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Suisse

Les lacs suisses menacés par une pénurie d'agents précipitants

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La teneur en phosphore est déjà trop élevée dans le lac de Morat (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Une pénurie d'agents précipitants menace les eaux suisses. La Confédération examine si certaines stations d'épuration peuvent réduire leur utilisation de ces produits chimiques sans violer l'ordonnance sur la protection des eaux.

Les eaux les plus menacées sont celles qui présentent déjà une teneur trop élevée en phosphore, comme le lac de Morat, le Greifensee (ZH) ou le Baldeggersee (LU), a indiqué dimanche l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) à Keystone-ATS. Il confirmait une information de la NZZ am Sonntag.

Si la pénurie devait s'aggraver, de grandes parties de ces lacs pourraient devenir inhabitables pour les poissons et d'autres animaux, précise l'OFEV.

Problèmes de livraison

Les agents précipitants permettent aux stations d'épuration (STEP) de fixer le phosphore des eaux usées afin de maintenir leur teneur en oxygène et de veiller à ce qu'elles offrent des conditions de vie supportables pour les poissons et d'autres animaux.

Mais de nombreuses STEP ont actuellement des problèmes à obtenir ces produits, selon un récent sondage réalisé par l'Association suisse des professionnels de la protection des eaux (VSA). Dans environ un tiers des cas, les quantités commandées ne peuvent pas être livrées entièrement. Les livraisons sont parfois même interrompues à court terme.

La VSA n'exclut pas que l'on se rapproche des valeurs limites, voire qu'il n'y ait quelques "dépassement isolés" de ces valeurs, a-t-elle déclaré à l'hebdomadaire alémanique et à Keystone-ATS. Elle conseille aux STEP d'utiliser les précipitants avec modération et d'aller jusqu'aux valeurs limites.

Réduire l'utilisation de précipitants

Selon l'OFEV, les STEP disposent de différentes réserves de produits précipitants, qui peuvent aller de quelques jours à plusieurs mois. Il est actuellement possible de respecter les exigences légales avec les quantités disponibles, estime-t-il.

L'office fédéral élabore actuellement avec les cantons une procédure permettant d'employer moins de précipitants sans enfreindre l'ordonnance sur la protection des eaux ni les accords internationaux. Il veut examiner notamment si les STEP qui ne doivent pas éliminer de phosphore en vertu de cette ordonnance peuvent réduire leur utilisation de précipitants.

Fixer des priorités

Selon la VSA, il est difficile de savoir combien de temps cette pénurie va durer, car celle-ci a différentes raisons. "La plupart des fournisseurs prévoient qu'elle durera certainement jusqu'à la fin de l'année", indique-t-elle dans une fiche d'information.

Si la situation devait se détériorer nettement, la distribution de précipitants devrait se faire en fonction de priorités fixées sur la base de la pollution des eaux. "Si une STEP sur le Rhin rejette un peu plus de phosphore, les conséquences seront moins graves que pour de petits lacs comme le Greifensee, le lac de Sempach ou le Baldeggersee", explique Christian Abegglen, de la VSA.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Vaud

Vaud: comment cohabiter avec le loup?

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70 bêtes ont été tuées par le loup en terre vaudoise l'an dernier (Photo d'illustration). (©KEYSTONE/DPA/INGO WAGNER)

La Suisse compte 180 loups et une vingtaine de meutes. Et on peut dire qu’ils ont fait parler d’eux ces dernières années. En particulier dans le Jura Nord-vaudois. En cause : les attaques au sein des troupeaux de menu bétail et de bovins, souvent médiatisées. Alors, y-a-t-il une solution miracle pour cohabiter avec le loup ? C’est une enquête d’Isabelle Bertolini.

70 : c’est le nombre de bêtes tuées par le loup dans le canton de Vaud l’an dernier. Un décompte tenu à jour par le Canton. Ces attaques suscitent colère et inquiétude au sein du milieu agricole. Beaucoup ont accueilli avec soulagement la décision récente du Conseil fédéral de faciliter le tir du loup. Une mesure indispensable vu la population croissante, selon Claude Baehler, président de Prometerre.

Claude BaehlerPrésident de Prometerre

L’expérience vaudoise l’a toutefois montré : tirer le loup n’est pas si simple. Il a fallu plusieurs mois pour en cibler un. Sans compter que c’est le chef de meute qui a été abattu au lieu d’un jeune.

Kim Berney est agriculteur à la Vallée de Joux. C’est lui qui a perdu le plus de bovins l’an dernier. Une perte estimée entre 10'000 et 15'000 francs. Et s’il admet que tirer le loup semble une solution incontournable pour cohabiter, il ne cache pas son scepticisme.

Kim BerneyAgriculteur à la Vallée de Joux

L'avis de Kim Berney est partagé par Pro Natura: si tir de régulation il y a, il faut être plus réactif. Antoine Burri, responsable des réserves naturelles pour l’organisation.

Antoine BurriResponsable des réserves naturelles pour Pro Natura

Sécuriser avant tout

Sécuriser les alpages : les défenseurs du loup l’appellent de leurs vœux. D’autant que le canton estime que 15% d'entre eux sont vulnérables. Un chiffre qui grimpe à 25% dans une partie du Jura vaudois. Mais cette solution est-elle viable pour cohabiter ? Non, selon Kim Berney qui pointe du doigt un coût élevé et une lourde charge pour l’agriculteur, qui ne reçoit un subventionnement fédéral que pour les matériaux. Pour l’éleveur, c'est le retour du berger qui pourrait être salvateur. Mais là encore, le coût est un frein. Il faut compter au minimum 3'000 francs par mois pour un berger.

La résignation?

Pour cohabiter, les agriculteurs doivent-ils donc se résoudre à céder une partie de leur bétail au loup ? C’est l’avis d’Antoine Burri de Pro Natura.

Antoine BurriResponsable des réserves naturelles pour Pro Natura

Reste que l’impact psychologique sur les agriculteurs est immense. Après de multiples attaques, Kim Berney s’est résolu à abandonner l’élevage de menu bétail. Maintenant, il compte changer de race de vaches en espérant que le loup sera moins friand de ses nouvelles bêtes. Et l’éleveur de la Vallée de Joux ne cache pas qu’il pense souvent à baisser les bras.

Kim BerneyAgriculteur à la Vallée de Joux

Mieux indemniser pour cohabiter

Un découragement qui préoccupe Claude Bahler de Prometterre. Il admet s’inquiéter pour l’avenir de l’agriculture de montagne. Pour lui, on ne peut demander aux éleveurs un tel sacrifice sans une meilleure indemnisation. Pour exiger la cohabitation, il faut donc délier les cordons de la bourse. Actuellement les éleveurs ne touchent qu’une partie du prix de la bête tuée. Toutes les pertes associées ne sont pas couvertes. Et si des discussions sont en cours, notamment avec le Canton, elles sont mal engagées selon Claude Baehler.

Claude BaehlerPrésident de Prometerre

Claude Baehler ouvre un autre chapitre : la cohabitation entre bétail et loups. Stressé, les bovins notamment changent de comportement. Et nombre d’agriculteurs s’inquiètent d’un éventuel accident avec des promeneurs qui se baladeraient sur un alpage. Accident qui relèverait de la responsabilité de l’agriculteur. Faudrait-il alors fermer les alpages au public ? La question est dans beaucoup d’esprits.

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Suisse Romande

Vers un Valais à plus de 400'000 habitants en 2050

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Selon les projections, le Valais passera la barre des 400'000 habitants en 2041. (archives). (© KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)

Les projections démographiques décrivent un Valais avec 415'190 habitants en 2050, soit quelque 60'000 de plus qu'actuellement. La croissance de la population, vieillissante, va faiblir.

La population valaisanne s'établit à 353'209 habitants au 31 décembre 2021. Selon les projections réalisées par le service cantonal de statistique et de péréquation (SSTP), elle atteindra 415'190 habitants en 2050, soit une hausse de 62'000 habitants environ en 29 ans, indique vendredi l'Etat du Valais dans un communiqué.

Si entre 2011 et 2020, le taux de croissance annuel moyen de la population s'élevait à 1,1%, les projections montrent qu'il devrait ralentir au fil du temps passant de 0,8, à 0,5 puis à 0,4% jusqu'en 2050, précise à Keystone ATS Hugo Mabillard, collaborateur scientifique au SSTP.

En terme de population résidante permanente, on passe d'une augmentation de 44'623 habitants entre 2000 et 2010 à une augmentation moindre de 15'810 habitants entre 2040 et 2050 francs. La barre des 400'000 habitants sera franchie en 2041.

Solde naturel négatif

L'affaiblissement de la croissance s'explique notamment par le nombre de décès qui devrait, pour la première fois en 2030, être plus important que le nombre de naissances. "Cela est dû à la fois au nombre de naissances qui continuera de baisser et à une augmentation du nombre de décès", avec l'arrivée des "baby-boomers arrivant à un grand âge", note le canton.

"L’indice conjoncturel de fécondité est actuellement de 1,5 enfant par femme. Il baissera au cours des prochaines années, notamment en raison de la proportion toujours plus importante de femmes qui entament de longues études, ce qui conduit au report des naissances, jusqu’à atteindre 1,39 en 2031, puis remontera progressivement pour se stabiliser à 1,48 dès 2049", complète l'Etat du Valais.

Grâce à la migration

Malgré tout, la population du canton continuera à croître grâce aux mouvements migratoires. Les arrivées dans le canton resteront en effet supérieures aux départs.

La population devrait croître dans tous les districts, à l'exception de Conches dans le Haut-Valais (-0,3%). En ce qui concerne les régions, le Bas-Valais connaîtra une croissance légèrement plus élevée que l’ensemble du canton, suivi du Valais central et du Haut-Valais.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Fnac ferme des points de vente en Suisse

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Alerte Info (© )

Le distributeur français de produits culturels et électroniques Fnac va fermer la quasi-totalité de ses points de vente établis dans les grands magasins Manor en Suisse alémanique. Dix espaces de vente et environ 60 personnes seront touchés par cette mesure.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : awp / ats

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Suisse

La commission du Conseil des Etats rejette la solution du oui

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La solution du consentement ne satisfait toujours pas la commission du Conseil des Etats (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La redéfinition du viol divise toujours les Chambres. La commission des affaires juridiques du Conseil des Etats ne veut pas de la solution du consentement, "seul un oui est oui". Elle propose une nouvelle formulation pour l'état de sidération.

La commission maintient ainsi sa position de départ et ne veut pas se rallier au National. La solution du oui n'est pas compatible avec les principes de la procédure pénale en matière de preuve, indique-t-elle vendredi dans un communiqué. De plus, cette solution ne résout pas de manière appropriée la qualification pénale en cas de vice de consentement.

La commission s’est toutefois unanimement prononcée en faveur d'une modification des éléments constitutifs de l'agression sexuelle et du viol. La notion de sidération y est explicitement mentionnée. Avec cet ajout, la solution du refus ("non c'est non") tiendrait aussi compte des cas d’agression sexuelle et de viol si la victime se trouve dans un cas d'immobilité tonique.

Prévention

La commission propose aussi d'inscrire expressément dans la loi la possibilité que les auteurs des délits contre l'intégrité sexuelle soient obligés de suivre des programmes de prévention. Selon elle, de tels programmes seraient plus efficaces dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes que l'inscription symbolique d'un principe dans le droit pénal en matière sexuelle.

La commission maintient également une autre divergence notable en matière d'imprescriptibilité des délits sexuels sur des enfants. Seuls les délits commis sur des mineurs de moins de 12 ans doivent être inscrits dans la loi comme étant imprescriptibles. Le National avait opté pour une limite à 16 ans.

Peines et amendes

En ce qui concerne les peines applicables à l'infraction de viol, la commission s'en tient également à son projet initial. Elle veut maintenir une peine pécuniaire pour l'infraction de base et prévoir une peine minimale d’un an d’emprisonnement pour le viol qualifié.

Une minorité propose de suivre le National et de supprimer la peine pécuniaire dans l'infraction de base et de fixer à plus de deux ans la peine minimale pour le viol qualifié. Cette décision a été prise avec la voix prépondérante du président.

La commission a par ailleurs clairement rejeté la nouvelle disposition introduite par le Conseil national sur le cyberharcèlement. Cela conduirait à une extension considérable de la punissabilité d'un acte. Elle ne veut pas non plus de la pénalisation du pédopiégeage en ligne comme le souhaite le National.

Session de printemps

Le Conseil des Etats devrait traiter ces divergences lors de la session de printemps. Avec cette révision, le Conseil fédéral veut adapter le droit pénal en matière sexuelle aux évolutions de ces dernières années. Les délits de violence et les délits sexuels, dont les femmes et les enfants sont la plupart du temps victimes devraient à l'avenir être plus sévèrement punis.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Certaines villes ont des taxes de cimetière trop hautes

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Les taxes de cimetière sont trop élevées dans certaines capitales cantonales, estime Monsieur Prix (Archives) (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Gratuit à Fribourg contre plus de 3500 francs à Berne: c'est ce que facturent les deux villes pour inhumer des cercueils en tombe individuelle. Monsieur Prix critique des prix trop élevés dans certaines capitales cantonales.

Ayant reçu plusieurs plaintes de la population, le Surveillant des prix a réalisé, en 2022, un relevé de certaines taxes de cimetières auprès des chefs-lieux cantonaux, indique-t-il dans un rapport publié vendredi. Constat: il existe de grandes disparités, et ce, sans raison apparente.

L'inhumation d'un cercueil est gratuite dans 15 capitales cantonales. Deux tiers d'entre elles ne facturent pas plus que 300 francs. En Suisse romande, seule Delémont demande une taxe. Berne, avec plus de 3500 francs et Appenzell avec plus de 2500 francs sont les plus chères en la matière.

Pour les personnes qui ne sont pas domiciliées dans la commune, les taxes sont plus élevées. Une nette majorité des capitales ne facture toutefois pas plus de 2000 francs, dont sept même moins de 1000 francs. Là encore, Berne connaît les taxes les plus onéreuses, avec plus de 4500 francs.

Principe de la couverture des coûts

Le rapport s'est aussi intéressé aux taxes d'inhumation d'urnes, pour les tombes communes, de crémation ou encore les niches en columbarium. Monsieur Prix souligne que les règlements pouvant fortement varier, les montants ne permettent qu'une comparaison approximative.

Reste que, selon le principe de la couverture des coûts, les communes ne peuvent pas percevoir un montant supérieur aux coûts effectifs engendrés. Monsieur Prix doute que ce principe soit observé, peut-on lire dans le rapport.

"Il est de l'intérêt public d'offrir la possibilité d'inhumer ses défunts", souligne le surveillant. Les capitales cantonales concernées sont donc invitées à réduire les taxes supérieures à la moyenne. Ainsi, une inhumation de cercueil dans une tombe ne devrait pas coûter plus de 300 francs pour les résidents et 2000 francs pour les personnes non-domiciliées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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