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Suisse

Liberté de la presse: la Suisse perd quatre rangs au classement

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Le paysage médiatique suisse reste exposé à la réduction inexorable de la diversité des titres et à la diminution des recettes, note RSF (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Suisse perd quatre places au classement mondial 2022 de la liberté de la presse, publié mardi par RSF, et arrive au 14e rang. Ce recul est principalement dû à un changement méthodologique, mais la pandémie et des aspects économiques et législatifs, ont aussi pesé.

Avec cette 14e place sur 180, la Suisse figure désormais parmi les pays où la situation de la liberté de la presse est jugée "plutôt bonne", alors qu'elle faisait partie, depuis 2016, des dix meilleurs du classement, indique mardi Reporters sans frontières (RSF) dans son rapport annuel. Globalement, la Suisse reste toutefois un pays sûr pour les journalistes, où l'environnement politique demeure favorable.

Le paysage médiatique reste toutefois exposé à différentes évolutions économiques, comme la réduction inexorable de la diversité des titres et la diminution des recettes. Le refus en votation du paquet d'aide aux médias le 13 février dernier laisse la situation irrésolue, note RSF, qui demande aux pouvoirs publics de reprendre le dossier en main.

Failles législatives

Le cadre législatif comporte également des failles, estime RSF. La multiplication des mesures provisionnelles demandées, et souvent obtenues, contre des médias, montre que la Suisse n'est pas à l'abri des procédures dites "bâillons".

Un durcissement de ces mesures, approuvé par le Conseil des Etats l'an dernier et par une commission du National en début d'année "envoie un mauvais signal". De même, l'affaire des "Suisse Secrets" a mis en lumière les menaces que font peser sur la liberté d'informer les dispositions pénales en matière de secret bancaire.

Dans le contexte de la crise sanitaire, l'année 2021 a par ailleurs été marquée par une brusque hausse des agressions verbales, voire physiques, contre des représentants des médias, en particulier en marge de manifestations d'opposants aux mesures sanitaires. Leur ampleur a même surpris les professionnels de l'information eux-mêmes, constate RSF.

A l'occasion de la 20e édition de son classement mondial, RSF a fait évoluer sa méthodologie, qui tient compte désormais de cinq nouveaux indicateurs: contexte politique, cadre légal, contexte économique, contexte socioculturel et sécurité. Les comparaisons de rang entre 2021 et 2022 sont donc à manier avec précaution, explique RSF. Cette nouvelle méthodologie a notamment eu un impact sur le classement de la Suisse.

Double polarisation

Globalement, le classement révèle une double polarisation, estime RSF. Dans les sociétés démocratiques, le développement de médias d'opinion sur le modèle de Fox News et la banalisation des circuits de désinformation, amplifiée par les réseaux sociaux, provoquent un accroissement des clivages.

Au niveau international, l'asymétrie entre les sociétés ouvertes et les pays despotiques, contrôlant leurs médias et menant des guerres de propagande, affaiblit les démocraties. L'invasion de l'Ukraine (106e du classement) par la Russie (155e), est emblématique du phénomène, puisqu'elle a été préparée par une guerre de propagande, explique RSF.

La Chine (175e) a elle utilisé son arsenal législatif pour confiner sa population et la couper du reste du monde, particulièrement celle de Hong Kong (148e), qui dévisse dans le classement. La logique d'affrontements entre "blocs" se renforce, comme entre l'Inde (150e) et le Pakistan (157e). Au Moyen-Orient, le manque de liberté de la presse continue de marquer le conflit entre Israël (86e), la Palestine (170e) et les pays arabes.

Dans les pays démocratiques, la polarisation médiatique renforce et entretient les clivages internes, par exemple aux Etats-Unis (42e). Le regain des tensions sociales et politiques est accéléré par les réseaux sociaux et de nouveaux médias d'opinion, notamment en France (26e). Dans certaines "démocraties illibérales", la répression de la presse indépendante est par ailleurs un facteur de polarisation intense.

Pays scandinaves toujours en tête

Un nombre record de 28 pays sont en situation jugée "très grave". Douze pays, dont le Bélarus (153e) et la Russie intègrent cette liste rouge du classement. Parmi les pays les plus répressifs pour la presse, figurent également la Chine, la Birmanie (176e), le Turkménistan (177e), l'Iran (178e) et l'Erythrée (179e). La Corée du Nord (180e) ferme la marche.

A l'inverse, le podium est occupé par la Norvège (1e), le Danemark (2e) et la Suède (3e). Les trois pays nordiques restent le modèle démocratique où s'épanouit le plus la liberté d'expression.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Le danger d'avalanche s'intensifie en Valais

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Le danger d'avalanche s'est accru dans le canton du Valais. (Image symbolique) (© KEYSTONE/DOMINIC STEINMANN)

Le risque d'avalanche dans le canton du Valais a augmenté depuis mardi soir. Mercredi matin, l'Institut pour l'étude de la neige et des avalanches (SLF) y a annoncé "un danger fort", soit le niveau 4 sur 5.

L'abondance de poudre fraîche, ainsi que de neige soufflée sur une faible couche de neige ancienne, facilite le déclenchement d'avalanches à de nombreux endroits, selon le bulletin. Le danger augmente au cours de la journée, avec la neige fraîche et des vents forts. Il faut s'attendre à des avalanches très importantes dans les zones dangereuses.

Les parties exposées des voies de communication sont particulièrement menacées, indique le bulletin d'avalanche. Les conditions sont défavorables pour les randonnées et les descentes en hors-piste.

Dans la région alpine de l'Oberland bernois et aux Grisons, le risque d'avalanche demeure à un niveau "marqué", soit au niveau 3, d'après le bulletin d'avalanche.

Selon le Bureau de prévention des accidents, 29 personnes en moyenne perdent la vie chaque année en pratiquant les sports de neige hors des pistes: 16 en ski de randonnée, 9 à ski, 2 à snowboard et 2 autres en raquettes. La plupart de ces accidents sont dus à des avalanches.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Revenus et bénéfice en hausse pour la Banque cantonale de St-Gall

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Apèrs une solide performance en 2025, la Banque cantonale de St-Galle se montre prudente pour l'année en cours, tablant sur un bénéfice net proche de celui de l'an dernier (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

La Banque cantonale de St-Gall (SGKB) a poursuivi sa croissance l'an passé. Etoffant ses revenus en dépit des baisses du taux directeur de la Banque nationale suisse, l'établissement a vu son bénéfice net progresser de 5,5% à à 227 millions de francs.

Considérées dans leur ensemble, les recettes se sont inscrites à 7,7% à 604,7 millions de francs, indique mercredi la Banque cantonale St-Gall. En parallèle, les charges ont gagné 6,5%, reflet de l'accroissement de l'effectif de 36 collaborateurs supplémentaires à un total de 1470 salariés, ainsi que le renouvellement et le développement de la sécurité informatique. Les coûts liés au personnel ont crû de 7%, les frais d'exploitation s'étoffant eux de 5,6%.

Le résultat d'exploitation est ainsi ressorti à 266,2 millions de francs, 4,8% de plus qu'en 2024. A la faveur de la solide performance, les actionnaires se voient proposer le versement d'un dividende porté à 20 francs, un montant en hausse de 1 franc par rapport à celui versé au titre de l'exercice précédent. Premier actionnaire de la banque, le canton de St-Gall percevra 61,1 millions.

Dans le détail des produits, les opérations d'intérêts ont dégagé un résultat net de 385,4 millions de francs, 7,9% de plus que douze mois auparavant. Les prêts à la clientèle ont crû de 2,9% à 34,7 milliards de francs, la croissance des affaires hypothécaires se révélant un peu plus modérée à 3,5%.

Les opérations de commissions et les prestations de services ont affiché un résultat net de 188,3 millions de francs, en hausse de 7%, alors que celui des affaires de négoce a bondi de 11,2% à 50,3 millions, à la faveur d'une activité soutenue de la clientèle dans un contexte de volatilités des marchés financiers.

L'établissement de Suisse orientale a enregistré des entrées nettes de capitaux à hauteur de 4,2 milliards de francs. Les avoirs de la clientèle ont progressé de 11,3% à 71,8 milliards de francs, soutenus non seulement par les nouveaux fonds, mais aussi par la bonne performance des produits de placement.

Evoquant l'exercice 2026, la banque se montre prudente. Pour autant que les taux d'intérêt demeurent à leur niveau actuel, l'établissement anticipe un bénéfice net proche de celui de 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Schindler voit son bénéfice net augmenter en 2025

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Malgré des ventes en repli l'an dernier, le fabricant lucernois d'ascenseurs et escaliers mécaniques Schindler est parvenu à accroître sa rentabilité (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le fabricant d'ascenseurs et d'escaliers roulants Schindler a dégagé un bénéfice net de 1073 millions de francs, en hausse de 6,2% sur un an et en ligne avec les attentes du marché. L'entreprise lucernoise se félicite d'avoir terminé sa reprise au niveau opérationnel.

Le résultat opérationnel (Ebit) a bondi de 9,3% à 1384 millions, pour une marge afférente de 12,6%, en progression de 1,3 point de pourcentage sur un an, précise mercredi le groupe établi à Ebikon, dans le canton de Lucerne. Ajustée, la marge atteint 13,3%.

Les entrées de commandes se sont inscrites à 11,31 milliards (-0,9% sur un an), tandis que le chiffre d'affaires a reculé de 2,6% à 10,95 milliards pour l'exercice 2025. En monnaies locales, l'évolution correspond toutefois à une croissance de respectivement 3,1% et 1,3%.

Pour ce qui relève des nouveaux contrats, la demande chinoise pour les nouvelles installations est toujours en repli, mais le segment Modernisation et Services est en hausse. Pour ce qui relève des revenus, le grand marché asiatique est le seul à ne pas avoir contribué à la croissance.

A fin décembre, le carnet de commandes totalisait 7,81 milliards, en recul de 5,9% sur un an en raison d'effets de change défavorables. En monnaies locales, une progression de 1,2% est enregistrée.

Le flux de trésorerie résultant de l'activité d'exploitation s'est élevé à 1490 millions, ce qui correspond à un recul de 7%.

Un dividende inchangé de 6,00 francs par titre sera proposé aux actionnaires, auquel s'ajoutera un versement exceptionnel de 0,80 francs par titre.

Les résultats sont globalement en ligne avec les prévisions du consensus AWP.

Sous réserve d'événements imprévus, Schindler cible une croissance du chiffre d'affaires en monnaies locales en 2026 plafonnée à 5%. La marge Ebit publiée devrait quant à elle se hisser à 13%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

SGS avec des ventes en une rentabilité en hausse en 2025

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Désormais établi à Zoug, SGS a pu améliorer sa rentabilité l'an dernier à la faveur de l'allégement de sa base de coûts (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

SGS récolte les fruits de sa vaste restructuration entamée à l'arrivée de Géraldine Picaud il y a deux ans et a d'ores et déjà atteint les objectifs fixés alors par la directrice générale pour 2027. Tant les recettes que la rentabilité ont progressé l'an dernier.

En 2025, le chiffre d'affaires a grimpé de 2,2% sur un an à 6,95 milliards de francs, annonce mercredi le géant de l'inspection et de la certification, fraîchement établi à Zoug. La croissance organique s'est établie à 5,6%.

L'allégement de la base de coûts a permis d'améliorer la rentabilité. Le résultat opérationnel (Ebit) ajusté s'est inscrit à 1,11 milliard de francs, soit 6,5% de plus que l'année précédente, et la marge afférente a atteint 16%. Le bénéfice net a bondi de 15% à 668 millions.

Ces chiffres sont supérieurs aux attentes des analystes. Le consensus établi par AWP anticipait un chiffre d'affaires de 6,92 milliards de francs, reflétant une croissance organique de 5,6%. Le résultat opérationnel ajusté était attendu à 1,09 milliard, pour une marge afférente de 15,8% et le bénéfice net à 656 millions.

Malgré la solide performance, le dividende proposé aux actionnaires demeure inchangé, à 3,20 francs par action.

Pour l'année en cours, le groupe vise une croissance organique entre 5 et 7%, ainsi qu'une croissance additionnelle des ventes liées aux acquisitions, notamment celle d'ATS. La marge opérationnelle est attendue à au moins 16%. Le groupe tiendra une journée des investisseurs avant la fin de l'année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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