter les services de la multinationale, en remplaçant les habituels ateliers par des activités en ligne. Les licenciements ont été annoncés le 8 mai lors d'une visioconférence aux employés, majoritairement des femmes, indique vendredi Unia dans un communiqué.

Le syndicat dénonce une mesure "brutale" et demande aux autorités vaudoises d'intervenir, sachant que le siège suisse du groupe se trouve à Nyon.

Selon Unia, l'entreprise refuse de communiquer ses plans réels aux salariés, notamment sur l'avenir des sites fermés, alors qu'elle a déjà procédé à des résiliations de contrats de bail. "Cette stratégie du fait accompli est inacceptable", s'insurge le syndicat.

"WW essaie de tout faire pour nous mettre des bâtons dans les roues", ajoute Yves Defferrard, secrétaire régional d'Unia Vaud, contacté par Keystone-ATS. Il affirme par exemple que le groupe refuse de donner des informations importantes pour le calcul d'un plan social ou pour faire des contre-propositions aux licenciements.

Pas de plan social

M. Defferrard indique que la direction de WW Suisse serait prête à rencontrer la commission du personnel et le syndicat, pour autant qu'Unia se contente du rôle d'observateur. "Pour nous, c'est inacceptable et cela équivaut à un refus de nous rencontrer", juge M. Defferrard. Il précise que WW n'a pas prévu, pour l'instant du moins, le moindre plan social.

Le syndicaliste relève que ce sont majoritairement des femmes qui sont touchées par cette restructuration. Elles travaillent comme conseillères ou guides lors d'ateliers avec des personnes souhaitant perdre du poids ou bénéficier de conseils en diététique. "Quasiment tous ces ateliers vont disparaître en Suisse et seront remplacés par des services en ligne", explique M. Defferrard.

Il précise que le taux des employées concernées va du temps plein au temps très partiel. "Même dans ce dernier cas de figure, ce travail constitue un complément de revenus très important", affirme-t-il.

Contacté, le directeur de WW Suisse n'a pas voulu se prononcer personnellement sur cette restructuration et les accusations d'Unia. Il a renvoyé au service de presse de l'entreprise, qui n'avait pas donné suite aux questions de Keystone-ATS vendredi en fin d'après-midi.

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Crispation au fil de la crise sur internet

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L'institut de recherche Sotomo a évalué plus de 900'000 commentaires en ligne. La grande incertitude causée par les chiffres quotidiens et les décès, ainsi que par les mesures d'urgence prises par le Conseil fédéral ont fait l'objet d'un débat intense, (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)
Le ton des commentaires en ligne s'est modifié au fil des semaines depuis le début de la crise due au coronavirus. Alors que les appels à la solidarité dominaient au départ, les insultes et les menaces ont augmenté dès le premier assouplissement.

L'institut de recherche Sotomo a évalué plus de 900'000 commentaires en ligne. La grande incertitude causée par les chiffres quotidiens et les décès, ainsi que par les mesures d'urgence prises par le Conseil fédéral ont fait l'objet d'un débat intense.

Le début de la crise a coïncidé avec une vague de commentaires en ligne. Aux heures de pointe, du 9 au 18 mars, plus de 20'000 commentaires quotidiens ont été enregistrés, soit le double de la normale. Un pic de 40'000 commentaires est enregistré le 12 mars, après le premier décès.

La santé, puis l'économie

Sotomo identifie trois phases. La première s'est terminée par l'annonce du dernier durcissement le 20 mars, interdisant les réunions de plus de cinq personnes. La phase de confinement a ensuite pris le relais.

En moyenne, le nombre de publications s'est normalisé à environ 10'000 commentaires, bien qu'il y ait eu de grandes différences selon les jours. La phase finale a débuté avec les premiers assouplissements annoncés par le Conseil fédéral le 16 avril. Le nombre de commentaires s'est stabilisé autour de 10'000, peu importe le jour.

Les préoccupations ayant trait à la santé ont clairement dominé le débat sur internet lors de la première phrase. Lorsqu'il est devenu évident que le système de santé était capable de résister et que la majorité de la population se conformerait aux mesures, l'accent n'est plus mis sur les craintes concernant les groupes à risque et la surcharge du système de santé, mais sur les craintes de chômage, de pauvreté, de faillites et de récession. Dans la dernière phrase, les préoccupations concernant l'économie ont clairement pris le dessus.

Berset clivant

L'émotivité du débat a également connu de fortes variations. Au départ, les commentaires alarmistes, mais aussi les louanges et les appels à la solidarité ont été très présents. Ce n'est que depuis la première phase d'assouplissement qu'il y a eu une augmentation des émotions négatives, avec des insultes et des menaces.

Quant aux avis concernant Alain Berset, et dans une moindre mesure Simonetta Sommaruga, ils sont fortement polarisés, car associés à un nombre à peu près égal d'émotions positives et négatives.

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Coronavirus: fin de l’engagement de l’armée suisse

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Les 800 militaires encore engagés dans les domaines de l’aide et des services de base ont été renvoyés à la vie civile vendredi (Image d'archive - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
L'engagement de l'armée au profit du système de santé s'est terminé vendredi et les militaires du domaine sanitaire sont licenciés, indique l'armée dans un communiqué. Les premiers soldats avaient été mobilisés le 16 mars pour aider le système de santé suisse.

Mobilisés pour faire face à la crise du coronavirus, les militaires ont été chargé de venir en appui au système de santé, à l’Administration fédérale des douanes et aux corps de police cantonaux avec un maximum de 8000 militaires. Jusqu'à 5000 militaires engagés conjointement ont depuis effectué environ 300'000 jours de service dans tous les cantons et dans la Principauté du Liechtenstein.

L’armée suisse a satisfait jusqu’à la fin mai environ 280 demandes en faveur d’hôpitaux, de maisons de retraite et aussi d’une prison. Les 800 militaires encore engagés dans les domaines de l’aide et des services de base ont été renvoyés à la vie civile vendredi. Près de 100 militaires en service long et bénévoles restent toutefois disponibles jusqu’à la mi-juin.

Mille militaires en service d'appui

Si la situation s'est normalisé dans le secteur de la santé, les contrôles aux frontières sont encore nécessaires jusqu’au 14 juin au moins, précise l'armée. Quelque 650 militaires de l’infanterie et de la police militaire resteront en service pour continuer à soutenir l’Administration fédérale des douanes et deux corps de police cantonaux.

Environ 250 autres militaires seront encore disponibles pour assurer des services de base et appuyer des états-majors. Un millier de militaires restent donc encore en service d’appui.

Le recrutement a pu reprendre le 25 mai. Environ 12'000 recrues et cadres pourront commencer comme prévu leurs écoles de recrues d’été le 29 juin 2020. Les cours de répétition prévus pour le quatrième trimestre auront également lieu selon la planification actuelle, si l’évolution de la situation le permet. Durant tous les services, les soldats sont appelé à suivre les règles d’hygiène et de comportement suivant des concepts élaborés d’entente avec l’Office fédéral de la santé publique.

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Suisse

Premier enfant décédé du coronavirus

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Un nourrisson est décédé pour la première fois des suites de la maladie du Covid-19 en Suisse. (Image d'archive - ©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)
Un nourrisson est décédé pour la première fois du coronavirus en Suisse. Originaire du canton d'Argovie, il avait contracté la maladie à l'étranger.

Le nourrisson avait été rapatrié à l'hôpital pour enfants de Zurich, a précisé le nouveau responsable des maladies transmissibles de l'OFSP Stefan Kuster devant la presse à Berne. Aucune autre information n'a été donnée sur le cas. Des clarifications sont en cours.

Interrogé sur la possibilité d'une nouvelle vague en Argovie, Stefan Kuster a répondu qu'il n'avait pas connaissance d'une recrudescence particulière dans le canton. Pour le moment, la plupart des nouvelles infections sont en lien avec des cas déjà répertoriés. "Les sources sont généralement connues", a-t-il ajouté.

Nouveaux cas en hausse

Outre le nourrisson, un autre décès et 32 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés en 24 heures. Les chiffres de vendredi sont légèrement plus élevés que les jours précédents, a commenté le responsable de l'OFSP. Entre dix et vingt cas quotidiens étaient alors enregistrés.

"Cela nous rappelle que la pandémie n'est pas encore derrière nous", a mis en garde Stefan Kuster. Et d'appeler toutes les personnes ayant des symptômes à se faire tester. D’autant plus qu’aucun autre virus ne circule actuellement.

L’objectif reste de casser les chaînes de transmission. Les cas confirmés doivent être placés à l'isolement et leurs proches en quarantaine. Actuellement, il y a 165 personnes à l'isolement et 400 en quarantaine dans les cantons.

Classes en quarantaine

Une septantaine de personnes ont par ailleurs dû être placées en quarantaine à Bâle, suite à l'infection de deux enfants, a indiqué vendredi le département de l'éducation de la Ville. Frère et soeur, ils fréquentent l'école primaire et l'école enfantine.

Les membres de leur famille ont été placés en quarantaine jusqu'au 5 juin, de même que leurs camarades de classe et leurs enseignants. Les autorités ignorent pour l'instant comment les deux enfants ont été infectés. Elles doivent encore établir s'il est nécessaire de placer d'autres enseignants en quarantaine.

Plus de 30'000 cas

Au total, la Suisse compte 30'828 cas confirmés en laboratoire et 1657 décès. Sur les 390'697 tests effectués, 10% étaient positifs. L’incidence se monte à 359 cas et 19 décès pour 100'000 habitants. Parmi les personnes décédées, 58% étaient des hommes et 42% des femmes. Leur âge allait de 0 à 108 ans, avec un âge médian de 84 ans.

Sur les 1573 personnes décédées pour lesquelles les données sont complètes, 97% souffraient d’au moins une maladie préexistante. Les trois maladies préexistantes les plus fréquemment mentionnées étaient l'hypertension (63%), les maladies cardiovasculaires (57%) et le diabète (26%).

A ce jour, 3968 hospitalisations en lien avec un cas de Covid-19 confirmé ont été déclarées. Tous les cantons sont concernés par la pandémie. Ceux de Genève, du Tessin, de Vaud, de Bâle-Ville et du Valais restent les plus touchés.

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