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Suisse

Les villes proposent une série de mesures pour économiser l'énergie

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Les villes suggèrent notamment de réduire l'intensité lumineuse, voire de complétement éteindre l'éclairage public la nuit (image symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'Union des villes suisses propose une série de mesures volontaires pour économiser l'énergie, devant la pénurie qui menace. Elles ciblent les bâtiments, les espaces publics et les transports publics.

Ces mesures volontaires, qui peuvent être mises en oeuvre dès maintenant, doivent servir d'orientation aux membres de l'Union des villes suisses, précise cette dernière mercredi dans un communiqué. Les conditions variant d'une ville à l'autre, les mêmes mesures ne sont pas utiles ou applicables partout.

L'organisation préconise par exemple de limiter la climatisation et de réduire la température d'au moins 2 degrés dans les bâtiments publics, ainsi que de chauffer à 15 degrés maximum les pièces qui ne sont pas régulièrement utilisées. Elle conseille également de réduire au maximum la température dans les bâtiments qui n'ont pas besoin d'être chauffés.

Piscines moins chaudes

Les économies d'énergie pourraient également passer par la fermeture des volets et des stores la nuit et le week-end, la suppression de l'eau chaude dans les bâtiments administratifs, la réduction de l'éclairage dans les couloirs des bâtiments de service, ou le renoncement aux illuminations de Noël. La température de l'eau des piscines publiques pourrait être réduite de 2 degrés.

Les différents appareils électriques et installations devraient être complétement éteints en dehors des heures de travail. Il faudrait aussi limiter leur nombre en service. Il s'agit par ailleurs de privilégier l'achat d'appareils et installations efficaces sur le plan énergétique. L'utilisation de petits appareils personnels devrait être limitée, de même que, dans la mesure du possible, le recours aux ascenseurs et escaliers roulants.

Dans l'espace public, les villes suggèrent de réduire l'intensité lumineuse, voire de complétement éteindre l'éclairage public la nuit. De même, l'éclairage extérieur des bâtiments publics et historiques pourrait être supprimé, tout comme les publicités lumineuses des institutions municipales et entreprises liées aux villes.

Les illuminations de Noël pourraient être limitées, en concertation avec les acteurs concernés. Autre piste d'économie envisagée: réduire la température d'au moins 4 degrés dans les transports publics.

Sensibiliser la population et l'économie

L'Union des villes suisses soutient l'objectif de la Confédération de réduire la consommation de gaz à hauteur de 15%. Elle va participer activement à la campagne de sensibilisation de la Confédération, avec comme publics cibles la population et l'économie.

Les villes vont en outre mener des actions de sensibilisation spécifiques, visant les collaborateurs des administrations communales, les consommateurs d'énergie, les locataires dans les immeubles appartenant aux villes et les régies immobilières. Un dialogue sera également mené avec le commerce de détail et les entreprises locales pour définir des mesures communes.

Les mesures proposées sont volontaires et préventives tant que la pénurie de gaz ou d'électricité ne s'est pas encore produite, précise encore l'Union des villes suisses. Si une telle situation devait se produire, le Conseil fédéral édicterait alors les mesures nécessaires par voie d'ordonnance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Porrentruy: opposition au règlement qui limite l'accès à la piscine

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Les restrictions d'accès à la piscine de plein air de Porrentruy continuent de faire des vagues (image d'archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Une opposition a été déposée contre le nouveau règlement qui permet au Conseil municipal de Porrentruy d'adopter de nouvelles restrictions d'accès à la piscine de plein air. L'été dernier, l'interdiction de la piscine aux résidents français avait suscité la polémique.

L'opposition au nouveau règlement de police de la ville est parvenue au Conseil municipal de Porrentruy, qui devra se prononcer. "Il nous la transmettra ensuite et nous prendrons alors position", explique vendredi à Keystone-ATS le Délégué jurassien aux affaires communales Christophe Riat, confirmant une information de RFJ et du Quotidien Jurassien. Le règlement n'est pas encore entré en force.

Selon RFJ, l'opposition est signée par 17 personnes, dont des membres du Parti socialiste, du CS-POP et des Vert-e-s, et vise principalement la notion de catégorie d’usagers prioritaires.

Le législatif bruntrutain a approuvé en mars dernier plusieurs modifications du règlement de police, avalisant ainsi l'ajout d'un nouvel article qui fait polémique. Ce dernier permet à l'exécutif de la ville de "prendre des mesures visant à organiser l'accès à la piscine municipale", afin de "garantir la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques". Le nouveau texte doit permettre au Conseil municipal de pouvoir annoncer en toute légitimité de nouvelles restrictions.

"Retrouver une sérénité"

Le Conseil municipal de Porrentruy avait décidé en juillet dernier d’interdire l’accès à sa piscine aux étrangers ne résidant ni ne travaillant en Suisse. Cela faisait suite à de nombreuses incivilités, provoquées en grande majorité par des ressortissants français, Porrentruy se situant à moins de 15 kilomètres de la frontière avec l'Hexagone.

"Cette mesure a permis de retrouver une sérénité à la piscine. Il n'y a plus eu d'incivilité majeure", avait indiqué le maire Philippe Eggertswyler à Keystone-ATS en août 2025.

L'affaire avait fait les gros titres des médias suisses et avait même été relayée à l'étranger, notamment sur TF1. Des journalistes de la chaîne française étaient venus en reportage dans le chef-lieu ajoulot. La polémique avait également fait grand bruit sur les réseaux sociaux.

Commission contre le racisme critique

La Commission fédérale contre le racisme avait jugé la décision problématique. La gauche avait fortement critiqué ces restrictions. Les autorités bruntrutaines avaient ensuite rencontré plusieurs élus français.

Philippe Eggertswyler a toujours défendu une décision qu'il ne considère pas comme discriminatoire. "Nous n'avons pas pris cette décision contre quelqu'un, mais plutôt pour la population jurassienne", avait-il souligné lors des débats en mars devant le Conseil de ville. De son côté, le groupe PS-Les Vert-e-s s'était opposé à une restriction se basant sur la nationalité des usagers, la jugeant "discriminatoire".

Les modifications au règlement, soutenues par la droite et par le centre, avaient finalement passé la rampe par 31 voix contre 10.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La Fondation IFAGE à Genève victime d'une cyberattaque

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Des données usuelles de collaborateurs et anciens collaborateurs de la Fondation pour la formation des adultes à Genève (IFAGE) ont été compromises (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La Fondation pour la formation des adultes à Genève (IFAGE) a été victime en avril d'une cyberattaque. Aucun système pédagogique ni aucune donnée d'étudiants n'ont été affectés mais celles des collaborateurs ont été piratées. L'investigation est encore en cours.

"Des données usuelles de collaborateurs ont été compromises", a affirmé vendredi à Keystone-ATS la responsable de la communication de l'IFAGE, confirmant une information de la Tribune de Genève. Aucune rançon n'a été demandée et l'activité a pu continuer à fonctionner lors de cet incident les 11 et 12 avril, détecté le 13.

L'institution a recouru à un prestataire externe pour évaluer les dommages et a relayé cette attaque auprès du préposé fédéral à la protection des données et à la transparence. Depuis, l'origine de l'incident a été identifiée mais l'IFAGE ne souhaite pas communiquer sur cette question.

"A ce stade, nous n'avons pas vraiment d'indication" sur l'étendue de ce qui a été volé étant donné que l'investigation est toujours en cours, ajoute la responsable de la communication. Mais l'attaque est considérée comme résolue.

Les collaborateurs ont été informés fin avril. "Dès que les analyses ont été terminées, le processus de communication a pu commencer", explique la responsable de la communication.

Pour les anciens collaborateurs, il a pris "un peu plus de temps", selon elle. L'institution recommande elle à ces personnes une surveillance des accès en ligne, de se méfier de tout contact inattendu lié à des données numériques personnelles. Et de relayer toute utilisation abusive de celles-ci.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Ukraine: la Suisse et d'autres pays soutiennent un tribunal spécial

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La présidente moldave Maia Sandu accueille le conseiller fédéral Ignazio Cassis, président en exercice de l'OSCE, et le secrétaire général de l'organisaiton Feridun Sinirlioglu. (© KEYSTONE/EPA/DUMITRU DORU)

Trente-six pays et l'UE ont annoncé leur intention d’adhérer à un nouvel accord partiel élargi établissant le Tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine, a annoncé vendredi le Conseil de l'Europe. La Suisse en fait partie.

Cette annonce a été faite lors de la réunion des ministres des affaires étrangères de l'institution à Chisinau, en Moldavie. Le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, a salué dans un communiqué "une étape décisive vers la mise en place concrète du Tribunal spécial et la reconnaissance des responsabilités pour l'agression contre l'Ukraine".

Pour le Fribourgeois, ce tribunal spécial "représente la justice et l'espoir. Il faut désormais donner suite à cet engagement politique en garantissant le fonctionnement et le financement" de cette cour.

"Le moment où la Russie devra rendre des comptes pour son agression approche. La voie qui s'ouvre devant nous est celle de la justice - et celle-ci doit prévaloir", a encore martelé l'ancien conseiller fédéral lors de la réunion. Il a encouragé les Etats à compléter toutes les procédures nationales nécessaires pour rejoindre le Tribunal spécial dès que possible.

Sur place, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a de son côté affirmé que le soutien de la Suisse constituait "un signal clair contre l'impunité". Berne, qui est aussi membre du Registre des dommages et signataire de la Convention créant une commission internationale des réclamations, "entend poursuivre la voie d’une paix juste et durable pour l’Ukraine", a-t-il dit, selon la version écrite de son discours.

Lacune à combler

Le tribunal est chargé d'enquêter, de poursuivre et de juger les principaux responsables du crime d'agression contre l'Ukraine. Il obligera les hautes personnalités impliquées dans ce crime à rendre des comptes.

C'est la première fois qu'un tribunal spécial est créé sous l'égide du Conseil de l'Europe, organisation dont la Russie a été exclue après le lancement de la guerre en Ukraine en février 2022. Cette instance aura pour mandat de poursuivre les hauts dirigeants pour crime d'agression contre l'Ukraine. Ce crime fait référence à la décision d'utiliser la force armée contre un autre Etat, en violation de la Charte des Nations unies.

La création de cette cour, demandée par Kiev, avait été approuvée lors de la réunion ministérielle du Conseil de l'Europe en mai 2025. Elle vise à combler une lacune dans les compétences de la Cour pénale internationale (CPI). Cette dernière est en effet chargée d'enquêter sur des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et un génocide en Ukraine, mais ne peut examiner le crime d'agression.

Mécanisme d'indemnisation

Les ministres se sont par ailleurs félicités du "large soutien" apporté par les Etats à la Convention établissant une Commission internationale des réclamations pour l'Ukraine, selon le communiqué. Ils ont encouragé la poursuite des adhésions pour permettre une mise en place rapide d'un mécanisme d'indemnisation. Le texte a été signé par 38 pays, dont la Suisse, et ratifié par plusieurs Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Maudet veut un espace lémanique des données électroniques de santé

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Le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet veut une solution publique centralisée pour les données numériques de la santé (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Pierre Maudet souhaite un espace lémanique pilote pour centraliser les données numériques en termes de santé. Le conseiller d'Etat genevois épingle notamment le CHUV qui souhaite recourir à une entreprise privée américaine pour son dispositif.

Une mise en commun des données serait avantageuse pour "la prévention, le soin et la recherche", insiste le ministre cantonal dans un entretien publié vendredi par le quotidien Le Temps. Il soutient la centralisation fédérale, tout en considérant comme optimiste le souhait articulé par la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider d'une plateforme nationale en 2030.

Mais M. Maudet plaide également pour une solution pilote pour la région lémanique. Même s'il reconnaît que la collaboration numérique est "complexe".

Il déplore que les Hôpitaux universitaires genevois (HUG) n'aient pu participer à l'appel d'offres du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) avec leur DPI+, en raison des critères imposés. Et de cibler le logiciel Epic choisi.

En Suisse alémanique, où il est déjà utilisé dans plusieurs établissements, les coûts ont été "bien plus élevés que prévu", déplore le ministre genevois de la santé. Les députés vaudois doivent encore se prononcer.

"La question, ce n'est pas le logiciel Epic contre celui de DPI+, c'est l'enjeu de souveraineté en matière de santé", ajoute le conseiller d'Etat qui vante les bienfaits de l'approche mutualisée des HUG. Et la santé, "bien public commun", "ne doit pas être cédée à des multinationales", estime également le ministre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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